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ISBN : 2213704074
Éditeur : Fayard (28/10/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.57/5 (sur 133 notes)
Résumé :

Le décor : l'hôpital John Carpendar, imposant établissement d'époque victorienne abritant plusieurs sera vices, dont une école d'infirmières. La première victime : une des élèves, tuée d'une manière particulièrement atroce. Les suspects : les infirmières, et, surtout, la directrice, la formidable Mary Taylor, ses trois « secondes », mais aussi le grand patron, le docteur Courtney-Briggs, dont on découvre bientôt qu'il a eu une liaison avec l'une des victimes... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Crazynath
06 juin 2017
J'ai déjà quelques P.D. James à mon actif, et voulant écluser les vieux livres de ma Pal, je me suis enfin lancée dans la lecture de "Meurtres en blouse blanche".
Comme le titre l'indique, nous allons nous trouver plongés dans le milieu médical. Cependant, je me dois de préciser qu'il va y avoir un petit voyage dans le temps, car nous allons nous retrouver en Angleterre au courant des années soixante-dix. C'est dire si les technologies ont évolué, ainsi que le monde dans lequel gravitent les soignants et les médecins.
Ici, tout est hiérarchisé, codifié, et bien psychorigide. Les infirmières sont les bonniches, pardon, les fidèles et dévouées collaboratrices des médecins qui se comportent comme des surhommes ( normal, ils en sont persuadés, et ceci n'a d'ailleurs pas trop changé depuis....). Pour planter le décor plus precisemment, c'est dans une école d'infirmières que va se dérouler la plus grosse partie de l'histoire. C'est aussi la que débute l'histoire avec un drame en pleine séance de travaux pratiques. Accident ? Meurtre ?? Suicide ..?, Euh, la non, je n'y crois pas , et personne d'autre non plus d'ailleurs...Ce n'est que lorsqu' une deuxième étudiante va trouver la mort dans des circonstances plus que douteuses que la police locale va enfin se décider à faire appel à Scotland Yard qui va envoyer son meilleur élément : Dalgliesh.
Ce dernier va devoir apprendre à louvoyer dans ce milieu très spécial, identifier les différents liens qui relient les protagonistes de l'histoire pour pouvoir avancer dans son enquête.
Même si l'histoire est bien écrite, j'ai trouvé le rythme un peu lent par moments. Ceci dit, la fin m'a bluffée, et j'avoue que je ne m'y attendais pas.
J'ai retrouvé avec plaisir le commissaire poète Dalgliesh, qui est toujours aussi brillant dans ses réflexions et son cheminement .
Sympathque...
Challenge ABC 2016/2017
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Corboland78
05 avril 2015
Phyllis Dorothy James (1920-2014) est une célèbre écrivaine britannique auteur de romans policiers. A vingt et un ans, elle épouse Connor Bantry White, qui sert dans le corps médical de la Royal Army, et dont elle aura deux filles. Malheureusement, son mari revient traumatisé des Indes et jusqu'à sa mort en 1964, il partage sa vie entre les hôpitaux psychiatriques et sa maison. Pour nourrir ses deux filles et assurer la vie quotidienne, P.D. James doit travailler, d'abord employée de bureau à l'hôpital de Paddington, elle suit les cours du soir pour gravir les échelons de l'administration médicale. Par ailleurs, elle souhaite écrire depuis longtemps. Menant tout de front, elle s'attelle alors à la tâche, tous les matins entre six et huit heures. Sa détermination et son intelligence lui permettent d'accéder à un poste de cadre supérieur au ministère de l'Intérieur où elle travaille au département judiciaire (service de la médecine légale), puis occupe la fonction de magistrat jusqu'en 1984 (section juridique de la brigade criminelle), ce qui enrichit sa connaissance du système policier et juridique. Elle est anoblie en 1990 par la reine, qui la fait baronne James of Holland Park. Son premier roman, A visage couvert, paraît en 1962 et son dernier, La mort s'invite à Pemberley, en 2011. Meurtres en blouse blanche, date de 1971.
