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EAN : 9782070451807
288 pages
Éditeur : Gallimard (05/04/2013)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 62 notes)
Résumé :

Il a seize ans, il n'est qu'enthousiasme et joie de vivre. Il aime le football, les copains et... Maggie. Elle a dix-sept ans, de grands yeux de biche et elle l'aime aussi, son Jack. Enfin, elle l'aime bien. Mais elle est en train de découvrir avec ivresse le plaisir de séduire, le pouvoir d'un battement de cils, d'un sourire ou d'un balancement de hanches qui fait se retourner tous les garçons.

Voilà, Jack et Maggie connaissent les premi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
charlitdeslivres
  18 juillet 2016
Maggie Cassidy, c'est un mythe. La fille trop jolie pour être vraie, celle qui fait chavirer les coeurs et tourner toutes les têtes. Ici elle a 17 ans et est amoureuse de notre jeune protagoniste de 16 ans, Jack. Mais voilà, Maggie a cet âge difficile, où elle commence à comprendre son pouvoir sur les hommes. Là où ces grands yeux de biches pourraient émouvoir n'importe qui. La souplesse de ces mouvements attire, la grâce de ces déplacements excite. C'est avec talent que Kerouac nous présente ce mythe, avec une plume toujours remplie de Jazz et de liberté, venez vibrer au couleur d'une Amérique encore insouciante.
Ce roman c'est celui des premiers émois, des premiers amours. Ces moments où la terre arrêtent de tourner tout simplement parce qu'on la voit, parce qu'on le voit. Mais c'est également le début de la vie dans toute sa complexité. Les choix ne font que commencer : comment vivre entre la raison et la passion ? Vivre en aventurier où fonder sa famille ? Kerouac a cette plume pour nous présenter avec simplicité ces bouts de vie. Il traite comme à son habitude de l'amitié qui tient une grande place dans son coeur, de sa famille qu'il nous présente à chaque fois, de l'Amérique, ce pays qu'il adore. Mais il parle surtout d'amour, de ce besoin de ce noyer en amour, de tout abandonner par amour, de tout quitter par amour. L'amour est sa drogue, il aime passionnément et nous le présente à chaque fois de manière toujours plus forte !
J'aime Kerouac pour son besoin de liberté aussi. Celui qu'il inculque dans tous ses romans. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, car ici encore on recherche cette audace. de pouvoir vivre sa vie pleinement, de ne plus regarder le passé, de ne pas penser à l'avenir et de simplement vivre dans le présent. Comme un écho à toute une génération Kerouac parvient à présenter cette Amérique insouciante d'entre deux guerres, celle où tout était encore possible, celle qu'on aime imaginer.
Dans son besoin de l'amour, notre héros Jack qui est le porte-parole de notre auteur, s'attarde sur l'importance de ces premiers moments d'excitation. Ces moments où plus rien ne compte, ni les amies, ni la famille, seul le désir persiste. Mais dans ces émois effrénés, l'auteur connait le pouvoir des femmes. Ce besoin parfois pervers de plaire, de faire succomber n'importe qui. C'est le portrait de cette génération que Kerouac nous présente encore aujourd'hui, libérée pour certain, dépravée pour d'autres mais toujours en quête de liberté et de jouissance !
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
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LaRousseBouquine
  18 novembre 2016
Maggie Cassidy, c'est le nom de cette jeune fille que Jack Duluoz aime par-dessus tout. Jack, c'est le double de Kerouac. Ce narrateur dont on change à peine le nom, car on sait que c'est l'histoire de l'auteur lui-même qui est racontée. C'est l'adolescence de Kerouac, dans une petite ville du Massachussets, alors qu'il fait le con dans la neige avec ses amis pour le Nouvel An à l'aube de la seconde Guerre Mondiale.
Jack Duluoz est un jeune homme un peu comme les autres. Il a la tête sur les épaules, mais à son âge, on aime bien déconner, on regarde les filles et on se fout un peu de la gueule du monde. « On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans » Rimbaud écrivait. Et je crois que c'est exactement ce que montre ce livre. Ce roman, c'est l'histoire d'un amour qu'on sait déjà éphémère, même si c'est le premier et qu'on croit qu'il durera toujours. C'est l'histoire de la transition entre l'innocence et la raison de l'âge adulte, celui où on nous demande de faire des choix et d'être responsable. Quitte à renoncer à certaines choses en chemin. C'est un roman court, mais selon moi assez initiatique, qui pourra sans aucun doute en décourager plus d'un mais qui personnellement m'a beaucoup plu.
Kerouac a cette écriture folle, automatique, presque surréaliste et déjantée qui fait la particularité de la Beat Generation et si c'est parfois très difficile à suivre durant les premières pages, on finit par s'y habituer et j'ai adoré suivre les méandres de l'imagination de l'auteur. Ses phrases sont longues, parfois interminables (je vous déconseille fortement la lecture rapide à voix haute, c'est un vrai exercice de rhétorique !), mais elles sont d'une poésie folle. En bref, elles m'ont donné envie de me remettre aux classiques plus sérieusement et d'aller dévaliser le rayon « Kerouac » de chez Waterstones. le pire c'est qu'il va me coûter cher ce con, car il a été sacrément prolifique. Autant dire que j'ai de la lecture devant moi pour quelques années si je veux me faire l'ensemble de sa bibliographie.
Amoureux de littérature, je vous conseille plus que jamais ce petit bijou de littérature américaine. C'est dense, ça peut en décourager certains (j'avoue que je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas décrocher vu les premières pages chaotiques), mais comme on dit, it's totally worth it. On va dire que parfois, la beauté de certaines oeuvres se mérite. Forcément c'est un concept qui ne plaît pas à tout le monde (à moi la première, en tant qu'ambassadrice du bonheur des livres bien cheesy), mais de temps en temps, ça procure une satisfaction immense ; celle d'avoir découvert une oeuvre assez exceptionnelle.

