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EAN : 9782757862582
432 pages
Points (06/10/2016)
  Existe en édition audio
3.62/5   878 notes
Résumé :
1945. Un bombardier allemand, pris dans le blizzard en survolant l’Islande, s’écrase sur le Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe. Parmi les survivants, étrangement, des officiers allemands et américains. L’Allemand le plus gradé affirme que leur meilleure chance de survie est de marcher vers la ferme la plus proche. Une mallette menottée au poignet, il disparaît dans l’immensité blanche. Dans les années qui suivent les Américains lancent en vain des expéditio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (167) Voir plus Ajouter une critique
3,62

sur 878 notes
Quand j'attaque un bouquin, surtout un polar,je commence systématiqument par la couverture (1ère et 4ème) et avec "Opération Napoléon" c'est là que les horreurs commencent:
La couverture est censée représenter la queue d'un bombardier allemand de la seconde guerre mondiale . il se trouve que je suis féru d'Histoire et je connais l'aviation ,les modèles d'avions et le dessin ne correspond à rien de réel.De plus les signes d'identification [ les croix noires ] sont disposés sur les surfaces horizontale, ce qui est une aberration (elle ne sera pas la seule) .J'imagine que les jeunes générations s'en tamponnent le coquillard mais pour quel qu'un qui a vécu cette guerre, les détails se doivent d'être exacts . Je passe à la quatrième de couverture et ça continue : "1945. Un bombardier allemand...", l'ennui c'est que l'on apprend en cours de route, si je puis dire , que le "bombardier" en question est un Junker 52(rebaptisé "la tante Juju" par les paras français qui l'utilisèrent beaucoup en Indochine,de 1946 à 1954), et en fait c'était un avion de transport, même s'il a servi au bombardement de Guernica en 1937 au service de la Légion Condor. en plus on apprend ( page 162 ) que cet avion était piloté par un pilote américain mais ...pilote de Chasse.Invraisemblance, une de plus . Je vais devoir accélérer sinon je vais à mon tour écrire un livre sur les invraisemblances de celui-ci . Mais je dois préciser que je fais partie de cette rare espèce de pinailleurs qui ne supportent ni les anachronismes ni les "erreurs" d'emploi dans les films historiques .Je râle en regardant "La bataille des Ardennes " en voyant des chars américains Patton ou Pershing ornés de la croix gammée et qu'on veut nous faire passer pour des"Tigres" ;de même, dans nombre de films de guerre tournésavec la paticipation de l'armée yougoslave (quand il y avait encore une Yougoslavie) des T34 se faisant passef pour des Panther.Mais revenons en Islande :le début est assez sympa classique---je n'ai pas l'intention de faire un résumé,ce n'est pas le rôle d'une critique---mais ça bascule quand interviennent les "forces spéciales US"qui ont un comportement digne de la Gestapo,là je ne parlerai pas d'invraisemblance mais ...quand même ! le frère de l'héroïne en est victime,donné pour mort ,ce qui ne l'empèchera pas, à la fin,de se rétablir comme par miracle,la fin du livre ,à partir d'une grosse moitié ,est digne d'une mauvaise séance de Grand Guignol mais tout s'arrange bien ... sauf pour ceux qui sont morts . Ce que j'ai le moins apprécié ,finalement ,c'est que l'auteur---dont j'ai bcp aimé d'autres livres,comme "La cité de jarres" ou" L'homme-du-lac" ---ait donné le nom de Napoléon à une opération(complètement irréaliste,dingue et même débile) qui consistait à exfiltrer Adolf (le propriétaire de Blondi) au mépris de toute vraisemblance historique . Je ne suis pas un napoléophile acharné ,le "petit tondu" a finalement coûté beaucoup trop cher à la France, mais quand même, mèler son nom à celui du sinistre moustachu, il y a de l'abus .
Quant au dernier chapitre, il est grotesque de chez grotesque .
J'ai lu ce livre avec interet au début malgré les réticences dues aux couvertures et que j'ai expliquées, avec suspicion ensuite et pour finir, larga manu, quasiment avec dégoût . Un bon réalisateur peut rater un film, un bon écrivain peut sortir une "cagade",c'est le cas, malheureusement ici et les compliments que j'ai vu s'exprimer me font rire ...jaune .
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Un thriller intéressant et efficace, le genre de romans que j'aime lire à mon aise pendant les vacances estivales (même s'il se déroule dans les lattitudes nordiques !). C'est que l'intrigue à la base d'Opération Napoléon est assez bonne et plutôt originale. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un avion américain transportant des Allemands (et un secret) s'écrase en Islande pendant une tempête, il est recouvert et disparaît… jusqu'à ce que cinquante ans plus tard les déplacements de glaciers le révèlent aux satellites. On envoie alors l'artillerie lourde (sous couvert d'une opération scientifique) poiur récupérer la carcasse de l'appareil. Même si ce petit pays n'est pas un grand joueur sur la scène mondiale, il lui arrive à l'occasion d'occuper une place d'importance.

