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EAN : 9782226439048
416 pages
Éditeur : Albin Michel (02/10/2019)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 148 notes)
Résumé :
« Dans Une Cosmologie de monstres, Shaun Hamill allie brillamment les univers angoissants de H.P. Lovecraft avec l’histoire contemporaine d’une famille menacée de destruction par des forces surnaturelles. Il réussit son coup, parce que ces braves gens pourraient être nos voisins. L’horreur ne fonctionne que lorsque nous nous attachons aux personnes concernées  ; nous nous attachons aux Turner, et leurs cauchemars deviennent les nôtres. La prose de Hamill est s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (86) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  13 septembre 2019
🧟‍♂️⛓Suivez les péripéties et les déboires de la famille Turner, une famille comme les autres... enfin presque au vu de ce qui gratte aux carreaux la nuit...

Quand on m'a proposé, de lire se livre en avant-première, j'avoue avoir pas mal hésité. le fantastique, l'horreur, l'imaginaire n'étant pas un genre que j'apprécie énormément, je ne me sentais pas le droit d'en donner un avis. Mais la curiosité l'emportant, je me suis lancée. Et j'avoue que je ne regrette pas.

Au départ, j'étais sceptique pour ne pas dire par l'histoire. La mise en contexte de départ est assez banale et retrace l'histoire de la rencontre de Margaret avec Harry. Bref, rien de nouveau et d'exceptionnel. Sauf que petit à petit, Shaun Hamill intègre une part d'inquiétant, d'étrange à son histoire. Les personnages du départ qui paraissaient caricaturaux et fades prennent une part sombre, voire dépressive. Tout cela prend un virage à 180° lorsque Harry offre à Margaret un roman de Lovecraft pour la séduire.

Le roman se décompose en 7 parties qui vont crescendo non pas dans l'effrayant, mais l'horreur sans pour autant tomber dans les clichés du genre avec hémoglobine et compagnie et plus sur l'aspect psychologique, traumatisme. Petit à petit un nouveau personnage émerge auprès de la famille Turner, et faisant partie totalement de leur univers : le mystérieux monstre qui gratte à la fenêtre. Tous les membres de la famille le perçoivent, mais seul Noah, le plus jeune décide d'interagir avec lui. Petit à petit, cette relation évolue vers une sorte d'amitié puis une relation amoureuse. Cette allégorie à l'ami imaginaire revue et corrigée par Shaun Hamill est à frémir puisque la relation entretient de la violence, du sexe, de la domination.

Shaun Hamill nous livre un conte effrayant et moderne. Vous pouvez oublier le gentil petit chaperon rouge qui est dépassé. Faites place au monstre et à des héros aux espoirs brisés, aux comportements imparfaits ... brefs à de simples humains. Petit à petit le lecteur se retrouve prisonnier de l'histoire et n'attend que d'en connaître la suite.
La structure du roman aide également à plonger le lecteur dans ce récit. Chaque partie est entrecoupée de Séquence scénarisée qui ne prenne une véritable portée qu'au final. Les thématiques abordées sont dérangeantes, sombres et peuvent vraiment perturber certains lecteurs.
Pour un premier roman, c'est réussit et captivant d'horreur.

Pour conclure, je pense que ce livre plaira et sera détesté par d'autres. Si vous aimez les lectures sombres avec une part de paranormal psychologique, vous allez apprécier. Si vous avez envie de monstres, de sang et tout le toutim... cela risque de vous paraître léger.
Personnellement, j'ai beaucoup aimé et j'ai été conquise par l'histoire.
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Kirzy
  06 novembre 2019
Quel livre foisonnant et original !!!! Mais attention aux malentendus ou aux attentes déçues que pourraient susciter l'illustration et la quatrième de couverture : un bandeau de Stephen King disant qu'il a adoré ce « roman d'horreur », un maison style hantée prise par des tentacules géants sur fond rouge sanglant brrrr ....
