AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2283024781
Éditeur : Buchet-Chastel (06/01/2011)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 224 notes)
Résumé :
« C’est bizarre, des fois, comme c’est. On croirait pas quand
on arrive qu’on va rester si longtemps. Et puis le temps passe
et voilà. » : c’est le constat que dresse la concierge du lycée où « monsieur Blondel » œuvre depuis tant de temps. Non seulement il est resté vingt ans dans le même lycée, mais dans la même salle aussi, la « G229 », qui lui a été attribuée de manière permanente, tandis que les autres profs changent de salle à chaque cours. Alors... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (72) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  28 juillet 2015
Voici un ouvrage passionnant et passionné! lLe portrait pétri d'émotions ,à la fois simple et profondément humain ,d'un professeur amoureux de son métier, heureux malgré un quotidien à la fois plat et exceptionnel à la fois, oú l'enseignement de l'anglais nourrit la litterature et oú la litterature nourrit pleinement l'enseignement , loin des discours officiels sur l'école et l'enseignement.... " On s'enfonce dans les oeuvres, on a des heures pour ça ....."
L'auteur parle de son métier avec passion, exercé dans la même salle et le même lycée depuis plus de vingt ans....
Il en brosse un portrait optimiste, sans mièvrerie , avec naturel , un peu nostalgique tout de même.....il lance des clins d'oeil à l'administration, aux collégues, aux éléves et aux parents d'élèves ....
Le lecteur retrouve les thèmes chers à Jean Philippe Blondel: rapports entre les générations, le temps qui passe , relations entre profs, liens tissés, oubliés ou renoués sur un long temps, rencontres marquantes,,éducation, enseignement., culture , amour de la belle litterature .
Un message optimiste que l'auteur "de Baby Sitter "et D'un hiver à Paris " transmet à tous ceux qui doutent de l'école aujourd'hui!
Un ouvrage à lire d'une traite pendant les vacances !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          442
Mimeko
  16 août 2015
Unité de lieu - la salle G229, unité d'action - l'enseignement de l'anglais , mais certainement pas unité de temps..et c'est l'intérêt de ce court récit
En alternant les époques, époque récente et celle de ses débuts dans l'enseignement, Jean-Philippe Blondel évoque sa vie d'enseignant dans un lycée. L'occasion pour lui de peindre à petites touches son quotidien et également d'avoir un regard sur lui-même, ce qu'il a fait de ses rêves d'adolescents, de ses aspirations ce qu'il est devenu, un regard entre tendresse et amertume, philosophie et désenchantement. C'est un texte assez universel pour peu que l'on ait un vécu suffisant. c'est bien écrit mais cela peu paraître quelque fois un peu amer, ce qui ne m'empêchera pas de continuer ma découverte de cet auteur.
Commenter  J’apprécie          200
Canaju
  08 février 2012
Avec G229, on passe de l'autre côté du miroir et on découvre le quotidien d'un professeur d'anglais.
Mal jugé, parfois déconsidéré, le prof est dans notre conscience collective (que celui qui n'y a jamais pensé, me jette la 1ère pierre) "un fonctionnaire qui profite des vacances scolaires". En réalité, le prof est un Homme comme les autres à la différence près qu'il vit par et pour ses classes. Vulnérable et sensible, il est bon et parfois moins bon, il a haït ces élèves un jour pour finalement être heureux de leur progrès l'autre.
Malgré les années qui défilent et qui se ressemblent, l'auteur nous montre qu'au delà de cette permanence usante, le bon prof n'est pas celui qu'on croit être. Ce n'est pas forcément ce monstre de rigueur et d'exigence, ce pédagogue ordonné et méthodique. Non, c'est celui qui prend son métier à bras le "coeur", celui qui saura guider ses élèves dans leur existence d'adulte, à sa manière, avec ces tripes. Et lorsqu'il se réalise, il déteint sur ces élèves. Tel un "qui m'aime me suive" enthousiaste, ils s'épanouissent en coeur avec lui. Voilà l'équation magique.
Loin des discours démagogiques, Jean-Philippe Blondel, lui même prof d'anglais dans un lycée de province, nous fait entrer dans son univers. Dans son plus simple appareil, avec ses failles et sa spontanéité, on découvre un personnage attachant, sujet aux questions existentielles et parfois, aux mauvais jours : il a été excédé par l'attitude désinvolte et détachée de ses élèves. Parfois le privé empiétant sur le public, il en a passé des nerfs injustement, il en a même poussé certain à bout jusqu'à les faire pleurer.
Mais au delà de ces vicissitudes, la vie d'un prof offre son lot de petites réussites, ces instantanés fugaces de bonheur, ces moments où la satisfaction est à son comble, où la communion avec ses classes est évidente. Incontestablement, on trouve dans ce récit quelque chose de profondément humain, une authenticité rafraîchissante.
Terriblement attachant, ce livre nous renvoie à nos plus belles années collège et lycée, où notre Moi était encore en chantier, lorsque nos émotions et nos valeurs étaient à fleur de peau. Ces années où tout nous semblait possible, que rien ne pourrait nous arrêter. On était naïvement invincible, on emmerdait joyeusement le monde. Une époque où la société et le quotidien n'avaient pas encore finis par user nos vies.
