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ISBN : 2743625856
Éditeur : Payot et Rivages (21/08/2013)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 99 notes)
Résumé :
Dans les Appalaches, au cœur de la forêt, Dellarobia Turnbow aperçoit une lumière aveuglante. La vallée semble en feu. Mais ces reflets rougeoyants n'ont rien à voir avec des flammes. Ce sont les ailes de centaines de papillons qui recouvrent le feuillage des arbres.

Cette étrange apparition devient un enjeu collectif : la communauté religieuse de la ville croit reconnaître un signe de Dieu et certains scientifiques invoquent une anomalie climatique. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
latina
04 août 2015
Dellarobia n'a pas une vie de rêve, ça non !
Coincée avec ses 2 enfants de 5 ans et 18 mois dans une ferme des Appalaches, dans une région pauvre, quasi sinistrée, avec un mari qu'elle n'aime plus, apathique - « Que fallait-il donc pour bouger un homme qui, lorsqu'il était à bout de souffle, et il n'en avait guère au départ, ressemblait à une montagne ? » - , qu'elle n'aurait jamais dû épouser, et à côté de beaux-parents indifférents...quel tableau, allez-vous me dire !
Et je continue : il pleut depuis des mois ; tout ce qu'elle possède, ce sont des objets « soit incassables soit cassés » ; le commerce de la laine de leurs moutons ne rapporte plus rien ; elle ne sort jamais de chez elle et ne voit quasi jamais d'adultes, à part ceux que je viens de citer, et heureusement, sa meilleure (et seule) amie Dovey, la délurée.
Je continue ? Non, car Dellarobia, malgré tout, est une femme de caractère, qui assume : « Les gens font des erreurs. Les erreurs fichent ta vie en l'air. Mais c'est à cause d'elles qu'on a ce qu'on a. Ca forme un tout. Un jour où on s'occupait des moutons, Hester a dit que ça sert à rien de se plaindre de son troupeau, parce qu'il représente la somme de tous les choix passés ».
Elle assume, donc. Enfin, presque...Car au début du roman, elle est prête à partir, elle s'en va, elle monte la colline...Et puis là, il lui arrive quelque chose d'extraordinaire :
« Une beauté surnaturelle lui était apparue, une vision de gloire qui l'avait clouée sur place. Pour elle seule ces branches orange se soulevaient, ces longues ombres se changeaient en une levée de lumière. On aurait dit l'intérieur de la joie » : des centaines de milliers de papillons ont élu domicile dans les arbres derrière chez elle.
Cette découverte déclenche chez elle un sursaut d'espoir : « J'étais tellement focalisée sur ma petite vie. Ma petite personne. Et j'étais face à quelque chose de tellement plus grand. J'étais forcée de revenir et de mener une vie différente. »
Et là, on peut dire qu'elle change, sa vie : des médias (ceux qui veulent faire à tout prix de l'audience, qui filment et coupent au montage, qui font semblant d'écouter mais qui ne veulent que du sensationnel) aux scientifiques (les vrais, ceux qui testent, qui apportent tout le matériel, qui sont payés par l'Université, qui squattent le bout de sa prairie pour faire leurs analyses au millimètre près), elle doit s'adapter. Elle doit changer. Et elle entraine sa famille dans son sillage, son amie, son village.
Barbara Kingsolver aborde sans ambages le thème de la science et du changement climatique, crucial, auquel les gens accordent encore si peu d'importance. Elle traite de la pauvreté, également, sans honte ni langage de bois. Mais elle reste malgré tout profondément humaine et proche de la sensibilité féminine de l'héroïne, ce qui nous la rend attachante.
Pas de morale, ici, rien que du concret. Face aux papillons, des actions, des explications. Et la remise en cause d'une femme, une toute petite femme.
Roman peut-être un brin bavard, mais quel engagement, quelle vérité !
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ssstella
13 mars 2014
J'aime beaucoup Barbara Kingsolver, ses personnages sont consistants et leur psychologie n'est pas le fruit du hasard, ils ont toujours un passé qui explique ce qu'ils sont aujourd'hui. Ensuite, ses jolies histoires s'entremêlent avec des problèmes environnementaux pas fantaisiste (Etant biologiste de formation on peut compter sur elle pour ne pas dire de bêtises).