Or, pas de monstres à la Cthulhu à la lecture, pas de bascule dans de l'horrifique pur et dur premier degré. Pas de coeur qui s'accélère en tremblant d'effroi. La couverture américaine est bien plus juste, à mon sens : une main d'enfant qui semble taper dans une patte griffue et poilue d'un monstre hors cadre, un peu à la Max et les Maximonstres.
Car le narrateur, Noah Turner, en voit des monstres. Ou plutôt un monstre qui gratte à la fenêtre, la nuit. Un monstre héréditaire que son père a vu au point de lui construire un sanctuaire sous forme d'une attraction «  maison hantée ». Que sa mère a vu mais a préféré ignorer, qu'une de ses soeurs a vu.
Mais ce monstre qui gratte à la fenêtre n'arrive que tardivement dans le récit. Et c'est là tout le talent de l'auteur que de construire admirablement tout son arc narratif sur un crescendo s'étendant sur plusieurs décennies. Au-delà des citations et clins d'oeil à Stephen King, à Lovecraft ( tous les chapitres portent des titres de romans ou nouvelles de ce dernier, comme la Cité sans nom ), ce jeune auteur a une sacrée personnalité et son univers à lui.
La cosmologie est la branche de l'astrophysique qui étudie les origines, la nature, la structure et l'évolution de l'univers. Là, plus que d'une cosmologie de monstres, il s'agit de raconter la famille Turner, ses origines ( depuis les grands-parents ), ses malheurs et donc ses interactions avec son monstre héréditaire, le tout avec beaucoup de tendresse. Et ce qui démarre comme une chronique banale des hauts et des bas des Turner devient une passionnante exégèse familiale, juste et subtile, avec une part accordée à l'enfance, à l'enfant qui grandit et devient adulte, vraiment très belle. Tous les personnages ont une psychologie fouillée, même le monstre d'ailleurs, qui est très loin des clichés habituels.
Pas besoin de monstres à tentacules pour rendre compte de l'horreur ordinaire lorsque les drames frappent : précarité sociale, cancer, disparition, dépression, des monstres à part entière. Mais à mesure que le récit progresse, la part du fantastique devient de plus en plus prégnante, pas angoissante, mais un malaise affleure page après page, notamment dans la relation qui s'installe entre Noah et son monstre. Rien n'est linéaire, tout évolue, tout est de plus en plus complexe pour sauver sa famille des monstres qui menacent son existence. Jusqu'à un dénouement clair, sans pointillés ou points d'interrogation, qui est vraiment très fort.
Un très beau roman, brillant, original et profond.
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Bobby_The_Rasta_Lama
  24 septembre 2019
"Plus il se retirait du monde, plus ses rêves devenaient merveilleux; et c'est en vain que l'on aurait essayé de les retranscrire."
(H.P. Lovecraft, "Les contrées de rêve")
Etrange livre... déstabilisant, mais sympathique.
On sent que c'est écrit par pur plaisir de nous raconter une "histoire qui fait peur" : Hamill s'inspire des auteurs de la littérature fantastique qu'il aime depuis toujours, et il leur rend hommage tout en créant quelque chose d'assez original. J'ai été agréablement surprise, voire soulagée, car la masse critique est parfois une loterie imprévisible. Je craignais un peu de tomber sur un autre "défi osé" que l'auteur voudrait "magistralement relever" en pastichant (magistralement mal) Lovecraft, mais ce n'était heureusement pas le cas.
Hamill a bien compris l'essence d'une bonne histoire fantastique; la terreur qu'il nous sert n'a pas besoin de litres d'hémoglobine qui inondent les pages, ni de cages thoraciques qui explosent dans les onomatopées adéquates en libérant un tas d'odorantes giclures de toutes les couleurs. Mais gardez quand-même l'indispensable mouchoir parfumé à la violette pour vous éponger le front, car en lisant "Une cosmologie de monstres", vous sentirez en permanence un doigt glacé vous gratouiller l'échine ! Je suis assez d'accord avec le mot de S. King sur la couverture; cette "Cosmologie" ressemble un peu au "monde selon J. Irving", envahi peu à peu par le "chaos rampant" lovecraftien. Avec une touche psychotique d'Ira Levin ou de Shirley Jackson en prime.