Lien : http://laroussebouquine.fr/i..
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arcade_d
  09 juin 2017
… Et bien, voilà c'est ce roman que j'ai préféré de Kerouac. Par le pureté de l'éveil et la sortie de l'enfance, il est ce que je ressent de plus honnête chez cet auteur, une forme d'éveil à la vie.
Cela m'a plongé dans le coeur des jeunes gens d'un endroit particulier dans un temps possédant sa singularité. Moi petit français des années 80 lisant ce qu'éprouve au même âge, un jeune américain des années 50.
Malheureusement je ne peux lire que des traductions, et je crois que c'était la deuxième fois que je le regrettais, la première fois avait été pour Dune de Herbert !
37 ans plus tard, je garde une nostalgique tendresse particulière de ce roman...
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Danieljean
  06 janvier 2016
Un autre bon roman de Kerouac, on y retrouve ses thèmes chers, la famille, l'amitié, Lowell sa ville natale, l'amour d'une Amérique de l'entre deux guerre où de jeunes adolescents goûtent à une vie d'insouciance et de premiers émois qui les dépassent un peu. Une Maggie pure mais complexe, entière mais impossible, qui lui fera dire qu'elle est la seule femme qu'il a vraiment aimé.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
AmyParadiseAmyParadise   30 septembre 2012
Que seul le premier amour est le véritable amour ; la dernière mort, la seule mort – que la vie réside entre les deux et que les mots sont étranglés à jamais.
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LaRousseBouquineLaRousseBouquine   06 novembre 2016
But we don't have time, it's an exciting night when everything's happening not only to you but to everyone because of to you !-- we're glowing, rich, sick to happiness, I look at her with such love, she with hers, I didnt see any prettier lovers in the sunflower prairies of Kansas when larks squawk in trashing sunset trees and the old hobo hoes out his sad old can a beans from the pack and bends to eat them cold.
We loved each other.
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vincentkvincentk   03 juillet 2014
...une triste ampoule pend au plafond de l'abri de la station de taxi. Quelques solitaires attardés remontent Moody, engloutis par les tourbillons blancs traversés de flocons étincelant sous la lumière des réverbères à arc. J'embrasse Maggie - elle se serre contre moi, souple, menue, jeune, je n'ai qu'à prononcer le mot "baiser" pour qu'elle me couvre de baisers. Je commence à me rendre compte de sa sensualité, mais trop tard.
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DuluozDuluoz   02 août 2017
Pauvre Maggie, pensai-je - cherchant quelque chose à dire - alors qu'il n'y avait rien à dire - car si l'indicible était dit il serait tombé de nos lèvres comme un étrange arbre mouillé.
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DanieljeanDanieljean   24 novembre 2015
Mon amour pour Maggie est si fort que j'accepte même l'idée qu'elle puisse un jour ressembler à sa mère, devenir grosse.
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Videos de Jack Kerouac (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack Kerouac
“Kerouac, l'obsession bretonne” : Un documentaire d'Arnaud Contreras et Vincent Abouchar diffusé sur France Culture le 25 avril 2011 (émission “Sur les docks”). © Photographie de la plaque de la rue Jack Kerouac à Lanmeur : Arnaud Contreras. Le site de ce dernier : http://arnaudcontreras.com. Ce documentaire porte un éclairage sur l’obsession bretonne de l’écrivain américain Jack Kerouac, et sur la découverte récente par la Bretagne de l’un de ses fils égarés. Au travers de toute son œuvre littéraire et dans sa vie privée, le chef de file de la Beat Generation ne cesse de faire référence à la terre de ses aïeux, se présente comme Jean-Louis Lebris de Kerouac, parfois prince, parfois baron, de Bretagne. En 1965, il se rend à Brest, chez Monsieur Lebris pour y rencontrer un présumé cousin. Élevé dans le mythe familial d’un ancêtre noble et de son trésor spolié, « Ti Jean » ne trouve rien et publie à son retour en Floride “Satori à Paris”, récit de son errance géographique et identitaire. Grâce aux travaux de Patricia Dagier et Hervé Quéméner, nous savons maintenant qu’il suivait de mauvaises pistes, que le premier Kerouac, parti aux Amériques pour d’obscures raisons au XVIIIème siècle, se nommait Le Bihan, que leur trésor se résume à quelques champs… à Kervoac (« prononcez Kerouac »). Pour les organisateurs et invités du festival organisé en son honneur à Lanmeur, petit village finistérien, comme pour Frank Darcel, écrivain et ex guitariste du groupe Marquis de Sade, ce qui importe c’est de transmettre le message de Jack : « Dépasser ses limites », trait de caractère qui leur paraît tout naturellement… breton.
Avec : Pierre Lebris, ancien libraire qui a reçu Jack Kerouac à Brest en 1965 Patricia Dagier, généalogiste, auteur de Kerouac, Breton d’Amérique Frank Darcel, écrivain et ex guitariste du groupe Marquis de Sade Jon Nix, du Beat Museum de San Francisco Valérie Derrien-Remeur, organisatrice du Festival Jack Kerouac de Lanmeur Louis Bertholom, poète
Production: Arnaud Contreras Réalisation : Vincent Abouchar
Thèmes : Documentaire| Littérature Etrangère| Bretagne| Héritage| Beat Generation| Racines| Jack Kerouac
Source : France Culture
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