C'est à nouveau le cas ici, avec d'un coté, Dellarobia, une jeune mère de famille qui s'interroge sur le sens de sa vie, les événements plus ou moins dramatiques du passé l'ayant coincée dans une vie pas folichonne. D'un autre coté, les monarques, ces papillons qui s'installent dans leurs montagnes des Appalaches pour la première fois (fait fictionnel), alors qu'habituellement ils passent l'hiver au Mexique. le réchauffement climatique serait à l'origine de ce déplacement aussi merveilleux qu'inquiétant. Ils sont des millions, survivront-ils à l'hiver beaucoup plus rigoureux que celui du Mexique ? Toute l'espèce est menacée, il ne semble pas qu'il y ait une autre issue que la fin des monarques.
Le personnage de Dellarobia évolue en parallèle avec les phases de l'hivernation des papillons. Collaborant avec un scientifique venu étudier ce phénomène, elle se révèle et s'affirme. Aura-t-elle une vie plus consistante ? Ou, comme pour les papillons, est-il trop tard ?
On en apprend beaucoup sur les monarques et on prend conscience du fragile équilibre qui régit notre monde, combien il est menacé... tout ceci sans ennui, ni leçon de morale.
J'ai pris un très grand plaisir à cette lecture et peut-être, ai-je aussi récupéré une once de la sagesse de l'auteure.
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Kittiwake
09 novembre 2013
Coup de coeur! C'st magnifique. Un thème captivant, des personnages d'emblée sympathiques une écriture toujours aussi remarquable, tout est au rendez vous pour quelques heures de pur bonheur pour le lecteur.
Nous sommes en plein coeur de l'Amérique profonde, dans les Appalaches. C'est moins la crise que le climat devenu fou qui pèse sur les épaules de ces paysans. La pluie incessante pourrit tout. Il pleut aussi dans la vie de Dellarobia, mariée à 17 ans pour « réparer » la faute. Isolée au sein d'une belle famille hostile, affublée d'un benêt de mari soumis à ses parents, ce sont ses enfants, son amie de toujours et ses rêves lui évitent de perdre pied.
C'est un papillon qui va changer le cours de son existence, ou plutôt des millions de papillons : les monarques, cette année se sont arrêtés avant le Mexique, et leur couleur a embrasé la vallée. le trou perdu sort de l'anonymat. Médias, militants, gourous mais aussi scientifiques accourent. Et Dellarobia se retrouve au coeur de la farandole qui va bouleverser son destin.
J'ai frissonné sous les trombes d'eau, écarquillé les yeux devant la beauté des myriades de papillons, trépigné avec Dellarobia face à l'obstination de ses proches, rit aux réparties de son amie et admiré la précocité de son fils.

Le thème du dérèglement climatique n'est pas abordé à la légère. Barbara Kingsolver sait de quoi elle parle, le sujet n'est pas traité par une groupie de la dernière heure. de même qu'elle connait bien le terrain : diplômée en écologie et biologie, elle vit dans sa ferme des Appalaches. C'est certainement ce qui confère à ce roman son authenticité et sa crédibilité.
Un immense merci aux éditions Rivages et à Price Minister pour ce partenariat.
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Ancolie
01 avril 2014
Dans la lumière raconte l'histoire d'une femme dans une petite ville des Appalaches, dans le sud des Etats-Unis. Dellarobia s'est mariée jeune, suite à une grossesse non désirée. Elle a arrêté ses études, s'est installée dans la propriété agricole de ses beaux-parents, a eu deux enfants et est devenue femme au foyer. Quand commence le roman, elle est à l'aube de la trentaine. L'histoire débute le jour où elle décide pour la première fois de tromper son mari. Rendez-vous est pris dans une cabane sur la colline. Dellarobia grimpe jusque là-haut en s'interrogeant sur sa vie et sur l'acte qu'elle est prête à commettre. Puis une particule orange traverse son champ de vision, puis, une deuxième, une troisième,… Elle se rend compte que d'étranges petites choses volent autour d'elle par milliers. La forêt flamboie, les arbres semblent se changer en feu. Dellarobia est dans un état si intense qu'elle décide de rebrousser chemin. La couverture du roman ne nous cache pas ce que sont ces particules orange. Il s'agit de papillons migrateurs, de monarques plus précisément, qui de façon exceptionnelle et jamais vue, ont décidé de s'arrêter dans la propriété des beaux-parents de Dellarobia.
