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Bernard Cohen (Traducteur)
ISBN : 2266087983
Éditeur : Pocket (03/06/2004)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 1730 notes)
Résumé :
Ben Bradford est un modèle de réussite sociale. De la pression parentale cherchant à le détourner de ses ambitions artistiques, il a fait le moteur de son ascension vers les hautes sphères de Wall Street. Ben Bradford lutte, et pourtant, il est bien obligé de se rendre à l'évidence : "réussir", "le plus américain des verbes", le fait vomir. Ce n'est pas avec fierté qu'il pose son regard sur la somme de ses possessions, mais en détaillant chaque objet par le menu, co... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (155) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
21 janvier 2013
Un roman pour ceux qui veulent s'évader…
Roman écrit en 1997 de Douglas Kennedy, "L'Homme qui voulait vivre sa vie" se déroule aux Etats-Unis contrairement à l'adaptation au cinéma, qui se déroule en Europe, l'acteur principal étant Romain Duris.
Au départ, un proche m'a recommandé de lire les premières pages de ce roman car elles concernaient des scènes de vie que l'on traverse avec nos enfants en bas âge (des nuits parfois difficiles…). Puis, j'ai continué et arrêté très vite. Bof...
Puis, quelques mois plus tard, après avoir dévoré "Piège nuptial" dont l'action se déroule cette fois-ci en Australie, je me suis décidé à reprendre depuis le début "L'Homme qui voulait vivre sa vie" après avoir lu plusieurs bonnes critiques.
Ben Bradford, avocat aisé et père de famille de deux enfants Adam et Josh, est confortablement installé avec sa femme Beth en banlieue du Connecticut. Sa passion pour la photographie lui permet d'égayer sa vie beaucoup trop rangée, son métier d'avocat étant très rémunérateur mais l'ennuyant et le stressant profondément. Lorsqu'il rencontre ce voisin photographe et un peu bohème, Il en devient même frustré. Puis, un jour, Ben Bradford se rend compte que sa femme le trompe et il va ainsi choisir de basculer dans un monde très incertain et instable mais au combien jouissif…
Une fois passé le début très descriptif, je me suis totalement plongé dans l'univers de ce personnage avec un très grand plaisir. Ce roman n'est pas vraiment un polar sachant que le meurtre (à vous de deviner de qui il s'agit !) n'est qu'un prétexte à l'analyse des personnages et de leur cheminement progressif vers leur nouveau destin.
Je considère ce livre comme une vraie réussite et je le recommande pour ceux qui veulent s'évader, au sens propre et au sens figuré. J'ai beaucoup aimé la seconde partie plus chaleureuse malgré le climat friqué, contrastant avec la tristesse et la mélancolie du début.
Même la fin m'a surpris par une situation somme toute cohérente avec le reste du roman mais que je n'avais pas imaginée.
Le film, adapté soit disant de ce livre, est très en dessous du roman car la première moitié de la narration est complètement passée à l'as et le fait de voyager dans un autre pays, avec une langue différente fait perdre complètement la cohérence de l'histoire. Si vous avez vu que le film, plongez-vous absolument dans le livre, beaucoup plus complexe et émouvant.

PS : je conseille également "Piège nuptial" qui est un court roman mais un petit joyau tout de même de Kennedy également.
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carre
09 juillet 2012
Il faut bien reconnaitre que l'ami Kennedy sait y faire pour nous embarquer dans des intrigues qui tiennent la distance, car on ne s'ennuie pas une seconde dans cette fuite en avant de son héros Ben Bradford. de New York au Montana, il n'y a qu'un pas que Ben franchit allègrement. Malgré la douleur, Bradford se reconstruit, s'épanouit mais le passé le rattrape (faut pas rêver quand même). Alors les grincheux trouveront peut être le début un peu laborieux, certains choix scénaristiques un peu gros et pourquoi pas une fin un peu trop hollywoodienne, n'empêche la ballade est intense, vivifiante et passionnante. le style est agréable, rythmé, l'histoire un brin immoral et le plaisir au rendez-vous. Moi, j'ai marché tout du long.
A noter l'adaptation ciné par le français Eric Lartigau !!! Avec Romain Duris et Marina Fois.
