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ISBN : 2070407632
Éditeur : Gallimard (15/12/1998)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 318 notes)
Résumé :
La dame dans l'auto la plus blonde, la plus belle, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes...
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  31 mars 2017
La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil de Sébastien Japrisot est il vraiment un roman policier ? La dernière page tournée je n'en suis pas si sûre ! Une jeune femme , Dany Longo, ravissante mais handicapée depuis son jeune âge par une myopie du feu de Dieu , un peu naïve mais pas autant que cela est l'héroïne de ce roman original. Vu son handicap visuel vous pensez bien que ses lunettes elle ne les quitte jamais! Un vendredi soir, veille d'un grand WE de 14 Juillet, le patron de l'agence de publicité où elle travaille ,Mr Caravaille, lui demande de l'aider à mettre au propre un dossier qu'il doit aller présenter à Genève. Comptant sur l'amitié qui a uni longtemps Dany et son épouse Anita , il la convainc . le lendemain, travail achevé, elle les dépose à Orly et là sur un coup de tête, au lieu de rentrer et de mettre la splendide Thunderbird blanche au garage, elle décide de partir voir la mer. Direction le sud de la France . Tout irait bien si elle ne se faisait pas agresser dans les toilettes d'une station service, si elle arrivait à savoir comment elle s'est retrouvée avec sa main gauche en capilotade, elle est gauchère, pourquoi plusieurs personnes lui assurent qu'elle est déjà passée là le matin même . le cauchemar commence , il n'est pas prêt de s'arrêter , de rencontre en rencontre le brouillard s'épaissit elle croit devenir folle mais il vous faudra comme moi attendre le dernier chapitre pour enfin comprendre les tenants et aboutissants de cette diabolique aventure !
Un roman atypique, une narration surprenante mais qui vous agrippe au passage et ne vous laisse pas d'autre choix que d'avancer dans votre lecture. Belle découverte.
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nadiouchka
  30 juillet 2016
Sébastien Japrisot, écrivain à succès né à Marseille, et dont certains romans ont été adaptés au cinéma, a présenté ce livre : La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil, comme un roman policier.
Ce livre est déroutant car l'héroïne, Dany Longo, très belle jeune femme qui ne passe jamais inaperçue, avec son tailleur blanc et un pansement à sa main gauche, se demande, tout au long du livre, ce qui lui arrive et pense même être folle car, partout où elle passe avec la Thunderbird empruntée à son patron, on la reconnaît pour être, soit-disant, déjà passée la veille.
Elle ne comprend pas ce qui se passe (et nous non plus), presque jusqu'à la fin.
L'histoire paraît même plutôt invraisemblable. En effet, au lieu de ramener la voiture au domicile de son patron M. Caravaille, elle décide, sur un coup de tête, de se rendre sur la Côte d'Azur, mais elle ne sait pas qu'elle transporte dans son coffre, un cadavre qui, au départ ne s'y trouvait pas.
Elle pense sombrer tout doucement dans la folie, arrive à se ressaisir grâce à l'aide , notamment, d'un camionneur qui lui, la croît et fait tout son possible pour l'aider.
Je dois dire que pour toute cette partie du livre, c'est-à-dire, la majorité, j'étais plutôt sceptique.
Ce n'est que dans le dernier chapitre – le Fusil – que toute la vérité éclate.
Et là, tout le talent de l'auteur nous révèle l'entière vérité et on finit par comprendre toute l'histoire machiavélique à souhait.
Non, Dany n'était pas folle. Oui, elle a été victime d'une terrible et incroyable machination, mais pourquoi ?
On comprend enfin que son patron l'avait manipulée en utilisant une certaine ressemblance avec sa femme pour pouvoir tuer l'amant de celle-ci en faisant en sorte que ce soit elle qui soit accusée. C'est la raison pour laquelle est est désemparée tout au long du récit.
Le véritable assassin de Kaub (le cadavre dans le coffre de la voiture) nous explique ses agissements et, ma foi, j'ai été bien surprise à cause des rebondissements auxquels il a du faire face pour exécuter son plan.
Ce livre a obtenu le Prix d'honneur en France, et le Best Crime Novel en Grande-Bretagne.
