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ISBN : 2377630189
Éditeur : YakaBooks (28/07/2017)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Claire a 31 ans quand elle découvre que l’homme qui l’a élevée et qu’elle croyait ne pas être son père, se révèle l’être. Trop différente physiquement de ses sœurs, aussi blondes qu’elle est châtain, la petite fille avance dans l’existence alimentant les secrets de famille de son imaginaire d’enfant. Un acrobate au bord de l’œil est une merveilleuse histoire de femmes où se mêlent les fi ls de la tromperie, de la jalousie, du chagrin, de l’amour, de l’amitié, de la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
MahaDee
  15 novembre 2018
La belle idée d'accroche pour tout texte, quel qu'il soit, c'est d'abord le titre bien sûr. Celui-ci est particulièrement bien trouvé et joue son rôle attractif. L'expression est simple, mais imagée, et pleine d'une poésie qui nous place dans les meilleures dispositions pour ouvrir le livre.
Le texte est court, plus qu'une nouvelle, pas tout à fait un roman. C'est plutôt un bon point à mon sens, car l'auteur ne se perd pas en fioritures inutiles et se centre sur l'essentiel. J'aime cela quand on sent que l'auteur sait précisément où il veut nous emmener et qu'il ne nous perd pas inutilement.
90 pages, dans un format de poche, structurées en 47 chapitres (pas plus de une à deux pages par chapitre en moyenne). L'écriture est simple, accessible. Elle met le lecteur très vite à l'aise, on se sentirait presque chez soi dans cette famille. Pour autant n'imaginez pas une langue simpliste, il est clair que cette facilité apparente est le résultat d'un vrai travail littéraire et d'une exigence portée sur la syntaxe et le choix des mots justes.
Claire la narratrice a 31 ans. Elle revient sur ses années d'enfance pour mieux comprendre l'adulte qu'elle est devenue aujourd'hui et ce qui l'a construite. Une différence physique évidente d'avec ses sœurs a depuis toujours alimentée son imaginaire et fragilisée à ses yeux sa place au sein de la famille. Depuis qu'elle en a le souvenir, elle a fantasmé des secrets de famille pour y expliquer sa présence. Le moindre indice du quotidien est détourné pour être utilisé dans ce travail de l'imaginaire où les sentiments de jalousie, de chagrin et d'amour se mêlent tour à tour.
Un récit psychologique délicat qui joue sur l'émotion.
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Fattorius
  10 octobre 2017
Les larmes ponctuent les péripéties du premier roman de Marie Jousse. Elles donnent à ce petit livre leur surnom, plein de poésie: "Un acrobate au bord de l'oeil". Et au fil des pages, c'est une famille que l'on découvre, avec ses vicissitudes masquées par une façade bien lisse. Tout commence par un aveu: alors qu'elle a 31 ans et qu'elle est en train de donner la vie, le père De Claire, la narratrice, lui confirme qu'elle est bien sa fille. Dès lors, se développe, sous la plume de la romancière, toute la généalogie d'un doute.

Ce doute, l'auteure a l'habileté de lui donner plusieurs causes, donnant constamment à Claire l'impression qu'elle n'est pas à sa place. Il y a d'abord la différence physique entre la narratrice et ses soeurs, qui ouvre la porte à une hésitation personnelle quant à sa filiation, encore renforcée par un jeu cruel entre les parents, suggérant entre eux que la narratrice, Claire (celle qui n'a exceptionnellement pas de diminutif, alors que ses deux soeurs en ont un), est née d'amours adultères. Une impression renforcée encore par le caractère volage du père, un notaire de province qui voit passer beaucoup de monde. Enfin, et sans oublier les remarques des tiers, il y a ce jeu enfantin courant, consistant à imaginer que nos parents ne sont pas vraiment nos parents.
Le deuil vient ponctuer "Un acrobate au bord de l'oeil", dans des manières atypiques qui font souffrir les personnages. Il y a d'abord le décès de Frédéric, en bas âge, qui éprouve durablement la mère, installe le rituel de la visite de sa tombe et suggère que dans la famille, il n'est pas possible de donner le jour à des garçons. Il y a aussi Pierre-Alain, Jean-Marie. Et toujours, il faut faire face.
La peinture de ces drames familiaux, que l'auteure aborde avec sensibilité même si certains éléments auraient pu être approfondis davantage, fait contraste avec l'image radieuse, quasi parfaite, que renvoie la famille De Claire. L'auteure excelle à dépeindre cette vitrine idéale: une mère très belle, un père qui a réussi, et des enfants qui doivent se coiffer et s'habiller pour être beaux à l'école. Cela, sans compter l'impératif de faire bonne figure malgré les drames et les douleurs qu'on veut cacher.
Le premier roman de Marie Jousse se décline en mode mineur, construisant un monde d'incertitudes dans lequel il n'est pas évident pour Claire de trouver sa place. Par éclats de vie, pourtant, et au fil de chapitres courts, "Un acrobate au bord de l'oeil" construit avec justesse le portrait d'une femme et d'une famille, sur deux ou trois générations.
Lien : http://fattorius.blogspot.ch..
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sultanne
  26 octobre 2018
Etrange sensation, simple et diffuse, que ce livre est le mien, même si mon histoire de Vilain Petit Canard, à moi, ne se termine pas aussi sereinement.