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Hugo
26 avril 2017
Drôle de dimanche ou il faut se lever pour aller contrer l'inimaginable, pas convaincu, mal réveillé, t'as pas envie de chier un pas devant l'autre, le Nesquick fait pas même le même effet que la café noir qui t'exciterait les entrailles, pupilles dilatées, paupières collées, bordel de merde, allez-vous faire enculé avec la citoyenneté, j'emmerde le monde madame monsieur, je comprends pas ce que je fou là, déposé ici même un 10 février, mélange dégueulasse entre ma mère et mon père qui n'ont pas fait grand-chose de bien avec l'amour… avec des malentendus, y se passe des trucs chelous, allons bon ne cherchons pas plus loin, je suis là maintenant…
Ah ouais c'est la merde je me suis levé contraint et forcé par un morceau de 13 kilos qui réclamait câlins et tendresse de si bon matin :
« Allez tu te rendors et je te file des chocolats » les cloches ont sonné leur lot de chantage, papa amoureux certes, mais tu fais chier quand même…
« Putain et merde…. » qu'elle a dit, pleine de vie à l'aube naissante de ses rayons frisquet que t'y risquerais pas une putain de crève…
« Pffff, je sais pas qui c'est l'irresponsable qui t'éduque, mais faudrait peut-être penser à lui mettre un coup de pompe dans le cul pour faire de toi quelque chose de formaté, mais putain de merde je suis fier de toi mon petit cul préféré… »
Allez, faites chauffer le biberon, le micro-ondes fait son taf, le lait tiède va s'écouler tétine en bouche, la croissance se vulgarise à l'image d'un géniteur pas complètement teubé malgré un langage pour le moins à chier du scandale, faut que je fleurisse un peu tout ça, la bienpensante va me tomber sur le coin de la gueule mal éduquée et je vais prendre cher, inutile de faire la grosse voix, je vous entends, mais mon indifférence vous fait pipi dessus, avec ma libido en berne je me ramollis, ça aurait pu être bien pire, oui madame avec de l'imagination on peut en foutre vraiment partout, mais je vous en prie point de mépris, je m'excuse et je m'amuse, c'est dimanche, jour du seigneur, et faut que je file voter…
Et merde le bureau de vote a changé, conspiration pour que je me décourage, mais pas moyen que je ne glisse pas mon avis sincère dans la boite à emmerdes, je veux moins d'impôts moi, et plein de d'immigrés pour faire le taf que je n'ai pas le courage de faire, allez quoi petit jésus de Nazareth, donne nous un peu d'utopie, la blonde au paternel borgne, fais lui bouffer son racisme, enfonce lui dans sa connerie...
tout le monde semble trouver raisonnable de voter pour le chaos, l'immoral, le racisme, l'intolérance, aveuglé par un manque certain de « putain » et « merde » dès le petit matin chagrin qui se pleure d'une grasse matinée qui se rêve…
- Allez petit coeur, un dernier tour de vélo et on rentre…
- Non
- Quoi non ? tu veux pas des chocolats
- Vi, vi, mais pas trop sinon Gwenn elle va cromir…
Et à 20 heures, nous voilà bien emmerdé devant l'inconcevable, La France est raciste, mais pas complètement, mais assez pour te faire flipper ta race, ah ouais mais bon je suis blond, je ne serai pas reconduit gentiment à la frontière… Ouais mais si emmenez-moi, s'il vous plait, je suis blond mais j'ai rien demandé moi, ça s'est fait sur un coup de bite, et ma tête collait bien avec le physique de mon père, mais franchement hein ça s'est joué à rien cette histoire, je me sens comme tout le monde moi, je vivre avec tout le monde dans la joie et le partage même si parfois c'est compliqué de s'embrasser sur tout, faut rester dans l'ouverture d'esprit… la culture d'autrui et puis si ça nous plait moyen moyen, bah c'est pas grave, on se serre la main, on se fait un petit crachat à la gueule pour s'exposer nos divergences, pis on passe à autre chose, je ne suis pas altruiste dans l'âme, ni utopiste, ni anarchiste, je veux juste que tout le monde essaie de ne pas trop se taper la bêtise, peu importe nos putains de différences, on n'est pas obligés de s'échanger des mots d'amours, juste du respect, parce que comme dirait ma fille :
« Un câlin et tout va bien… »
A plus les copains
PS: excellent Douglas Kennedy cependant
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gouelan
21 août 2014
Ben, avocat réputé et aux revenus confortables, a une passion inassouvie pour la photographie Il a choisi la sécurité, un avenir tout tracé dans les pas de son père, plutôt que l'aventure et sa passion de jeunesse.
Le deuxième personnage est photographe en quête de célébrité, rentier vivant dans la maison de ses parents décédés.
Entre eux deux se trouve une femme. Et ce sera le début d'un engrenage, d'une fuite en avant.
Roman captivant, qui pose la question de savoir si l'on peut toujours choisir sa vie. Qu'est-ce qui nous freine dans notre élan. L'attrait d'une vie matérielle , bien rangée, à l'abri du besoin, nous empêche d'aller là où nos désirs nous entraineraient. Ce manque d'épanouissement personnel, cette frustration, peut avoir des conséquences non négligeables sur notre qualité de vie, que tout l'or du monde ne saurait compenser.
De même qu'assouvir une passion n'est pas toujours aisé. Dans le cas de ce photographe, devenir célèbre ne tient quelques fois qu'à un heureux hasard, être là au bon moment. Ce n'est souvent qu'une question de chance avec une dose de talent, d'intuition, de flair.