Bref, c'est une opération ultra-secrète, alors quand deux alpinistes amateurs se trouvent sur place et risquent de découvrir quelque chose, il faut les en empêcher. Évidemment, c'est un thriller alors il faut que l'un d'eux ait le temps de prévenir sa soeur (jeune et belle, évidement) qui se trouve dans la mire des Amerloques à partir de ce moment. C'est elle, Kristin, qui devient le personnage pivot de l'histoire, qui devra essayer de démêler tout ça.

Malheureusement, tout tourne au cauchemar pour. On envoie à ses trousse Ripley et Bateman (sérieusement ? comme dans le talentueux M. Ripley et American Psycho ?) qui accumulent bourde après bourde, permettant à la jeune femme de s'échapper, de chercher de l'aide et, de fil en aiguille, de toucher toujours plus près du but, c'est-à-dire au secret qu'on tient à tout prix à protéger. Parce que c'est si facile ! Et que dire de ce général Ratoff, qui dirige les opérations sur place ? L'Islande a beau ne pas être un point chaud dans l'échiquier mondial, je peine à croire qu'on y délèguerait un haut gradé à ce point incapable. Sans oublier cet imbécile Runolfur Zophaniasson, un homme d'affaire qui a été roulé par des Russes, soi-disant sur les conseils du département des Affaires étrangères où travaille Kristin, et qui cherche satisfaction ? Seulement une façon supplémentaire de mettre de l'ambiance, de l'action, mais sans lien direct avec l'affaire qui nous concerne. Trouble-fête d'un moment, si vite oublié…

N'empêche, malgré ces quelques points négatifs, Opération Napoléon fonctionne. Avec ses chapitres courts, qui terminent souvent sur des suspenses, je pouvais difficilement referme le livre, je voulais constamment connaître la suite. Sans oublier toute l'histoire (avec un grand H) qu'il transmet. Bref, un divertissement idéal pour cet été. de plus, le thème de la présence américaine en étranger, en Islande, Arnaldur Indridason l'a exploité à nouveau dans un roman plus récent, le lagon noir. Son point de vue, presque objectif, est assez intéressant.
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Trek islandais, ça vous dit?
Préparez votre équipement haute-montagne pour une randonnée haletante sur le glacier Vatnajökull.
Au programme: une carcasse d'avion des années 40, recrachée par le monstre de glace, quelques uniformes allemands avec leurs occupants plutôt bien conservés, des tempêtes cataclysmiques et des services secrets américains sur les dents.
La récompense de nos efforts sera la pierre tombale d'un chien sur une île de l'hémisphère sud...(si,si!)

Nous serons entraînés dans une équipée hautement improbable où les barbouzes sont très méchants, où les services secrets américains poursuivent des affaires hautement mystérieuses sur fond de théorie du complot, et où les pauvres quidams, moulinés dans l'aventure à corps défendant, sont très inoxydables...

En 1999, Arnaldur Indridason écrit avec cette Opération Napoléon son troisième roman. C'est aussi le premier qui ne met pas en scène le héros récurrent de sa série Erlendur. J'ai cru à tort lire son dernier roman mais il est simplement le dernier traduit en français.

Dans ce triller-aventure sur fond de fiction historique, il donne la part belle à l'action, sans les points de vue moraux de son inspecteur fétiche. Comme souvent dans sa bibliographie, il crée une histoire fictive qui s'appuie sur le contexte social et historique de son pays. A défaut de subtilité, c'est un polar hyper efficace, haletant et nerveux, qui ferait une excellent film d'action avec le contrechamp de l'Islande magnifique et dangereuse.

(N'oubliez pas les moufles et la gourde de Brennivín...)
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Quand la montagne se déchaîne, ce n'est jamais bon signe !
Arnaldur Indridason, historien de formation, est un grand amateur de la période de la seconde guerre mondial et du rôle de l'Islande pendant ce conflit.
Cela tombe bien car cette période est parsemée de mystères, de secrets, de dissimulations et de légendes.
Ce polar vaut le détour autant pour son histoire que par la manière dont l'auteur islandais la remet en scénario. Tambour battant, en prenant soin de parfaitement doser action et rebondissements.

Une bonne synergie entre histoire et fiction évite les temps morts et des personnages bien campés assurent une lecture très agréable.