En apparence, c'est une histoire ordinaire d'une famille ordinaire, mais peu à peu on commence à sentir la présence de quelque chose de dérangeant et malsain qui s'immisce dans la "normalité".
Vandergriff pourrait être une petite ville provinciale sans histoire... sauf que de temps en temps, les gens y disparaissent.
Les Turner pourraient être une chouette famille américaine... sauf qu'aucun de ses membres ne va très bien dans sa tête, et pour cause ! Il y a quelque chose dont ils sentent tous la présence; les signes d'un monde en dehors de ce monde. Cela fait des années que ces grattements nocturnes sur leurs fenêtres se produisent, et chacun fait avec à sa façon.
Le père, Harry, exorcise ses peurs un construisant une grande attraction sur le thème de la "maison hantée", et sa femme, la pratique Margaret, y participe avec entrain, pour "oublier" à son tour. Mais la "Promenade au coeur des ténèbres" n'est pas suffisante pour conjurer le sort, et la douée et insolente Sydney va bientôt s'en rendre compte ! Sa soeur Eunice se réfugiera dans l'écriture et la dépression, et le petit Noah, à six ans, sera le premier de la famille à ouvrir sa fenêtre dans la nuit noire, pour savoir... et pour changer sa vie à tout jamais !
C'est donc Noah l'initié, qui raconte cette sombre saga familiale : sa grand-mère "folle", la rencontre de ses parents sur le campus universitaire grâce au livre de Lovecraft, son père qu'il n'a pas connu, sa mère qui perpétue la mémoire de papa en faisant vivre cette "maison hantée", ses soeurs déséquilibrées.
Toute la famille "sait", car cette "chose" les hante tous, mais on n'aborde jamais ouvertement le sujet. Qui oserait ?
J'ai moins aimé les excursion de Noah dans le monde fantastique; parfois, quand on glisse dans l'explicite, on perd cette insupportable et agréable tension, et en même temps une partie du mystère.
Mais l'histoire est bien ficelée; Hamill s'inspire des mondes terrifiants sans les recopier, même si le titre de chaque chapitre est un clin d'oeil évident aux écrits de Lovecraft. C'est fait avec subtilité, et ça rampe et chuchote dans les ténèbres juste ce qu'il faut, pour mériter amplement les trois étoiles et demi, peut-être même plus !
Bravo à Shaun Hamill pour ce premier roman, et merci à la masse critique et aux éditions Albin Michel.
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Yendare
  08 octobre 2019
Cela fait 29 jours déjà que j'ai reçu ce livre avec plaisir dans ma boîte aux lettres, je remercie babelio et Albin Michel pour l'envoi de ce dernier.
Une cosmologie de monstre c'est l'histoire d'une famille, celle de la famille Turner qui a eu le malheur d'être dans le viseur de la Cité et de ses monstres.
Au début du roman pourtant, il n'y a rien de trop dérangeant, quoi que ce ne soit pas le bon mot ici, il n'y a rien de surnaturel. Le début de celui-ci commence plutôt fort avec cette phrase percutante : "je me suis mis à collectionner les lettres de suicide de ma soeur à l'âge de sept ans". Le ton du bouquin était d'or et déjà donné, la lecture ne serait pas des plus joyeuses. Ainsi si le début ne se passe pas dans un grand bonheur n'y a-t-il au moins presque rien de surnaturel puis au fil des pages, l'une après l'autre des phénomènes étranges se passent tel des avertissements pour la petite famille de prendre garde, de se méfier. Mais la petite famille passe outre, le monstre lui est là, il les guette puis finit par passer à l'action.
L'ambiance du roman est oppressante, entre mensonges, dénie et drame la famille Turner survit tandis que le monstre lui fil sa toile d'araignée avec le petit dernier de la famille : Noah qui finira par entretenir une relation malsaine et dérangeante avec ce dernier.
