AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2226439048
Éditeur : Albin Michel (02/10/2019)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
« Dans Une Cosmologie de monstres, Shaun Hamill allie brillamment les univers angoissants de H.P. Lovecraft avec l’histoire contemporaine d’une famille menacée de destruction par des forces surnaturelles. Il réussit son coup, parce que ces braves gens pourraient être nos voisins. L’horreur ne fonctionne que lorsque nous nous attachons aux personnes concernées  ; nous nous attachons aux Turner, et leurs cauchemars deviennent les nôtres. La prose de Hamill est s... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Souri7
  13 septembre 2019
🧟‍♂️⛓Suivez les péripéties et les déboires de la famille Turner, une famille comme les autres... enfin presque au vu de ce qui gratte aux carreaux la nuit...

Quand on m'a proposé, de lire se livre en avant-première, j'avoue avoir pas mal hésité. le fantastique, l'horreur, l'imaginaire n'étant pas un genre que j'apprécie énormément, je ne me sentais pas le droit d'en donner un avis. Mais la curiosité l'emportant, je me suis lancée. Et j'avoue que je ne regrette pas.

Au départ, j'étais sceptique pour ne pas dire par l'histoire. La mise en contexte de départ est assez banale et retrace l'histoire de la rencontre de Margaret avec Harry. Bref, rien de nouveau et d'exceptionnel. Sauf que petit à petit, Shaun Hamill intègre une part d'inquiétant, d'étrange à son histoire. Les personnages du départ qui paraissaient caricaturaux et fades prennent une part sombre, voire dépressive. Tout cela prend un virage à 180° lorsque Harry offre à Margaret un roman de Lovecraft pour la séduire.

Le roman se décompose en 7 parties qui vont crescendo non pas dans l'effrayant, mais l'horreur sans pour autant tomber dans les clichés du genre avec hémoglobine et compagnie et plus sur l'aspect psychologique, traumatisme. Petit à petit un nouveau personnage émerge auprès de la famille Turner, et faisant partie totalement de leur univers : le mystérieux monstre qui gratte à la fenêtre. Tous les membres de la famille le perçoivent, mais seul Noah, le plus jeune décide d'interagir avec lui. Petit à petit, cette relation évolue vers une sorte d'amitié puis une relation amoureuse. Cette allégorie à l'ami imaginaire revue et corrigée par Shaun Hamill est à frémir puisque la relation entretient de la violence, du sexe, de la domination.

Shaun Hamill nous livre un conte effrayant et moderne. Vous pouvez oublier le gentil petit chaperon rouge qui est dépassé. Faites place au monstre et à des héros aux espoirs brisés, aux comportements imparfaits ... brefs à de simples humains. Petit à petit le lecteur se retrouve prisonnier de l'histoire et n'attend que d'en connaître la suite.
La structure du roman aide également à plonger le lecteur dans ce récit. Chaque partie est entrecoupée de Séquence scénarisée qui ne prenne une véritable portée qu'au final. Les thématiques abordées sont dérangeantes, sombres et peuvent vraiment perturber certains lecteurs.
Pour un premier roman, c'est réussit et captivant d'horreur.

