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EAN : 9782070407637
320 pages
Éditeur : Gallimard (15/12/1998)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 373 notes)
Résumé :
Elle est la plus blonde, la plus belle, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes. La dame dans l'auto n'a jamais vu la mer, elle fuit la police, se répète sans cesse qu'elle n'est pas folle... Pourtant... Ce qui lui arrive est à n'y rien comprendre. On lui a cassé la main, sans lui prendre l'argent. Comme pour lui dire que partout, où qu'elle soit, on pourra lui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  31 mars 2017
La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil de Sébastien Japrisot est il vraiment un roman policier ? La dernière page tournée je n'en suis pas si sûre ! Une jeune femme , Dany Longo, ravissante mais handicapée depuis son jeune âge par une myopie du feu de Dieu , un peu naïve mais pas autant que cela est l'héroïne de ce roman original. Vu son handicap visuel vous pensez bien que ses lunettes elle ne les quitte jamais! Un vendredi soir, veille d'un grand WE de 14 Juillet, le patron de l'agence de publicité où elle travaille ,Mr Caravaille, lui demande de l'aider à mettre au propre un dossier qu'il doit aller présenter à Genève. Comptant sur l'amitié qui a uni longtemps Dany et son épouse Anita , il la convainc . le lendemain, travail achevé, elle les dépose à Orly et là sur un coup de tête, au lieu de rentrer et de mettre la splendide Thunderbird blanche au garage, elle décide de partir voir la mer. Direction le sud de la France . Tout irait bien si elle ne se faisait pas agresser dans les toilettes d'une station service, si elle arrivait à savoir comment elle s'est retrouvée avec sa main gauche en capilotade, elle est gauchère, pourquoi plusieurs personnes lui assurent qu'elle est déjà passée là le matin même . le cauchemar commence , il n'est pas prêt de s'arrêter , de rencontre en rencontre le brouillard s'épaissit elle croit devenir folle mais il vous faudra comme moi attendre le dernier chapitre pour enfin comprendre les tenants et aboutissants de cette diabolique aventure !
Un roman atypique, une narration surprenante mais qui vous agrippe au passage et ne vous laisse pas d'autre choix que d'avancer dans votre lecture. Belle découverte.
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nadiouchka
  30 juillet 2016
Sébastien Japrisot, écrivain à succès né à Marseille, et dont certains romans ont été adaptés au cinéma, a présenté ce livre : La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil, comme un roman policier.
Ce livre est déroutant car l'héroïne, Dany Longo, très belle jeune femme qui ne passe jamais inaperçue, avec son tailleur blanc et un pansement à sa main gauche, se demande, tout au long du livre, ce qui lui arrive et pense même être folle car, partout où elle passe avec la Thunderbird empruntée à son patron, on la reconnaît pour être, soit-disant, déjà passée la veille.
Elle ne comprend pas ce qui se passe (et nous non plus), presque jusqu'à la fin.
L'histoire paraît même plutôt invraisemblable. En effet, au lieu de ramener la voiture au domicile de son patron M. Caravaille, elle décide, sur un coup de tête, de se rendre sur la Côte d'Azur, mais elle ne sait pas qu'elle transporte dans son coffre, un cadavre qui, au départ ne s'y trouvait pas.
Elle pense sombrer tout doucement dans la folie, arrive à se ressaisir grâce à l'aide , notamment, d'un camionneur qui lui, la croît et fait tout son possible pour l'aider.
Je dois dire que pour toute cette partie du livre, c'est-à-dire, la majorité, j'étais plutôt sceptique.
Ce n'est que dans le dernier chapitre – le Fusil – que toute la vérité éclate.
Et là, tout le talent de l'auteur nous révèle l'entière vérité et on finit par comprendre toute l'histoire machiavélique à souhait.
Non, Dany n'était pas folle. Oui, elle a été victime d'une terrible et incroyable machination, mais pourquoi ?
On comprend enfin que son patron l'avait manipulée en utilisant une certaine ressemblance avec sa femme pour pouvoir tuer l'amant de celle-ci en faisant en sorte que ce soit elle qui soit accusée. C'est la raison pour laquelle est est désemparée tout au long du récit.
Le véritable assassin de Kaub (le cadavre dans le coffre de la voiture) nous explique ses agissements et, ma foi, j'ai été bien surprise à cause des rebondissements auxquels il a du faire face pour exécuter son plan.
