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Josée Kamoun (Traducteur)
ISBN : 2020416417
Éditeur : Seuil (10/06/2000)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 713 notes)
Résumé :
Eté 1958. Ted Cole, séducteur invétéré et auteur à succès de contes effrayants pour enfants, engage Edward O'Hare, seize ans, pour un travail saisonnier ; officiellement, il l'emploie comme assistant ; mais en fait, il cherche plutôt à le pousser dans les bras de sa femme, Marion, pour hâter un divorce devenu inévitable depuis la mort accidentelle de leurs deux fils. L'entreprise ne réussit que trop bien, p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
mariech
  28 mai 2012
Chassé croisé de personnages à différentes époques .
Ruth va être marquée par l'abandon de sa mère lorsqu'elle est toute petite , elle deviendra une adulte qui aura beucoup de mal à faire confiance aux hommes .
Marion la mère qui finira par abandonner sa fille ne s'est jamais remise de la mort accidentelle de ces deux fils aînés ( comme on l'a comprend ) , quand elle quitte mari et fille , elle va emporter les diverses photographies de ces fils , Ruth vivra toute son enfance sans mère , dans une maison où subsiste les traces des photographies emportées par sa mère , elle en sera hantée .
Eddie deviendra le temps d'un été , celui de ces 17 ans , l'amant passionné de Marion , de vingt ans son aînée et ne s'en remettra jamais .
Ted , le mari est un écrivain tourmenté qui va essayer de faire oublier à sa fille ( Ruth ) les drames de son enfance .
J'ai particulièrement aimé le voyage à Amsterdam de Ruth , devene un écrivain célèbre comme son père .
C'est pour moi le meilleur livre de John Irving , le plus humain avec un petit bémol , la fin est un peu trop belle pour être crédible .
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Allantvers
  26 octobre 2018
A la bonne heure! Me voilà réconciliée avec John Irving avec cette veuve de papier. Non que le bonhomme me déplaise, loin de là, mais depuis la claque de Garp il y a quelques décennies j'ai eu tendance dans mes dernières tentatives sur ses oeuvres à m'enliser dans ces mots et perdre le fil.
Rien de tel ici, et pourtant de mots le roman ne manque pas : pas moins de 650 pages pour dérouler un récit touchant,hasardeux, loufoque, non linéaire, pour aboutir précisément à la toute dernière phrase du livre, essentielle et bouleversante de simplicité.
Entre-temps, on aura fait la connaissance de Ruth, petit bout de bonne femme de quatre ans abandonnée par sa mère, exploré d'innombrables photos de ses deux frères décédés, croisé beaucoup d'écrivains dont les vies se lisent en miroir dans leurs livres, assisté à pas mal de scènes de sexe, suivi la carrière de Ruth, compati pour Eddie l'éternel amant de sa mère, grogné sur son coureur de père, voyagé en toutes saisons entre les Hamptons et New York city.
Et au passage, j'aurais redécouvert ce qui fait le charme unique d'Irving : ce gars-là n'écrit pas, il peint des mots sur des tableaux - univers composés d'un assemblage subtil d'imaginaire et de réalité, lesquels tableaux s'inscrivent dans une construction narrative beaucoup plus aboutie qu'il n'y parait. Quand on embarque dans ce projet artistique gavé d'humour et de mélancolie, c'est que du bonheur!
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LiliGalipette
  26 novembre 2010
Roman de John Irving. Titre original: A widow for one year. Lettre I de mon Challenge ABC 2010.
Alors que Ruth n'a que quatre ans et que l'été 1958 touche à sa fin, sa mère Marion disparaît. En quittant les Hamptons et le village de Sagaponack, Marion quitte le souvenir de la mort de ses deux garçons, Thomas et Timothy, tués dans un accident de voiture. Elle laisse derrière elle un époux qu'elle n'aime plus, une fille qu'elle a trop peur d'aimer et Eddie, un jeune amant trop amoureux. Ruth grandit auprès de son père Ted, un auteur-illustrateur de livres pour enfants, et dans le souvenir entretenu de frères qu'elle n'a pas connus. Elle devient une romancière de renommée internationale. À la veille d'épouser son éditeur Allan, elle retrouve Eddie, l'assistant de son père durant l'été 1958 et l'amant fougueux de sa mère. Eddie en est persuadé, il a retrouvé Marion qu'il n'a pas cessé d'aimer. À Amsterdam, lors d'une tournée de promotion, Ruth vit une expérience terrifiante, née de ses terreurs d'enfants.
