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Maurice Rambaud (Traducteur)Pierre-Yves Pétillon (Préfacier, etc.)
EAN : 9782020255868
608 pages
Éditeur : Seuil (16/06/1995)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 1343 notes)
Résumé :
Rarement une voix avait su captiver l'imagination des lecteurs et des critiques comme celle de John Irving, dans le Monde selon Garp, son premier roman traduit en français. Une fois encore, avec son nouveau livre, l'Hôtel Nezv Hampshire, chacun se laisse envelopper et séduire par un univers tout aussi étrange et désarmant : celui de l'excentrique famille Berry.

Car, comme l'explique John – narrateur et troisième rejeton de cette famille qui comprenait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
fredho
  30 janvier 2016
John Berry , la quarantaine, nous raconte l'histoire de sa famille. C'est une famille non conventionnelle composée de Winlows le père irresponsable et rêveur, Mary la mère fantaisiste, Franck le frère ainé homosexuel et passionné de taxidermie, Franny la soeur incestueuse, traumatisée par un viol collectif, Lilly la soeur naine qui a une volonté farouche de vouloir grandir, Egg le petit frère atteint de surdité, Iowa Bob le grand-père haltérophile porté sur la boisson, et pour couronner le tout Earl l'ours qui aime faire du side-car, et Sorrow le labrador qui souffre de flatulence incurable.
Nous suivrons la destinée invraisemblable de cette famille hors du commun sur plusieurs décennies, de la rencontre amoureuse des parents à l'acquisition successive de 3 hôtels New Hampshire sur 2 continents différents. Nous ferons des rencontres improbables avec des personnages secondaires excentriques comme Freud le juif dresseur d'animaux et Susie l'ourse intelligente, mais nous croiserons également le chemin de prostituées extravagantes et de terroristes gauchistes complètement timbrés.
Réservez une chambre à l'hôtel New Hampshire pour y découvrir un univers burlesque, désarmant, dérangé, fantasmagorique, fascinant, drôle mais également réaliste et tragique. Un hôtel occupé par des personnages touchants et atypiques où la normalité n'existe pas et où le paradoxe a toute sa place.
Lire du John Irving c'est partir dans une autre dimension au coeur d'une folie douce et atterrir complètement déboussolé.
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la_fleur_des_mots
  31 janvier 2013
L'Hôtel New Hampshire est le roman de John Irving que j'ai préféré. Il nous offre une épopée familiale un peu loufoque et totalement attachante. Tous les personnages sont atypiques et drôles, loin des standards américains. du New Hampshire à Vienne, on suit le parcours mouvementé des Berry et de leurs cinq enfants. On fera la connaissance de Franck, passionné de taxidermie et homosexuel, Franny, lumineuse et incestueuse, de John, le narrateur, d'Egg, sourd comme un pot et féru de déguisements, de Lilly, trop petite, de Freud, l'ami de la famille, de Suzie et Earl... Ce roman foisonne de situations rocambolesques et de dialogues hilarants. On regrette souvent de ne pas être membre de la tribu Berry.
Un pavé plein de fantaisie que l'on dévore !
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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Christels
  13 août 2019
Une épopée contrastée à l'humour caustique
John Berry, le narrateur, nous raconte les tribulations de sa famille peu ordinaire, composée d'un grand-père, d'un père, d'une mère, de quatre frères et soeurs, d'un chien et d'un ours, tous plus excentriques les uns que les autres (eh oui, le chien et l'ours ont eux aussi une araignée au plafond).
Farfelus, rêveurs ou irresponsables, les membres terriblement attachants de cette tribu nous entraînent, derrière le père qui est en tête du peloton et dont l'ambition est de gérer un grand hôtel.
Et sachez-le, ce petit clan hétéroclite croisera sur sa route des êtres qui, en matière de bizarrerie, n'auront rien à leur envier. Ici, le monde est fou et le burlesque est la norme.
Les événements se succèdent, loufoques ou tragiques.
Les personnages, comme les situations, sont poussés jusqu'à être juste « trop », mais alors juste ce qu'il faut ! du coup, le roman est tour à tour très drôle, très dur, très émouvant, très triste, très beau, très amer...
Ah... j'ai failli oublier de signaler les dialogues désopilants !
