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ISBN : 2714474039
Éditeur : Belfond (09/11/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.47/5 (sur 205 notes)
Résumé :
À New York, dans un bureau, une éditrice lit un manuscrit. Une œuvre qui la trouble et qui va la replonger dans son passé et celui de sa famille. Sur le papier, une famille comme tant d’autres au pays de l’Oncle Sam, un bonheur propret, une vie plutôt confortable. Et pourtant… Aux années soixante insouciantes vont succéder les années soixante-dix tumultueuses. Et faire exploser au passage toutes ces familles qui croyaient encore au rêve américain…
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  09 août 2018
Où l'on suit le parcours d'Alice Burns, adolescente parfois naïve qui s'aperçoit assez rapidement que la vie n'est pas toujours rose et que le genre humain est parfois impitoyable. Elle y croit pourtant, au grand amour, elle l'a rencontré, plusieurs fois, elle fera des bouts de chemin durables et mémorables, ou pas …
Mais ce dont elle se montre certaine, c'est qu'on ne choisit pas sa famille, que si elle avait pu, elle n'aurait certainement pas élu cette mère juive possessive et culpabilisante et ce père instable, aussi instable qu'un pays d'Amérique Latine, politiquement, dans les années 70.

Ce père qu'elle ne voit pas beaucoup bien qu'il soit omniprésent dans sa vie pour diverses raisons que je vous laisse découvrir et qui produit le piment de ce roman en trois volumes.
Elle n'a pas choisi non plus son frère Adam qui pour une raison obscure au début de cette saga, est en prison, je suppose que je le saurai dans le troisième tome, elle n'a pas plus choisi son frère Peter, celui qui oscille entre la mère et qui semble hériter de l'instabilité du père.
Tout cela, c'est la symphonie du hasard ! Mais a-t-elle vraiment choisi ses amis ? On se le demande bien, puisqu'exilée à Old Greenwich ou elle ne se plaît pas, elle se fait des amis de fortune, une sorte de petite bande qui subit le harcèlement de gosses de riches dans le collège où on l'a inscrite.
Puis vient la période de l'université, passage quasi obligatoire dans la bonne société américaine que Douglas Kennedy ne se prive pas de critiquer dans ce roman et dans bien d'autres dont il nous a régalés. L'université donc, où l'on crée des liens, avec les profs, avec les étudiants regroupés en fraternités toutes plus originales les unes que les autres.
L'auteur nous livre un aperçu de la vie en campus, qui plus est dans les années où l'on s'exprime, ou l'on communique des idées pacifistes contre le gouvernement de la guerre du Vietnam, du Watergate, et contre la politique étrangère désastreuse de l'époque.
Et Alice dans tout ça ? Alice, étudiante brillante, goûte à sa liberté, fume, boit, se bat, baisse parfois les bras, surtout lorsqu'elle paie pour les erreurs de son père, lorsque son indépendance lui est reprochée sous diverses formes, et qu'elle constate que tout se sait sur la campus, que les professeurs, comme les élèves sont informés de presque tous ses faits et gestes.
Ce premier tome peut paraître long, car Douglas Kennedy y campe des personnages au passé parfois compliqué, ou au présent perturbé, mais lorsqu'on commence le deuxième tome, on s'aperçoit que c'était nécessaire pour comprendre le chemin emprunté par Alice. L'écriture est très fluide et l'histoire se lit bien malgré quelques longueurs.
A l'heure où j'écris ce texte, je termine le deuxième tome, et je peux affirmer que cette saga vaut vraiment le coup que l'on s'y plonge.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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Pancrace
  03 décembre 2017
Je me suis ennuyé, profondément ennuyé à survoler tel un drone l'espace-temps d'une société américaine aux références totalement opaques pour moi. J'ai rebondi sur la couche d'une nébuleuse anglo-saxonne que je n'ai jamais pu réellement pénétrer.
J'ai dû changer, profondément changer.
En fait c'est à « grause » des babéliotes. (Il faut bien des responsables).
« Grause », c'est la contraction de grâce-à-vous-j'ai-découvert-des-ouvrages-excellents-dont-j'ignorai-même-jusqu'à-l'existence et à cause-de-ça-maintenant-je-trouve-insipide-bien-des-livres-de-mon-propre-choix.
Conclusions :
- J'ai sûrement « fait le tour » des romans de Douglas Kennedy auxquels je n'ai rien à reprocher car j'ai profité de somptueux moments de lecture.
Cependant, il faut le noter, la densité et la puissance romanesque sont en baisse sensible dans ses romans récents.
Alors, vas-y mon pote passe à autre chose.
- Ne pas détourner de futurs lecteurs qui apprécieront certainement ses talents de conteur.
Dans le pur style « si tu n'aimes plus, faut pas en dégoûter les autres ».
Lisez-le et faites votre jugement.