Ce roman parle d'auteurs et du besoin d'écrire. Ted, Marion, Eddie et Ruth sont tous romanciers. le premier écrit et illustre de terrifiants récits pour enfants, la deuxième sublime sa douleur de mère dans des romans policiers de modeste facture, le troisième écrit et réécrit à l'envi son expérience sensuelle avec Marion, sa première amante. Ruth est la seule dont le talent est mondialement reconnu. Elle fonde son art sur l'imagination uniquement, déniant aux souvenirs la force d'être le substrat convaincant d'un roman. Ces quatre personnages reconnaissent "l'autorité de l'écrit" (p. 173), qu'il soit fondé sur le souvenir ou sur l'imagination pure.
La première de couverture est intelligemment illustrée. Ce crochet solitaire est un parmi tous ceux laissés sur le mur après le départ de Marion qui a emporté toutes les photos des garçons. La photographie est un personnage du roman, au moins dans la première partie. Les frères disparus sont maintenus présents dans les innombrables portraits d'eux qui ornent les murs de la maison de Sagaponack. Autour des clichés s'élabore une complexe et raffinée mythologie familiale. "Ruth était élevée dans la présence écrasante de ses frères morts, mais aussi dans l'importance sans égale de leur absence." (p. 90) Ruth, bébé pansement, connaît tout de l'histoire de ses frères et fait des photographies des éléments du quotidien. le départ de Marion qui ne laisse que des crochets auxquels il est impossible de se retenir crée un vide que ne comblera que l'écriture.
Le roman est clairement divisé en trois parties dont chacune se centre sur un personnage. La première partie se déroule durant l'été 1958. Eddie, 16 ans, arrive dans les Hamptons avec une idée assez floue du job d'été qu'il devra assumer: assistant et chauffeur de l'écrivain Ted Cole. Il apparaît très vite que Ted n'a engagé Eddie que pour "l'offrir" à Marion qui s'en empare sans honte, retrouvant auprès de lui une féminité éteinte. Au milieu du couple qui se déchire, Eddie n'est qu'un témoin, à peine un acteur puisque tout le monde écrit à l'avance son rôle, dont il assume le poids avec résignation. La deuxième partie débute en 1990. Ruth est adulte, romancière à succès, et elle tergiverse sur la proposition de mariage d'Allan. Sur le point de débuter un nouveau roman, elle s'embarque dans une aventure bien peu recommandable. La dernière partie se tient en 1995 et introduit le personnage d'Harry Hoekstra, policier d'Amsterdam, qui cherche le témoin anonyme d'un meurtre sordide. Si Ruth ne semble être le personnage principal que de la deuxième partie du livre, tout tourne autour d'elle. de son enfance à ses mariages, elle est au centre de tout.
Au récit propre se mêlent des extraits ou des textes entiers des personnages auteurs. Les trois contes de Ted Cole (La souris qui rampait entre les cloisons, La trappe dans le plancher et le bruit de quelqu'un qui essaie de ne pas faire de bruit) illustrent des situations dans lesquelles Ruth est plongée: ils entourent les terreurs d'une brume d'irréalité, ils subliment la peur et lui refusent le droit de s'installer, s'imposent comme une fuite du réel vers l'imaginaire. de même, les premiers chapitres des livres de Ruth prennent pied dans le récit et font écho à ses propres expériences. Elle à qui les lecteurs reprochent d'écrire sur des faits qu'elle n'a pas vécu (mariage, veuvage, grossesse, divorce, etc.) finit par être l'illustration même des textes qu'elle a écrit. Elle devient cette "veuve pour un an", cette veuve de papier qu'on lui a reproché de décrire. Il y aussi tout un chapitre qui reprend les épanchements de Ruth dans son journal intime. Faute de connaître le personnage, on connaît ses pensées. Enfin, quelques chapitres des textes de Marion offrent une variation sur le thème des enfants disparus. Ils sont l'exutoire dans lequel la mère blessée tente de retrouver pied.
