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ISBN : 2757862588
Éditeur : Points (06/10/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.6/5 (sur 225 notes)
Résumé :
1945. Un bombardier allemand, pris dans le blizzard en survolant l’Islande, s’écrase sur le Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe. Parmi les survivants, étrangement, des officiers allemands et américains. L’Allemand le plus gradé affirme que leur meilleure chance de survie est de marcher vers la ferme la plus proche. Une mallette menottée au poignet, il disparaît dans l’immensité blanche. Dans les années qui suivent les Américains lancent en vain des expéditio... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
nameless
03 février 2017
Arnaldur sans Erlendur, ce n'est pas banal. Opération Napoléon est un roman d'aventures et de politique-fiction, ancré dans l'histoire récente et sensible de l'Islande, île dont la position géographique dans l'Atlantique nord, en forme de poste avancé de l'Europe, de station de ravitaillement, d'escale entre l'Europe et les Etats-Unis, a alimenté toutes les stratégies politico-guerrières des grandes puissances.

Pourquoi un bombardier allemand, abîmé corps et biens en 1945 au cours d'une tempête sur le Vatnajökull, plus grand glacier d'Europe, qui digère méticuleusement tout ce qui tombe dans ses entrailles, suscite-t-il autant d'agitation internationale ? Pour le savoir, il faudra attendre une saison particulièrement clémente grâce ou à cause du réchauffement climatique, en 1999, au cours de laquelle la fonte des glaces rendra la carlingue à nouveau visible. Les américains entrent en ébullition, envoient une mission de militaires en armes pour récupérer la précieuse cargaison, or, virus, bombe nucléaire ?

Malheureusement pour lui, Elias randonne avec son pote sur le glacier au moment où les manoeuvres militaires us s'y déroulent, rendant leur avenir de jeunes sportifs brutalement incertain. Elias a néanmoins le temps d'entrer en contact avec sa soeur Kristin, avocate, avant d'être propulsé avec son motoneige au fond d'une crevasse. Et voilà le lecteur entraîné dans un roman d'aventures glacial et blizzardesque, mâtiné d'éruption volcanique au milieu de méchants de toutes nationalités.

J'ai aimé ce roman, même si je n'ai pu en apprécier toutes les subtilités en raison de lacunes historiques islandaises majeures de ma part. J'avoue avoir dû m'accrocher quelquefois pour suivre les interventions américaines, russes, allemandes, norvégiennes. Enfin, l'éditeur précise que Opération Napoléon a été traduit, à la demande de l'auteur, de l'anglais en français, et non directement de l'islandais en français. Il me semble que plus on dilue, et plus on dilue... Une bonne lecture qui permet de découvrir Arnaldur sous un jour nouveau. Mais personnellement, je préfère Erlendur.
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tynn
20 novembre 2015
Trek islandais, ça vous dit?
Préparez votre équipement haute-montagne pour une randonnée haletante sur le glacier Vatnajökull.
Au programme: une carcasse d'avion des années 40, recrachée par le monstre de glace, quelques uniformes allemands avec leurs occupants plutôt bien conservés, des tempêtes cataclysmiques et des services secrets américains sur les dents.
La récompense de nos efforts sera la pierre tombale d'un chien sur une île de l'hémisphère sud...(si,si!)
Nous serons entraînés dans une équipée hautement improbable où les barbouzes sont très méchants, où les services secrets américains poursuivent des affaires hautement mystérieuses sur fond de théorie du complot, et où les pauvres quidams, moulinés dans l'aventure à corps défendant, sont très inoxydables...
En 1999, Arnaldur Indridason écrit avec cette Opération Napoléon son troisième roman. C'est aussi le premier qui ne met pas en scène le héros récurrent de sa série Erlendur. J'ai cru à tort lire son dernier roman mais il est simplement le dernier traduit en français.
Dans ce triller-aventure sur fond de fiction historique, il donne la part belle à l'action, sans les points de vue moraux de son inspecteur fétiche. Comme souvent dans sa bibliographie, il crée une histoire fictive qui s'appuie sur le contexte social et historique de son pays. A défaut de subtilité, c'est un polar hyper efficace, haletant et nerveux, qui ferait une excellent film d'action avec le contrechamp de l'Islande magnifique et dangereuse.
(N'oubliez pas les moufles et la gourde de Brennivín...)
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Aela
28 décembre 2015
En 1945 un bombardier allemand s'écrase sur un glacier islandais, le Vatnajökull. Parmi les survivants des officiers allemands et américains. L'Allemand le plus gradé s'aventure sur le glacier pour chercher des secours.
