AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Michel Lebrun (Traducteur)
ISBN : 2020257793
Éditeur : Seuil (02/09/1995)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 1044 notes)
Résumé :
Owen tue la mère de John, son meilleur ami, d’une balle de base-ball perdue. A onze ans, il se proclame instrument de Dieu, et, grâce à lui, John devient chrétien. C’était avant Kennedy, la guerre du Vietnam et la prolifération de l’arme nucléaire. John se souvient de son ami d’enfance, et avec une nostalgie pleine de colère, d’une certaine Amérique, égocentrique et triomphante.
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  26 avril 2016
Si je devais établir un classement des personnages littéraires qui m'ont le plus touchée, nul doute qu'Owen Meany y figurerait en très bonne place.
"Une prière pour Owen" est un roman brillant, tout simplement. Oeuvre très personnelle pour son auteur mais dans le même temps totalement universelle tant elle peut toucher tout un chacun. Irving met toute son âme dans son roman, cela se ressent à chaque page, à chaque ligne. Et il partage cette intimité de façon si subtile que jamais le récit ne parait égocentrique. Au contraire, "Une prière pour Owen" est un grand roman humaniste.
Irving a mis beaucoup de lui-même dans le personnage du narrateur, ce n'est certainement pas un hasard s'ils ont le même prénom. Mais l'auteur a la finesse et la modestie de placer ce personnage en retrait, et cela même si on va le suivre tout au long de sa vie. John a beau être le personnage principal, le vrai héros du récit est Owen Meany. Toute l'existence de John ne semble se justifier que pour mettre en lumière ce personnage. Et quel personnage ! Owen n'a pourtant pas les atouts pour faire de lui un héros ; ce petit bonhomme bizarre, à la voix horripilante, illuminé, sûr de lui... Et pourtant, dès le début du roman, on s'attache à lui profondément. Et cet attachement, au fur et à mesure des pages, va se muer en admiration, en éblouissement. Owen Meany est un être lumineux. Irving doit être un peu magicien pour avoir su créer un si merveilleux personnage.
Le génie de l'auteur ne se résume pas à ce personnage. L'écriture est à l'avenant, magnifique, fine et sert un récit touffu mené de main de maître. Véritable roller-coaster émotionnel, "une prière pour Owen" vous fera passer du rire aux larmes, parfois dans la même phrase. Irving a un talent rare pour transmettre des émotions, il parvient à toucher le coeur et transporter l'âme.
Si vous vous laissez tenter, "une prière pour Owen" va vous bouleverser, je suis prête à prendre les paris.
Challenge Multi-Défis 2016 - 24 (Un livre présent dans ma PAL depuis plus d'un an)
Challenge Pavés 2016 - 6
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          586
MissSugarTown
  24 décembre 2012
Un coup de coeur, un chef d'oeuvre, un futur classique dans les prochains siècles certainement ! C'est mon troisième Irving et je pense qu'il devient mon préféré, et détrône de peu L'oeuvre de Dieu, la part du diable, de ce même auteur.
J'adore cette couverture, elle représente à la perfection l'histoire et l'ambiance du roman. John et Owen sont meilleurs amis depuis l'enfance, Owen est un garçon pas comme les autres, il est très petit de taille, il a une voix étrange, il est plus intelligent que la moyenne et il est surtout très croyant. le jour où il tuera la mère de John avec une balle de baseball par accident, il se proclamera instrument de Dieu.
Comme à son habitude, John Irving nous raconte l'histoire de l'auteur (ici, john) depuis sa naissance jusqu'à l'âge adulte, et j'adore ça. ça nous donne une vision plus globale de l'histoire et j'adore suivre l'évolution de ses personnages tout au long de leur vie, de telle sorte qu'à la fin du roman, on a l'impression d'avoir vécu 60 ans, d'avoir vécu toute une vie à travers ces centaines de pages, à tel point que tourner la dernière page devient difficile, on est triste de devoir quitter le monde d'Irving.