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saphoo
  18 juin 2017
Voici mon 2ème livre de cet auteur, après compartiments tueurs, je suis repartie en auto cette fois ci, et quelle voiture ! A l'image de cette belle mécanique, ça démarre à fond, grisée par la vitesse, c'est un peu flou il faut bien le dire.
Le début semble pourtant bien ancré dans une histoire "normale" mais voilà que sur la route tout devient bizarre, biscornu, comme si la folie s'était emparée du livre. J'avoue que par moments j'ai eu du mal à tout saisir, je me demandais même si je n'avais pas loupé un indice important ou si je devais revenir en arrière pour mieux lire les détails.
Alors futurs lecteurs accrochez-vous car dans la dernière partie, vous allez tout comprendre, la lumière se fait, et toutes les pièces du puzzle comme par magie s'imbriquent à toute vitesse.
Une fois encore, cet auteur me surprend par son originalité, et son pouvoir à mettre le lecteur en marge en le tenant à distance, juste observer puis d'un coup, il lève le rideau et tout le décor, les personnages, l'intrigue, se dévoilent réellement.
J'ai bien aimé, quand même parcourir aux côtés de Dany, on devine la victime, la femme au passé douloureux, l'être seul et désemparée face à ce mauvais tour qu'on lui joue. Pourtant, elle tient tête, garde l'oeil, et le courage d'aller jusqu'au bout de cette drôle d'histoire.
Et bien Japrisot m'a une fois encore conquise, il me tarde de continuer la découverte de son univers.
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Seraphita
  26 mai 2009
Une jeune femme très ordinaire, assez naïve, qui travaille dans une agence publicitaire, décide, sur un coup de tête, d'emprunter, pour le week-end du 14 juillet, la belle décapotable « Thunderbird » de son patron pour aller voir la mer. le voyage se déroule sans incident jusqu'à Fontainebleau. C'est alors que, dans une station service, un inconnu lui écrase la main gauche. Pourquoi l'a-t-il agressé, qui plus est sans lui voler d'argent ? le cauchemar ne fait que commencer…
Un excellent ouvrage, aux confins du genre romanesque (l'auteur a écrit, avec plusieurs voix narratives, un roman où la folie est interrogée) et du policier (il a bâti une intrigue avec un cadavre et un fusil, et pendant toute cette histoire, le lecteur recherche désespérément l'identité du coupable). le lecteur est aussi intriguée que la dame dans l'auto par les incidents qui s'accumulent durant son périple, jusqu'à douter de sa santé mentale ou de sa sincérité lorsqu'elle raconte son voyage à la première personne. le début de l'histoire place d'emblée le lecteur dans une perspective tragique et dans une posture de questionnement propice à susciter son intérêt. L'auteur décline dans ses chapitres successifs les différents mots du titre : « la dame », « l'auto », « les lunettes », « le fusil ». Ce dernier terme a piqué ma curiosité et m'a incitée à poursuivre ma lecture là où quelques longueurs l'entravaient. le dernier chapitre est magistral et permet de revisiter, à la lumière de la vérité, tout le roman.
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DarknessLolita
  29 janvier 2018
La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil est un roman de Sébastien Japrisot, écrivain et scénariste. Je ne connaissais ni l'histoire ni l'auteur malgré le fait que ce roman et son film ont leur petite renommée, mais ce fut une assez bonne découverte mais ce n'est pas non plus une histoire exceptionnelle !
En effet, on y suit les pérégrinations de Dany Longo, belle, blonde, myope, « vingt-six ans pour l'état civil, onze ou douze pour l'âge mental » (c'est elle qui le dit) qui se débat dans une angoisse de plus en plus présente au fil de l'histoire. C'est une publicitaire parisienne, avec une vie tout à fait banale. Un jour, son patron lui demande un travail qui nécessite d'être à jour le plus vite possible avant que celui-ci parte en Suisse le lendemain matin même. Il lui propose donc de loger chez lui et sa femme ( qui est aussi la meilleure amie de Dany) afin de pouvoir le terminer dans le délai convenu. le lendemain, elle accompagne le couple à l'aéroport au volant d'une Ford Thunderbird et est chargée de ramener la voiture au domicile...sauf que prise d'une incontrôlable pulsion... Dany veut voir la mer et part au volant de la Thunderbird vers le Sud de la France...à cet instant, elle ne se doute pas qu'elle vient de mettre les pieds dans un engrenage infernal...