Ce livre a obtenu le Prix d'honneur en France, et le Best Crime Novel en Grande-Bretagne.
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Foufoubella
  14 février 2020
Franchement, un très très bon roman
J'étais pressée de découvrir la plume de Sébastien Japrisot dont je connaissais l'oeuvre à travers le film Un long dimanche de fiançailles adapté du roman du même nom, et surtout du fabuleux L'été meurtrier avec la sublime Isabelle Adjani.
Son écriture m'a happée très rapidement. Très cinématographique, mais pour autant ciselé car il ne s'agit pas non plus d'un script, j'ai trouvé le travail narratif très recherché, se mettant au service des personnages.
Au bout de quelques pages, j'ai ri alors que Sébastien Japrisot ne parlait vraiment pas d'un thème marrant. J'ai su alors que tous les deux deviendrions très copains. Et ce sentiment ne m'a pas lâché jusqu'à la fin.
L'histoire débute pourtant banalement. Dany, secrétaire dans une boîte de publicité, est invitée à passer la nuit chez son patron afin de lui taper un manuscrit dont il a besoin pour le lendemain. Monneyant finance, Dany accepte. Le lendemain, son patron, qui doit prendre l'avion avec femme et enfant, lui demande de les conduire à l'aéroport. Elle n'aura qu'à redéposer leur voiture chez eux en rentrant. Oui, mais, Dany, qui n'a jamais vu la mer, décide de garder la voiture pour ce long week-end (pont du 14 juillet) et de ne la remettre à sa place qu'au retour de son patron. Cette escapade anodine se révélera profondément perturbante...
Tout le long, et c'est l'une des forces de ce roman, on se tient au côté de Dany, n'ayant ni plus ni moins les mêmes indices qu'elle. Quand elle pense devenir folle, on se dit "ben oui tiens, elle est folle" ; quand elle se dit que ses hypothèses, finalement, se tiennent, on se dit "ben oui, finalement, ça se tient" . Et le dernier chapitre réunit toutes les pièces du puzzle. Grandiose...
Ce roman écrit en 1966 est une merveille du genre. Plus qu'un policier, il s'apparente à un thriller psychologique; j'ai tremblé auprès de Dany. Je le verrais parfaitement adapté au cinéma, même aujourd'hui, car il reste très moderne. A moins que Claude Chabrol, dont l'atmosphère des films s'y serait bien prêtée, en ait déjà fait une adaptation.
En résumé, un roman que j'ai eu du mal à lâcher une fois commencé, en un mot, fabuleux.

Challenge multi-défis 2020
Challenge mauvais genres 2020
Challenge ABC 2019/2020
Challenge Monopoly
Challenge XIXème siècle 2020
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araucaria
  10 avril 2020
Voici un roman policier qui comporte 4 parties : La dame, l'auto, les lunettes, le fusil, dont l'intensité est très variable. Les deux premières parties sont longues, et m'ont même paru ennuyeuses. J'ai eu envie à deux ou trois reprises de refermer le livre, et puis j'ai pensé que comme il s'agissait d'un policier, il y aurait forcément un déclic venant enrichir le récit et offrir de l'intérêt. Mais pendant longtemps j'ai pensé que je passais à côté d'une histoire policière et que l'auteur invitait le lecteur à suivre le parcours d'une folle... La troisème partie est plus alerte. A la quatrième et dernière, le voile est enfin levé... Il y a eu manipulation... mais les ficelles sont tellement grosses qu'on n'y croit pas vraiment. Enfin, comme il s'agit d'un livre que je voulais découvrir uniquement pour me détendre le mal n'est pas bien grand, sinon la déception aurait été au rendez-vous.
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saphoo
  18 juin 2017
Voici mon 2ème livre de cet auteur, après compartiments tueurs, je suis repartie en auto cette fois ci, et quelle voiture ! A l'image de cette belle mécanique, ça démarre à fond, grisée par la vitesse, c'est un peu flou il faut bien le dire.
Le début semble pourtant bien ancré dans une histoire "normale" mais voilà que sur la route tout devient bizarre, biscornu, comme si la folie s'était emparée du livre. J'avoue que par moments j'ai eu du mal à tout saisir, je me demandais même si je n'avais pas loupé un indice important ou si je devais revenir en arrière pour mieux lire les détails.
Alors futurs lecteurs accrochez-vous car dans la dernière partie, vous allez tout comprendre, la lumière se fait, et toutes les pièces du puzzle comme par magie s'imbriquent à toute vitesse.
