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Éric Diacon (Traducteur)
EAN : 9782253058311
347 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/12/1991)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 153 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture

Un village des Fens, au sud-est de l'Angleterre. Des marécages, de la pluie, la découverte d'un cadavre de femme. le lendemain le Pr Lorrimer, responsable du service biologie d'un laboratoire de médecine légale, est à son tour trouvé assassiné dans son bureau, toutes portes fermées.

Au fil d'une enquête extrêmement minutieuse parmi le personnel médical, le commandant Dalgliesh va démêler l'écheveau des passions e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  06 mai 2020
Polar british du siècle dernier.

On se croirait dans un roman d'Agatha Christie, avec son décor de vieilles maisons anglaises. On a du mal à imaginer que c'est seulement les années 70, avec un chercheur qui note tout dans son carnet, sans magnétophones ni ordinateurs, à peine voit-on un homme préparer une conférence avec des diapositives…

Un duo d'enquêteurs est sur l'affaire : le spécialiste de Londres Dagliesh et le policier local Massingham, celui qui est chargé de tenir le crayon. On nous présente tour à tour tous les personnages et leurs mobiles apparents, pour le meurtre d'un responsable de laboratoire judiciaire.
L'auteur prend le temps de détailler le décor et les protagonistes et le tout est émaillé de quelques jolies réflexions.

Un polar qui se lit facilement mais qui fait un peu vieillot (entre le vintage et l'antiquité?…).
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LePamplemousse
  01 novembre 2016
L'originalité de ce roman policier c'est qu'il se déroule au sein d'un laboratoire d'analyse de la police.
On y voit donc le travail des différents experts, et, à la différence des séries télévisées dans lesquelles la même personne analyse des tâches de sang, identifie des douilles ou des balles de fusils, passe des échantillons de peau ou de cheveux dans diverses machines et est évidemment un éminent spécialiste des insectes du Guatemala ou des plantes de Tasmanie, ici, chacun a une spécialité bien définie à laquelle il ou elle se consacre exclusivement.
Un expert en biologie est donc assassiné tard le soir dans son laboratoire. Ce qui au fond n'est pas vraiment étonnant car il semblait antipathique, et beaucoup de ses collègues ou de ses connaissances ne l'aimaient pas et avaient même de bonnes raisons pour cela. Il va donc falloir déterminer qui avait le plus à gagner dans la mort de cet homme.
L'enquête tient bien la route, et la fin est crédible.
Un bon cru de cet auteur.
Commenter  J’apprécie          240
Aline1102
  01 juillet 2012
Adam Dalgliesh et son second, Massingham, sont appelés à enquêter sur un meurtre peu banal : celui du Docteur Edwin Lorrimer, un expert en biologie travaillant dans un laboratoire de médecine légale des Fens.

Le corps de Lorrimer a été retrouvé dans les locaux du Labo qui, à l'heure du crime, étaient fermés à clef et qui l'étaient toujours le lendemain du meurtre... Cela intrigue Dalgliesh qui se demande par où le meurtrier a bien pu passer.

Persuadés que le coupable fait partie de la population locale, Dalgliesh et Massingham commencent à enquêter dans cette petite communauté composée des habitants du village et des experts du Labo.

Mort d'un expert permet de se plonger pendant quelques jours (ou quelques heures, selon la rapidité de la lecture) dans l'univers de la médecine légale. Pas tellement à cause des détails sanglants, presque absents du récit; mais plutôt grâce à la vie des experts et à leur travail quotidien, qui nous est décrit en détail par P.D. James.

J'ai beaucoup apprécié la façon dont l'auteure met son roman en marche : au lieu de se lancer directement dans le vif du sujet, elle commence par nous emmener sur la scène d'un autre crime (secondaire par rapport à celui de Lorrimer) où interviennent certains des personnages récurrents du récit. P.D. James développe ensuite la personnalité de chacun, et nous parle plus clairement de leurs relations entre eux et de leurs rapports avec les autres personnages que l'on rencontre par après. de cette façon, lorsque commence l'enquête de Dalgliesh, on n'a aucun mal à suivre le déroulement de son enquête.

On s'attache aussi petit à petit à certains personnages. Mes préférés restent les réceptionnistes du Labo, l'inspecteur Blakelock et la jeune Brenda Prydmore; et l'expert en documents, Middlemass. Décrits de façon assez précise par l'auteure, ils deviennent très sympathiques au fil des pages, même s'ils font partie, comme tous les autres d'ailleurs, des suspects.

