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EAN : 9782070451807
288 pages
Gallimard (05/04/2013)
3.68/5   73 notes
Résumé :
Il a seize ans, il n'est qu'enthousiasme et joie de vivre. Il aime le football, les copains et... Maggie. Elle a dix-sept ans, de grands yeux de biche et elle l'aime aussi, son Jack. Enfin, elle l'aime bien. Mais elle est en train de découvrir avec ivresse le plaisir de séduire, le pouvoir d'un battement de cils, d'un sourire ou d'un balancement de hanches qui fait se retourner tous les garçons.

Voilà, Jack et Maggie connaissent les premières extases... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
evergreen13
  07 juin 2022
On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans
1938-1939, Lowell, Massachussetts. Jack est un jeune chien fou, il passe son temps entre le lycée (qu'il sèche de temps à autres), les copains, le football… la vie n'est pas forcément facile dans ses années là, les Etats-Unis sortent à peine de la Grande Dépression mais pour Jack, le temps passe à toute vitesse ! Un jour, il rencontre Maggie, elle a un an de plus que lui, elle est belle, et Jack et Maggie vont tomber amoureux…
Résumé comme ça, ce roman peut paraître un peu mièvre et pas franchement intéressant. Il n'en est rien : tout d'abord parce qu'il a été écrit par Jack Kerouac, auteur inclassable, au style percutant et déroutant ! Jack Duluoz (cf La légende de Duluoz, dont Kerouac disait « Mon oeuvre compose un grand livre, à la manière de la Recherche du temps perdu de Proust, à la différence que mes souvenirs sont écrits comme durant une fuite plutôt que malade dans mon lit. En raison des objections de mes premiers éditeurs, il ne me fut pas permis d'employer les mêmes noms de personnages dans chacune de mes oeuvres. Sur la route, Les Souterrains, Les Clochards célestes, Docteur Sax, Maggie Cassidy, Tristessa, Les Anges vagabonds et les autres ne sont que des chapitres d'un ensemble que j'appelle La Légende de Duluoz. » ) dont il est question dans le livre, c'est évidemment Jack Kerouac, Ti-Jean comme l'appellent ses parents québécois. Il raconte les premiers émois amoureux mais aussi la vie quotidienne, les petits tracas des adolescents, les soucis des adultes…
Bien qu'au tout début du roman je me suis sentie déroutée par le style de Jack Kerouac (auteur que je n'avais pas lu depuis très longtemps), j'ai beaucoup apprécié cette lecture pleine de nostalgie (par moment, de tristesse même). Mon passage préféré est celui de la fête d'anniversaire de Jack que ses parents et amis préparent en secret (vite éventé) pour lui, cette soirée qui marque en quelque sorte l'entrée dans le monde adulte.
Alors oui, «on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans » (et je trouve que le poème d'Arthur Rimbaud colle parfaitement à ce roman) mais finalement, quand on regarde la biographie de Jack Kerouac, on s'aperçoit qu'il ne l'a jamais vraiment été…
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charlitdeslivres
  18 juillet 2016
Maggie Cassidy, c'est un mythe. La fille trop jolie pour être vraie, celle qui fait chavirer les coeurs et tourner toutes les têtes. Ici elle a 17 ans et est amoureuse de notre jeune protagoniste de 16 ans, Jack. Mais voilà, Maggie a cet âge difficile, où elle commence à comprendre son pouvoir sur les hommes. Là où ces grands yeux de biches pourraient émouvoir n'importe qui. La souplesse de ces mouvements attire, la grâce de ces déplacements excite. C'est avec talent que Kerouac nous présente ce mythe, avec une plume toujours remplie de Jazz et de liberté, venez vibrer au couleur d'une Amérique encore insouciante.
Ce roman c'est celui des premiers émois, des premiers amours. Ces moments où la terre arrêtent de tourner tout simplement parce qu'on la voit, parce qu'on le voit. Mais c'est également le début de la vie dans toute sa complexité. Les choix ne font que commencer : comment vivre entre la raison et la passion ? Vivre en aventurier où fonder sa famille ? Kerouac a cette plume pour nous présenter avec simplicité ces bouts de vie. Il traite comme à son habitude de l'amitié qui tient une grande place dans son coeur, de sa famille qu'il nous présente à chaque fois, de l'Amérique, ce pays qu'il adore. Mais il parle surtout d'amour, de ce besoin de ce noyer en amour, de tout abandonner par amour, de tout quitter par amour. L'amour est sa drogue, il aime passionnément et nous le présente à chaque fois de manière toujours plus forte !
J'aime Kerouac pour son besoin de liberté aussi. Celui qu'il inculque dans tous ses romans. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, car ici encore on recherche cette audace. de pouvoir vivre sa vie pleinement, de ne plus regarder le passé, de ne pas penser à l'avenir et de simplement vivre dans le présent. Comme un écho à toute une génération Kerouac parvient à présenter cette Amérique insouciante d'entre deux guerres, celle où tout était encore possible, celle qu'on aime imaginer.