La construction du roman est remarquablement bien faîtes car le tout va en crescendo, plus on avance dans l'histoire et plus on se dépêche de tourner les pages suivantes pour connaître la fin. J'appréhendais un peu celle-ci ne sachant trop comment cela allait finir ni vraiment d'ailleurs comment je voulais que cette histoire se termine mais je trouve là encore que l'auteur s'en est remarquablement bien sortie.
N'aimant pas particulièrement avoir peur, j'ai également été satisfait de constater que ce livre ne m'a pas dérangé au point d'en faire quelques cauchemars même si la lecture à été suffisante pour que je prenne soin d'entièrement fermer mes volets au cas où.
C'est le premier roman de Shaun-Hamill et bien je dois dire avoir été complètement embarqué par celui-ci, avec un roman habilement structuré où tout est fait pour tenir le lecteur accroché à celui-ci en se posant d'innombrables questions dont les dernières trouveront réponse qu'à la fin du livre. Une réussite donc et je lirais avec plaisir les prochains romans de l'auteur.
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Yaena
  22 septembre 2019
A la lecture du résumé de l'éditeur je m'attendais à lire un livre d'horreur. J'ai donc foncé tête baissée, ravie que Babelio ait pensé à moi pour cette masse critique privilégiée (merci!). Mais rapidement je me suis rendue compte que j'étais en train de lire un récit plutôt à classer dans la catégorie «fantastique». Moi qui n'ai jamais accroché avec ce genre de lecture. Même le King et La tour sombre ne m'ont pas séduite, c'est dire! Quelle surprise de m'apercevoir que je ne pouvais plus lâcher Une cosmologie de monstres. J'ai vraiment beaucoup aimé. Pour un premier roman c'est épatant!
D'abord l'écriture de Shaun HAMILL est vraiment très plaisante. C'est fluide, travaillé et il ne faut pas plus de quelques mots pour être embarqué. En plus il y a plusieurs rebondissements que je n'ai pas vu venir. J'avoue: j'ai sous estimé Monsieur HAMILL. L'histoire est bien menée et la tension monte crescendo. L'auteur évite de tomber dans la facilité, il est toujours là où on ne l'attend pas et fait preuve d'une imagination débordante.
Pour autant on est loin d'être déconnectés du monde réel, ce qui donne un petit plus à l'histoire car on se projette très facilement à la place de la famille Turner. Des thèmes comme le deuil, la maladie mentale, les relations familiales, les secrets de famille sont abordés mais au lieu de faire sombrer l'histoire dans le pathos, cela contribue à brouiller les pistes. Sous couvert de normalité l'auteur réussi à intégrer le surnaturel là où on ne l'attend pas et où on aurait pu s'imaginer tout autre chose. de plus cela lui permet de maintenir une ambiance sombre et mélancolique qui sera une constante du début à la fin du livre. Difficile dans tout cela de démêler le surnaturel de la réalité.

Petit bémol cependant j'ai trouvé que certains personnages étaient vraiment très travaillés (Noah, Eunice par exemple) alors que d'autres étaient à peine ébauchés, c'est le cas de Sally notamment dont on a l'impression qu'elle a juste servie à donner une cohérence à l'histoire à un instant T et dont on s'est débarrassé dès que l'auteur n'a plus su quoi en faire. de manière générale les personnages secondaires sont un peu décevants. Mais on ne peut pas avoir tout bon dès le premier livre ce serait trop facile.
Malgré cela le tout reste vraiment addictif et très plaisant à lire. Ce conte moderne m'a rappelé mes lectures d'enfance quand tard le soir je plongeais dans des mondes imaginaires pas toujours très accueillants. Finalement je vais peut être tenter plus de lectures de ce type et surtout il serait temps de lire au moins 1 livre de monsieur Lovecraft.
Merci beaucoup Babelio pour cette belle découverte.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   23 octobre 2019
Solide, efficace et bien mené, servi par des intentions claires, Une Cosmologie de monstres, s’il n’est peut-être pas aussi “coup de poing” que d’autres titres déjà publiés dans cette collection n’en demeure pas moins une lecture plus qu’appréciable et que l’on recommandera volontiers aux amateurs… de Stephen King.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   11 septembre 2019
[CONTEXTE : Eunice, la sœur a lu une histoire de Lovecraft à son petit frère Noah âge de 6 ans]

Elle m'embrassa sur le front. "Dors bien, petit prince". Elle alluma ma veilleuse, éteignit le plafonnier.