Le début du roman a été très rapide, je me suis tout de suite habituée aux personnages, j'ai réussi à tous plus au moins les cernées aux premiers abords , puis au fil de la lecture je me suis perdue dans une certaine lenteur pour rebondir vers la fin... et découvrir le pourquoi du comment. C'est ce que j'ai le plus aimé , Dany est-elle réellement folle ou est-ce une mascarade ?
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
EpicteteEpictete   22 février 2014
Deux gendarmes en uniforme kaki étaient arrêtés devant.
Je ne les ai vus qu’au dernier moment, presqu’en arrivant sur eux. Je regarde toujours au sol en marchant, par crainte de buter sur un éléphant quelconque qui échapperait à ma vue. Jusqu’à l’âge de dix-huit ans, j’ai porté des verres qui étaient loin d’être aussi bons que ceux que j’ai à présent, j’étais plus souvent jambes en l’air que debout, on m’appelait : « l’avion-suicide ». L’un de mes cauchemars préférés aujourd’hui encore, c’est une bonne grosse poussette de bébé abandonnée dans une entrée d’immeuble. Une fois il a fallu trois personnes pour nous séparer.
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VampCruciVampCruci   03 mars 2016
Les marseillais sont des gens très bien. D'abord, ils ne vous insultent pas plus que les autres, si vous essayez de leur passer dessus, mais en plus ils prennent la peine de regarder votre numéro d'immatriculation, et quand ils voient que vous êtes un 75, ils se disent qu'évidemment, il ne faut pas trop vous en demander, ils se tapent la tempe de l'index, comme ça, mais sans méchanceté ni rancœur, seulement pour faire ce qu'il faut, et si à ce moment vous déclarez: "Je suis perdue, je n'y comprends rien à votre ville pourrie, il y a plein de stops partout qui me veulent du mal, et moi je cherche la Gare Routière à Saint-Lazare, est-ce que seulement ça existe?", ils compatissent, ils s'en prennent à la Bonne Mère de votre infortune, ils s'agglomèrent une douzaine pour vous renseigner.
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nadiouchkanadiouchka   30 juillet 2016
Je ne suis pas folle. J’ai arrêté la voiture. J’ai demandé qu’on fasse le plein d’essence (…) et soudain, il y eu comme un déplacement d’air, une présence, je ne sais quoi de vivant et de brutal derrière moi. On m’a arrachée du sol, j’ai crié de toutes mes forces sans que mes cris puissent sortir de ma poitrine, je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qui m’arrivait, la douleur qui trouait ma main me foudroyait tout entière, j’étais à genoux, j’étais seule, je suis là.(...)
Je regarde ma main gauche, mes doigts énormes et violacés, et soudain je n’en peux plus, je m’affale contre le lavabo, je retombe à genoux et je hurle. P.18
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nadiouchkanadiouchka   31 juillet 2016
Marseille est la ville la plus étendue, la plus incompréhensible que j’aie jamais traversée. Les rues, plus étroites qu’à Paris, partent dans tous les sens, et de quelque côté qu’on les prenne, elles ne mènent nulle part. Je me suis arrêtée plusieurs fois au bord des trottoirs pour demander mon chemin. Je n’entendais rien à ce qu’on m’expliquait, sinon que j’étais une pauvre fille. On me disait : ma pauvre petite, pauvre mademoiselle, pauvre de vous. La Canebière, immanquablement, je luis tournais le dos. P. 169
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nadiouchkanadiouchka   02 août 2016
- Ces coups de fusil ? Il a été tué à coups de fusil ?
Je haussai la voix, malgré moi, et elle déraillait, haut perchée, ridicule. Je ne sais pas pourquoi, les larmes me venaient aux yeux.
- Je présume, oui, puisqu’il est dedans avec lui.
- Qui est dedans ?
- Le fusil, bon sang ! Bien net, bien propre ! Dans ton coffre ! Le fusil ! Dis, tu me reconnais, au moins ? P.174
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"un Long dimanche de fiançailles", de Sébastien Japrisot (Alchimie d'un roman n°61)
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