La jolie plume de P.D. James ajoute encore au plaisir de lire ce polar parfaitement maîtrisé. Elle dose à merveille le suspense et les réflexions de Dalgliesh pour nous emmener, page après page, vers une solution inattendue. du grand art !
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Commenter  J’apprécie          130
whiteaker
  11 novembre 2015
Ce livre provient de ma bibliothèque. J'avais envie de lire un livre de P.D. James et comme le dernier (L'île des morts) n'avait pas réussit à me captiver, j'ai été en chercher un autre.

Mon Avis :
On va donc suivre, tout au long du livre, l'enquête concernant le meurtre du docteur Lorrimer que beaucoup de monde détestait apparemment. ^^

Pour commencer, il faut savoir que j'aime beaucoup l'Angleterre, sa campagne, son brouillard (ainsi que l'Irlande, l'Islande et l'Ecosse, mais c'est une autre histoire :D). Ainsi, ce meurtre en plein pays des Fens était l'occasion idéale pour réussir à lire ce livre. Et coté ambiance, je n'ai pas été déçu. Les meurtres dans les marécages, les histoires de passions, de sexe et de superstitions dans le brouillard sont particulièrement réussi. Il n'y a pas à dire, l'auteur sait comment installer un climat spécial, un peu lent avec beaucoup de brouillard.

Concernant l'intrigue, elle est bien réalisée. A aucun moment, je n'ai trouvé qui était le vrai meurtrier. Non parce que je n'avais aucune idée, mais bien parce que j'en avais de trop ^^ Je trouve qu'elle a utilisé une méthode assez intéressante et peu banale. Au lieu de focaliser sur quelques personnes, quasi tous les membres du Labo ont des motifs ainsi que la capacité de tuer. Ce qui rend difficile l'élimination de suspects. de même, il n'y a jamais de temps mort. Il est vrai que le démarrage est un peu lent car on découvre de nombreuses situations apparemment sans rapport, mais qui servent à présenter les personnages. Cela nous permet, par la suite ,d'entrer directement dans l'action une fois l'assassinat commis.

Par contre, je n'ai pas trouvé que le personnage principal, à savoir le commissaire Dalgliesh était très charismatique. Attention, j'ai beaucoup aimé le personnage, mais j'ai plus eu l'impression de voir une enquête où il se balade d'un coin à un autre sans arrêt pour exposer ses pensées (un peu comme Magellan sur France 3 si vous connaissez). Comme dit précédemment, il n'y a presque jamais de temps mort, de temps de réflexion. Ceux-ci sont passés dans des ellipses. C'est le point noir que je reprocherais au livre. Oui l'intrigue est intéressante et je n'ai pas trouvé le meurtrier avant la fin, mais j'aurais aimé en savoir plus sur les pensées du commissaire. On a droit quelque fois à des passages où la discussion entre son adjoint et lui permettent de comprendre qu'ils ont trouvé tel élément ou résolu le meurtre, mais sans que l'on nous explique le pourquoi du comment. Alors, peut-être est-ce de ma faute, je n'ai peut-être pas suffisamment cherché ou réfléchi. Quoiqu'il en soit, j'étais un peu frustré à la fin de ne pas avoir d'explications sur la façon dont le commissaire avait abouti à ses conclusions.

Après, cela reste un très bon policier qui se lit avec plaisir, où la psychologie joue une part importante et où les placards sont remplis à ras-bord de squelettes.
En résumé, c'est un policier talentueux, qui se lit avec beaucoup de plaisir, d'autant plus qu'il est difficile de trouver qui est le vrai coupable avant la fin. Il réside néanmoins une petite frustration dans le fait de ne pas comprendre parfaitement comment les policiers en sont arrivés à cette conclusion.

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garanemsa
  20 juin 2019
James P.D.
Mort d'un expert
J'aime beaucoup les livres policiers et surtout des femmes anglaises, mais pour quelle raison j'ai beaucoup de mal à accrocher avec cet auteur, je ne sais si c'est l'écriture, la forme, mais je pense aussi que l'histoire ne se concentre pas et est trop dispersée à mon goût, je ne sais
Ici, dans un village des Fens, dans une région de marécages au sud ouest de l'Angleterre, à la lisière d'un champ et au petit matin, une jeune femme est retrouvée morte, assassinée. La police, le médecin du village, le laboratoire, tout est mis en oeuvre pour découvrir le meurtrier ; mais on fait appel à Scotland yard avec l'inspecteur Dalgliesh
Mais en attendant son arrivée un autre meurtre est commit dans le laboratoire, toutes porte fermées, et cela ne peut pas être un suicide.
L'inspecteur va mettre au jour des secrets et bien des jeux dangereux
Petite note du 4ème de couverture :
Fidèle à son écriture naturaliste l'auteur jette une lumière crue sur le monde qu'elle décrit : celui chargé d'angoisse et de uperstition d'un milieu rural sans soleil où, par contraste, les sentiments les plus anodins prennent l'ampleur de passions destructrices