L'arrivée des papillons crée des réactions en chaîne. Surmédiatisation, afflux de touristes, récupération religieuse et débarquement d'une équipe de scientifiques en sont les principales conséquences. La présence des papillons a également un impact plus personnel chez Dellarobia. Elle commence à tenir tête à sa belle-mère, une femme sèche et sans compassion et surtout, elle se lie avec les scientifiques qui viennent analyser les papillons. Ce contact réveille beaucoup de choses en elle et renforce le sentiment que sa vie est particulièrement étriquée. le fil qui conduit tout le roman est justement là : aura-t-elle le courage d'aspirer à ce qui la rendrait plus heureuse ?
Fable écologique, critique de l'éducation aux Etats-Unis, réflexion sur la médiatisation, sur les problèmes liés à la crise économique, roman psychologique sur les choix de vie, sur les poids des secrets familiaux, … «Dans la lumière» est tout cela à la fois.
Passionnant et doux-amer, ce roman est remarquable. Nous sommes plongés dans le coeur d'une petite ville américaine, bousculée par des problèmes écologiques qui s'opposent aux intérêts économiques. Les personnages sont profondément humains, l'auteur réussit à leur insuffler une force et une justesse hors du commun. L'histoire est racontée avec beaucoup de nuances et sans aucun jugement. J'ai adoré.
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emi13
26 mai 2014


Dans le sud des Etats-Unis ,dans une petite ville des Appalaches vit Dellarobia. Cette jeune personne s'est mariée très jeune suite à une grossesse non désirée ; finies les études la voilà femme au foyer avec deux enfants, la trentaine qui arrive et la voilà qui décide de tromper son mari .Le rendez-vous est pris sur la colline dans une petite cabane à l'abri des regards. Tout en se rendant à ce rendez-vous elle s' interroge si oui ou non elle va le faire , toute à ses pensée elle se rend compte qu 'elle voit des petits nuages oranges , une fois , deux fois , trois fois …… ce sont de minuscules choses qui volent autour d' elle , des milliers de papillons migrateurs .Les habitants découvrant ce phénomène la petite ville verra arriver des touristes..Cela va changer la vie de Dellarobia , elle va s' affirmer ,elle commence a tenir tête à sa belle-mère cette femme sans coeur qui lui mène la vie dure .Lorsque des scientifiques arrivent sur place pour étudier les papillons , elle va travailler avec eux au grand désarrois de sa belle-famille. Belle histoire racontée sans jugement et avec beaucoup de sagesse.

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Les critiques presse (2)
LeDevoir03 mars 2014
Il serait injuste toutefois de ne pas signaler la peinture vivante d’un monde pour moi inconnu, les dialogues fort efficaces et convaincants, pourvu qu’ils n’aboutissent pas en sermons à l’usage des bien-pensants méritants mais néanmoins redoutables.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LActualite29 janvier 2014
S’il y a un écrivain américain associé à la cause environnementale, c’est bien Barbara Kingsolver. Fille spirituelle du poète naturaliste Henry David Thoreau, cette ex-biologiste met ses talents de conteuse à défendre la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes.
Lire la critique sur le site : LActualite
Citations & extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
ssstellassstella13 mars 2014
.. c'est une liste de choses que vous promettez de faire pour diminuer votre bilan carbone. ...

"Grand un : Apportez votre propre Tupperware avec vous au restaurant pour récupérer les restes, aussi souvent que possible.
- j'ai pas mangé au restaurant depuis au moins deux ans.
...
"Bon, grand deux, reprit Mr Atkins. Essayez d'apporter votre propre tasse quand vous prenez un thé ou un café. Ça ne vous concerne pas, je suppose. Ayez toujours sur vous vos couverts, n'utilisez pas d'ustensiles en plastique, idem, idem. Ah, écoutez ça. Apportez votre bouteille Nalgene au lieu d'acheter de l'eau en bouteille.
- L'eau de notre puits est bonne. On irait pas acheter dans un magasin.
- Bon, poursuivit-il. Essayez de réduire votre consommation de viande rouge.
- Vous êtes fou ou quoi ? J'essaie "d'augmenter" notre consommation de viande rouge.
- Et pourquoi ?
- Parce que le gratin de macaronis ça vous tient pas bien longtemps, voilà pourquoi. Nous avons de l'agneau, nous en produisons dans notre ferme. Mais je n'ai pas de congélateur. Faut que j'aille le chercher chez mes beaux-parents."
Mr Atkins se tut. Ses yeux sombres flottaient comme des têtards derrière ses lunettes.
"C'est tout ? demanda-t-elle.
- Non. Il y a cinq autres catégories.
- Allons-y.
- Vous n'êtes pas obligée.
- Non, vraiment. Vous êtes venu de loin. Pour nous convaincre d'adhérer.