Alors êtes vous prêt à briser vos chaines?
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litolff
12 juillet 2012
« L'homme qui voulait vivre sa vie » m'a fait découvrir Douglas Kennedy il y a quelques années, et jamais depuis je n'ai retrouvé dans ses autres livres, à part dans « Cul-de-sac », cette formule magique qui fait d'un livre un page-turner : écriture ciselée, humour et rebondissements à gogo… Au-delà d'une lecture divertissante pour la plage, Douglas Kennedy, en décrivant les affres de cet homme qui voulait être libre, livre ici une satire de l'American way of life dans les banlieues matérialistes, où les bobos se la jouent artiste tout en consommant à outrance pour tromper l'ennui dans des demeures opulentes et prétentieuses. Un brin Raskolnikov, le héros, son forfait accompli, sera tenaillé par la peur et le remords… mais pas de panique, on n'est pas chez Dostoïevsky et l'épilogue ne peut pas être aussi sombre… Trépidant et grinçant, un très bon Douglas Kennedy.
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Citations & extraits (139) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko126 novembre 2012
Neuf comprimés étaient alignés sur mon bureau : une capsule de 150 mg de Zantac contre l'acidité gastrique, deux gélules de gingseng coréen en guise de dopage naturel, deux tablettes de 5 mg de Dexédrine en guise de dopage chimique, une dose massive (5 mg) de Valium pour lutter contre le stress, et enfin trois grosse gélules de bêta-carotène destinées à désintoxiquer un peu mon organisme.
"C'est surtout la ventrée de carotène qui m'épate, constaté Estelle, les yeux fixés sur ma ration pharmaceutique du matin.
- Ça purifie, lui ai-je expliqué avec un grand sourire.
- Un peu comme un Diet Coke après deux Big Mac et la grande barquette de frites, c'est ça ?
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NadaelNadael02 janvier 2011
Etonnant de constater que la vie n'est qu'une longue suite d'accumulations, la recherche permanente de moyens de combler l'espace, d'occuper le temps. Tout cela au nom du confort matériel, certes, mais surtout pour ne pas avoir à reconnaître qu'on ne fait que passer sur cette terre, qu'on la quittera bientôt sans autres biens que les habits dont sera revêtu notre cadavre. Amasser dans la seule intention de tromper le sort commun qu'est l'engloutissement à venir dans l'inconnu, de s'inventer un semblant de permanence, de croire à la solidité de ce que l'on a bâti.
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babycomeback44babycomeback4404 janvier 2014
nous ne cessons pas rêver d'une existence plus libre tout en nous enferrant de plus en plus dans les obligations, dans les pièges domestiques. Nous aimerions tant partir, voyager légers, et cependant nous ne cessons pas d'accumuler de nouveaux poids qui nous entravent et nous enracinent. La faute nous en incombe parce que, au-delà du rêve d'évasion, auquel nous ne renonçons jamais, il y a aussi l'attrait irrésistible des responsabilités : la carrière, la maison, les scrupules parentaux, les dettes, tout cela nous remet sans cesse les pieds sur terre, nous offre cette sécurité tant recherchée, nous donne simplement une raison de sortir du lit le matin. En réduisant inexorablement le champ du "choix", cette vie nous accorde le soulagement des certitudes. Alors, même si tous les hommes que je connais enragent en secret d'être tombés dans un cul-de-sac domestique, nous continuons à y entrer et à nous y installer, tous. La rage au cœur, le désir de vengeance aux tripes.
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babycomeback44babycomeback4406 janvier 2014
Tant d'objets, tant de choses minutieusement réunis dans un lieu clos. C'était merveilleux, étonnant. Étonnant de constater que la vie n'est qu'une longue suite d'accumulations, la recherche permanente de moyens de combler l'espace, d'occuper le temps. tout cela ua nom du confort matériel, certes, mais surtout pour ne pas avoir à reconnaître qu'on ne fait que passer sur cette terre, qu'on la quittera bientôt sans autres biens que les habits dont sera revêtu notre cadavre. Amasser dans la seule intention de tromper le sort commun qu'est l'engloutissement à venir dans l'inconnu, de s'inventer un semblant de permanence, de croire à la solidité de ce que l'on a bâti. Mais, un jour ou l'autre, la porte claque derrière soi, quoi qu'on y fasse. et à ce moment, il faut tout abandonner.
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jeranjoujeranjou21 janvier 2013
Etonnant de constater que la vie n’est qu’une longue suite d’accumulations, la recherche permanente de moyens de combler l’espace, d’occuper le temps. Tout cela au nom du confort matériel, certes, mais surtout pour ne pas avoir à reconnaître qu’on ne fait que passer sur cette terre, qu’on la quittera bientôt sans autres biens que les habits dont sera revêtu notre cadavre.
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