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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
gorjussgorjuss   14 février 2014
"Nous avons déjà perdu ainsi Sir James Cummings en 1923, hélas, monsieur.
Tué à coups de fusil par son voisin, le capitaine Cartwright,
dont il avait séduit la femme,
et avec lequel il se disputait en outre certains droits de pêche.

- Vous avez raison, Mitching, mais c'était du temps de mon père.
Le pauvre Cartwright a été pendu, ce que mon père a toujours déploré.
Il avait fait une guerre magnifique - il avait survécu à la Somme, à Arras,
et tout cela pour finir sur l'échafaud, pauvre diable.
Le jury se serait certainement laissé attendrir
s'il n'avait pas découpé le corps en morceaux.
Il a bien découpé le corps en morceaux, n'est-ce pas, Mitching ?

- En effet, monsieur.
On a trouvé la tête enterrée dans le verger.

- C'est ce qui a coulé Cartwright.
Les jurés anglais n'acceptent pas qu'on découpe un corps.
Crippen serait encore vivant aujourd'hui s'il avait enterré Belle Elmore d'une seule pièce.
+ Lire la suite
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bilodohbilodoh   01 mai 2020
Une phrase de Plutarque, apparemment hors de propos, lui revint en mémoire : « Par jeu, les garçons lancent des pierres aux grenouilles. Mais ce n’est pas par jeu que les grenouilles meurent : elles meurent pour de bon. »

(Fayard, p.260-1)
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gorjussgorjuss   14 février 2014
Certaines lettres étaient carrément érotiques.
Sans doute les plus difficiles à réussir, songea Massingham.
Le pauvre diable ne comprenait-il donc pas que, une fois le désir mort,
elles ne peuvent susciter que dégoût ?

Peut-être les amants les plus sages étaient-ils ceux qui,
pour parler de leurs secrets les plus intimes,
utilisent le langage des enfants.
Cet érotisme-là est du moins personnel.
Ici, soit les descriptions sexuelles paraissaient tirées de Lawrence,
soit elles étaient froidement cliniques.
Il fut surpris d'en éprouver de la honte.

Non pas seulement à cause de la crudité de certains détails - il en avait connu bien d'autres à travers les affaires sur lesquelles il avait travaillé ;
mais avec leur mélange de désir grossier et de sentiments nobles,
ces lettres avaient quelque chose qui lui échappait complètement.

La souffrance même qu'elles exprimaient lui paraissait pathologique, absurde.

Si rien de ce qui concernait le sexe ne pouvait plus le choquer,
il n'en allait pas de même pour l'amour, conclut-il.
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athoresse1203athoresse1203   18 janvier 2020
Autrefois, je pensais qu'on pouvais obtenir de la vie pratiquement tout ce qu'on voulait, qu'il suffisait de savoir s'organiser. Mais aujourd'hui, je commence à croire qu'il faut choisir plus souvent ce qu'on voudrait. L'important, voyez-vous, c'est d'être sûr qu'il s'agit de notre choix, pas du choix de quelqu'un d'autre, et que, ce choix, on l'a fait honnêtement. Et puis, il y a une chose dont je suis convaincu, c'est qu'il n'est jamais bon de prendre une décision quand on ne se sent pas parfaitement bien.
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   14 février 2014
La mort efface la ressemblance tout comme la personnalité,
songea Dalgliesh ;
il n'y a aucun point commun entre les vivants et les morts.
L'homme qui entrait dans la pièce,
la démarche quelque peu hésitante mais parfaitement droit,
avait jadis été aussi grand que son fils ;
quelques fils sombres se mêlaient encore à ses cheveux blancs,
soigneusement plaqués sur le crâne ;
sous ses paupières tombantes, ses yeux larmoyants étaient tout aussi noirs.
Pourtant, il n'offrait aucune parenté avec le corps rigide trouvé dans le laboratoire.
En les séparant pour toujours, la mort leur avait pris
jusqu'à leur ressemblance.
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