Une fois encore, cet auteur me surprend par son originalité, et son pouvoir à mettre le lecteur en marge en le tenant à distance, juste observer puis d'un coup, il lève le rideau et tout le décor, les personnages, l'intrigue, se dévoilent réellement.
J'ai bien aimé, quand même parcourir aux côtés de Dany, on devine la victime, la femme au passé douloureux, l'être seul et désemparée face à ce mauvais tour qu'on lui joue. Pourtant, elle tient tête, garde l'oeil, et le courage d'aller jusqu'au bout de cette drôle d'histoire.
Et bien Japrisot m'a une fois encore conquise, il me tarde de continuer la découverte de son univers.
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
EpicteteEpictete   22 février 2014
Deux gendarmes en uniforme kaki étaient arrêtés devant.
Je ne les ai vus qu’au dernier moment, presqu’en arrivant sur eux. Je regarde toujours au sol en marchant, par crainte de buter sur un éléphant quelconque qui échapperait à ma vue. Jusqu’à l’âge de dix-huit ans, j’ai porté des verres qui étaient loin d’être aussi bons que ceux que j’ai à présent, j’étais plus souvent jambes en l’air que debout, on m’appelait : « l’avion-suicide ». L’un de mes cauchemars préférés aujourd’hui encore, c’est une bonne grosse poussette de bébé abandonnée dans une entrée d’immeuble. Une fois il a fallu trois personnes pour nous séparer.
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VampCruciVampCruci   03 mars 2016
Les marseillais sont des gens très bien. D'abord, ils ne vous insultent pas plus que les autres, si vous essayez de leur passer dessus, mais en plus ils prennent la peine de regarder votre numéro d'immatriculation, et quand ils voient que vous êtes un 75, ils se disent qu'évidemment, il ne faut pas trop vous en demander, ils se tapent la tempe de l'index, comme ça, mais sans méchanceté ni rancœur, seulement pour faire ce qu'il faut, et si à ce moment vous déclarez: "Je suis perdue, je n'y comprends rien à votre ville pourrie, il y a plein de stops partout qui me veulent du mal, et moi je cherche la Gare Routière à Saint-Lazare, est-ce que seulement ça existe?", ils compatissent, ils s'en prennent à la Bonne Mère de votre infortune, ils s'agglomèrent une douzaine pour vous renseigner.
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araucariaaraucaria   31 mars 2020
Je n'ai jamais vu la mer.
Le sol carrelé de noir et de blanc ondule comme l'eau à quelques centimètres de mes yeux.
J'ai mal à en mourir.
Je ne suis pas morte.
Quand on s'est jeté sur moi - je ne suis pas folle, quelqu'un, quelque chose s'est jeté sur moi - j'ai pensé : je n'ai jamais vu la mer. Depuis des heures, j'avais peur. Peur d'être arrêtés, peur de tout. Je m'étais fabriqué un tas d'excuses idiotes et c'est la plus idiote qui m'a traversé l'esprit ; ne me faites pas de mal, je ne suis pas vraiment mauvaise, je voulais voir la mer.
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nadiouchkanadiouchka   30 juillet 2016
Je ne suis pas folle. J’ai arrêté la voiture. J’ai demandé qu’on fasse le plein d’essence (…) et soudain, il y eu comme un déplacement d’air, une présence, je ne sais quoi de vivant et de brutal derrière moi. On m’a arrachée du sol, j’ai crié de toutes mes forces sans que mes cris puissent sortir de ma poitrine, je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qui m’arrivait, la douleur qui trouait ma main me foudroyait tout entière, j’étais à genoux, j’étais seule, je suis là.(...)
Je regarde ma main gauche, mes doigts énormes et violacés, et soudain je n’en peux plus, je m’affale contre le lavabo, je retombe à genoux et je hurle. P.18
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nadiouchkanadiouchka   31 juillet 2016
Marseille est la ville la plus étendue, la plus incompréhensible que j’aie jamais traversée. Les rues, plus étroites qu’à Paris, partent dans tous les sens, et de quelque côté qu’on les prenne, elles ne mènent nulle part. Je me suis arrêtée plusieurs fois au bord des trottoirs pour demander mon chemin. Je n’entendais rien à ce qu’on m’expliquait, sinon que j’étais une pauvre fille. On me disait : ma pauvre petite, pauvre mademoiselle, pauvre de vous. La Canebière, immanquablement, je luis tournais le dos. P. 169
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