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Maurice Rambaud (Traducteur)Pierre-Yves Pétillon (Préfacier, etc.)
EAN : 9782020255868
608 pages
Seuil (16/06/1995)
3.97/5   1547 notes
Résumé :
Rarement une voix avait su captiver l'imagination des lecteurs et des critiques comme celle de John Irving, dans le Monde selon Garp, son premier roman traduit en français. Une fois encore, avec son nouveau livre, l'Hôtel Nezv Hampshire, chacun se laisse envelopper et séduire par un univers tout aussi étrange et désarmant : celui de l'excentrique famille Berry.

Car, comme l'explique John – narrateur et troisième rejeton de cette famille qui comprenait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
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sur 1547 notes
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berni_29
  29 décembre 2021
♬ Ha! ha! famille nombreuse
Famille heureuse ♬
L'Hôtel New Hampshire est le roman que je préfère de John Irving.
Je ne saurais dire pourquoi. Sans doute parce que longtemps dans une autre vie j'ai aimé les hôtels. Il m'arrive encore pour des raisons professionnelles d'en visiter certains aux charmes fous. J'évite de les choisir dans des zones industrielles anonymes, avec des enseignes internationales qui évoquent pour moi le pire. Régulièrement, je dors à Rennes dans un petit hôtel indépendant dans un quartier tranquille où le propriétaire est un fantastique collectionneur d'objets vintages, un vrai musée !
Sans doute ai-je aimé aussi ce roman parce que cette famille Berry évoque une famille...
Les Berry ont cinq enfants, comme la famille dont je suis issu.
Parce que longtemps j'avais imaginé qu'une famille ressemblait à cela. Un lieu empli d'humanité, mais aussi de quelque chose d'autre qui ne peut être défini avec de simples mots. Peut-être aurais-je voulu qu'il y ait un chien et un ours au sein de ma famille. Je pense que cela aurait été mieux. Ou les aurait-on mis dans ce jardin étroit de 300 m² ? Qu'importe, on se serait poussé un peu plus...
Ici ce n'est pas un hôtel, on dirait un paquebot magnifique emmené en mer vers les horizons les plus ultimes. Un hôtel en perdition à la dérive. Ma famille fut un bateau à la dérive, à certains endroits il y eut des secrets de famille, des entrées d'eau, il y eut des naufrages... Est-ce pour cela que j'ai aimé cet hôtel qui ressemble à un paquebot parfois en mer contre vents et marées ?
J'ai aimé cette famille loufoque, atypique, attachante, aux notes qui nous sont étranges, étranges à nous-mêmes, étranges aussi à leurs membres, différents les unes des autres, mais formant une véritable harmonie au final, dont on en rêverait tous. Il y a des drames aussi, forcément.
La force de ce roman est ce regard sur la singularité, éloge de la différence, dérision sur nos mondes, voyage entre légèreté, gravité et douleur.
Ah ! Comme j'ai adoré descendre à L'Hôtel New Hampshire où il me semble avoir toujours une chambre disponible.
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fredho
  30 janvier 2016
John Berry , la quarantaine, nous raconte l'histoire de sa famille. C'est une famille non conventionnelle composée de Winlows le père irresponsable et rêveur, Mary la mère fantaisiste, Franck le frère ainé homosexuel et passionné de taxidermie, Franny la soeur incestueuse, traumatisée par un viol collectif, Lilly la soeur naine qui a une volonté farouche de vouloir grandir, Egg le petit frère atteint de surdité, Iowa Bob le grand-père haltérophile porté sur la boisson, et pour couronner le tout Earl l'ours qui aime faire du side-car, et Sorrow le labrador qui souffre de flatulence incurable.
Nous suivrons la destinée invraisemblable de cette famille hors du commun sur plusieurs décennies, de la rencontre amoureuse des parents à l'acquisition successive de 3 hôtels New Hampshire sur 2 continents différents. Nous ferons des rencontres improbables avec des personnages secondaires excentriques comme Freud le juif dresseur d'animaux et Susie l'ourse intelligente, mais nous croiserons également le chemin de prostituées extravagantes et de terroristes gauchistes complètement timbrés.
Réservez une chambre à l'hôtel New Hampshire pour y découvrir un univers burlesque, désarmant, dérangé, fantasmagorique, fascinant, drôle mais également réaliste et tragique. Un hôtel occupé par des personnages touchants et atypiques où la normalité n'existe pas et où le paradoxe a toute sa place.
Lire du John Irving c'est partir dans une autre dimension au coeur d'une folie douce et atterrir complètement déboussolé.
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la_fleur_des_mots
  31 janvier 2013
L'Hôtel New Hampshire est le roman de John Irving que j'ai préféré. Il nous offre une épopée familiale un peu loufoque et totalement attachante. Tous les personnages sont atypiques et drôles, loin des standards américains. du New Hampshire à Vienne, on suit le parcours mouvementé des Berry et de leurs cinq enfants. On fera la connaissance de Franck, passionné de taxidermie et homosexuel, Franny, lumineuse et incestueuse, de John, le narrateur, d'Egg, sourd comme un pot et féru de déguisements, de Lilly, trop petite, de Freud, l'ami de la famille, de Suzie et Earl... Ce roman foisonne de situations rocambolesques et de dialogues hilarants. On regrette souvent de ne pas être membre de la tribu Berry.
Un pavé plein de fantaisie que l'on dévore !
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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Allantvers
  02 novembre 2021
Irving et moi, ça le fait pas à tous les coups, et je remarque que quand ça le fait moins, c'est souvent quand lui en fait des tonnes .
Et là des tonnes , il y en a, à vous donner la sensation d'être littéralement écrasé dessous : des tonnes de mots, de dialogues, de rebondissements, de loufoqueries, d'improbabilités, de violence aussi, le tout traversé d'ours à moto, de chiens qui pètent et de putains qui hurlent : stop! n'en jetez plus!
Et pourtant derrière tout ce bruit, il y a une petite musique toute douce, mélancolique, qui murmure avec un grand sérieux la douloureuse expérience de la vie, la quête harassante du sens et la nostalgie du temps qui passe. Il y a aussi un regard plus que singulier, fantasmé à l'extrême, sur l'Amérique et ses travers, sur les blessures de l'Histoire et le poids de l'histoire personnelle de chacun.
Du très lourd en somme, lourd comme un ours.
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Christels
  13 août 2019
Une épopée contrastée à l'humour caustique
John Berry, le narrateur, nous raconte les tribulations de sa famille peu ordinaire, composée d'un grand-père, d'un père, d'une mère, de quatre frères et soeurs, d'un chien et d'un ours, tous plus excentriques les uns que les autres (eh oui, le chien et l'ours ont eux aussi une araignée au plafond).
Farfelus, rêveurs ou irresponsables, les membres terriblement attachants de cette tribu nous entraînent, derrière le père qui est en tête du peloton et dont l'ambition est de gérer un grand hôtel.
Et sachez-le, ce petit clan hétéroclite croisera sur sa route des êtres qui, en matière de bizarrerie, n'auront rien à leur envier. Ici, le monde est fou et le burlesque est la norme.
Les événements se succèdent, loufoques ou tragiques.
Les personnages, comme les situations, sont poussés jusqu'à être juste « trop », mais alors juste ce qu'il faut ! du coup, le roman est tour à tour très drôle, très dur, très émouvant, très triste, très beau, très amer...
Ah... j'ai failli oublier de signaler les dialogues désopilants !
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
fredhofredho   19 janvier 2016
[...] notre père avait accompagné Sorrow chez le vétérinaire, pour faire piquer le vieux chien.
[...] Franck n'avait aucune affection pour Sorrow, pourtant sa sentence parut l'attrister.
- Je sais bien qu'il pue, dit Franck, mais ce n'est tout de même pas une maladie rédhibitoire.
- Dans un hôtel, si, fit papa. Le chien souffre d'une flatulence incurable.
- De plus, il est vieux, dit maman.
- Quand vous deviendrez vieux, vous aussi, dis-je, l'idée ne nous viendra pas de vous faire piquer.
- Et moi alors? demanda Iowa Bob(le grand-père), je suppose que je suis le prochain sur la liste. Faudra que je surveille mes pets, sinon, en route pour l'hospice.
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gaiagaia   26 juillet 2014
Viennent d'abord Mary Bates et Win Berry, Freud et son idiot d'ours nommé soit State O'Maine, soit Earl. Puis viens la petite famille au complète: la minuscule Lily et ses mains qui ne tiennent pas en place, toujours essayant de grandir; il y a Egg, mignon comme tout, comme on peu si bien l'imaginer, avec son Sorrow qu'il aime tant; on a John, impossible de ne pas s'en attacher, narrateur et haltérophile de qualité; Franny et son caractère si borné et si attachant, qu'on imagine si belle qu'on en est jalouse; Franck, qui, malgré son attitude bizarre et ses goûts prononcé pour les déguisements, les uniformes et les hommes a des tonnes de qualités.