Pour conclure, je pense que ce livre plaira et sera détesté par d'autres. Si vous aimez les lectures sombres avec une part de paranormal psychologique, vous allez apprécier. Si vous avez envie de monstres, de sang et tout le toutim... cela risque de vous paraître léger.
Personnellement, j'ai beaucoup aimé et j'ai été conquise par l'histoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1094
Annabelle19
  15 septembre 2019
J'ai trouvé cette histoire vraiment captivante, j'ai adoré. On suit tout le parcours d'un homme, de la rencontre de ses parents à son entrée dans l'âge adulte. Sauf que plus les pagent défilent et plus on se rend compte que le fil rouge de cette histoire est surtout le "monstre", toujours à la lisière de cette famille.
On s'attache énormément à Noah, le narrateur, mais aussi à ses parents et ses deux soeurs, tous profondément humains. Ces existences passées en accéléré nous font vivre les drames, les malheurs, les joies et les espoirs qui en désillusions, ne laissant que des regrets. On sent vraiment les dégâts du temps qui passe et qui emporte tout, plongeant l'histoire dans une atmosphère de nostalgie et de mélancolie vraiment marquantes.
L'élément central de ce roman, c'est la créature qui s'intéresse aux Turner et avec laquelle Noah va nouer une relation aussi trouble que fascinante. le roman se veut clairement un hommage au genre de l'horreur et, plus particulièrement, à Lovecraft, avec la présence de cette "Cité", un univers effrayant et malsain qui existe tout près du notre, à la périphérie de notre vision, et qui hantera certains des personnages leur vie durant.
Fidèle à la tradition lovecraftienne, l'auteur laisse cet univers largement plongé dans le mystère, la brièveté de l'aperçu qu'il nous en offre ne le rendant que plus inquiétant.
En bref, ce roman en partie horrifique est surtout porté par la force de ses personnages et des émotions qu'ils véhiculent, n'oubliant pas de nous plonger au passage dans certaines scènes très dérangeantes.
On se pose des questions, on a peur parfois, on est souvent triste, et tout cela forme un roman étonnant et passionnant qui se lit en une bouchée !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Apophis
  19 septembre 2019
Lu en VO
Un très bon roman, une première publication admirable, mais un aspect horrifique qui manque un peu de tranchant
Ce bouquin nous arrive auréolé d'un buzz et d'une réputation tout à fait considérables, nimbé des louanges de Stephen King en personne et d'ores et déjà assuré de devenir une série TV. Mieux encore, vu l'hommage incessant à Lovecraft qui y est fait, il présente la caractéristique très attractive pour Gilles Dumay de pouvoir être vendu aux lectorats de King ET du génie de Providence. Je m'attendais donc à un chef d'oeuvre poussant les lovecrafteries (qui ont été très à la mode ces dernières années) dans leurs derniers retranchements, mais j'aurais dû lire lesdites louanges de Stephen King un peu plus attentivement, notamment lorsqu'il déclare « L'horreur ne fonctionne que lorsque nous nous attachons aux personnes concernées  ; nous nous attachons aux Turner, et leurs cauchemars deviennent les nôtres. La prose de Hamill est sobre, tout simplement belle ». Et c'est bien là que s'est situé mon problème : oui, il s'agit globalement d'un très bon roman ; oui, pour une première publication, l'auteur fait preuve d'un talent et d'une maîtrise bluffants ; oui, Hamill fait « du Lovecraft » mais en plaçant l'humain au centre de son récit, alors que chez le maître, il est broyé par son insignifiance à l'échelle du cosmos ; MAIS (parce qu'il y en a un), ce bouquin a manqué pour moi (à part sur la toute fin) de ce frisson de terreur, d'horreur indicible, qui m'a saisi quand j'ai jadis lu King ou (surtout) Lovecraft. On est désolé pour la famille Turner, on compatit, mais on ne tremble finalement que rarement, et on n'est pris d'un vrai vertige que sur la toute fin. Il s'agit donc d'un très bon roman, mais pas d'un chef-d'oeuvre (et certainement pas d'un chef d'oeuvre de l'Horreur, en raison d'un manque de « tranchant »), à mon sens, même s'il reste très prenant et me laissera un bon souvenir.
Ce qui précède n'est qu'un résumé, retrouvez l'analyse complète sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Souri7Souri7   12 septembre 2019
[...] Papa m'a dit un jour que toutes les histoires d'horreur connaissaient un dénouement heureux, mais il se trompait. Regarde comment il a fini. Noah, un dénouement heureux, ça n'existe pas. Les chansons, les livres et les films qui se "terminent bien" s'arrêtent tous au "bon" moment. Ils ne racontent pas toute l'histoire. Seules les anciennes tragédies disent la vérité. Beowulf triomphe de Grendel et de sa mère, mais uniquement pour périr en combattant un dragon. Gilgamesh perd son meilleur ami. Achille aussi. Dans Hamlet, tout le monde meurt. C'est la seule vérité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          430
Annabelle19Annabelle19   15 septembre 2019
il voudrait dire tant de choses à ce garçon, mais il va à l'essentiel, ce qui lui semble peut-être le plus important : la vie transforme n'importe qui en monstre, mais ce n'est jamais irréversible. La souffrance et la mort sont bien réelles, mais l'amour, la famille et le pardon aussi.
Commenter  J’apprécie          30
Souri7Souri7   11 septembre 2019
[CONTEXTE : Eunice, la sœur a lu une histoire de Lovecraft à son petit frère Noah âge de 6 ans]

Elle m'embrassa sur le front. "Dors bien, petit prince". Elle alluma ma veilleuse, éteignit le plafonnier.
"Eunice", dis-je, l'arrêtant sur le seuil.
Ma bouche sembla chercher les mots qui sauraient communiquer à ma sœur ma peur, mon besoin de la garder à proximité. Mais je craignais, si je lui paraissais trop impressionnable, qu'elle décide de plus me lire Lovecraft.
"Rien, dis-je. Bonne nuit.
- Bonne nuit."
Le bruit commença dès qu'elle eut tiré la porte derrière elle, un grattement insistant contre ma vitre. Il me réveillait immanquablement depuis des semaines. J'avais pourtant fermé les rideaux à l'aide d'une épingle à nourrice pour que personne ne puisse m'observer, bien que la fenêtre de ma chambre donne sur notre cour intérieure. Entre les tentures subsistaient une fente étroite par laquelle je ne voyais que les ténèbres.
Le grattement gagna en intensité, évoquant un chant strident et affolé. [...] Je me contentai donc d'enfouir ma tête sous l'oreiller en attendant que le bruit cesse. Il sembla se prolonger pendant des heures.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          481
Annabelle19Annabelle19   15 septembre 2019
Vivre au sein d'une famille marquée par un deuil dont on ne garde aucun souvenir est comme être assis derrière un spectateur de très grande taille au cinéma. Autour de soi, tout le monde rit, pleure et réagit à des choses dont on ignore tout.
Commenter  J’apprécie          20
autres livres classés : maison hantéeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Ce film d'horreur et d'épouvante est (aussi) un roman

Jack Torrance, gardien d'un hôtel fermé l'hiver, sa femme et son fils Danny s'apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Ce film réalisé en 1980 par Stanley Kubrick avec Jack NIcholson et Shelley Duvall est adapté d'un roman de Stephen King publié en 1977

Le silence des agneaux
Psychose
Shinning
La nuit du chasseur
Les diaboliques
Rosemary's Baby
Frankenstein
The thing
La mouche
Les Yeux sans visage

10 questions
577 lecteurs ont répondu
Thèmes : cinema , horreur , epouvanteCréer un quiz sur ce livre