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Les enquêtes de Adam Dalgliesh tome 4 sur 14

Michèle Hechter (Traducteur)
EAN : 9782253055921
348 pages
Le Livre de Poche (01/02/1991)
  Existe en édition audio
3.58/5   234 notes
Résumé :
Le décor : l'hôpital John Carpendar, imposant établissement d'époque victorienne abritant plusieurs services, dont une école d'infirmières. La première victime : une des élèves, tuée d'une manière particulièrement atroce. Les suspects : les infirmières, et, surtout, la directrice, la formidable Mary Taylor, ses trois « secondes », mais aussi le grand patron, le docteur Courtney-Briggs, dont on découvre bientôt qu'il a eu une liaison avec l'une des victimes. L'enquêt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai déjà quelques P.D. James à mon actif, et voulant écluser les vieux livres de ma Pal, je me suis enfin lancée dans la lecture de "Meurtres en blouse blanche".
Comme le titre l'indique, nous allons nous trouver plongés dans le milieu médical. Cependant, je me dois de préciser qu'il va y avoir un petit voyage dans le temps, car nous allons nous retrouver en Angleterre au courant des années soixante-dix. C'est dire si les technologies ont évolué, ainsi que le monde dans lequel gravitent les soignants et les médecins.
Ici, tout est hiérarchisé, codifié, et bien psychorigide. Les infirmières sont les bonniches, pardon, les fidèles et dévouées collaboratrices des médecins qui se comportent comme des surhommes ( normal, ils en sont persuadés, et ceci n'a d'ailleurs pas trop changé depuis....). Pour planter le décor plus precisemment, c'est dans une école d'infirmières que va se dérouler la plus grosse partie de l'histoire. C'est aussi la que débute l'histoire avec un drame en pleine séance de travaux pratiques. Accident ? Meurtre ?? Suicide ..?, Euh, la non, je n'y crois pas , et personne d'autre non plus d'ailleurs...Ce n'est que lorsqu' une deuxième étudiante va trouver la mort dans des circonstances plus que douteuses que la police locale va enfin se décider à faire appel à Scotland Yard qui va envoyer son meilleur élément : Dalgliesh.
Ce dernier va devoir apprendre à louvoyer dans ce milieu très spécial, identifier les différents liens qui relient les protagonistes de l'histoire pour pouvoir avancer dans son enquête.
Même si l'histoire est bien écrite, j'ai trouvé le rythme un peu lent par moments. Ceci dit, la fin m'a bluffée, et j'avoue que je ne m'y attendais pas.
J'ai retrouvé avec plaisir le commissaire poète Dalgliesh, qui est toujours aussi brillant dans ses réflexions et son cheminement .
Sympathque...

Challenge ABC 2016/2017
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Un mois de janvier froid et pluvieux.
Un hôpital dans le Hampshire, à 70 km de Londres, entouré d'un grand parc boisé.
Un chirurgien très opportuniste.
Une vieille bâtisse du XVIIIe siècle abritant une école d'infirmières tenue par des femmes, toutes célibataires.
Nous sommes au début des années 70. La discipline est rigoureuse pour une profession exigeante.
Le décors est planté. Deux élèves vont mourir empoisonnées, à quelques jours d'intervalle, dans de mystérieuses conditions...Le commissaire Adam Dalgliesh et l'inspecteur Charles Masterson sont sur les lieux. L'enquête s'avère complexe.
Au fil des interrogatoires, des rituels, des vies intimes, des passions, des haines, vont se révéler...
Une intrigue machiavélique, une histoire très documentée, un dévouement inattendu.
le tout servi entre deux tasses de thé. Avec un nuage de lait, mais méfiance...