Mais ce livre nous rappelle avant tout, nos meilleurs profs, ceux qu'on définissait d'un air niais de "cool", ceux qu'on a adoré écouter, ceux qui nous ont offerts d'autres champs de vision, ceux avec qui on a rigolé, ceux qu'on a retrouvé à la fin d'un cours pour discuter 5 minutes...Ces images tutélaires dont le souvenir nous reste tatoué.
On retiendra de ce livre que la plus grande réussite d'un prof reste encore de nous avoir personnellement apporté quelque chose, même un rien.
A lire et à aimer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
CyrielF
  11 mai 2012
Ce roman pas fictionnel du tout a eu le don de réveiller en moi des souvenirs pas si lointains. J'ai eu mon bac il y a 4 ans et j'ai l'impression que c'était hier. Lire ce petit "journal" de prof de lycée m'a fait faire un bond de 4-5 ans en arrière et m'a fait revivre mes chères années lycée. Ce que j'ai trouvé intéressant dans G229, c'est qu'on passe de l'autre côté du miroir, du côté des profs. Les profs, ceux qui ne sont souvent pour nous pas tout a fait des êtres humains comme les autres, ceux à qui on aime donner des surnoms plus ou moins méchants, ceux qu'on déteste et à qui on aime mener la vie dure, ceux au contraire qu'on adore et avec qui on fait copain-copine, ceux surtout qui auront laissé une marque indélébile en nous pour n'importe quelle raison... Jean-Philippe Blondel rapporte ici à la fois ses impressions d'homme et de professeur et nous offre un regard parfois las mais toujours tendre et passionné du monde de l'éducation. Tout passe à l'analyse : les relations entre profs, entre élèves, entre élèves et profs, les inspections, les voyages pédagogiques, les réunions obligatoires, les examens, les surveillances... Ce roman m'a arraché beaucoup de sourires, pour la plupart nostalgique de mes années lycée, car on s'y reconnaît tous quelque part.
Je ne m'attendais pas à ça lorsque j'ai ouvert le livre, mais j'ai été très agréablement surprise ! le style est particulier et je dois avouer qu'il m'a fallu un petit moment avant de m'y adapter. Les phrases sont très courtes et s'enchaînent à grande vitesse, ce qui donne parfois l'impression de lire en accéléré. de nombreux noms et adejctifs se suivent, souvent sans ponctuation : l'auteur se sert de cette forme lorsqu'il donne des exemples. Mais c'est un style qui finalement s'est avéré agréable et qui a rendu le récit plus vivant. de plus, tout est impersonnel : les "on" et les "je" alternent de façon à ce que l'histoire touche tout le monde qui puisse s'y reconnaître. En fin de compte, ce fut une lecture très agréable que je recommande à tous les nostalgiques du lycée ;)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Seraphita
  28 avril 2012
Salle G229. Jean-Philippe Blondel, professeur d'anglais, y a posé sa valise pédagogique voilà déjà longtemps. La concierge le sait, qui a vécu ses débuts dans ce lycée, et le lui rappelle, un 3 décembre au soir alors que le conseil de classe est terminé depuis déjà belle lurette : « Ça a toujours été votre salle, ça, hein, monsieur B. ? » J'acquiesce. le noeud monte dans la gorge. La concierge sourit. « C'est bizarre, des fois, comme c'est. On croirait pas quand on arrive qu'on va rester si longtemps. Et puis le temps passe et voilà. » (p. 22)
« Et puis le temps passe et voilà. » C'est sous l'angle du temps que G229 est construit, le temps passé, depuis les débuts d'un jeune prof d'anglais dans le métier, dans la vie, le temps qui passe, qui voit défiler des générations d'élèves, jusqu'au temps présent. Si le temps file, fluctuant, un élément demeure, pérenne, la salle d'enseignement, la fameuse G229. La construction du roman suit le fil des réminiscences de l'auteur, un fil qui parfois peut paraître chaotique, les périodes temporelles s'enchevêtrant de manière labyrinthique.
Au fil conducteur du temps, s'ajoute celui du « on » et du « je », comme le souligne le proviseur à Jean-Philippe Blondel lors de sa prise de poste : « le plus dur, dans le métier, vous savez, c'est de manier le on et le je. » (p. 29) le « on » de l'institution Ecole, le « je » de la singularité, de l'individualité. L'auteur joue habilement sur cette dialectique, évoquant diverses facettes du métier d'enseignant, avec beaucoup d'humour, de tact et de pudeur. « On suit les consignes » (p. 45) : si les élèves sont invités à suivre les consignes du prof (ils n'ont d'ailleurs guère le choix…), l'enseignant fait de même : « On écoute l'inspecteur l'inspectrice la conseillère pédagogique la formatrice. On hoche la tête. On se compose un air bovin, les yeux fixes et le sourire à peine dessiné » (p. 49) Les méthodes changent, d'année et année, pour autant, une forme d'absurdité semble demeurer.
