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ISBN : 2266097806
Éditeur : Pocket (04/10/1999)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 136 notes)
Résumé :
Construite par un riche industriel au XIXe siècle, Hill House est une monstruosité architecturale, labyrinthique et ténébreuse, qui n'est plus habitée par ses propriétaires. On la dit hantée. Fasciné par les phénomènes paranormaux, le docteur Montague veut mener une enquête et sélectionne des sujets susceptibles de réagir au surnaturel. C'est ainsi qu'Eleanor arrive à Hill House avec ses compagnons. L'expérience peut commencer, mais derrière les murs biscornus, les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  31 janvier 2017
Existe-t-il un fantasme dans le domaine de l'épouvante qui soit aussi tenace que celui de la maison hantée ? Qui n'a jamais fait le cauchemar de se trouver dans une maison inconnue, sans aucun repère, et peut-être même soumis(e) à des phénomènes paranormaux ?
Hill House est une vieille bicoque baroque et gothique comme les architectes du XIXème siècle ont seuls su en bâtir, rivalisant de tourelles et d'échauguettes, crénelées de corbeaux en pierres de taille et ornementées d'un nombre conséquent de gargouilles, à faire pâlir d'envie une cathédrale. Or cette gentilhommière dont vous devinez sans peine l'aspect lugubre ne semble pas uniquement renfermer entre ses murs quelques chauve-souris et autres noires araignées. Le Dr Montague, chercheur dans le domaine parapsychique, est attentif aux rumeurs qui affirment qu'aucun locataire n'a pu dormir à Hill House plus de deux nuits, et il ne lui en faut pas davantage pour vouloir percer ce mystère. Convoquant à ses côtés trois jeunes gens - qui offrent toutes les apparences de la "bande à Scooby-Doo" -, le digne professeur se tient prêt à affronter les mystères de la sinistre baraque.
Ce roman d'épouvante tient toutes ses promesses. Rythmé, efficace et d'une écriture très accessible, "Maison hantée" de Shirley Jackson m'a transportée entre les murs hostiles de Hill House en compagnie de Luke, Éléonore et Théodora. Mes quelques craintes de départ - motivées par la recommandation de Stephen King le décrivant comme "le meilleur roman fantastique de ces cent dernières années" (sachant que Stephen King n'a jamais réellement réussi à me faire frisonner) -, je me suis laissée prendre au jeu des ombres et des secrets.
Une lecture divertissante dans son genre, de celles qui font courir un inhabituel frisson glacé le long de la colonne vertébrale quand on la découvre tard le soir, dans une maison solitaire... Un huis-clos au charme un peu kitsch mais addictif ; le charme discret d'un téléfilm du dimanche après-midi sur M6.

Challenge MULTI-DÉFIS 2017
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darkmoon
  20 mars 2014
Hugh Crain, richissime industriel du XIXè siècle a construit Hill House, un monstrueux manoir labyrinthique et ténébreux. La légende veut que son fantôme l'habite encore, entouré des enfants qu'il retenait prisonniers dans ses usines. C'est dans cette maison que le Dr. Montague réunit la jeune et belle Theo, le vénal Luke, et Nell, jeune femme fragile, sensible et vulnérable, sous le fallacieux prétexte de les guérir de leurs insomnies chroniques. Mais le docteur, lui, veut étudier les mécanismes de la peur.
Le profond malaise qui caractérise ce roman est à tel point contagieux que le lecteur devient instantanément le cinquième protagoniste de cette histoire. A moins que la maison, Hill House, ne soit celui-là... Car jamais un édifice n'a été ainsi personnifié, incarné, rendu... vivant ! Porte déformée, escalier brinquebalant, statues aux visages effrayants, corridor interminable, bruits sourds et rires démoniaques se succèdent dans le plus simple appareil, ceci n'empêchant nullement nos épidermes de frémir à ces sensations parfaitement reproduites. Finement alcoolisée de peurs, La maison hantée oscille régulièrement entre une atmosphère lourde et des récurrences liées à nos terreurs ancestrales le tout dans une sobriété sincère collant admirablement avec le contexte. le climat oppressant, la paranoïa ambiante, l'angoisse qui suinte même des murs aux perspectives affolantes car improbables. Et cette porte qui n'en finit pas de se déformer sous la pression d'une force mystérieuse, jusqu'à devenir une véritable bulle de bois... Cette porte, justement, Jackson ne l'ouvre jamais, aucun monstre, aucune apparition ne viendra apaiser notre imagination galopante. Car c'est là le pouvoir hypnotique et terrorisant de ce récit : faire de notre esprit un cheval fou lancé dans une frénésie spéculative...
