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EAN : 9782841569946
234 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (12/01/2009)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 70 notes)
Résumé :
"Le Rigoleur, c'est mon nom de famille. Le Rigoleur avec la particule, petite noblesse bretonne oblige. Le Rigoleur, oui, mais pas rigoleur pour deux sous. Qu'est-ce qui me ferait rire, hein? Est-ce que j'ai une tête à rigoler? Tiens, ça se saurait si l'habit faisait le moine. "Paysan breton, Arsène Le Rigoleur est ancré à sa terre et à ses secrets. Gare à celui qui ira fouiner sur son territoire et dénicher de vieilles histoires. Des gens de la ville, les Maffart, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  28 juillet 2016
Arsène a toujours habité ici, sur cette butte appelée le Tertre, après le village. C'est ici qu'il se terre, non loin des hommes. Ancré à cette terre qu'il connait par coeur. Et pour cause, Arsène est agriculteur. Comme ses parents dont il a hérité la ferme. Passée la quarantaine, il y vit seul, depuis que sa mère est partie à la maison de retraite. Une existence plutôt tranquille. Un tour de temps en temps au marché, à vélo. Un petit coup avec Yvan qu'il connait depuis qu'il est tout gosse. Une visite à La Mère dans sa maison de retraite. Mais une tranquillité bientôt bouleversée par l'arrivée des nouveaux voisins. Des gens de la ville venus s'installer ici, dans ce coin reculé de Bretagne, avec ses deux enfants. Une petite Juliette, 5 ans, curieuse de tout, et son grand frère, Louis. Arsène le Rigoleur voit d'un mauvais oeil cette nouvelle agitation...
Fabienne Juhel nous emmène dans une Bretagne de terroir rugueuse. Une Bretagne à la fois sauvage, brutale et poétique. L'on fait la connaissance d'Arsène le Rigoleur (qui n'a pourtant rien d'un rigolo), un taiseux un peu sauvage, presque terreux et qui vit simplement et tranquillement dans sa ferme. Une existence ponctuée par les visites à La Mère, celles d'Yvan, son voisin et ami et de Juliette, son feu follet. Arsène intrigue les voisins d'une part, et le lecteur, d'autre part, d'autant que les quelques souvenirs qu'il nous raconte mettent peu à peu en lumière ce qu'il est et ce qu'il a fait. Par petites touches, le personnage prend forme. L'auteur nous offre un roman presque envoûtant, trouble, parfois inquiétant, aux personnages complexes, bourrus et fouillés. Un roman qui alterne passé et présent, bestialité et attachement, horreur et innocence. Un récit singulier porté par une écriture à la fois rude, campagnarde et poétique.
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Juin
  17 décembre 2015
Arsène est de cette terre. Né ici, il n' a jamais quitté la ferme depuis sa naissance dans ce petit coin de Bretagne.
Il observe avec suspicion les nouveaux voisins. Ils arrivent de la ville et ne connaissent rien de la campagne à son avis.
Arsène, il est rude. Dur à la tache... Il raconte son enfance, sa souffrance, les autres. Ceux qui lui ont fait du mal... Ceux qu'ils ne supportent pas pour différentes raisons..
Arsène est seul maintenant , sa mère est en foyer-logement, son voisin et copain, Yvan, va partir pour la ville. Il y a bien les deux enfants des voisins. La petite, un sacré caractère, qui s'attache à ses pas et aussi Louis, un taiseux du haut de ses huit ans, il observe ce drôle de bonhomme qu'est son voisin. Car Arsène il en cache des secrets qu'il nous dévoile peu à peu.
Au coeur de ce roman, il y a François... La blessure secrète du narrateur.
Il y aussi les renards. Étrange animal que ce dernier... Qui est là comme une prophétie,comme un mauvais présage... Une sale bête qui amène le malheur..
Arsène avance dans la vie, comme un rouleau compresseur. Ce n'est pas un méchant et pourtant...