On rencontre Susie l'ourse, Iowa Bob - ou Coach Bob - les putains du deuxième hôtel New Hampshire, les violeurs de Dairy, Junior Jones, Ernest le pornographe, Old Billig l'extrémiste et tant d'autres qu'on ne sait plus qui nous apprécions ou détestons le plus.

Les trois Hôtels New Hampshire nous charmerons autant que le font si biens ses propriétaires.
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fredhofredho   26 janvier 2016
[...] - Y a qu'à le violer! dit Frank.
- Et qui s'en chargerait ? demanda Lilly.
- Moi - pour la cause, dit Susie. Mais, même avec moi, je crois que ça lui plairait. Les hommes sont tordus à ce point. Même quand ils vous détestent à mort, leurs bites continuent de vous aimer.
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fredhofredho   18 janvier 2016
- Tous mes vêtements sont trop grands pour vous, dit mon père à Freud quand il fut habillé de pied en cap.
- Je n'ai pas fini de grandir, dit Freud, qui, à l'époque devait avoir 40 ans passés. Si j'avais eu des habits à ma taille, je serai devenu plus grand.
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iarseneaiarsenea   09 septembre 2010
Le troisième pétait sans arrêt, mais ce trait désagréable était le seul qui le rapprochât de Sorrow ; c'était lui aussi un berger allemand, un mâle cette fois, et papa avait exigé de l'appeler Fred. Fred était également le nom du factorum du troisième Hôtel New Hampshire- un pêcheur de homards en retraite baptisé Fred, sourd comme un pot. Chaque fois que papa hélait un de ses chiens, n'importe lequel- Sacher ou Schlagobers-, Fred le factorum s'écriait « Quoi ?» même quand il travaillait à l'autre bout de l'hôtel. Cette manie plongeait papa dans une telle irritation (et, implicitement, nous rappelait Egg de façon si poignante) que papa menaçait toujours d'appeler son prochain chien Fred.
-Puisque de toute façon ce vieil idiot de Fred répondra chaque fois que j'appellerai le chien, le nom n'a aucune importance ! lançait papa. Seigneur Dieu, s'il doit s'obstiner à répondre « Quoi ?», autant que ce soit à l'appel de son nom.
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