Les relations prof-élèves sont abordées : « On s'engueule. Faut pas croire. On ne vit pas à Eurodisney. On s'énerve. Enfin, je m'énerve. » (p. 95) Les amours lycéennes qui se nouent, se dénouent, au gré des humeurs adolescentes… Les maladresses du prof qui se cogne partout, à force de trop gesticuler dans le théâtre restreint de la salle. Les drames de la vie, la mort, à l'improviste, comme une brèche dans le réel. Mais aussi les manifs : « On sort de la G229. On manifeste – on est connus pour ça. » (p. 67) ou les voyages pédagogiques : « On se déplace. On planifie un voyage pédagogique. » (p. 101)
« G229 » est une oeuvre réjouissante, une ode à l'enseignement, à l'enseignant, aux apprenants, au savoir qui patiemment se construit, se tisse entre tous les acteurs. Une ode d'autant plus rafraichissante qu'elle est pleine d'humour, mais aussi de tendresse, de pudeur, et n'élude ni les moments de joie, ni les doutes ou les souffrances de chacun des protagonistes sur la scène de l'Ecole.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

critiques presse (2)
Telerama   23 février 2012
Parlant souvent à la première personne, « Monsieur B. » décrit un quotidien nostalgique, drôle, parfois grave.
Lire la critique sur le site : Telerama
Bibliobs   16 juin 2011
Jean-Philippe Blondel poursuit sa veine autobiographique et signe un récit pétri de tendresse, jalonné de références littéraires et musicales.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
wiggybiswiggybis   09 mars 2013
J'ai passé de longues minutes à regarder tout ça. Pendant les contrôles ou les heures libres. A observer les adolescents dans leur milieu artificiel. Les forts en gueule, les timides, les gros, les grands, les maigres, les roux, les blonds, les bruns, les punks, les emos, les metals, les rien-du-tout, les riches, les pauvres, les blancs, les noirs, les beurs, les filles, les garçons, les enthousiastes, les blasés, les pleurnicheurs, les rieurs, les indéfinissables. Ils passent. Ils marquent. Ils s'effacent. Parfois ils manquent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
wiggybiswiggybis   11 mars 2013
Je maintiens qu'on peut expliquer des règles de grammaire avec les plus gros navets de l'industrie discographique. On sait que quand on écrit "pour + verbe", en anglais, c'est "to + BV" parce qu'on est né pour être en vie et donc Born to Be Alive.
Ils secouent la tête, ils me trouvent lamentable, limite asile psychiatrique. Ils se demandent ce qu'ils vont faire de moi.
Commenter  J’apprécie          90
PrunellaPrunella   22 janvier 2012
Le pire le mieux, c'est qu'on est tous comme ça. On marche, on gesticule, on se prend les pieds dans la poubelle et on se demande comment on a fait pour en arriver là. On se coince le doigt dans les portes les chaises les tables. On avance, on recule, tout en continuant à discourir et on se dit mentalement "bon, là, je dois en être à peu près au bureau", on s'assied, c'est une erreur de jugement fatale, le bureau est encore à un mètre, on s'aplatit au beau milieu de la salle, les fiches qu'on tenait à la main volent, on est sonné. On se cogne dans le poste de télévision nouvellement suspendu, on s'ouvre l'arcade sourcilière, les collègues paniquent, ils demandent qui t'a agressé, qui t'a agressé, on pisse le sang, on répond : une télé. On craque sa braguette, son bouton de chemise, son ourlet, l'entrejambe du pantalon, on marche en crabe vers la sortie, on se précipite vers la chaise du bureau, on s'enfuit du cours. On en rit longtemps.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
0107th0107th   03 juillet 2013
Elle répond que ce qui se passe, c'est ce qui va se passer pour tous les élèves de cette classe dans moins d'un mois - ils vont s'en aller, tout le monde va s'en aller, poursuivre ses études, sa vie, ses rêves et il ne restera d'eux qu'une trace sur la terre, dans un coin que tout le monde aura oublié sauf eux, dans leur mémoire. Camille ensuite, elle ajoute simplement que c'est déchirant, elle ne sait pas dire déchirant, alors elle mime, elle a les yeux qui brillent. Ils ne parlent plus du roman, ils parlent d'eux, le roman vit en eux, les personnages les hantent, l'année se termine et leur scolarité aussi, ils sont au bord, tout au bord de ce que sera leur existence, ils sont happés par l'avenir mais ils voudraient encore regarder en arrière, une dernière fois.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MimekoMimeko   16 août 2015
On peste contre les "nouvelles générations", ces téléphones qui font tout et envahissent l'espace scolaire, on se sent pousser des ailes lyriques, on développe, on bâtit un argumentaire imparable, et puis retentit la petite musique qu'on connaît bien - celle de son propre portable qu'on a oublié de désactiver.
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Jean-Philippe Blondel (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Philippe Blondel
La mise à nu de Jean-Philippe Blondel.
autres livres classés : professeurVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Jean-Philippe Blondel (assez facile pour les fans)

Année de naissance ?

1964
1970
1976
1982

12 questions
54 lecteurs ont répondu
Thème : Jean-Philippe BlondelCréer un quiz sur ce livre
.. ..