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ChatDuCheshire
  15 juin 2015
C'est mon préféré d'Irving, avec "A moi seul bien des personnages". Celui-ci est lié au célébrissime "Le monde selon Garp" car Garp y écrit une histoire se déroulant à Vienne qui évoque furieusement un épisode de cet "Hôtel New Hampshire". On retrouve également dans ce livre quelques-uns des "ingrédients" récurrents dans les livres d'Irving: la lutte, l'ours et Vienne notamment et parmi d'autres, ceux-ci faisant écho à la vie d'Irving lui-même (la pratique de la lutte, les études à Vienne dans les années 60).
On suit ici l'histoire d'une famille peu ordinaire qui créera successivement trois hôtels "New Hampshire", dont un à Vienne dans les années 50-60 (les deux autres aux Etats-Unis). La motivation du père y est mais le sens de la gestion pas nécessairement. Qu'importe toute la famille suivra l'aventure: père, mère et les cinq enfants sauf qu'une série de drames viendront décimer la tribu en cours de route.
Voici pour la trame. Le ton est toujours à l'humour, parfois absurde, parfois penchant davantage vers la comédie (humaine) burlesque. La peinture de Vienne dans les années 50-60 est extrêmement intéressante (cette ville se remettant encore de la seconde guerre mondiale, qui l'avait très durement affectée) et le côté "famille à l'assaut du monde" me rappelle ce fameux optimisme et esprit d'entreprise, parfois naïf et souvent extrêmement rafraîchissant, que j'ai pu rencontrer chez nombre d'amis étasuniens...
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jwpack
  03 avril 2012
John Irving est un auteur américain né en 1942, il est également scénariste. Dans ses romans, il inclut particulièrement plusieurs sujets récurrents, nous verrons ensemble lesquelles ont été employées dans l'Hotel New Hampshire. La version que j'ai entre les mains est celle du Club Québec Loisirs inc.
Débutons donc par ces fameux thèmes. Dans ses oeuvres, Irving utilise couramment : La nouvelle Angleterre, les prostituées, la lutte, Vienne, les ours, des accidents létaux, des parents absents, le cinéma et une relation entre un jeune homme et une femme adulte. Selon Wikipédia, l'Hotel New Hampshire serait le seul roman de l'écrivain à incorporer tous ces sujets. Par exemple, « Je te retrouverai », qui est une autre fiction d'Irving, inclus tous ces thèmes également, sauf les ours. C'est pareil pour « le monde selon Garp » qui exclut le septième art. Comme je le disais, l'Hôtel New Hampshire, lui, intègre absolument tout.
L'histoire m'a captivé, car j'aime les hommes de lettres qui osent. Déjà au résumé et à la couverture on s'attend à quelques choses de différent. L'un des sujets courageux choisis par l'auteur est l'inceste : le narrateur, John qui est le troisième enfant de la famille, est amoureux de sa soeur ainée, Franny. Ça prend de l'audace pour rédiger sur ce thème. Je dois admettre que les premières pages n'ont pas capté mon attention et j'ai dû patienter jusqu'au deuxième chapitre pour vraiment me lancer dans une lecture effrénée. Nous devons nous habituer au style d'écriture : de longues phrases qui doivent parfois être déchiffrées pour bien cerner le sens, mais n'ayez aucune crainte, après quelques feuilles, nous y sommes déjà aisément familiarisés.
En fait, le récit n'est pas tellement rocambolesque, mais surtout particulier, les personnages également : un père de maisonnée rêveur, une femme compréhensive, des enfants aux caractères et attributs variés (l'un est sourd, un autre homosexuel, une autre est naine, etc); une famille des plus inédites, émettrons-nous. Cette originalité est la plus grande force de l'oeuvre. Que dire de la facilité d'Irving à tuer des personnages de façon complètement subite? Quelques lignes en fin de chapitre suffisent pour défigurer la cellule familiale. Une relecture est nécessaire pour être bien certain de ne rien avoir manqué et ainsi se rendre compte qu'effectivement, il est bel et bien mort. On ne le verra plus, et nous sommes réellement tristes, car nous étions déjà attachés. C'est fort, vraiment fort.
Semblerait que ce ne soit pas la meilleure oeuvre de l'auteur, m'a-t-on dit. C'est, par contre, assez bon pour que je puisse vouloir me procurer d'autres de ses bouquins. Possiblement tenterais-je le coup avec « le Monde selon Garp », son premier roman? Toujours est-il qu'il s'agit ici d'un livre que j'ai apprécié.