Comme dans les deux romans précédents, l'auteur ici encore est de père inconnu. Ce thème revient très souvent dans les romans de John Irving, sans doute parce que ce dernier a longtemps vécu sans connaître son père, il le découvrira en effet une fois arrivé à l'âge adulte, mais il sera déjà mort. Il y a énormément de similitudes entre la biographie de John Irving et l'histoire de John dans ce roman, et ce n'est que maintenant, en rédigeant ma chronique, que je me rends compte que le héros porte le même prénom que l'auteur.
Les thèmes principaux de ce roman sont : la religion, Dieu, les Etats-Unis et la politique américaine durant la guerre du Vietnam. Irving apporte un regard très critique et expose sa colère face à la politique américaine internationale des années 1960-1980, et pour la première fois je me suis sentie sur la même longueur d'ondes que quelqu'un en matière de politique. Nous avions les mêmes avis sur tout, ça m'a fait du bien.
J'ai adoré ce roman et l'histoire est passionnante. Encore une fois, c'est très bien écrit et traduit, un vrai régal ! A lire !
Lien : http://laculturehajarienne.b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
Ladybug
  09 juillet 2012
J'ai retrouvé dans ce roman, le goût de John Irving pour les personnages qui appréhendent le monde différemment. Ici, nous faisons la connaissance d'Owen, tout est singulier chez lui, son apparence physique, sa voix, son esprit extraordinairement vif et critique (dès le plus jeune âge), une personnalité écrasante.
Et toujours cette touche d'excentricité et le sens de la dérision qui rendent les romans de John Irving inoubliables. Les personnages et leur univers sont remarquablement développés, il installe son monde en nous racontant moults anecdotes truculentes ou tragiques, un foisonnement impressionnant !
Commenter  J’apprécie          330
Woland
  30 juillet 2009
A Prayer for Owen Meany
Traduction : Michel Lebrun
"Une Prière pour Owen" ressemble à un haut-de-forme de prestidigitateur. Dans ce livre-fleuve (près de sept-cents pages chez Points), John Irving a mis tout de sa nature de romancier : l'amour de la fresque, le souffle, une technique remarquable, des personnages que Dickens aurait pu imaginer et une réflexion sociale et politique qui sous-tend l'ensemble. Mais ces caractéristiques ne sont pas que des vertus : si le prestidigitateur, s'emportant, veut faire montre de trop d'audace, il risque de dévoiler ses trucs à un public qui cessera de croire en lui. Qu'importe : pour raconter l'histoire d'Owen Meany, John Irving prend tous les risques.
Terrible fut pour moi l'instant où je sentis vaciller ma foi en ce romancier - car ce moment, je l'ai connu, eh ! oui ! Lorsque Owen, alors un gamin de onze-douze ans, donne ses ordres (il n'y a pas d'autre terme) à celles et ceux, enfants et adultes, qui préparent le spectacle de la crèche de Noël. Owen, qui en a plus qu'assez du rôle qu'on lui attribue depuis des années, a résolu d'obtenir la vedette : il veut représenter l'Enfant Jésus. Mais comment réussir à convaincre l'épouse du pasteur, femme très autoritaire sous ses dehors souriants, de la justesse de son raisonnement ?
Je ne vais pas vous expliquer comment Owen parvient à ses fins - si je vous ai mis l'eau à la bouche, foncez vous procurer le livre. Wink Mais il parvient non seulement à décrocher le rôle mais encore à imposer ses propres vues sur les autres personnages et sur la mise-en-scène. Tout ça, à onze ans, avec sa stature qui en fait facilement trois de moins et sa voix si particulière que John Irving a éprouvé le besoin de le faire parler, du début jusqu'à la fin de son roman, en majuscules.
Quand j'ai lu la scène pour la première fois, je suis restée incrédule. Je me suis même dit : "Ce n'est pas possible, il prend son lecteur pour un imbécile !" La deuxième fois, j'étais toujours aussi sceptique mais je croyais sentir que, en grattant un tout petit peu ... La troisième fois, j'avais compris : j'avais pris le seul parti qu'il me restait, j'avais choisi d'y croire.
Comme je crois à Samuel Weller, à la régénération de Mr Dombey, à Mr Micawber et à Betsy Trotwood, à l'agonie de la petite Nell, à Pip et la vieille Miss Haversham et même aux malheurs d'Oliver Twist.