La langue de John Irving est savoureuse: elle allie des descriptions minutieuses voire cliniques à un langage grossier et trivial qu'enrobe parfois une poésie folle. L'auteur manie la prétérition et les effets d'annonce avec talent. le récit n'est qu'un constant développement de détails, une retouche infinie de situations. Il me semble aussi que le texte est une variation autour de la quête: celle d'un adolescent après son premier amour, celle d'une mère après ses enfants, celle d'une romancière après son oeuvre, celle d'un policier après la vérité, etc.
Lien : http://lililectrice.canalblo..
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stayfunny
  26 septembre 2015
Ce roman de John Irving est scindé en trois parties bien distinctes:
La première "l'été 1958" nous familiarise avec les personnages. Eddie, jeune étudiant est recruté par Ted Cole, écrivain renom, pour l'été, en tant qu'assistant écrivain. le dessein de l'écrivain est en fait tout à fait autre: ce jeune garçon a été choisi pour son physique car il ressemble beaucoup à Thomas et Thimoty, les deux garçons de Ted estoc épouse Marion, morts bien trop prématurément dans un accident de voiture alors qu'ils étaient encore adolescents.
Marion et Ted ont eu un troisième enfant, bien après le tragique accident qui a secoué leur famille: une petite fille du nom de Ruth qui a 4 ans en 1958. Marion ne s'est pas du tout attachée à sa fille, de peur de la perdre elle aussi.
Son couple va à vau l'eau.
Ted espère faire réagir Marion en faisant venir Eddie chez eux. La réaction espérée dépasse les attentes de Ted car Marion sera le grand amour d'Eddie.
A la fin de l'été, Marion se sert d'Eddie pour quitter le foyer, laissant mari, enfant et amant, sans donner plus de nouvelles.
La seconde partie du livre: "Automne 1990" retrace la vie de Ruth à 36 ans et d'Eddie à 48 ans. Tous deux sont écrivains et se revoient à l'occasion d'une lecture publique de Ruth. Tout a beaucoup changé, mais toujours aucune nouvelle de Marion. S'ensuit alors la quête de la rédaction d'un roman pour Ruth et bon nombre de réflexions personnelles pour Eddie.
La boucle ne sera bouclée qu'avec la troisième partie "Automne 1995", où la fin semble tout de meme un peu trop artificielle et heureuse.
Il s'agit du troisième roman de John Irving que je lis et il s'agit de celui que j'ai le moins apprécié. La fin étant un peu trop pleine de guimauve.
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Cocotte8017
  14 février 2015
L'histoire débute à l'été 1958 où nous faisons la connaissance de Ruth âgée de quatre ans, de son père Ted, écrivain reconnu, de sa mère Marion, déprimée depuis la mort de ses deux fils ainsi que de Eddy, le jeune amant de Marion et l'assiatant-écrivain de Ted. C'est l'été où Marion abandonnera ses proches. Nous retrouvons par la suite Ruth en 1990 qui est devenue une romancière célèbre.
C'est le premier livre de John Irving que je lis et ce ne sera certainement pas le dernier! J'aime beaucoup son style d'écriture, il a un talent incroyable de conteur! J'ai bien apprécié le fait que, à plusieurs reprises, l'auteur donne des indices sur ce qui se passera plus tard. Il en dévoile jamais trop, mais juste assez pour se questionner sur ce qui s'en vient et piquer notre curiosité!
Que dire des personnages! C'est vraiement la force de ce roman! L'auteur les décrit avec tellement de précision qu'ils nous semblent réels. Il y a beauoup de détails, mais c'est toujours pertinent.
Parfois, j'ai trouvé l'histoire un peu étrange, j'ai même décroché le temps de quelques pages, mais je suis vite retombée à pieds joints dans cette histoire peu banale et si joliment racontée!
