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ISBN : 2757862588
Éditeur : Points (06/10/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.57/5 (sur 348 notes)
Résumé :
1945. Un bombardier allemand, pris dans le blizzard en survolant l’Islande, s’écrase sur le Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe. Parmi les survivants, étrangement, des officiers allemands et américains. L’Allemand le plus gradé affirme que leur meilleure chance de survie est de marcher vers la ferme la plus proche. Une mallette menottée au poignet, il disparaît dans l’immensité blanche. Dans les années qui suivent les Américains lancent en vain des expéditio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  03 février 2017
Arnaldur sans Erlendur, ce n'est pas banal. Opération Napoléon est un roman d'aventures et de politique-fiction, ancré dans l'histoire récente et sensible de l'Islande, île dont la position géographique dans l'Atlantique nord, en forme de poste avancé de l'Europe, de station de ravitaillement, d'escale entre l'Europe et les Etats-Unis, a alimenté toutes les stratégies politico-guerrières des grandes puissances.

Pourquoi un bombardier allemand, abîmé corps et biens en 1945 au cours d'une tempête sur le Vatnajökull, plus grand glacier d'Europe, qui digère méticuleusement tout ce qui tombe dans ses entrailles, suscite-t-il autant d'agitation internationale ? Pour le savoir, il faudra attendre une saison particulièrement clémente grâce ou à cause du réchauffement climatique, en 1999, au cours de laquelle la fonte des glaces rendra la carlingue à nouveau visible. Les américains entrent en ébullition, envoient une mission de militaires en armes pour récupérer la précieuse cargaison, or, virus, bombe nucléaire ?

Malheureusement pour lui, Elias randonne avec son pote sur le glacier au moment où les manoeuvres militaires us s'y déroulent, rendant leur avenir de jeunes sportifs brutalement incertain. Elias a néanmoins le temps d'entrer en contact avec sa soeur Kristin, avocate, avant d'être propulsé avec son motoneige au fond d'une crevasse. Et voilà le lecteur entraîné dans un roman d'aventures glacial et blizzardesque, mâtiné d'éruption volcanique au milieu de méchants de toutes nationalités.

J'ai aimé ce roman, même si je n'ai pu en apprécier toutes les subtilités en raison de lacunes historiques islandaises majeures de ma part. J'avoue avoir dû m'accrocher quelquefois pour suivre les interventions américaines, russes, allemandes, norvégiennes. Enfin, l'éditeur précise que Opération Napoléon a été traduit, à la demande de l'auteur, de l'anglais en français, et non directement de l'islandais en français. Il me semble que plus on dilue, et plus on dilue... Une bonne lecture qui permet de découvrir Arnaldur sous un jour nouveau. Mais personnellement, je préfère Erlendur.
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Sachenka
  13 août 2017
Un thriller intéressant et efficace, le genre de romans que j'aime lire à mon aise pendant les vacances estivales (même s'il se déroule dans les lattitudes nordiques !). C'est que l'intrigue à la base d'Opération Napoléon est assez bonne et plutôt originale. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un avion américain transportant des Allemands (et un secret) s'écrase en Islande pendant une tempête, il est recouvert et disparaît… jusqu'à ce que cinquante ans plus tard les déplacements de glaciers le révèlent aux satellites. On envoie alors l'artillerie lourde (sous couvert d'une opération scientifique) poiur récupérer la carcasse de l'appareil. Même si ce petit pays n'est pas un grand joueur sur la scène mondiale, il lui arrive à l'occasion d'occuper une place d'importance.
Bref, c'est une opération ultra-secrète, alors quand deux alpinistes amateurs se trouvent sur place et risquent de découvrir quelque chose, il faut les en empêcher. Évidemment, c'est un thriller alors il faut que l'un d'eux ait le temps de prévenir sa soeur (jeune et belle, évidement) qui se trouve dans la mire des Amerloques à partir de ce moment. C'est elle, Kristin, qui devient le personnage pivot de l'histoire, qui devra essayer de démêler tout ça.