Dans son besoin de l'amour, notre héros Jack qui est le porte-parole de notre auteur, s'attarde sur l'importance de ces premiers moments d'excitation. Ces moments où plus rien ne compte, ni les amies, ni la famille, seul le désir persiste. Mais dans ces émois effrénés, l'auteur connait le pouvoir des femmes. Ce besoin parfois pervers de plaire, de faire succomber n'importe qui. C'est le portrait de cette génération que Kerouac nous présente encore aujourd'hui, libérée pour certain, dépravée pour d'autres mais toujours en quête de liberté et de jouissance !
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
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LaRousseBouquine
  18 novembre 2016
Maggie Cassidy, c'est le nom de cette jeune fille que Jack Duluoz aime par-dessus tout. Jack, c'est le double de Kerouac. Ce narrateur dont on change à peine le nom, car on sait que c'est l'histoire de l'auteur lui-même qui est racontée. C'est l'adolescence de Kerouac, dans une petite ville du Massachussets, alors qu'il fait le con dans la neige avec ses amis pour le Nouvel An à l'aube de la seconde Guerre Mondiale.
Jack Duluoz est un jeune homme un peu comme les autres. Il a la tête sur les épaules, mais à son âge, on aime bien déconner, on regarde les filles et on se fout un peu de la gueule du monde. « On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans » Rimbaud écrivait. Et je crois que c'est exactement ce que montre ce livre. Ce roman, c'est l'histoire d'un amour qu'on sait déjà éphémère, même si c'est le premier et qu'on croit qu'il durera toujours. C'est l'histoire de la transition entre l'innocence et la raison de l'âge adulte, celui où on nous demande de faire des choix et d'être responsable. Quitte à renoncer à certaines choses en chemin. C'est un roman court, mais selon moi assez initiatique, qui pourra sans aucun doute en décourager plus d'un mais qui personnellement m'a beaucoup plu.
Kerouac a cette écriture folle, automatique, presque surréaliste et déjantée qui fait la particularité de la Beat Generation et si c'est parfois très difficile à suivre durant les premières pages, on finit par s'y habituer et j'ai adoré suivre les méandres de l'imagination de l'auteur. Ses phrases sont longues, parfois interminables (je vous déconseille fortement la lecture rapide à voix haute, c'est un vrai exercice de rhétorique !), mais elles sont d'une poésie folle. En bref, elles m'ont donné envie de me remettre aux classiques plus sérieusement et d'aller dévaliser le rayon « Kerouac » de chez Waterstones. le pire c'est qu'il va me coûter cher ce con, car il a été sacrément prolifique. Autant dire que j'ai de la lecture devant moi pour quelques années si je veux me faire l'ensemble de sa bibliographie.
Amoureux de littérature, je vous conseille plus que jamais ce petit bijou de littérature américaine. C'est dense, ça peut en décourager certains (j'avoue que je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas décrocher vu les premières pages chaotiques), mais comme on dit, it's totally worth it. On va dire que parfois, la beauté de certaines oeuvres se mérite. Forcément c'est un concept qui ne plaît pas à tout le monde (à moi la première, en tant qu'ambassadrice du bonheur des livres bien cheesy), mais de temps en temps, ça procure une satisfaction immense ; celle d'avoir découvert une oeuvre assez exceptionnelle.

Lien : http://laroussebouquine.fr/i..
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arcade_d
  09 juin 2017
… Et bien, voilà c'est ce roman que j'ai préféré de Kerouac. Par le pureté de l'éveil et la sortie de l'enfance, il est ce que je ressent de plus honnête chez cet auteur, une forme d'éveil à la vie.
Cela m'a plongé dans le coeur des jeunes gens d'un endroit particulier dans un temps possédant sa singularité. Moi petit français des années 80 lisant ce qu'éprouve au même âge, un jeune américain des années 50.
Malheureusement je ne peux lire que des traductions, et je crois que c'était la deuxième fois que je le regrettais, la première fois avait été pour Dune de Herbert !
37 ans plus tard, je garde une nostalgique tendresse particulière de ce roman...
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Danieljean
  06 janvier 2016
Un autre bon roman de Kerouac, on y retrouve ses thèmes chers, la famille, l'amitié, Lowell sa ville natale, l'amour d'une Amérique de l'entre deux guerre où de jeunes adolescents goûtent à une vie d'insouciance et de premiers émois qui les dépassent un peu. Une Maggie pure mais complexe, entière mais impossible, qui lui fera dire qu'elle est la seule femme qu'il a vraiment aimé.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AmyParadiseAmyParadise   30 septembre 2012
Que seul le premier amour est le véritable amour ; la dernière mort, la seule mort – que la vie réside entre les deux et que les mots sont étranglés à jamais.