Il m'aura fallu attendre le décès de P.D. James pour réaliser que je ne l'avais jamais lue ! Il n'est jamais trop tard pour bien faire alors j'ai ouvert ce Meurtres en blouse blanche, considéré comme l'un de ses meilleurs.
L'hôpital John Carpendar, « une bâtisse extraordinaire, énorme édifice victorien en brique rouge crénelé, attestant d'une véritable folie ornementale, et que couronnaient quatre grandes tourelles », abrite plusieurs services, dont une école d'infirmières. Deux sont assassinées successivement en ces murs et vont perturber la vie quotidienne du milieu hospitalier sous la direction de Mary Taylor secondée par trois adjointes. L'enquête est confiée au commissaire Adam Dalgliesh, héros récurrent de quatorze romans de P.D. James.
Comme il s'agit du premier bouquin de l'écrivaine que j'aborde et connaissant sa renommée, j'avoue avoir été surpris car j'ai eu du mal à entrer dans le roman. le texte est dense, l'écriture très précise en détails et descriptions, je me demandais où tout cela allait nous mener et même les deux cadavres ne semblaient pas pouvoir me sortir d'une lecture qui n'était certes pas ennuyeuse mais pas d'un intérêt réel non plus. L'arrivée du commissaire Dalgliesh, à peine comme une ombre dans le décor et les différents acteurs peu sympathiques, se répandant en propos peu aimables ou perfides sur un ton pète-sec, n'avaient rien pour modifier mon impression. Surtout, en tant que lecteur, je me sentais extérieur à l'intrigue car jamais l'écrivaine ne cherche à aider ou tromper le lecteur qui inconsciemment ou pas, mène sa propre enquête.
Et puis le dernier tiers du bouquin m'a sorti de mon indifférence. M'étais-je fait au style de P.D. James, à moins que ce ne soit l'enquête qui prenne un rythme plus soutenu, mais tout m'est enfin apparu plus riche et digne du talent d'un grand écrivain. L'étude des caractères m'a ébloui par sa finesse et sa richesse, Adam Dalgliesh m'a dévoilé des aspects de sa personnalité (poète publié, amateur de spectacles mais sans assez de temps libres).
La patience de Dalgliesh, au milieu de ce gynécée, est remarquable ; il devra essuyer la froideur des responsables des lieux perturbés par sa présence pouvant remettre en cause leurs pouvoirs, le secret professionnel et la respectabilité de l'institution, ou bien endurer les remarques féministes, « - Les hommes ne semblent pas vous inspirer un grand respect, n'est-ce pas Miss Rolfe ? – Si, beaucoup. Mais il se trouve que je ne les aime pas. On doit néanmoins respecter un sexe qui a su faire de l'égoïsme un art si poussé. C'est ça qui vous rend fort, cette aptitude à ne vous intéresser qu'à vous-même. » Et quand la solution révèlera que ces morts sont la conséquence d'un crash inopiné entre passé et présent, Dalgliesh devra encore se débattre avec sa conscience…
Un très bon roman, qui m'a déconcerté au début car je ne connaissais pas le style de P.D. James mais qui me donne envie de m'en imprégner mieux encore.
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Fortuna
21 juin 2014
Un mois de janvier froid et pluvieux.
Un hôpital dans le Hampshire, à 70 km de Londres, entouré d'un grand parc boisé.
Un chirurgien très opportuniste.
Une vieille bâtisse du XVIIIe siècle abritant une école d'infirmières tenue par des femmes, toutes célibataires.
Nous sommes au début des années 70. La discipline est rigoureuse pour une profession exigeante.
Le décors est planté. Deux élèves vont mourir empoisonnées, à quelques jours d'intervalle, dans de mystérieuses conditions...Le commissaire Adam Dalgliesh et l'inspecteur Charles Masterson sont sur les lieux. L'enquête s'avère complexe.
Au fil des interrogatoires, des rituels, des vies intimes, des passions, des haines, vont se révéler...
Une intrigue machiavélique, une histoire très documentée, un dévouement inattendu.
le tout servi entre deux tasses de thé. Avec un nuage de lait, mais méfiance...