Malheureusement, tout tourne au cauchemar pour. On envoie à ses trousse Ripley et Bateman (sérieusement ? comme dans le talentueux M. Ripley et American Psycho ?) qui accumulent bourde après bourde, permettant à la jeune femme de s'échapper, de chercher de l'aide et, de fil en aiguille, de toucher toujours plus près du but, c'est-à-dire au secret qu'on tient à tout prix à protéger. Parce que c'est si facile ! Et que dire de ce général Ratoff, qui dirige les opérations sur place ? L'Islande a beau ne pas être un point chaud dans l'échiquier mondial, je peine à croire qu'on y délèguerait un haut gradé à ce point incapable. Sans oublier cet imbécile Runolfur Zophaniasson, un homme d'affaire qui a été roulé par des Russes, soi-disant sur les conseils du département des Affaires étrangères où travaille Kristin, et qui cherche satisfaction ? Seulement une façon supplémentaire de mettre de l'ambiance, de l'action, mais sans lien direct avec l'affaire qui nous concerne. Trouble-fête d'un moment, si vite oublié…
N'empêche, malgré ces quelques points négatifs, Opération Napoléon fonctionne. Avec ses chapitres courts, qui terminent souvent sur des suspenses, je pouvais difficilement referme le livre, je voulais constamment connaître la suite. Sans oublier toute l'histoire (avec un grand H) qu'il transmet. Bref, un divertissement idéal pour cet été. de plus, le thème de la présence américaine en étranger, en Islande, Arnaldur Indridason l'a exploité à nouveau dans un roman plus récent, le lagon noir. Son point de vue, presque objectif, est assez intéressant.
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tynn
  20 novembre 2015
Trek islandais, ça vous dit?
Préparez votre équipement haute-montagne pour une randonnée haletante sur le glacier Vatnajökull.
Au programme: une carcasse d'avion des années 40, recrachée par le monstre de glace, quelques uniformes allemands avec leurs occupants plutôt bien conservés, des tempêtes cataclysmiques et des services secrets américains sur les dents.
La récompense de nos efforts sera la pierre tombale d'un chien sur une île de l'hémisphère sud...(si,si!)
Nous serons entraînés dans une équipée hautement improbable où les barbouzes sont très méchants, où les services secrets américains poursuivent des affaires hautement mystérieuses sur fond de théorie du complot, et où les pauvres quidams, moulinés dans l'aventure à corps défendant, sont très inoxydables...
En 1999, Arnaldur Indridason écrit avec cette Opération Napoléon son troisième roman. C'est aussi le premier qui ne met pas en scène le héros récurrent de sa série Erlendur. J'ai cru à tort lire son dernier roman mais il est simplement le dernier traduit en français.
Dans ce triller-aventure sur fond de fiction historique, il donne la part belle à l'action, sans les points de vue moraux de son inspecteur fétiche. Comme souvent dans sa bibliographie, il crée une histoire fictive qui s'appuie sur le contexte social et historique de son pays. A défaut de subtilité, c'est un polar hyper efficace, haletant et nerveux, qui ferait une excellent film d'action avec le contrechamp de l'Islande magnifique et dangereuse.
(N'oubliez pas les moufles et la gourde de Brennivín...)