C'est le propre des créateurs-nés - et des illusionnistes-nés - d'attirer ainsi le lecteur-spectateur dans la réalisation de ses rêves personnels. En ce sens et quelles que soient ses faiblesses (et il en a, nous les distinguons aujourd'hui d'un oeil aussi implacable que l'était celui des contemporains lisant le "Pot-Bouille" de Zola, en attendant, très probablement, que les lecteurs du siècle prochain les occultent complètement ou ne les considèrent plus qu'avec une indulgence amusée), John Irving est un romancier fabuleux, un vrai. Avec Owen Meany et son incroyable destin, il a créé un personnage qu'on ne peut pas oublier.
Parce que, en chacun de nous, sommeille un Owen Meany, c'est-à-dire un être humain qui s'interroge désespérément sur le sens à donner à son existence. Plus que la certitude d'un Dieu biblique ou pas, John Irving affirme ici le lien éternel de l'espèce humaine avec un univers physique et spirituel dont la conscience la dépasse. Il le fait avec candeur et roublardise, avec tristesse et humour mais toujours avec Foi - une Foi qui, parce qu'elle ne se borne pas au domaine religieux, mérite largement sa majuscule.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          181
Nadouch
  04 octobre 2017
Il existe au minimum deux couvertures pour ce roman : l'une représente une balle de base-ball à pleine vitesse, l'autre une robe semblant danser sur un mannequin. Eh bien, tout est là !
Owen Meany n'est pas comme les autres : plus petit, plus intelligent, avec une drôle de voix et, surtout, surtout, il semble voir l'avenir... Et tout le roman tend vers cet avenir, en compagnie d'Owen et de son meilleur ami John, le narrateur. Entre le New Hampshire de leur enfance et le Canada d'adoption de John, c'est l'Amérique des années 50 à 80 qui défile sous nos yeux, et une galerie de personnages attachants, sensibles à L Histoire avec un grand H, et à leur petite histoire aussi. Parfois, j'ai pensé au film "Forrest Gump", tant pour le contexte que pour les personnages...
Très curieusement, mes débuts dans ce pavé ont été poussifs ; je l'ai pris, puis reposé pour quelques semaines. Quand je l'ai repris, j'ai été totalement happée et entraînée dans cette histoire follement bien bâtie. Irving est le champion des situations fantasmagoriques, des détails qui tuent, de l'improbabilité hautement crédible. J'ai retrouvé dans ce roman ce qui m'a fascinée, adolescente, quand j'ai découvert Irving avec le monde selon Garp. Et je ne comprends pas pourquoi j'ai attendu si longtemps pour rencontrer Owen.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          253
Citations et extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
WictorianeWictoriane   27 septembre 2008
Quand meurt, de façon inattendue, une personne aimée, on ne la perd pas tout en bloc ; on la perd par petits morceaux, et ça peut durer très longtemps. Ses lettres qui n'arrivent plus, son parfum qui s'efface sur les oreillers et sur les vêtements. Progressivement, on additionne les pièces manquantes.
Commenter  J’apprécie          960
TwiTwiTwiTwi   25 juin 2009
Depuis le lointain Noël 1953, j'ai toujours considéré cette période de fête comme un enfer pour les familles qui ont subi la perte d'un être cher et qui ne sont pas au complet ; la prétendue coutume des cadeaux vaut autant pour ceux que l'on donne que pour ceux que l'on reçoit. C'est à Noël que nous prenons conscience de ce qui nous manque.
Commenter  J’apprécie          410
TwiTwiTwiTwi   21 octobre 2009
Maintenant, il y avait une raison concrète à mon angoisse, mais je me sentais mal à l'aise : en quoi la mort de Marilyn Monroe pouvait-elle me concerner ?