Bien plus tard, en 1967, au moment où les astronautes américains dont Armstrong font des exercices en Islande, une mission pour repérer et enlever la carcasse de l'avion a lieu. Sans succès.
En 1999, moment où se déroule le roman, le glacier fond et les équipements de meilleure performance permettent de repérer où se trouve l'avion.
Une mission très "spéciale" américaine est envoyée pour repérer et transporter les restes de l'avion hors d'Islande. Tout ceci dans le plus grand des secrets, ce que contenait l'avion relevant du secret d'Etat.
Malheureusement pour eux, deux sauveteurs islandais sont présents sur le glacier au moment où les services spéciaux et l'armée américaine interviennent. L'un d'eux, Elias, prévient sa soeur de ce qui se passe, ce qui va attirer une foule d'ennuis à Kristin.
Une héroïne qui n'a pas froid aux yeux et déterminée à tout tenter pour sauver son frère, une folle poursuite à travers l'Islande, des services spéciaux bien entraînés, des hypothèses historiques nouvelles et pour le moins dérangeantes, tout est là pour donner un roman haletant, plus proche du thriller américain que des romans policiers auxquels nous a habitué Arnaldur Indridason. Les rapports entre Américains et Islandais sont bien analysés, tout comme cette présence controversée de la base militaire américaine de Keflavik.
Ce livre a été publié en 1999, (et publié en France seulement cette année) avant donc que l'auteur écrive les romans mettant en scène le fameux commissaire Erlandur.
Ici nous sommes loin des profondeurs psychologiques dans lesquelles se plaît le commissaire, mais plus dans l'action.
Un rythme haletant mais j'espère que nous aurons bientôt le plaisir de retrouver le commissaire islandais le plus célèbre du monde.....
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VetoYves
07 mars 2017
Quand j'attaque un bouquin, surtout un polar,je commence systématiqument par la couverture (1ère et 4ème) et avec "Opération Napoléon" c'est là que les horreurs commencent:
La couverture est censée représenter la queue d'un bombardier allemand de la seconde guerre mondiale . il se trouve que je suis féru d'Histoire et je connais l'aviation ,les modèles d'avions et le dessin ne correspond à rien de réel.De plus les signes d'identification [ les croix noires ] sont disposés sur les surfaces horizontale, ce qui est une aberration (elle ne sera pas la seule) .J'imagine que les jeunes générations s'en tamponnent le coquillard mais pour quel qu'un qui a vécu cette guerre, les détails se doivent d'être exacts . Je passe à la quatrième de couverture et ça continue : "1945. Un bombardier allemand...", l'ennui c'est que l'on apprend en cours de route, si je puis dire , que le "bombardier" en question est un Junker 52(rebaptisé "la tante Juju" par les paras français qui l'utilisèrent beaucoup en Indochine,de 1946 à 1954), et en fait c'était un avion de transport, même s'il a servi au bombardement de Guernica en 1937 au service de la Légion Condor. en plus on apprend ( page 162 ) que cet avion était piloté par un pilote américain mais ...pilote de Chasse.Invraisemblance, une de plus . Je vais devoir accélérer sinon je vais à mon tour écrire un livre sur les invraisemblances de celui-ci . Mais je dois préciser que je fais partie de cette rare espèce de pinailleurs qui ne supportent ni les anachronismes ni les "erreurs" d'emploi dans les films historiques .Je râle en regardant "La bataille des Ardennes " en voyant des chars américains Patton ou Pershing ornés de la croix gammée et qu'on veut nous faire passer pour des"Tigres" ;de même, dans nombre de films de guerre tournésavec la paticipation de l'armée yougoslave (quand il y avait encore une Yougoslavie) des T34 se faisant passef pour des Panther.Mais revenons en Islande :le début est assez sympa classique---je n'ai pas l'intention de faire un résumé,ce n'est pas le rôle d'une critique---mais ça bascule quand interviennent les "forces spéciales US"qui ont un comportement digne de la Gestapo,là je ne parlerai pas d'invraisemblance mais ...quand même ! le frère de l'héroïne en est victime,donné pour mort ,ce qui ne l'empèchera pas, à la fin,de se rétablir comme par miracle,la fin du livre ,à partir d'une grosse moitié ,est digne d'une mauvaise séance de Grand Guignol mais tout s'arrange bien ... sauf pour ceux qui sont morts . Ce que j'ai le moins apprécié ,finalement ,c'est que l'auteur---dont j'ai bcp aimé d'autres livres,comme "La cité de jarres" ou" L'homme-du-lac" ---ait donné le nom de Napoléon à une opération(complètement irréaliste,dingue et même débile) qui consistait à exfiltrer Adolf (le propriétaire de Blondi) au mépris de toute vraisemblance historique . Je ne suis pas un napoléophile acharné ,le "petit tondu" a finalement coûté beaucoup trop cher à la France, mais quand même, mèler son nom à celui du sinistre moustachu, il y a de l'abus .