Cependant plus qu'une histoire de maison hantée, ce roman est aussi le portrait d'une femme qui perd peu à peu la raison en se laissant progressivement dépasser par les événements. Ainsi à travers la description de la folie d'Eleanore dite Nell, le récit semble rester volontairement ambivalent en progressant à la fois sur un mode objectif qui décrit une action autonome de la maison alors qu'au point de vue d'Eleanor dont la nervosité, la culpabilité et l'exaltation morbide ne cessent d'augmenter durant toute l'intrigue, on peut penser alors à travers un mode subjectif que les événements paranormaux sont le fruit de la sensibilité pathologique de certains de ses hôtes. Car c'est peu dire que "La Maison hantée" est fortement empreint de psychanalyse. le concept freudien de l'inquiétante étrangeté parcourt tout le livre. Ce retour du refoulé lié aux expériences infantiles en rapport avec la relation parents/enfant et qui se rappelle à nous dans quelque chose de familier, c'est dans les grandes lignes ce qui arrive à Eleanor. Son arrivée à Hill House réveille ses peurs et ses remords envers sa mère sur laquelle elle a veillé des années durant jusqu'à sa mort, dont elle se sent en partie responsable. le manoir est comme un miroir qui lui renvoi sa culpabilité et son mal-être. Est-ce si surprenant dès lors que Hill House semble étrangement vivant, comme s'il possédait une âme qui lui était propre ?
Un roman d'épouvante intelligent et très prenant. Un chef d'oeuvre inoubliable.
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alberthenri
  28 mai 2017
Le roman de Shirley Jackson (1916-1965) parut aux Etats-Unis en 1959, mais ne fut traduit et publié en France que 20 ans plus tard.
Entre temps, il avait été adapté au cinéma par Robert Wise en 1963, pour devenir un classique du genre.
Une autre adaptation cinématographique sortira sur les écrans en 1999 réalisée par Jan de Bont....
Mais quid du livre ?
L'écriture riche et soignée de l'auteure a quelques aspects un peu vieilli, je rappelle qu'il fut écrit dans les années cinquante...
Nous sommes dans le domaine du fantastique "classique", j'entends par là, un fantastique, jouant surtout sur l'atmosphère, l'ambiance, les sentiments et ressentis des personnages plus que sur la recherche d'effets chocs...
L'histoire ?
Le Dr Montague, mène une expérience ayant trait au paranormal.
Pour cela, il réunit un petit groupe dans une monumentale bâtisse : Hill House, construite au XIX siècle par Hugh Crain un industriel de sinistre réputation.
Dans le groupe, Elèonore, jeune femme renfermée, cherchant à se libérer d'un triste passé, une artiste fantasque, et un bellâtre neveu de la propriétaire.
Des personnages très dissemblables qui vont vivre des événements plus qu'inquiétants dans l'ambiance lourde de la maison Craig....
J'ai apprécié la lente montée de l'angoisse, et la psychologie complexe des personnages.
En outre, je ne suis pas surpris que Stephen King ai dit de ce roman qu'il était "Le meilleur roman fantastique de ces cent dernières années".

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LePamplemousse
  17 mars 2014
Prenez une maison maléfique, deux jeunes femmes ayant déjà connu des expériences surnaturelles par le passé, un professeur passionné de phénomènes étranges et inexpliqués, quelques personnages secondaires antipathiques, et c'est parti pour quelques heures d'angoisse...du moins en théorie.
Car ce roman est quand même très classique, l'histoire n'a rien de vraiment originale et malgré un suspense bien présent il m'a manqué quelque chose pour que ce roman soit réellement palpitant.
Il faut dire que tout ça manque un peu de logique et de crédibilité, il se passe des choses certes, mais on ne sait pas trop ce qui en est à l'origine et rien ne sera vraiment expliqué au final.