Fabienne Juhel nous donne un roman violent et cruel que l'on lit avec avidité. L'écriture est très belle, les sentiments à fleur de peau, l'ambiance palpable. Une histoire charnelle et douloureuse avec une pointe d'ironie.
A l'angle du renard, à découvrir d'urgence. Je n'ai que trop tardé...


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Apikrus
  05 mai 2016
Arsène est agriculteur en Bretagne. Il est célibataire et peu sociable. Au village, son caractère et sa réputation lui valent d'ailleurs le surnom ironique de « grand Rigoleur ». Arsène voit donc d'un mauvais oeil l'arrivée de nouveaux voisins : un riche industriel et son épouse, avec leurs deux enfants, Louis et Juliette. Heureusement, Arsène apprécie la compagnie de la petite fille : rapidement une grande complicité s'installe entre eux, au grand dam de sa mère, méfiante, et de son frère aîné, jaloux. La jalousie du garçon de huit ans amuse Arsène. En revanche sa curiosité est gênante pour le paysan dont la ferme recèle quelques secrets ! de fait, le passé et la personnalité d'Arsène s'avèrent de plus en plus inquiétants… L'empathie du lecteur à son égard cède peu à peu la place à d'autres sentiments.
Le récit suit les pensées d'Arsène, narrateur peu "éduqué" mais plein de bon sens paysan, et qui porte un regard subtil sur ceux que l'entourent. Le style est à l'unisson : pas de longs discours mais des phrases courtes et percutantes, avec le vocabulaire propre aux campagnards de notre génération. L'ambiance et la mentalité rurales sont ainsi parfaitement restitués. A la façon de Franck Bouysse dans « Grossir le ciel », Fabienne Juhel nous livre ici un roman que je qualifierais plus d'excellent thriller que de (naïf) roman du terroir.
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sylvaine
  10 septembre 2011
la Bretagne à l'intérieur des terres .Dans une ferme à l'écart du bourg vit Arsène Rigoleur .Quadragénaire ,il vit seul dans la ferme familiale depuis que sa mère est partie en maison de retraite .Après la mort du pere Morvan la ferme voisine est rachetée par des gens de la ville ,un couple et ses 2 enfants .Si la plus jeune Juliettte sait charmer Arsène son frère Louis se cache et refuse de se laisser approcher .
C'est Arsène le narrateur de ces évènements .Le début de cette histoire se lit comme un roman du terroir et puis soudain du sable se met dans les rouages ,l'atmosphère devient pesante au fur et à mesure qu'Arsène nous parle de son enfance ,de sa jeunesse .
Fabienne Juhel écrit là une superbe histoire Qui sont ces hommes et femmes ,paysans attelés à la tâche du matin au soir où l'achat de la moindre parcelle de terre peut déclencher une tempête force 8!!
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Ziliz
  28 juin 2011
Arsène, quadragénaire célibataire, est agriculteur en Bretagne. Suite au décès d'un de ses voisins, une famille de riches citadins vient s'installer dans la ferme voisine réaménagée. La fillette Juliette a cinq ans, elle est vive et curieuse, elle vient souvent regarder Arsène travailler, elle commente, le questionne. Habitué aux enfants, il répond de bonne grâce, il apprécie son intelligence. Il se méfie en revanche du grand frère de huit ans, Louis, manifestement jaloux de leur complicité...
Ce roman est vraiment plaisant, les descriptions du monde agricole sont très justes : l'Opinel dans la poche des hommes qui sert à tout, les blouses en nylon bleu des vieilles femmes, la messe le dimanche, la revue "La Vie", les querelles pour les terres... Le récit change de ton après quelques dizaines de pages, on commence à entrevoir plusieurs secrets et un évènement tragique dévoilé change le regard du lecteur et induit du suspense et un certain malaise...
Le style est très agréable, il m'a rappelé les polars "du terroir" de Pierre Magnan, Claude Courchay, Hervé Jaouen. Les relations entre les personnages sont subtiles, notamment les échanges entre Juliette et Arsène.