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Kittiwake
  28 avril 2018
Douglas Kennedy est un serial-séducteur de lecteur! Il a l'art de créer une connivence quasi immédiate avec les personnages, fort bien incarnés même lorsqu'ils sont bien éloignés par leurs caractéristiques d'un écrivain de la soixantaine.
Alice en est un exemple typique. Cette éditrice new-yorkaise, qui rend visite à son frère en prison, reçoit des confidences qui l'entrainent dans un flashback des années 70, ses années de fac, encombrées de la quête de soi, de la charge d'une famille aussi ordinaire que conflictuelle, avec des secrets et des trahisons qui ne demandent qu'à émerger pour troubler l'équilibre apparent d'un photo instantanée.
On adhère sans difficulté, avec quand même parfois un admiration dubitative sur la mémoire phénoménale de cette femme qui se souvient de détails du quotidien comme si les événements s'étaient déroulés la veille. Ne soyons pas mesquin, laissons faire le narrateur, d'autant que ce sont ces éléments précis qui donnent un ancrage solide et un air d'authenticité au récit
Les années 70 à New-York étaient teintés des échos de la révolution pacifique californienne. Les années de la revendication d'une tolérance universelle pour les choix de vie, n'avaient pas encore libéré totalement les esprits. Homosexualité, libération sexuelle, racisme, la jeunesse avait fort à faire pour s'affranchir des conceptions traditionnelles d'avant mai 68.
Un bon début, prometteur, et conduisant sans arrière pensée à se plonger dans le deuxième tome de la trilogie

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Allantvers
  30 décembre 2017
ça m'a fait plaisir de retrouver Douglas Kennedy, écrivain américain préféré des Français, homme charmant, excellent client pour "faire le job" sur les plateaux, dans les journaux ou en librairie, ou encore sur l'antenne d'une radio de jazz sur laquelle je l'ai entendu l'autre soir parler de son dernier roman. Avec son accent délicieux et son ironie bienveillante, il m'a donné envie de lui redonner une chance, après que je l'aie mis au rebut sur ces derniers livres, atterrée de voir mon Douggie en voie de BarbaraCartlandisation précoce.
Point d'histoire d'amour sirupeuse dans cette Symphonie du hasard en effet, mais une plongée dans l'Amérique des années 70 à travers l'exploration d'une famille de la classe moyenne, et plus précisément pour ce premier tome l'auscultation de la vie de campus dans le Maine en 1971.
Un contexte plutôt bien retranscrit, de la confrontation générationnelle entre adolescents et la morale conservatrice de Papa ex Marine / Maman névrosée, aux fastidieuses visites à la bibliothèque pour obtenir la moindre information, sans oublier le climat ultra intello et hyper politisé de la gente estudiantine de l'époque.
Un moment de lecture plaisant donc, mais c'est à peu près tout tant l'ensemble m'a paru léger et laissé sur ma faim.
L'auteur semble se faire plaisir avec ses souvenirs et cela me fait véritablement plaisir pour lui. C'est le souvenir qu'il m'en reste, et c'est déjà pas si mal. D'ailleurs, je pense que je lirai le tome 2 quand il sortira.
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iz43
  18 janvier 2018
La famille d'Alice est une drôle de famille.
Je demande "le père": il a plutôt la main lourde sur l'alcool, un mauvais caractère, ne rêve que de s'installer au Chili où il dirige une mine. Méprise ses garçons, se querelle avec sa femme sans pourtant vouloir la quitter.
Je demande "la mère": autoritaire, intrusive (elle lit le journal intime de sa fille), egocentrique, querelleuse.
Je demande le grand frère: Peter plutôt sympa, mais assez secret et distant qu'Alice admire.
je demande le 2ème frère : Adam qui a subitement changé suite à un accident. D'ex grand sportif, il devient triste et suit son père au Chili.
Enfin je demande la petite dernière: Alice une jeune fille sur le point de rentrer à la fac qui est la narratrice.
Qu'est ce qui lie et sépare en même temps cette famille? les secrets, les non-dits.
Le récit commence par la visite d'Alice, devenue éditrice à New York qui rend visite à son frère Adam, emprisonné alors que c'était un jeune loup de Wall Street. Voilà qu'il lâche un terrible secret à Alice. C'est vraiment du lourd.
Alice se souvient alors. Les années 70 où elle rêvait de quitter la petite ville d'Old Greenwich pour étudier l'histoire américaine dans la prestigieuse université de Bowdoin. Rien ne la rattache à sa vie d'alors: des parents dont elle se demande si ils vont divorcer un jour, une mère très dure avec elle, la sensation d'être inutile, inintéressante, des camarades de lycée odieuses.
C'est avec plaisir qu'on la voit prendre son envol à la fac et que l'on découvre une jeune fille vraiment intelligente, passionnante, brillante.
C'est l'occasion aussi de découvrir la mentalité des américains au début des années 70: pas facile d'être homosexuel à cette époque, le racisme.