Quels sont les points négatifs? Il y a le premier chapitre que j'ai déprécié, la cause m'échappe, peut-être ses longues phrases m'auraient elles déboussolé? Sinon, on y retrouve quelques composantes trop répétitives comme « Sorrow », le chien de la famille qui décède. L'écrivain nous ramène à cet élément jusqu'à la fin, sans réelle raison, comme une fixation un peu trop poussée qui aurait très bien pu être laissée de côté.
Mon évaluation se situe à 7 étoiles sur 10. Je vous ferai bientôt la critique de « le Monde selon Garp ». J'ai bien envie de découvrir un peu plus cet auteur, et vous? Que pensez-vous de John Irving? Aimez-vous son originalité, son humour, son courage et son style littéraire? Avez-vous vu l'adaptation cinématographie réalisée par Tony Richardson en 1984?
Lien : http://www.sergeleonard.net/..
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
fredhofredho   19 janvier 2016
[...] notre père avait accompagné Sorrow chez le vétérinaire, pour faire piquer le vieux chien.
[...] Franck n'avait aucune affection pour Sorrow, pourtant sa sentence parut l'attrister.
- Je sais bien qu'il pue, dit Franck, mais ce n'est tout de même pas une maladie rédhibitoire.
- Dans un hôtel, si, fit papa. Le chien souffre d'une flatulence incurable.
- De plus, il est vieux, dit maman.
- Quand vous deviendrez vieux, vous aussi, dis-je, l'idée ne nous viendra pas de vous faire piquer.
- Et moi alors? demanda Iowa Bob(le grand-père), je suppose que je suis le prochain sur la liste. Faudra que je surveille mes pets, sinon, en route pour l'hospice.
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gaiagaia   26 juillet 2014
Viennent d'abord Mary Bates et Win Berry, Freud et son idiot d'ours nommé soit State O'Maine, soit Earl. Puis viens la petite famille au complète: la minuscule Lily et ses mains qui ne tiennent pas en place, toujours essayant de grandir; il y a Egg, mignon comme tout, comme on peu si bien l'imaginer, avec son Sorrow qu'il aime tant; on a John, impossible de ne pas s'en attacher, narrateur et haltérophile de qualité; Franny et son caractère si borné et si attachant, qu'on imagine si belle qu'on en est jalouse; Franck, qui, malgré son attitude bizarre et ses goûts prononcé pour les déguisements, les uniformes et les hommes a des tonnes de qualités.

On rencontre Susie l'ourse, Iowa Bob - ou Coach Bob - les putains du deuxième hôtel New Hampshire, les violeurs de Dairy, Junior Jones, Ernest le pornographe, Old Billig l'extrémiste et tant d'autres qu'on ne sait plus qui nous apprécions ou détestons le plus.

Les trois Hôtels New Hampshire nous charmerons autant que le font si biens ses propriétaires.
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fredhofredho   18 janvier 2016
- Tous mes vêtements sont trop grands pour vous, dit mon père à Freud quand il fut habillé de pied en cap.
- Je n'ai pas fini de grandir, dit Freud, qui, à l'époque devait avoir 40 ans passés. Si j'avais eu des habits à ma taille, je serai devenu plus grand.
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fredhofredho   26 janvier 2016
[...] - Y a qu'à le violer! dit Frank.
- Et qui s'en chargerait ? demanda Lilly.
- Moi - pour la cause, dit Susie. Mais, même avec moi, je crois que ça lui plairait. Les hommes sont tordus à ce point. Même quand ils vous détestent à mort, leurs bites continuent de vous aimer.
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iarseneaiarsenea   09 septembre 2010
Le troisième pétait sans arrêt, mais ce trait désagréable était le seul qui le rapprochât de Sorrow ; c'était lui aussi un berger allemand, un mâle cette fois, et papa avait exigé de l'appeler Fred. Fred était également le nom du factorum du troisième Hôtel New Hampshire- un pêcheur de homards en retraite baptisé Fred, sourd comme un pot. Chaque fois que papa hélait un de ses chiens, n'importe lequel- Sacher ou Schlagobers-, Fred le factorum s'écriait « Quoi ?» même quand il travaillait à l'autre bout de l'hôtel. Cette manie plongeait papa dans une telle irritation (et, implicitement, nous rappelait Egg de façon si poignante) que papa menaçait toujours d'appeler son prochain chien Fred.
-Puisque de toute façon ce vieil idiot de Fred répondra chaque fois que j'appellerai le chien, le nom n'a aucune importance ! lançait papa. Seigneur Dieu, s'il doit s'obstiner à répondre « Quoi ?», autant que ce soit à l'appel de son nom.
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