"Eunice", dis-je, l'arrêtant sur le seuil.
Ma bouche sembla chercher les mots qui sauraient communiquer à ma sœur ma peur, mon besoin de la garder à proximité. Mais je craignais, si je lui paraissais trop impressionnable, qu'elle décide de plus me lire Lovecraft.
"Rien, dis-je. Bonne nuit.
- Bonne nuit."
Le bruit commença dès qu'elle eut tiré la porte derrière elle, un grattement insistant contre ma vitre. Il me réveillait immanquablement depuis des semaines. J'avais pourtant fermé les rideaux à l'aide d'une épingle à nourrice pour que personne ne puisse m'observer, bien que la fenêtre de ma chambre donne sur notre cour intérieure. Entre les tentures subsistaient une fente étroite par laquelle je ne voyais que les ténèbres.
Le grattement gagna en intensité, évoquant un chant strident et affolé. [...] Je me contentai donc d'enfouir ma tête sous l'oreiller en attendant que le bruit cesse. Il sembla se prolonger pendant des heures.
+ Lire la suite
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Souri7Souri7   12 septembre 2019
[...] Papa m'a dit un jour que toutes les histoires d'horreur connaissaient un dénouement heureux, mais il se trompait. Regarde comment il a fini. Noah, un dénouement heureux, ça n'existe pas. Les chansons, les livres et les films qui se "terminent bien" s'arrêtent tous au "bon" moment. Ils ne racontent pas toute l'histoire. Seules les anciennes tragédies disent la vérité. Beowulf triomphe de Grendel et de sa mère, mais uniquement pour périr en combattant un dragon. Gilgamesh perd son meilleur ami. Achille aussi. Dans Hamlet, tout le monde meurt. C'est la seule vérité.
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Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   23 septembre 2019
Si vous avez déjà vu une maison hantée sur ce modèle, vous connaissez le topo : sur les pierres tombales figurent des noms censés faire sourire - Frank N. Stein, Dr Acula, etc. Mais soit Harry n'était pas au courant, soit il se moquait des exigences de l'étiquette dans tout faux cimetière qui se respecte. Ses pierres portaient les noms de personnes bien réelles qui appartenaient à son entourage : son voisin Daniel Ransom, ses collègues Rick et Tim, lui-même, Margaret, et même, sur deux petites croix près de l'entrée, Eunice et Sydney. Quand Eunice vit la sienne, elle se mit à pleurer.
"Pourquoi t'as fait ça ?" demanda-t-elle.
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BleuopaleBleuopale   18 décembre 2019
Plus tard, après avoir rêvassé pendant dix pages de Kadath avant de m'endormir, je demandai à Eunice : "C'est comment, une maison hantée ?
- Je ne connais que celle qu'on a fabriquée quand j'avais ton age, répondit-elle.
- C'est effrayant ?
- Pas pour moi, puisque j'avais participé à sa conception ; je savais donc à quoi m'attendre. Mais je pense que le public a eu peur.
- Et maman et papa ?
- La plupart du temps, ils semblaient en colère, préoccupés. Ils se disputaient souvent.
- Alors pourquoi maman remettrait ça ?
Elle grimaça. "Elle veut pas, Noah. Elle est obligée. C'est Sydney qui en meurt d'envie.
- Mais pourquoi ? Et pourquoi maman refuse d'utiliser les anciens plans de papa?
- Je l'ignore. " Pour le première fois de ma vie, je ne la crus pas.
+ Lire la suite
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YaenaYaena   22 septembre 2019
La dépression occupe un espace physique, elle enfle et se glisse sous les portes closes. Elle flotte d'une pièce à l'autre, comme un gaz toxique, un brouillard qui finit par envahir toute la maison.
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