On est du point de vue politique à la réélection de Nixon suivie par des scandales, les coups d'Etat au chili.
J'ai manqué de références concernant la politique américaine et les auteurs cités par Alice et ses amis.
Mais je me suis attachée à Alice et j'ai réussi à me détacher de ça. J'ai apprécié aussi ses professeurs et les liens qu'ils tissaient avec leurs étudiants.
Je remercie Babelio de m'avoir proposé cette lecture et les éditions Belfond.
Je lirai le tome 2 avec plaisir.


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critiques presse (5)
LeJournaldeQuebec   11 avril 2018
En parallèle avec les événements marquants des années 1970 et 1980, le romancier américain Douglas Kennedy s’est penché sur la dynamique des familles, leurs secrets et leurs tourments, dans sa nouvelle série, La symphonie du hasard.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   13 décembre 2017
L'auteur des best-sellers La poursuite du bonheur et Mirage renoue avec l'un de ses sujets de prédilection dans cette nouvelle trilogie et explore la complexité des relations familiales, «ces royaumes d'intrigues et de guerres intestines».
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique   30 novembre 2017
L’auteur américain signe sa première trilogie. Une fresque ambitieuse de l’Amérique des années Nixon. Et une famille qui croûle sous le poids des secrets.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   27 novembre 2017
Au départ tout paraît normal, mais rapidement des fêlures apparaissent, souvent dues à un événement. Et, à partir de ce moment-là, difficile de lâcher un roman de Kennedy!
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   10 novembre 2017
Une évocation des années 1970 à travers le regard d'une étudiante reçue à l'université.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
alainmartinezalainmartinez   06 décembre 2017
On pense souvent que notre nation soutient l’individualisme acharné, mais, en réalité, la plupart d’entre nous lui préfèrent la tranquillité du conformisme. Cet instinct grégaire a un prix : on limite nos perspectives, on dresse certaines barrières. Mais l’avantage, c’est que cela nous donne le sentiment d’être accepté. Voilà pourquoi l’appartenance à un groupe est si tentante. Même ceux qui proclament : « Je n’ai pas besoin de vos bandes, de l’approbation de vos cliques, ni de faire partie de votre petit club », même ceux-là, viscéralement attachés à leur condition de loups solitaires, s’avouent parfois dans un élan de lucidité que chacun, à sa manière, n’a qu’un rêve : se sentir appartenir à quelque chose.
+ Lire la suite
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alainmartinezalainmartinez   06 décembre 2017
Mais mon prof d’histoire m’a dit quelque chose de profond l’autre jour : “On peut condamner les oppresseurs, mais personne ne devrait juger les oppressés. Bien peu d’entre nous sont capables d’héroïsme.” »
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iz43iz43   18 janvier 2018
- ça me changera de quitter le pays, c'est déjà sympa. mais du coup, soit j'épouse Patty et je l'emmène avec moi...
- soit tu en profites pour te tirer.
Il a souri.
- tu préférerais que je me tire,, j'en suis sûr.
- je préférerais te voir mener la vie que tu veux, pas celle que tu crois qu'on attend de toi.
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AllantversAllantvers   30 décembre 2017
A y regarder de plus près, le base-ball est comme un symbole de tirer toujours plus haut, toujours plus loin, sans pour autant exclure la possibilité de l'échec. Le vocabulaire américain de la réussite est constellé de références au base-ball. Notre nation est obsédée par la célébrité, la fortune, la victoire.
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AllantversAllantvers   29 décembre 2017
On pense souvent que notre nation soutient l'individualisme acharné, mais en réalité, la plupart d'entre nous préfère la tranquillité du conformisme. Cet instinct grégaire a un prix : on limite nos perspectives, on dresse certaines barrières. Mais l'avantage, c'est que cela nous donne le sentiments d'être accepté. Même ceux qui proclament : "Je n'ai pas besoin de vos bandes, de l'approbation de vos cliques ni de faire partie de votre petit club", même ceux-là, viscéralement attachés à leur condition de loups solitaires, s'avouent parfois dans un élan de lucidité que chacun, à sa manière, n'a qu'un rêve : se sentir appartenir à quelque chose.
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Videos de Douglas Kennedy (70) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Douglas Kennedy
L'écrivain américain Douglas Kennedy et le critique littéraire François Busnel échangent sur la littérature américaine à l'occasion de la parution de la trilogie "La Symphonie du hasard". En savoir plus sur "La Symphonie du hasard" : https://bit.ly/2shmNwl
À New York, dans un bureau, une éditrice lit un manuscrit. Une ?uvre qui la trouble et qui va la replonger dans son passé et celui de sa famille. Sur le papier, une famille comme tant d?autres au pays de l?Oncle Sam, un bonheur propret, une vie plutôt confortable. Et pourtant? Aux années soixante insouciantes vont succéder les années soixante-dix tumultueuses. Et faire exploser au passage toutes ces familles qui croyaient encore au rêve américain?
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