J'ai eu l'impression que les personnages étaient tous un peu largués, qu'au fond personne ne savait ce qu'il venait faire dans cette galère et moi non plus !
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MissSherlock
  12 juillet 2017
Il y a de nombreuses années, j'ai découvert le film La Maison du Diable de Robert Wise que j'ai eu tôt fait de classer parmi mes films préférés. Mais ce n'est que récemment que j'ai eu la chance de tomber sur le livre de Shirley Jackson, La Maison hantée, qui a inspiré le cinéaste.
Le livre me brûlait les doigts tellement j'avais envie de me plonger dans cette histoire de maison infestée de fantômes. Après Pique-Nique à Hanging Rock et ses disparitions mystérieuses, me voilà partie sur la piste d'entités maléfiques !
Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai adoré et que j'ai bien frissonné. Je n'ai pas eu peur, il n'y a pas de quoi sauter au plafond mais l'atmosphère est assez chargée pour se sentir concernée par tout ce qui arrive aux personnages.
L'écriture est fluide, abordable et l'auteur réussit admirablement à créer une ambiance délétère ! Il n'y a pas de goules ou de vampires, pas de litres d'hémoglobine mais de brillantes scènes pleines de "jump scares".
Donc si vous aimez les huis clos, les personnalités confuses, les monstres dans le placard, les portes qui se referment toutes seules et les hurlements d'effroi pendant la nuit, ce livre est fait pour vous !
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   30 janvier 2017
- C'est l'endroit idéal pour pique-niquer. Le déjeuner au bord de l'eau, sans oublier les œufs durs.
- La salade de poulet et le gâteau au chocolat, ajouta Théodora en riant.
- La limonade dans un thermos. Et le sel, pour le renverser.
Théodora roula voluptueusement sur elle-même.
- Tout ce qu'on raconte sur les fourmis est faux. Il n'y a pratiquement jamais de fourmis. Des vaches, sans doute, mais je ne me rappelle pas avoir jamais vu la moindre fourmi pendant un pique-nique.
- Par contre, est-ce qu'il n'y a pas toujours un taureau dans un pré ? Et quelqu'un qui dit : attention, on ne peut pas passer par ce pré-là, il y a un taureau ?
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Gwen21Gwen21   30 janvier 2017
- Cela donne toujours un choc de toucher du marbre, dit-elle. Cela ne correspond jamais à ce à quoi on s'attend. Quand on voit une statue grandeur nature, elle ressemble assez à un être humain pour qu'on s'attende à toucher de la peau, j'imagine.
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manU17manU17   09 octobre 2017
La route décrivait un dernier virage, puis, brusquement, elle se retrouva devant Hill House. Sans réfléchir, elle appuya sur la pédale de frein. Le moteur cala.
Un spectacle abominable s'offrait à ses yeux. Elle fut parcouru d'un grand frisson, tandis que le mot s'imposait à son esprit : abominable. Cette maison est malsaine. Pars d'ici toute de suite.
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KadjagoogooKadjagoogoo   23 novembre 2015
Aucun organisme vivant ne peut connaître longtemps une existence saine dans des conditions de réalité absolue. Les alouettes et les sauterelles elles-mêmes, au dire de certains, ne feraient que rêver. Hill House se dressait toute seule, malsaine, adossée à ses collines. En son sein, les ténèbres. Il y avait quatre-vingts ans qu'elle se dressait là et elle y était peut-être encore pour quatre-vingts ans. A l'intérieur, les murs étaient toujours debout, les briques toujours jointives, les planchers solides et les portes bien closes. Le silence s'étalait hermétiquement le long des boiseries et des pierres de Hill House. Et ce qui y déambulait, y déambulait tout seul.
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Gwen21Gwen21   16 février 2017
- La peur, dit le docteur, est l'abandon de la logique, la renonciation volontaire aux schémas de pensée raisonnable. Soit nous la combattons, soit nous nous y soumettons, mais il n'existe pas de position médiane.
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Video de Shirley Jackson (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Shirley Jackson
La Maison du diable (The Haunting, 1963), film britannique réalisé par Robert Wise, sorti en 1963. Trailer
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