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Phyllis Dorothy James (1920-2014) est une célèbre écrivaine britannique auteur de romans policiers. A vingt et un ans, elle épouse Connor Bantry White, qui sert dans le corps médical de la Royal Army, et dont elle aura deux filles. Malheureusement, son mari revient traumatisé des Indes et jusqu'à sa mort en 1964, il partage sa vie entre les hôpitaux psychiatriques et sa maison. Pour nourrir ses deux filles et assurer la vie quotidienne, P.D. James doit travailler, d'abord employée de bureau à l'hôpital de Paddington, elle suit les cours du soir pour gravir les échelons de l'administration médicale. Par ailleurs, elle souhaite écrire depuis longtemps. Menant tout de front, elle s'attelle alors à la tâche, tous les matins entre six et huit heures. Sa détermination et son intelligence lui permettent d'accéder à un poste de cadre supérieur au ministère de l'Intérieur où elle travaille au département judiciaire (service de la médecine légale), puis occupe la fonction de magistrat jusqu'en 1984 (section juridique de la brigade criminelle), ce qui enrichit sa connaissance du système policier et juridique. Elle est anoblie en 1990 par la reine, qui la fait baronne James of Holland Park. Son premier roman, A visage couvert, paraît en 1962 et son dernier, La mort s'invite à Pemberley, en 2011. Meurtres en blouse blanche, date de 1971.
Il m'aura fallu attendre le décès de P.D. James pour réaliser que je ne l'avais jamais lue ! Il n'est jamais trop tard pour bien faire alors j'ai ouvert ce Meurtres en blouse blanche, considéré comme l'un de ses meilleurs.
L'hôpital John Carpendar, « une bâtisse extraordinaire, énorme édifice victorien en brique rouge crénelé, attestant d'une véritable folie ornementale, et que couronnaient quatre grandes tourelles », abrite plusieurs services, dont une école d'infirmières. Deux sont assassinées successivement en ces murs et vont perturber la vie quotidienne du milieu hospitalier sous la direction de Mary Taylor secondée par trois adjointes. L'enquête est confiée au commissaire Adam Dalgliesh, héros récurrent de quatorze romans de P.D. James.
Comme il s'agit du premier bouquin de l'écrivaine que j'aborde et connaissant sa renommée, j'avoue avoir été surpris car j'ai eu du mal à entrer dans le roman. le texte est dense, l'écriture très précise en détails et descriptions, je me demandais où tout cela allait nous mener et même les deux cadavres ne semblaient pas pouvoir me sortir d'une lecture qui n'était certes pas ennuyeuse mais pas d'un intérêt réel non plus. L'arrivée du commissaire Dalgliesh, à peine comme une ombre dans le décor et les différents acteurs peu sympathiques, se répandant en propos peu aimables ou perfides sur un ton pète-sec, n'avaient rien pour modifier mon impression. Surtout, en tant que lecteur, je me sentais extérieur à l'intrigue car jamais l'écrivaine ne cherche à aider ou tromper le lecteur qui inconsciemment ou pas, mène sa propre enquête.
Et puis le dernier tiers du bouquin m'a sorti de mon indifférence. M'étais-je fait au style de P.D. James, à moins que ce ne soit l'enquête qui prenne un rythme plus soutenu, mais tout m'est enfin apparu plus riche et digne du talent d'un grand écrivain. L'étude des caractères m'a ébloui par sa finesse et sa richesse, Adam Dalgliesh m'a dévoilé des aspects de sa personnalité (poète publié, amateur de spectacles mais sans assez de temps libres).
La patience de Dalgliesh, au milieu de ce gynécée, est remarquable ; il devra essuyer la froideur des responsables des lieux perturbés par sa présence pouvant remettre en cause leurs pouvoirs, le secret professionnel et la respectabilité de l'institution, ou bien endurer les remarques féministes, « - Les hommes ne semblent pas vous inspirer un grand respect, n'est-ce pas Miss Rolfe ? – Si, beaucoup. Mais il se trouve que je ne les aime pas. On doit néanmoins respecter un sexe qui a su faire de l'égoïsme un art si poussé. C'est ça qui vous rend fort, cette aptitude à ne vous intéresser qu'à vous-même. » Et quand la solution révèlera que ces morts sont la conséquence d'un crash inopiné entre passé et présent, Dalgliesh devra encore se débattre avec sa conscience…
Un très bon roman, qui m'a déconcerté au début car je ne connaissais pas le style de P.D. James mais qui me donne envie de m'en imprégner mieux encore.