"ELLE NOUS CONCERNE TOUS, me dit Owen Meany quand, ce soir-là, je lui téléphonai. ELLE ÉTAIT L'IMAGE MÊME DE NOTRE PAYS : PLUS TRÈS JEUNE MAIS PAS ENCORE VIEILLE ; UN PEU ESSOUFFLÉE, D'UNE TRÈS GRANDE BEAUTÉ, PEUT-ÊTRE UN PEU BÊTE, ET PEUT-ÊTRE PLUS INTELLIGENTE QU'ELLE N'EN DONNAIT L'IMPRESSION. ET ELLE ÉTAIT A LA RECHERCHE DE QUELQUE CHOSE. JE CROIS QU'ELLE VOULAIT S'AMÉLIORER. REGARDE LES HOMMES DE SA VIE ... JOE DI MAGGIO, ARTHUR MILLER, PEUT-ÊTRE LES KENNEDY ... REGARDE COMME ELLE ÉTAIT DÉSIRABLE. C'EST CE QU'ELLE ÉTAIT : DÉSIRABLE; ELLE ÉTAIT DRÔLE ET SEXY - MAIS VULNÉRABLE AVANT TOUT. ELLE N'A JAMAIS ÉTÉ TOTALEMENT HEUREUSE. ELLE ÉTAIT TOUJOURS UN PEU TROP GROSSE. EXACTEMENT A L'IMAGE DE NOTRE PAYS !"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
LuniverLuniver   18 janvier 2012
Le sagamore local s'appelait Watahantowet ; en guise de signature, il dessinait son totem sur les actes de vente : un homme sans bras. Par la suite, il y eut des discussions - fort peu intéressantes - au sujet du contrat avec les Indiens, et des hypothèses un peu plus intéressante sur la signification du totem sans bras. Les uns disaient qu'il symbolisait l'état d'esprit du sagamore en se voyant ainsi dépouillé de sa terre - comme si on l'amputait des deux bras-, les autres faisaient remarquer que sur les précédentes "signatures" de Watahantowet, le bonhomme, toujours dépourvu de bras, tenait une plume dans la bouche, indiquant ainsi la frustration du sagamore de ne pas savoir écrire. Mais dans d'autres versions du totem, l'effigie a un tomahawk dans la bouche et l'air complètement zinzin ; ou encore, il peut signifier la paix : pas de bras, tomahawk dans la bouche, Watahantowet ne combat pas... Quoiqu'il en soit de ces diverses interprétations, vous pouvez être sûrs que les Indiens se firent posséder jusqu'au trognon.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
iarseneaiarsenea   07 août 2012
Quand nous parlions entre nous des mères de nos copains, Owen se montrait d'une totale sincérité ; il parlait de la mienne sans détour, et je ne lui en voulais pas parce que je connaissais son sérieux. Owen ne plaisantait jamais.
« TA MÈRE A DE PLUS BEAUX NICHONS QUE LES AUTRES MÈRES. »
« Tu le penses vraiment ?
- ABSOLUMENT. LES PLUS BEAUX.
- Et ceux de Mrs. Wiggin ?
- TROP GROS.
- Ceux de Mrs. Webster ?
- TROP BAS.
- Ceux de Mrs. Merrill ?
- TRÈS RIGOLOS.
- Ceux de Miss Judkins ?
- J'EN SAIS RIEN. IMPOSSIBLE DE M'EN SOUVENIR. MAIS CE N'EST PAS UNE MÈRE !
- Miss Farnum ?
- TU TE MOQUES DE MOI ! disait-il avec humeur.
- Caroline Perkins ?
- PEUT-ÊTRE UN JOUR, dit-il sérieusement. MAIS ELLE N'EST PAS ENCORE MÈRE.
- Irene Babson ?
- TU VAS ME FAIRE VENIR DES BOUTONS ! » grinça Owen. Il ajouta avec admiration : « TA MÈRE, C'EST LA MIEUX ! ET ELLE SENT MEILLEUR QUE TOUTES LES AUTRES. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Videos de John Irving (50) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Irving
Payot - Marque Page - John Irving - Avenue des mystères
autres livres classés : Guerre du Viet-Nam (1961-1975)Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Complétez ces titres de John Irving

"Liberté pour ...

faire les courses'
les nounours'
les ours'
Florence Cassez'

12 questions
319 lecteurs ont répondu
Thème : John IrvingCréer un quiz sur ce livre
. .