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   26 novembre 2010
Ses parents s'attendaient à avoir un troisième fils, mais là n'est pas la raison pour laquelle Ruth Cole devint écrivain. Ce qui alimenta sans doute son imagination, c'est que, dans cette maison où elle grandit, les photos des frères morts furent une présence plus forte que toute présence qu'elle sentait chez son père ou sa mère ; en outre, après que sa mère les abandonna, elle et son père, en emportant presque tous les clichés de de ses fils perdus, elle se demanda pourquoi son père laissait les crochets des-dites photos au mur. Ces crochets nus eurent leur part de sa vocation d'écrivain : des années après la disparition de sa mère, elle essayait encore de se rappeler quelle photo pendait à quel crochet. Et devant l'échec de sa mémoire à lui restituer les photos des disparus, elle se mit à inventer tous les instants capturés de leur courte vie qu'elle avait manquée. La mort de Thomas et Timothy avant sa naissance joua elle aussi son rôle dans sa vocation; dès l'aube de sa mémoire, il lui avait fallu les imaginer. p.16

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goodgarngoodgarn   24 mars 2013
C'est alors qu'il repéra une candidature plus prometteuse. Une jeune personne- sur la réserve- elle avait au moins l'âge de posséder son permis de conduire- qui hésitait à s'approcher de la table où il était installé; elle observait l'auteur-illustrateur célèbre avec ce mélange de timidité et d'espièglerie qui caractérisait selon lui les filles au seuil d'une féminité plus épanouie. Dans quelques années, l'hésitation d'aujourd'hui ferait place au calcul, voire à la rouerie. Cette grâce de poulain, cette effronterie seraient bientôt tenues en bride. Il fallait bien qu'elle eût dix-sept ans au moins, mais sûrement pas encore vingt ans. Elle était tout à la fois fringante et gauche, peu sûre d'elle, et avide de faire ses preuves. Maladroite, mais hardie. Vierge, sans doute. Ou pour le moins trés inexpérimentée, conclut-il.
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AproposdelivresAproposdelivres   10 octobre 2014
Ses parents s'attendaient à avoir un troisième fils, mais là n'est pas la raison pour laquelle Ruth Cole devint écrivain. Ce qui alimenta sans doute son imagination, c'est que, dans cette maison où elle grandit, les photos des frères morts furent une présence plus forte que toute présence qu'elle sentait chez son père ou sa mère ; en outre, après que sa mère les abandonna, elle et son père, en emportant presque tous les clichés de de ses fils perdus, elle se demanda pourquoi son père laissait les crochets des-dites photos au mur. Ces crochets nus eurent leur part de sa vocation d'écrivain : des années après la disparition de sa mère, elle essayait encore de se rappeler quelle photo pendait à quel crochet. Et devant l'échec de sa mémoire à lui restituer les photos des disparus, elle se mit à inventer tous les instants capturés de leur courte vie qu'elle avait manquée. La mort de Thomas et Timothy avant sa naissance joua elle aussi son rôle dans sa vocation; dès l'aube de sa mémoire, il lui avait fallu les imaginer.
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goodgarngoodgarn   18 mars 2013
Ils demeurérent allongés, les yeux dans les yeux, pendant un temps qui parut infini à Eddie- en tout cas, il aurait voulu que ça ne finisse jamais. Toute sa vie il considérerait cet instant comme l'essence même de l'amour. L'amour, c'était de ne rien vouloir de plus, ne pas chercher à ce que les gens fassent autre chose que ce qu'ils venaient d'accomplir; c'était ce sentiment de plénitude.
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goodgarngoodgarn   16 mars 2013
Son père faisait ces remarques chaque printemps; remarques qui, elles-mêmes, distillaient une torpeur sans fond chez Eddie; il s'était un jour demandé si la course, seul sport qui l'intéressât, n'était pas l'expression de son désir de fuir la voix paternelle, qui avait les modulations prévisibles et ininterrompues d'une scie circulaire dans une scierie.
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Videos de John Irving (61) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Irving
L?écrivain américain revient avec un 14ème roman, « Avenue des mystères ». L?occasion pour Entrée Libre de rencontrer John Irving pour parler de son style d?écriture et des thèmes qui lui sont chers, et de comprendre la recette de ses best-sellers du « Monde selon Garp » à « L?Hôtel New Hampshire ».
Du lundi au vendredi, Claire Chazal explore les multiples formes de la culture. Au menu, l'actualité culturelle des dernières 24 heures, des reportages sur des sujets éclectiques, ainsi que des rencontres avec des personnalités du monde des arts plastiques, du spectacle vivant, du cinéma et de la musique. Une fois par mois, un invité prend les commandes de l'émission et propose ses choix culturels.
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