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VetoYves
  07 mars 2017
Quand j'attaque un bouquin, surtout un polar,je commence systématiqument par la couverture (1ère et 4ème) et avec "Opération Napoléon" c'est là que les horreurs commencent:
La couverture est censée représenter la queue d'un bombardier allemand de la seconde guerre mondiale . il se trouve que je suis féru d'Histoire et je connais l'aviation ,les modèles d'avions et le dessin ne correspond à rien de réel.De plus les signes d'identification [ les croix noires ] sont disposés sur les surfaces horizontale, ce qui est une aberration (elle ne sera pas la seule) .J'imagine que les jeunes générations s'en tamponnent le coquillard mais pour quel qu'un qui a vécu cette guerre, les détails se doivent d'être exacts . Je passe à la quatrième de couverture et ça continue : "1945. Un bombardier allemand...", l'ennui c'est que l'on apprend en cours de route, si je puis dire , que le "bombardier" en question est un Junker 52(rebaptisé "la tante Juju" par les paras français qui l'utilisèrent beaucoup en Indochine,de 1946 à 1954), et en fait c'était un avion de transport, même s'il a servi au bombardement de Guernica en 1937 au service de la Légion Condor. en plus on apprend ( page 162 ) que cet avion était piloté par un pilote américain mais ...pilote de Chasse.Invraisemblance, une de plus . Je vais devoir accélérer sinon je vais à mon tour écrire un livre sur les invraisemblances de celui-ci . Mais je dois préciser que je fais partie de cette rare espèce de pinailleurs qui ne supportent ni les anachronismes ni les "erreurs" d'emploi dans les films historiques .Je râle en regardant "La bataille des Ardennes " en voyant des chars américains Patton ou Pershing ornés de la croix gammée et qu'on veut nous faire passer pour des"Tigres" ;de même, dans nombre de films de guerre tournésavec la paticipation de l'armée yougoslave (quand il y avait encore une Yougoslavie) des T34 se faisant passef pour des Panther.Mais revenons en Islande :le début est assez sympa classique---je n'ai pas l'intention de faire un résumé,ce n'est pas le rôle d'une critique---mais ça bascule quand interviennent les "forces spéciales US"qui ont un comportement digne de la Gestapo,là je ne parlerai pas d'invraisemblance mais ...quand même ! le frère de l'héroïne en est victime,donné pour mort ,ce qui ne l'empèchera pas, à la fin,de se rétablir comme par miracle,la fin du livre ,à partir d'une grosse moitié ,est digne d'une mauvaise séance de Grand Guignol mais tout s'arrange bien ... sauf pour ceux qui sont morts . Ce que j'ai le moins apprécié ,finalement ,c'est que l'auteur---dont j'ai bcp aimé d'autres livres,comme "La cité de jarres" ou" L'homme-du-lac" ---ait donné le nom de Napoléon à une opération(complètement irréaliste,dingue et même débile) qui consistait à exfiltrer Adolf (le propriétaire de Blondi) au mépris de toute vraisemblance historique . Je ne suis pas un napoléophile acharné ,le "petit tondu" a finalement coûté beaucoup trop cher à la France, mais quand même, mèler son nom à celui du sinistre moustachu, il y a de l'abus .
Quant au dernier chapitre, il est grotesque de chez grotesque .
J'ai lu ce livre avec interet au début malgré les réticences dues aux couvertures et que j'ai expliquées, avec suspicion ensuite et pour finir, larga manu, quasiment avec dégoût . Un bon réalisateur peut rater un film, un bon écrivain peut sortir une "cagade",c'est le cas, malheureusement ici et les compliments que j'ai vu s'exprimer me font rire ...jaune .
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filippo
  19 juin 2017
Erlandur n'est plus là ! Cette fois l'enquête sera menée par Kristin, une jeune avocate islandaise qui n'a pas froid aux yeux ; c'est nous qui avons froid pour elle dans les glaciers islandais balayés par les vents déchaînés de l'hiver arctique.
A la fin de la guerre mondiale, un avion s'écrase en Finlande sur le bizzard.
Il risque d'emporter son secret sous la glace... C'est d'ailleurs ce qu'ont espéré et qu'espèrent les services secrets américains.
Des agents américains et des officiers allemands présents dans le même avion pour une mission secrète qui se fracasse dans ce pays du froid ! Que faisaient-ils là ? Quelle était leur mission ?
Il vaut mieux que certains secrets ne soient pas dévoilés, notamment ceux relatifs aux alliances conclues en 1945 .
Malheureusement pour l'armée et le gouvernement américain et heureusement pour les lecteurs du roman, la glace fait réapparaître l'avion plus d'un demi siècle après.
Le suspense commence très vite avec l'arrivée de militaires qui obtiennent le silence des autorités et l'entrée en lice d'une jeune femme qui découvre par hasard « le pot aux roses ».