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Des morts suspectes dans un univers de femmes, et voilà le commissaire chargé de l'enquête obligé de s'introduire dans le quotidien de cet école d'infirmières.
Un roman bien mené, une intrigue intéressante. Beaucoup se lasseront des descriptions à foison de tout et n'importe quoi mais moi ça m'a aidée à me mettre dans l'ambiance.
Je me perdais un peu pendant la scène d'exposition entre tous les personnages, mais au final on cerne bien les personnages. L'auteur prend son temps.

Bref, un bon petit policier désuet qui m'a fait passer un agréable moment. Je réessayerai cet auteur avec plaisir.
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J'ai récupéré d'un sac de livres qui partaient se faire vendre ailleurs quelques titres qui me faisaient de l'oeil.
Dont celui-ci, pour le plaisir de le relire, puisque je le rappelle, j'ai découvert l'autrice il y a plus de 20 ans.
Comme avant j'en ai aimé la lecture simple et linéaire, reposante presque quand le polar des années 2020 se doivent d'être alambiqués, surprenants, originaux et ingénieux.
Mais voilà, ne nous voilons pas la face, les timides questionnements de Dalgliesh et le train train policé de l'école d'infirmières où il enquête sont le reflet d'une autre époque. Et c'est peut-être cette atmosphère surannée de ce qui fut, palpable pour nous les plus de 20 ans, qui donne à ce roman un amusement suivi d'une nostalgie presque triste de ce qui n'est plus. Bittersweet ? Non, saudade.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
« - Celle qui est décédée… qui est morte la première, était une élève infirmière de vingt et un ans, Heather Pearce… » Il rapporta tous les faits qu’il avait pu recueillir en s’efforçant d’éviter l’emploi des termes les plus criants du jargon policier auxquels il savait son chef particulièrement allergique et résista à la tentation de faire étalage de son récent savoir sur les sondes gastriques, sujet qu’il avait pris la peine de se faire expliquer longuement – bien qu’à contrecœur – par Miss Rolfe. « Nous avons donc, conclut-il, plusieurs possibilités : un suicide ou un accident dans le premier cas, ou les deux. Un meurtre dans le premier cas, qui n’aurait pas atteint la bonne victime. Ou encore deux meurtres. Un choix complexe, commissaire.
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Dans un hôpital, le temps même est archivé; les secondes se mesurent au rythme du pouls, au goutte-à-goutte des perfusions de sang ou de plasma: les minutes, à l'arrêt d'un cæur; les heures, aux courbes des feuilles de température ou à la durée de l'opération. Lorsqu' on enregistra les événements du 28-29 janvier, rares étaient les protagonistes qui ne savaient pas ce qu' iis faisaient, et où ils étaient, à tel ou tel moment précis. Sans doute pouvaient-ils refuser de dire la vérité, mais il était impossible qu'elle leur ait échappé.
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il avait atteint ces états de fatigue où le corps, conditionné, se meut à demi conscient dans l'univers physique qui lui est quotidien, tandis que l'esprit, libéré, s'envole vers des espaces où réalité et imagination ont toutes deux des visages aussi ambigus .
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Au milieu de cette obscurité et de ce silence, un curieux sentiment d'isolement la saisit, puis elle sentit soudain monter en elle une angoisse irrationnelle, l'étrange impression d'évoluer, hors du temps, dans une nouvelle dimension qui la portait vers une horreur inéluctable.
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Un dernier tournant et elle se retrouva soudain devant Nightingale House. Elle écrasa les freins de surprise. C'était une bâtisse extraordinaire, énorme édifice victorien en brique rouge crénelé, attestant une véritable folie ornementale, et que couronnaient quatre grandes tourelles. Brillamment éclairé dans la sombre lumière de janvier, elle eut l'impression, après la nuit du tunnel, de voir apparaître un étincelant château de contes de fées.
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