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Pas-chacha
20 mars 2017
Des morts suspectes dans un univers de femmes, et voilà le commissaire chargé de l'enquête obligé de s'introduire dans le quotidien de cet école d'infirmières.
Un roman bien mené, une intrigue intéressante. Beaucoup se lasseront des descriptions à foison de tout et n'importe quoi mais moi ça m'a aidée à me mettre dans l'ambiance.
Je me perdais un peu pendant la scène d'exposition entre tous les personnages, mais au final on cerne bien les personnages. L'auteur prend son temps.
Bref, un bon petit policier désuet qui m'a fait passer un agréable moment. Je réessayerai cet auteur avec plaisir.
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Pirouette0001
09 février 2014
Comme le titre l'indique, l'intrigue se déroule dans un hôpital anglais. Un hôpital un peu à la vieille mode, j'ai envie de dire, et l'inspecteur Dalgliesh parviendra bien évidemment à dénouer tous les fils de cette intrigue juste à temps avant la fin du roman.
Je gardais un excellent souvenir de mes précédentes incursions dans l'univers de P.D. James, notamment de son livre 'Meurtres en soutane', lu il est vrai il y a déjà bien longtemps. Est-ce cela ? L'écoulement du temps ? L'envie d'autre chose ? En tout cas, j'ai trouvé le style et l'histoire désuets, lents et un peu poussiéreux. Pas un mauvais livre, non, mais un livre moyen comme il y en a tant. Mais certainement pas un coup de coeur.
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78Corboland7805 avril 2015
« - Celle qui est décédée… qui est morte la première, était une élève infirmière de vingt et un ans, Heather Pearce… » Il rapporta tous les faits qu’il avait pu recueillir en s’efforçant d’éviter l’emploi des termes les plus criants du jargon policier auxquels il savait son chef particulièrement allergique et résista à la tentation de faire étalage de son récent savoir sur les sondes gastriques, sujet qu’il avait pris la peine de se faire expliquer longuement – bien qu’à contrecœur – par Miss Rolfe. « Nous avons donc, conclut-il, plusieurs possibilités : un suicide ou un accident dans le premier cas, ou les deux. Un meurtre dans le premier cas, qui n’aurait pas atteint la bonne victime. Ou encore deux meurtres. Un choix complexe, commissaire.
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CrazynathCrazynath06 juin 2017
il avait atteint ces états de fatigue où le corps, conditionné, se meut à demi conscient dans l'univers physique qui lui est quotidien, tandis que l'esprit, libéré, s'envole vers des espaces où réalité et imagination ont toutes deux des visages aussi ambigus .
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CrazynathCrazynath01 juin 2017
Au milieu de cette obscurité et de ce silence, un curieux sentiment d'isolement la saisit, puis elle sentit soudain monter en elle une angoisse irrationnelle, l'étrange impression d'évoluer, hors du temps, dans une nouvelle dimension qui la portait vers une horreur inéluctable.
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FortunaFortuna21 juin 2014
Un dernier tournant et elle se retrouva soudain devant Nightingale House. Elle écrasa les freins de surprise. C'était une bâtisse extraordinaire, énorme édifice victorien en brique rouge crénelé, attestant une véritable folie ornementale, et que couronnaient quatre grandes tourelles. Brillamment éclairé dans la sombre lumière de janvier, elle eut l'impression, après la nuit du tunnel, de voir apparaître un étincelant château de contes de fées.
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gorjussgorjuss16 décembre 2012
Certes ! Ils voulaient tous lui en toucher un mot ! Et tous repartaient soulagés ! Sa vie professionnelle n'était qu'une liturgie de réconforts et d'absolutions. Comme le doux miel de cette bienveillance était plus facile à donner et à recevoir que l'acide vérité ! Elle imaginait l'incompréhension, le ressentiment, qui accueilleraient son credo intime si elle se hasardait à le dire tout haut.
"Je ne peux rien pour vous. Je suis incapable de vous aider. Nous sommes seuls, tous, autant que nous sommes, depuis notre naissance jusqu'à notre mort. Notre passé nous poursuit dans le présent et dans l'avenir. Si vous cherchez le salut, regardez en vous-même. Il n'y a pas d'autre moyen."
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