- OK, dit-il, un peu nerveux. Passons directement aux besoins quotidiens. Faites votre possible pour acheter du recyclé. Allez sur Craigslist.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle, même si elle s'en doutait un peu.
- Craigslist, sur internet.
- J'ai pas d'ordinateur. "
Mr Atkins accéléra pour ne pas perdre le contrôle de la situation. "Ou trouvez les magasins de produits recyclés à proximité."
Trouver, s'étonna-t-elle.
"Planifier vos trajets de façon à faire moins de kilomètres quand vous faites vos courses !" Voilà qu'il prenait un ton belliqueux.
"Qui ne le ferait pas ? avec ce que coûte l'essence ? "
Il se tut à nouveau.
"Qu'elle sont les autres catégories ? demanda-t-elle.
- Maison-bureau-voyages-finances. Nous ne sommes pas obligés de continuer."
...
"Allons-y pour les finances."
Mr Atkins lut d'un ton monocorde et précipité. "Transférez vos actions et vos fonds communs de placement dans des investissements socialement responsables, passons, passons. Ah, maison/buureau. Veillez à recyclez vos vieux ordinateurs. Éteignez votre écran quand vous ne l'utilisez pas. Je crois que nous avons là beaucoup de chose qui ne vous concernent pas." Il lui adressa un regard craintif. " La maison ?
- Bonne question, fit-elle. J'ai une maison.
- Passez aux lampes fluo-compactes. Adoptez les appareils éco-énergétiques."
...
"Désolée, dit-elle. Si ça veut dire qu'il faut acheter quelque chose, inscrivez-moi dans la colonne des mauvais élèves.
- Mais les économies valent la peine.
- J'en suis sûre.
- Bien. Réglez votre thermostat deux degrés plus bas en hiver et plus haut en été.
- Que quoi ?
- Qu'il ne l'est actuellement.
- C'est techniquement impossible. On n'arrêterait plus de le baisser."
...
"Bon, la dernière, dit-il. Prenez moins l'avion.
- Prenez "moins" l'avion ", répéta-t-elle.
Il regarda son papier comme s'il recevait des ordres d'une autorité supérieure. "Fin de l'histoire. Prenez moins l'avion."


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ssstellassstella11 mars 2014
Tout s'en va. "On dit que c'est juste des cycles, dit-elle au bout d'un moment. Les choses reviennent périodiquement."
Il émit un petit sifflement entre ses dents, qui l'effraya. "Bon. Pendant le pléistocène la majeure partie de ce continent était sous la glace, et le reste était le désert arctique. À d'autres périodes, la calotte glaciaire fondit, et l'endroit où nous nous trouvons était sous l'océan. Donc oui, des cycles. Avec des millions d'années entre chacun de ces événements, mon amie. Pas des décennies."
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BardaneBardane02 octobre 2014
La seule chose plus ou moins pour enfants qu'elle possède est ce seul DVD qu'ils passent en boucle, probablement pour se venger. C'est cette espèce de muppet à la voix aigüe avec des cheveux roux emmêlés.
- Tu veux que je te dise ? C'est à cause de cette bestiole que j'ai pas d'enfants. Cette voix a été inventé par les groupes pharmaceutiques pour que tous les parents se mettent sous Xanax.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres11 décembre 2014
Le sommet des arbres et les ravins apparaissaient dans un étrange relief, exposés comme par magie en tant que quantité visible. Un air rempli de lumière frémissante, une lumière de papillons. L'espace entre les arbres scintillait, plus réels et vivants que les arbres eux mêmes. La forêt rugueuse était toujours chargée du même fardeau bulbeux qu'elle avait vu auparavant, en plus grosse quantité même si c'était possible. Les branches ployaient sous le poids jusqu'au point de rupture. Le poids des papillons. La vérité de cette chose lui coupa le souffle. Un million de fois rien ne pesait rien.
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AncolieAncolie21 mars 2014
Elle avait été au bord du précipice. Elle était effarée des proportions que sa folie avait atteintes : un ramassis de rêves et de pensées, sans charpente ni structure. Qui pouvait être aplati tel un chapiteau de cirque.
Elle était seule ici, les yeux rivés sur des arbres embrasés. La fascination s’enroula autour de sa peur. Ce qu’elle voyait n’était pas un feu de forêt. Elle était aspirée vers la confiante allégresse de la fuite, et elle restait, et elle voyait au plus profond d’elle-même dans la solitude. Elle n’avait pas souvenir d’avoir jamais eu tant de place pour être.
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