Histoire de filles, histoire de femmes, de sororité et d'utérus ; histoire douce et légère qui fait écho, dans mon esprit, à L'Elégance des Veuves d'Ann Ferney, qui fait la part belle aux petits délices du quotidien, à l'enfance, à la vie commune d'une fratrie, avec ses petits heurts et ses grands déballages, à l'envie inavouée de ce que l'autre tient dans ses mains, à la solidarité inespérée de tous pour n'en soutenir qu'un.
Ce roman court et poétique, au rythme doucereux et délicat, a quelque chose à mi-chemin entre l'Echappée belle d'Anna Gavalda et les Quatres filles du Dr March, une tendresse et une ironie en forme de clin d'oeil au temps qui passe.
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edco6974
  15 avril 2018
Mon avis
Lorsque j'ai vu le nombre de page, je me suis dit: "oh, il sera vite lu et la chronique vite faite" ....
Ce roman ressemble à un journal intime où Mathilde, l'héroïne, parle de sa vie de son enfance jusqu'à sa vie d'adulte.
Mais à 31 ans, Mathilde accouche et se pose beaucoup de question depuis son enfance: pourquoi elle ne ressemble pas à ses soeurs? Elle est brune et ses soeurs sont blondes. Des questions qui la poursuivront toute sa vie et trouveront les réponses le jour de son accouchement. On y découvre la vie de chacun des membres de la famille, leurs joies, leurs peines, leur façon d'interagir entre eux mais surtout j'ai découvert un roman qui parle des sentiments d'une enfant qu'elle a appris à cacher, ses doutes concernant ses racines et qui ont de sa vie ce qu'elle est actuellement.
Mais j'ai mis plus de temps pour le lire car ce livre est un concentré d'émotions, de sentiments divers mais surtout très très intense. Peu de pages mais qui rassemblent tellement de choses qui ne m'a pas laissée indifférente et qui m'a beaucoup touchée.
Il m'aura fallu quelques jours pour m'en remettre car il y a une grosse part de réalité car quand on est enfant , on se pose des questions mais on les garde pour nous pour ne pas déranger ou par peur des réponses.
Lorsque j'ai tourné la dernière page, je me suis dit: "Non il ne faut pas qu'un roman soit long pour transmettre un message surtout quand il est aussi intense".
Le titre, on le retrouve dans la lecture. Personnellement j'ai terminé ma lecture avec un acrobate au bord de l'oeil. Un grand merci pour tout ce ressenti aussi intense que profond...
Je ne dirais rien de plus, il faut le lire et le partager .... Bravo j'ai adoré...

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Lavieestunlongfleuvetranquille
  13 avril 2018
D'une extrême sensibilité, le récit nous transporte dès les premières phrases et doucement mais inéluctablement nous submerge.
De passion, tout d'abord, car cette famille très attachante et magnifiquement mise en valeur est peu banale. Elle gravite et évolue dans le souvenir d'un enfant perdu.
Puis d'amour, omniprésent et si fort, qui nous pousse dans les environnements successifs et complexes de chaque membre qui réagit à sa manière à la situation, mais toujours avec une force et une pudeur hors du commun.
Finalement, et c'est très bien écrit, la force des non-dits et l'interprétation du moindre signe peuvent faire d'immenses ravages avec le temps.
De l'incompréhension nait le doute, qui ne s'éteint jamais vraiment.
L'espoir crée souvent l'imagination, et celle-ci est fertile quand l'enjeu est dramatique.
Et parfois, ou souvent suivant sa nature, surgit un acrobate au bord de l'oeil, une petite larme éphémère qui peut devenir une grande rivière.
J'ai la plume facile, me dit-on, mais j'avoue avoir écrit trois fois cette chronique. La lecture m'a bouleversé, et encore maintenant je reste perplexe face à l'émotion ressentie.
Tout est juste.
C'est la recette des chefs-d'oeuvre.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
MahaDeeMahaDee   22 octobre 2018
La vie est trop courte pour renoncer à ses rêves et se soumettre sans broncher à toute obligation.
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AudreyMarieAudreyMarie   27 août 2018
Je fus immédiatement placée en soins intensifs. D'autres minis compagnons d'infortune se battaient aussi. Tout était trop petit, nos veines, nos poumons, notre estomac. Les couveuses paraissaient gigantesques.
[...]
Les sondes, les alarmes et les alarmes leur rappelaient que rien n'était gagné.
[...]
Ils me rendaient visite tous les jours. Leurs mains se frayaient un chemin et caressaient mes doigts minuscules. Ils me parlaient, m'aimaient et me demandaient de m'accrocher.
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AudreyMarieAudreyMarie   27 août 2018
Pourtant je ne me suis jamais sentie aussi vivante. C'est vrai que l'on regarde différemment le ciel et la couleur des arbres quand on sent la mort qui nous nargue. Je souris à tous ceux dont je croise le regard sans épargner la boulangère ronchonne comme si j'avais une mission. Quelle mission? Aimer, sans effort, aucun.
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AudreyMarieAudreyMarie   26 août 2018
Longtemps, j'ai cru que mes parents formaient un couple parfait. Tout portait à le croire. Ils étaient magnifiques, brillants et drôles. Pourquoi aller chercher ailleurs? Mes yeux d'enfants ignoraient les fissures de leur couple. Mon regard d'adulte connaît la vérité, pardonne, mais ne comprend toujours pas.
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AudreyMarieAudreyMarie   26 août 2018
Il aimait la regarder quand elle se maquillait un peu plus que d'habitude pour une soirée en ville. "Tu vas encore faire des ravages", disait-il en riant. Face au miroir, elle ne lui répondait que par un sourire. Elle ne voulait plaire qu'à lui. Par mégarde, elle plairait à d'autres.
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