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Entre thriller et roman d'espionnage, Arnaldur Indridason à partir de faits historiques (accords secrets passés entre les Américains et l'Allemagne nazie vaincue) refait la Grande Histoire, notamment celle de la fin de la Seconde Guerre mondiale, et témoigne de la petite histoire, celle du peuple islandais, divisé ( de la Guerre froide à 2006) par la présence de l'Armée américaine sur la base militaire de Kéflavik (et "les putes à Yankees").
En toile de fonds, le Vatnajökull et les conditions extrêmes de l'hiver islandais (tempête, blizzard, nuit, froid...) permettent d'offrir aux lecteurs une intrigue glaçante et glacée...
Kristin, courageuse et déterminée, incarne une héroïne libre, en quête de vérité et prête à tout pour sauver son frère, évoluant au milieu d'agents des Services secrets américains, cruels et inhumains et peu aidée par les deux pâles figures de policiers qui seraient déjà selon Indridason les contours flous des futurs Erlendur et Oli...
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critiques presse (1)
LeFigaro
02 octobre 2015
Le nouveau livre du romancier à succès Arnaldur Indridason raconte une opération clandestine de l'armée américaine qui vire au drame en Islande.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
- J'ai appris à connaître un peu les Islandais, quand on m'a envoyé sur place en 1945. Drôle de nation. Ils vivent sur cet avant-poste de l'Europe, ce bout de rocher perdu dans le nord de l'Atlantique. Il fait nuit la majeure partie de l'année, et ils ont vécu pendant des siècles dans des logements à peine plus confortables que des trous dans le sol; les seuls matériaux de construction dont ils disposaient, c'étaient des pierres et des blocs de tourbe.
Quand je suis arrivé là-bas, ils commençaient à peine à émerger du sol, à construire des vraies maisons.
Et pourtant c'était un peuple très cultivé.
Prenez les deux frères, par exemple - ils avaient lu Milton dans sa traduction islandaise. Ils en connaissaient chaque mot.
Ils avaient appris par coeur des passages entiers du Paradis perdu.
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L’histoire n’est qu’un tissu de mensonges – et nous le savons bien, vous et moi. Il y a eu tant de dissimulations, tant de choses inventées de toutes pièces ; nous avons dit la vérité sur des mensonges, et menti sur la vérité, enlevé telle chose pour la remplacer par telle autre. C’est notre job, vous m’avez dit un jour que l’histoire de l’humanité n’était rien d’autre qu’une succession de crimes et de malheurs. Eh bien, c’est aussi une succession de mensonges savamment construits.
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L’épave laboura le glacier, soulevant un nuage de neige et de glace, puis elle perdit peu à peu de la vitesse et, finalement, s’immobilisa. Alors, il n’y eut plus aucun bruit, rien que les hurlements du vent.
Il était le seul, de tous les passagers, à vouloir braver le blizzard pour regagner la civilisation. Les autres recommandaient d’attendre, dans l’espoir que la tempête finirait par se calmer. Ils estimaient qu’il valait mieux rester ensemble, mais personne ne le retiendrait. Il n’avait pas envie de se retrouver pris au piège dans cet avion ; l’idée qu’il puisse devenir son cercueil lui était insupportable. Avec leur aide, il s’emmitoufla autant que possible pour cette expédition, mais il n’eut pas à marcher longtemps dans ces conditions implacables pour comprendre qu’il aurait mieux fait de rester à l’abri dans l’avion avec les autres. À présent, il était trop tard.
Il s’efforçait de suivre un cap sud-est. L’espace d’une fraction de seconde, juste avant que le bombardier ne s’écrase, il avait aperçu les lumières de ce qui ressemblait à des maisons, et maintenant il suivait ce qu’il croyait être cette direction. Il était glacé jusqu’aux os, et son pas se faisait de plus en plus lourd. Loin de se calmer, la tempête semblait au contraire gagner en intensité. Il progressait péniblement, ses forces l’abandonnant à chaque pas.
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- Non. Je connais cette attitude. Nous [les Américains] sommes les envahisseurs. Nous sommes la puissance militaire. Nous faisons la guerre. Nous sommes les Méchants. Mais dès que les choses tournent mal, on nous appelle à la rescousse. Tout le monde est bien content que nous injections des milliards dans votre république bananière, mais ça ne vous empêche pas de nous considérer comme de vulgaires voyous qu'il faut absolument enfermer derrière leur clôture de barbelés. Tout le monde est bien content qu'on intervienne dans des guerres mondiales provoquées par l'Europe, qu'on contrôle les Russes et qu'on contienne les Arabes, mais c'est le scandal total dès que...
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Kristin posa sa tasse sur la table, fixant avec stupeur le vieux pilote. Steve ne comprit rien à leur conversation, puisqu'ils parlaient en islandais. Comme la plupart des Américains en poste en Islande, il ne connaissait aucun habitant, à part Kristin, et quittait rarement la base, sauf quand son travail l'y obligeait. La base était un monde à part, disposant de tous les services nécessaires au fonctionnement d'une microsociété. De ce point de vue, elle ne différait en rien des autres bases militaires dont les Américains disposaient dans le reste du monde. Un certain nombre d'Islandais travaillaient sur place, mais ils vivaient dans les villes et villages des alentours et rentraient chez eux chaque soir. La base avait toujours été coupé du reste de l' île, d'un point de vue géographique bien sûr, mais également politique et culturel.
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Extrait du livre audio « le Roi et l'Horloger » d'Arnaldur Indridason, traduit par Éric Boury, lu par Jérémy Bardeau. Parution numérique le 15 mars et CD le 12 avril 2023.
https://www.audiolib.fr/livre/le-roi-et-lhorloger-9791035413408/
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