Comme dans les bons films policiers- c'est un roman pourtant- le rythme s'accélère avec une course impitoyable entre cette jeune femme et les militaires qui ne veulent pas laisser de trace
Les militaires implacables, déployés pour cette mission ne sont pas là pour écrire l'histoire mais comme l'avoue un des commanditaires de l'expédition : « ...notre boulot a toujours été d'effacer l'ardoise et de la réécrire ».....
Ce roman est une fiction, certes mais l'auteur reprend certains « bruits » qui ont circulé sur le retournement d'alliances prévu dans certains états majors alliés et donne à son histoire une « véracité » troublante.
Que nous relèvera t-on dans quelques années sur les dessous des « conflits » en Syrie, en Libye et ailleurs ?
Ce livre passionnant nous captive et nous invite aussi à la réflexion sur la vérité et sur les capacités des puissants à mentir au monde entier.
Le lecteur est tenu en haleine dès les premières pages et doit attendre la fin du roman pour reprendre son souffle.
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critiques presse (1)
LeFigaro   02 octobre 2015
Le nouveau livre du romancier à succès Arnaldur Indridason raconte une opération clandestine de l'armée américaine qui vire au drame en Islande.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   28 décembre 2015
- J'ai appris à connaître un peu les Islandais, quand on m'a envoyé sur place en 1945. Drôle de nation. Ils vivent sur cet avant-poste de l'Europe, ce bout de rocher perdu dans le nord de l'Atlantique. Il fait nuit la majeure partie de l'année, et ils ont vécu pendant des siècles dans des logements à peine plus confortables que des trous dans le sol; les seuls matériaux de construction dont ils disposaient, c'étaient des pierres et des blocs de tourbe.
Quand je suis arrivé là-bas, ils commençaient à peine à émerger du sol, à construire des vraies maisons.
Et pourtant c'était un peuple très cultivé.
Prenez les deux frères, par exemple - ils avaient lu Milton dans sa traduction islandaise. Ils en connaissaient chaque mot.
Ils avaient appris par coeur des passages entiers du Paradis perdu.
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SachenkaSachenka   11 août 2017
- Non. Je connais cette attitude. Nous [les Américains] sommes les envahisseurs. Nous sommes la puissance militaire. Nous faisons la guerre. Nous sommes les Méchants. Mais dès que les choses tournent mal, on nous appelle à la rescousse. Tout le monde est bien content que nous injections des milliards dans votre république bananière, mais ça ne vous empêche pas de nous considérer comme de vulgaires voyous qu'il faut absolument enfermer derrière leur clôture de barbelés. Tout le monde est bien content qu'on intervienne dans des guerres mondiales provoquées par l'Europe, qu'on contrôle les Russes et qu'on contienne les Arabes, mais c'est le scandal total dès que...
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bilodohbilodoh   19 juin 2016
Le soleil brillait bien haut dans un ciel bleu clair, et l’on s’apercevait aucun nuage dans le calme parfait de l’air. Le glacier s’étendait à perte de vue, d’un blanc immaculé. Miller fut frappé malgré lui par la désolation magnifique de ce désert glacé, et par la suite, lorsqu’il se souviendrait de l’Islande, il penserait souvent à ce moment de solitude.

(Métailié, p.305)
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bilodohbilodoh   16 juin 2016
L’histoire n’est qu’un tissu de mensonges — nous le savons bien, vous et moi. Il y a eu de dissimulations, tant de choses inventées de toutes pièces; nous avons dit la vérité sur des mensonges et menti sur la vérité. enlevé telle chose pour le remplacer par telle autre.
(Métailié, p.111)
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ninamarijoninamarijo   10 juillet 2017
Ecrire l'histoire c'est notre boulot ...Vous avez raison, notre boulot a toujours été d'effacer l'ardoise et de la réécrire, répondit Carr. L'histoire n'est qu'un tissu de mensonges...
Il y a eu tant de dissimulations, tant de choses inventées de toutes pièces ; nous avons dit la vérité sur des mensonges, et menti sur la vérité... Vous m'avez dit un jour que l'histoire de l'humanité n'était rien d'autre qu'une succession de crimes et de malheurs. Eh bien, c'est aussi une succession de mensonges savamment construits.
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