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LaRousseBouquineLaRousseBouquine   06 novembre 2016
But we don't have time, it's an exciting night when everything's happening not only to you but to everyone because of to you !-- we're glowing, rich, sick to happiness, I look at her with such love, she with hers, I didnt see any prettier lovers in the sunflower prairies of Kansas when larks squawk in trashing sunset trees and the old hobo hoes out his sad old can a beans from the pack and bends to eat them cold.
We loved each other.
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DuluozDuluoz   02 août 2017
Pauvre Maggie, pensai-je - cherchant quelque chose à dire - alors qu'il n'y avait rien à dire - car si l'indicible était dit il serait tombé de nos lèvres comme un étrange arbre mouillé.
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DanieljeanDanieljean   24 novembre 2015
Mon amour pour Maggie est si fort que j'accepte même l'idée qu'elle puisse un jour ressembler à sa mère, devenir grosse.
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DanieljeanDanieljean   24 novembre 2015
Les enfants s'aiment comme des amants, nous ignorons leurs petits drames dans le courant de notre vie d'adulte.
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Videos de Jack Kerouac (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack Kerouac
« Au beau milieu de la frénésie des années cinquante, Jack Kerouac (1922-1969) […] choisit l'errance. […]  […] Kerouac a lancé son écriture dans toutes les directions, a envisagé toutes les perspectives afin de, sinon trouver une réponse, au moins cerner l'enchaînement des maux de l'homme […]. L'errance kerouacienne fut favorisée par deux contextes différents. D'une part, un contexte d'après-guerre où prédominent le malaise social et l'impression d'une catastrophe imminente, et caractérisée sur le plan intellectuel et artistique par une inclination existentialiste et nihiliste. D'autre part, un contexte éducatif régenté par la mère et le souvenir du frère aîné (Gerard, mort à l'âge de neuf ans), et lié à une morale chrétienne sévère ainsi qu'aux croyances populaires qui nourrissent une conscience accrue du bien et du mal. À partir de ces deux pôles, s'opère une réflexion, à la fois sur les origines de la souffrance et sur la mort. Cette réflexion couvre, dans l'oeuvre, trois champs d'investigation à travers lesquels Kerouac tentera de trouver une sagesse, une sapience, en tant que connaissance du monde et de son ordre. […] le champ existentiel mène Kerouac à la fuite hors du temps. C'est l'expérience de Sur la route, symbolisée par la quête du « IT », et qui se révèle être une fuite devant la mort. […] La notion kerouacienne de l'existence est alors régie par le sentiment de la « perte » et de l'égarement dans l'ignorance de la parole divine. […] L'idée d'impermanence sur laquelle repose la perception bouddhiste conduira Kerouac à considérer l'existence comme « un rêve déjà terminé » (« a dream already ended »). À partir de cette notion, il prône le « Rest-and-Be-Kind » basé sur le wu-wei taoïste (non-action), détachement nécessaire à la libération. C'est dans le cadre de l'étude du bouddhisme que naîtra l'engouement de Kerouac pour la forme poétique épurée du haïku. […]  […] sans aucun doute le haïku fut-il pour Kerouac ce qui correspondait le plus étroitement à ses attentes de spontanéité, de fraîcheur et de simplicité dans le cadre de sa quête spirituelle. […] Kerouac donne à voir ce que l'on pourrait appeler le défi du haïku, c'est-à-dire réduire la réalité, « une longue histoire » en trois petits vers. […] […] […] il voyait la pratique du haïku comme une extension poétique de son expérience spirituelle. […] le haïku serait la forme poétique du non-agir. […] […] Kerouac était un voyageur tout comme Bashô (1644-1694) et les plus grands haïkistes japonais. Un pèlerin donc, pour qui l'errance dans son esprit inhérent d'ouverture était liée au non-agir taoïste […]. » (Bertrand Agostini)
« Beat Generation signifie une génération transmise dans l'éternité… le dernier tremblement d'une feuille qui tente de s'unir au temps, un rougeoiement brillant et soudain à l'automne.
… La Beat Generation sait tout du haïku… » (Jack Kerouac, La Beat Generation - 1958)
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Référence bibliographique : Jack Kerouac, le livre des haïku, traduction de Bertrand Agostini, Éditions de la Table Ronde, 2022.
Image d'illustration : https://www.tampabay.com/arts-entertainment/arts/books/2019/10/22/jack-kerouac-found-the-end-of-his-road-in-st-petersburg-50-years-ago/
Bande sonore originale : Gotama - Dissolving Dreams
Site : https://gotama-music.bandcamp.com/track/dissolving-dreams
#JackKerouac #LeLivreDesHaïku #PoésieAméricaine
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