Quant au dernier chapitre, il est grotesque de chez grotesque .
J'ai lu ce livre avec interet au début malgré les réticences dues aux couvertures et que j'ai expliquées, avec suspicion ensuite et pour finir, larga manu, quasiment avec dégoût . Un bon réalisateur peut rater un film, un bon écrivain peut sortir une "cagade",c'est le cas, malheureusement ici et les compliments que j'ai vu s'exprimer me font rire ...jaune .
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Josephine2
27 janvier 2017
Toujours aussi efficace, Arnaldur INDRIDASSON ne déçoit pas avec son Opération Napoléon.
J'ai plongé dans ce roman et ne l'ai plus lâcher. Il faut dire que tous les ingrédients y sont. Une intrigue, une course poursuite et un secret que l'on découvrira vraiment à la fin de l'histoire. Des bons et des méchants, des rapports toujours aussi ambigus entre Islandais et Américains.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré. Je suis une inconditionnelle d'Arnaldur INDRIDASSON. Un bon moment de lecture.
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Les critiques presse (1)
LeFigaro02 octobre 2015
Le nouveau livre du romancier à succès Arnaldur Indridason raconte une opération clandestine de l'armée américaine qui vire au drame en Islande.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela28 décembre 2015
- J'ai appris à connaître un peu les Islandais, quand on m'a envoyé sur place en 1945. Drôle de nation. Ils vivent sur cet avant-poste de l'Europe, ce bout de rocher perdu dans le nord de l'Atlantique. Il fait nuit la majeure partie de l'année, et ils ont vécu pendant des siècles dans des logements à peine plus confortables que des trous dans le sol; les seuls matériaux de construction dont ils disposaient, c'étaient des pierres et des blocs de tourbe.
Quand je suis arrivé là-bas, ils commençaient à peine à émerger du sol, à construire des vraies maisons.
Et pourtant c'était un peuple très cultivé.
Prenez les deux frères, par exemple - ils avaient lu Milton dans sa traduction islandaise. Ils en connaissaient chaque mot.
Ils avaient appris par coeur des passages entiers du Paradis perdu.
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bilodohbilodoh19 juin 2016
Le soleil brillait bien haut dans un ciel bleu clair, et l’on s’apercevait aucun nuage dans le calme parfait de l’air. Le glacier s’étendait à perte de vue, d’un blanc immaculé. Miller fut frappé malgré lui par la désolation magnifique de ce désert glacé, et par la suite, lorsqu’il se souviendrait de l’Islande, il penserait souvent à ce moment de solitude.

(Métailié, p.305)
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bilodohbilodoh16 juin 2016
L’histoire n’est qu’un tissu de mensonges — nous le savons bien, vous et moi. Il y a eu de dissimulations, tant de choses inventées de toutes pièces; nous avons dit la vérité sur des mensonges et menti sur la vérité. enlevé telle chose pour le remplacer par telle autre.
(Métailié, p.111)
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mesrivesmesrives17 octobre 2015
Kristin posa sa tasse sur la table, fixant avec stupeur le vieux pilote. Steve ne comprit rien à leur conversation, puisqu'ils parlaient en islandais. Comme la plupart des Américains en poste en Islande, il ne connaissait aucun habitant, à part Kristin, et quittait rarement la base, sauf quand son travail l'y obligeait. La base était un monde à part, disposant de tous les services nécessaires au fonctionnement d'une microsociété. De ce point de vue, elle ne différait en rien des autres bases militaires dont les Américains disposaient dans le reste du monde. Un certain nombre d'Islandais travaillaient sur place, mais ils vivaient dans les villes et villages des alentours et rentraient chez eux chaque soir. La base avait toujours été coupé du reste de l' île, d'un point de vue géographique bien sûr, mais également politique et culturel.
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domisylzendomisylzen09 décembre 2015
Des assassins ! s'écria la vieille dame, et Kristin distingua dans sa voix le froid glacial de l'agonie. De maudits assassins ! N'oubliez jamais ce qu'ils ont fait, criait-elle, un éclat furieux au fond des yeux, debout parmi les portraits de famille dans leurs cadres noirs. Ils ont assassiné tous les miens. Ils les ont brûlés dans des fours. Ils ont assassinés nos enfants. Voilà ce qu'étaient les nazis, ne l'oubliez jamais !
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