Un livre captivant qu'on a envie de lire d'une traite.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   28 juillet 2016
Elle a raison la Mère, c'est plus pareil. Y a pas que le temps qui se détraque, y a la terre qu'on respecte plus. Des parcelles transformées en lotissements. Des puits qu'on bouche, les lavoirs aussi. Et puis les quotas imposés par des bureaucrates, le cul vissé à leur fauteuil en cuir ceux-là. En peau de vachette si ça se trouve, le fauteuil, hein! Et c'est qui qui paye tout ça, hein, c'est qui? C'est Bibi. Ben tiens.
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VanessaVVanessaV   28 janvier 2014
Obligé d'être le méchant dans l'histoire pour se rendre intéressant. C'est simple: il nous en veut.
La haine d'un môme, c'est quelque chose de terrible. Y a pas pire. Et je sais de quoi je parle.

Et puis voilà le gosse qui entre dans notre champ de vision. Culottes courtes, bottes de caoutchouc, pull à grosses côtes. Un véritable petit gars de ferme. Solide et brave. Il s'amuse à tracer des sillons dans la boue avec le talon de sa botte.
A le guetter, deux contre un, lui, les mains dans les poches, les pieds dans ses bottes, j'ai un pincement au coeur. J'ai eu tort de construire ce piège. C'est pas avec ça que je vais m'attirer les bonnes grâces du rouquin. J'aurais pas dû écouter Juliette. Il me plaît ce gosse, moi. C'est sûr, il est pas venu me chercher en premier, il m'a jamais adressé la parole non plus, et alors? J'étais pas très liant non plus à son âge. Pas un rigolo, ah ça non! Faut pas pousser mémé dans les orties quand même.
Mais y a Juliette, l'odeur de ses cheveux. Mon petit lot tiré au pigeon d'argile. Et je suis dans son camp.
Sans elle, je me retenais plus. J'ouvrais la fenêtre et je hélais le gamin. J'ai du chocolat, des madeleines ou des Traou Mad si tu préfères. Y a qu'à demander, Louis. On a là de quoi tenir un siège. On va monter un camp, faire du feu et on se racontera des histoires après. On se barricadera dans la maison et on inventera des ennemis. Des ennemis mortels, invisibles mais bien réels, qu'on battra à plate couture et qu'on enfermera dans les placards, dans le cagibi sous l'escalier. Dans le congélateur si y a plus de place. On sera plus forts à trois. Toi, moi, Juliette.Forts ensemble. Viens, Louis, tu seras mon pote, un copain pour la vie. Croix de bois, croix de fer, si je mens, j'irai en enfer!
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marlene50marlene50   22 janvier 2017
Moi, c'est plutôt dans la nature que je placerais ma confiance. Les cycles, les saisons, le bois vert, le bois mort, les fleurs au réveil des abeilles, les naissances des bêtes en avril, les cerises avant les pommes, les pommes avant les châtaignes, bref, c'est bien boutiqué tout ça, je trouve;
Et c'est quand les hommes s'en mêlent que ça fout le bordel, toujours.
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JuinJuin   17 décembre 2015
Catho, raciste et idiot j'ai pensé. C'est pas de sa faute à Yvan, c'est la faute à la bonne réputation, à l'école des bonnes sœurs, du bourg, de la messe du dimanche, aux sermons du curé. Je sais pas pourquoi la sauce a pas pris chez moi. Je dois avoir quelque chose de tordu à la base.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   14 avril 2011
C'est que des mots j'en ai plein ma mémoire. Comme des cailloux dans une carrière. Parce que quand on est môme, on apprend à se taire et à écouter. Et à ronger son frein.
- Tais-toi quand ton père parle, elle disait la Mère.
Le Père allait à l'économie avec les paroles. Alors fallait pas rater le coche.
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Vidéo de Fabienne Juhel
Murielle Szac présente "La Mâle-mort entre les dents", roman de Fabienne Juhel consacré au poète Tristan Corbière et au massacre de Conlie. Paru aux Éditions Bruno Doucey, dans la collection Sur le fil, en janvier 2020.
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