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ISBN : 291346596X
Éditeur : La Dragonne (19/10/2015)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Virginie avait seize ans et j'en avais vingt-cinq : cela faisait neuf ans d'écart.» C'est en posant cette équation à ses yeux insoluble que Paul commence son récit. Il est agrégé de lettres, elle est en première. Nous sommes au début de ce siècle, en plein coeur d'un lycée de province : l'interdit est là qui répand son parfum. Pour vivre pleinement cette chance unique de devenir quelqu'un d'autre, Paul hésite un peu mais finalement ne reculera devant rien : comme be... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Cestpasfaux
  22 décembre 2015
Paul a vingt-cinq ans et Virginie seize. Il est professeur au lycée Rimbaud et Virginie y est une élève de première. Paul tombe amoureux de Virginie et Virginie aime Paul. Malheureusement il y a les neuf ans d'écart et le rapport professeur/élève. Paul et Virginie se lancent dans une relation amoureuse passionnelle mais aussi destructrice. Plongé dans les pensées de Paul, le lecteur partage les craintes et les doutes, de ce jeune homme un peu pommé dans l'adulescence. Plus adolescent mais pas encore adulte, il se cherche et espère se trouver à travers une jeune fille pleine de vie, entière et naturelle. Cette histoire malgré son apparence choquante est pleine de délicatesse. Les personnages et notamment celui de Paul sont extrêmement attachants. Emporté par les pensées torturées d'un personnages qui culpabilise et ne sait plus où il en est dans sa vie à la fois sentimentale et professionnelle, difficile pour le lecteur de lâcher ce livre avant la fin. Je recommande ce livre pour son histoire intéressante et la portée poétique de son écriture.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
CestpasfauxCestpasfaux   22 décembre 2015
Virginie : nom féminin. Jeune fille. Jeune folle. Jeune fille aimant le théâtre, la musique, la danse, l'hypnose, le chant, la cuisine chinoise, la magie noire, le trapèze, le n'importe quoi. Voix de sirène, corps de poupée. Poupée légère, lourde, fragile, solide, élastique, tellurique, volatile, précieuse, bondissante, inerte, prévisible, imprévisible, lumineuse, opaque, cristalline. Pantin acrobate, tout en ponts, en sauts, triples sauts, en roues, en poiriers, en chandelles, en piqués, grands écarts, roulades. Corps qui sans prévenir, se tord, se jette en avant, se roule en boule, se couche en fœtus, s'étire, se tend, se relâche, s'effondre, se retend, se distend, monte sur le piano, se pend à n'importe quel cou, à n'importe quel lustre, demande sans arrête qu'on la porte, tête en bas, bras en croix, cuisses en ceinture autour de la taille. S'assoit en tailleur pour fumer. N'a jamais ni cigarette, ni tabac, ni feu, ni feuille en sa possession. N'a jamais de fric. Me regarde sans me vois. Se montre parfois impulsive, exaltée, hallucinée, horripilante, et se tait le reste du temps. Chante en posant ses mains sur son ventre. Affecte en tous lieux et à tout propos une candeur virginale.
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AnouschkaAnouschka   08 décembre 2015
En fait, Nadine m'attendait, et je savais qu'elle m'attendait. Je crois même qu'elle savait que je le savais. Le problème était que Nadine me paralysait autant qu'elle m'excitait. Nadine représentait une sorte d'absolu existentiel en face duquel il me semblait impossible d'obtenir une érection satisfaisante. De fait, nous nous inscrivions aux mêmes formations, nous allions ensemble à la cantine, mais cela n'allait pas plus loin. Nadine incarnait malgré elle une frontière dangereuse: la fatalité consanguine du milieu.

Ce n'était pas de sa faute, mais c'était pour moi pire que la mort. Alors je gardais mes distances. Je me bornais à lui tourner autour comme un petit chien méfiant. Un jour, Nadine me fit une proposition inattendue.
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CestpasfauxCestpasfaux   22 décembre 2015
Malheureusement, il y avait le 25, et il y avait le 16. Les nombres, on le sait, sont des créatures de la nuit. Dès que je fermais les yeux, je les voyais briller tour à tour et c'était comme si quelque chose, une fouine, un remords, me fixait dans le noir d'un œil mauvais. Je n'en ai pas non plus pour les mineures. Le problème était le suivant : Virginie avait 1- ans et j'en avais 25. Cela faisait 9 ans d'écart. Selon l'article 227-25 du code pénal, il y avait 1 an qu'elle avait atteint sa majorité sexuelle, et il m'en aurait fallu 2, dans l'idéal, pour être complètement détendu. J'avais 9 ans quand son père coupa le cordon, et elle en aurait 91 quand je serais centenaire. Le jour où je passai mon bac elle entrait en CM1. Le temps qu'elle atteigne mon âge à une vitesse moyenne de 5 kilomètres par heures, j'aurais pu faire 10 fois le tour de la Terre en marchant.
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AnouschkaAnouschka   19 décembre 2015
C'était fini entre nous...Endosser le rôle du méchant pour faciliter le deuil. Mettre un point final. C'était un acte effroyable, je pouvais avoir honte, mais j'en étais sorit
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AnouschkaAnouschka   12 décembre 2015
Je me disais: ce qui est beau avec la peinture, c'est qu'elle se voit. D'abord parce qu'on en garde toujours un peu avec soi, sous les ongles, dans les cheveux. Ensuite parce que ça dégouline, ça déborde, ça éclabousse. Pas de gomme, pas d'effaceur: dedans, dehors, dans le cadre, hors du cadre, tout reste définitivement. Sous le mot "peinture" on n'a pas besoin de préciser "indélébile".
Mieux vaut réfléchir avant d'agir. Ou plutôt: mieux vaut se laisser faire, de toute façon on va en mettre partout. De la couleur sur les doigts, des traces sur le mur, des bavures, des taches: à la limite on se fout du résultat, il y a le processus. Voilà ce qui m'excitait: le processus. Le processus et le décor. Un atelier sous les toits, des pots, des coulures,des seaux plein de jus noirâtre, des pinceaux ébouriffés, des tissus dégueulasses, de grandes toiles rectangulaires en prise direct avec le ciel, les nuages, les oiseaux, le cosmos, tout le fourbi des planètes et des étoiles filantes!
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