AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Karine Chesneau (Traducteur)
EAN : 9782877304382
186 pages
Editions Philippe Picquier (28/05/1999)
3.82/5   96 notes
Résumé :
Si Momoko n'ouvre son cœur qu'à sa chatte Lala, son père n'a d'yeux que pour la belle et pulpeuse Chinatsu, au grand dam de la jeune fille au pair : trois habitants d'une même maison dans le Japon d'après-guerre vivent dans un calme apparent, ignorants d'une vérité cachée qui les pousse inexorablement vers la tragédie.
Quand la neige recouvrira de silence le jardin et le champs de blé alentour, les non-dits réveilleront ce petit démon intérieur qui appelle au... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
3,82

sur 96 notes
5
6 avis
4
6 avis
3
10 avis
2
0 avis
1
0 avis

latina
  15 novembre 2012
J'aime les chats. Les chats câlins, les chats tout doux, les chats sereins, les chats sages.
Hariu aussi aime les chats. Elle a 20 ans, elle s'occupe de Momoko, une petite fille qui a perdu sa maman et dont le père, un trentenaire séduisant, ne sait plus que faire pour qu'elle soit heureuse.
Mais Momoko, elle, aime SON chat : Lala. Elle l'aime au point d'en faire sa maman de remplacement.
Et dans ce petit monde autour de Lala, arrive la femme qui n'aime pas les chats : Chinatsu, et qui voudrait se substituer à Lala auprès de Momoko.
Je vous laisse deviner la suite…
La première partie de ce tout petit roman pose plutôt une certaine atmosphère, de calme et de tension. Hariu voudrait être acceptée par la petite fille, qui reste distante les premiers mois. Hariu voudrait que Goro la regarde entre toutes, mais reste encore très infantile dans son comportement.
Donc, plein de nuances, de contradiction, de regards échangés lourds de non-dits. Une atmosphère à la japonaise, en somme.
L'action ne décolle vraiment qu'à partir du moment où Chinatsu arrive dans ce huis-clos. Et là, se joue une partie subtile entre elle, Momoko et…le chat.
Hariu observe et jubile intérieurement.
Hariu est le témoin de cette lutte…et va même poser le tout petit caillou qui va gripper tout l'engrenage.
Hariu va être le témoin de faits horribles (à vrai dire, facilement devinables).
Et finalement, Hariu va être le réceptacle d'une révélation monstrueuse.
Je n'ai pas été particulièrement passionnée par ce roman, je m'y suis même un peu ennuyée. La description d'atmosphère, j'apprécie, mais je voulais lire ce roman en raison de son étiquette : un suspens psychologique. La psychologie, elle y est, mais le suspens…Heureusement que la fin est totalement inattendue. Mais bon…Heureusement que le roman est petit.
Une chose que j'ai beaucoup appréciée : la description du chat et de son rapport avec la petite fille. Très fine, très juste, très subtile.
Sur ce, je retourne câliner mon chat.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          454
sandrine57
  12 février 2020
C'est à cause d'un chat errant recueilli par Yukiko, son employée de maison, que Hariu Masayo se replonge dans un passé qu'elle avait jusqu'ici caché au plus profond d'elle-même. Une fois nourrie et lavée, la petite boule de poils d'un blanc immaculé est tout le portrait de Lala, une chatte qu'elle a connue alors que, jeune fille de 20 ans, elle débarquait à Tokyo dans l'espoir de devenir peintre. C'était en 1955 et, en échange de cours de peinture, elle s'installait chez Gorô Kawabuko pour prendre soin de Momoko, la fille de ce peintre veuf et séduisant. Alors qu'elle s'occupait des courses et du ménage, la petite fille lui restait inaccessible, toujours accompagnée de sa chatte Lala qui était pour elle comme une mère de substitution. Mais à force de persévérance et en passant par Lala, Hariu avait réussi à se lier avec l'enfant et l'harmonie régnait dans la maison, jusqu'au jour où Gorô leur avait présenté Chinatsu, une femme éblouissante, distinguée, sensuelle, intelligente. Une femme parée de toutes les qualités, désireuse de se faire accepter par Momoko et de prendre la place de Lala auprès d'elle. Car Chinatsu avait un gros défaut : son aversion pour les félins.
Une maison, deux femmes, un homme, une enfant, un chat et un secret. Et bien sûr un drame que l'on pressent sous les sourires et les non-dits. Avec une grande maîtrise et, Japon oblige, beaucoup de délicatesse et de subtilité, Mariko Koike nous enferme dans ce huis-clos psychologique qui tient en haleine malgré sa lenteur apparente. L'histoire-confession d'Hariu, trente ans après les faits, est à la fois émouvante et glaçante. Car si l'amour est bien là entre les personnages, il y a aussi de la folie et l'ombre de la mort. Des sentiments exacerbés mais toujours sous contrôle. La légèreté de l'après-guerre, des airs de jazz, une fête perpétuelle, un homme séduisant, une femme envoûtante et à l'opposé une enfant étrange et solitaire, une jeune fille qui se croit amoureuse et la chatte, telle une déesse protectrice, témoin des émotions dans lesquelles se débattent les humains, victime de leur folie.
Un roman d'une grande finesse, à l'ambiance particulière où se mêlent tendresse et cruauté. Une lecture intense au dénouement surprenant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          415
sabine59
  22 mars 2018
J'ai lu d'une traite ce roman, passionnée par l'histoire. Encore une belle découverte des éditions Picquier poche, dans une catégorie" L'Asie en noir", que je n'avais pas expérimentée.
L'auteur, Mariko Koike, dont je m'empresserai de lire d'autres romans, est connue, semble-t-il, dans le genre policier. Ne vous attendez pas à des accumulations de morts, des poursuites effrénées. Non, ce livre est un thriller, essentiellement psychologique. Ici, la folie et la cruauté gardent le masque d'une délicatesse, d'un raffinement, d'un calme typiquement japonais...
Le livre débute par une confession d'Hiaru, peintre célèbre, à sa femme de ménage, confession provoquée par la vue d'une chatte abandonnée, lui rappelant terriblement une autre chatte, Lala, et un passé douloureux...
En mai 1955, elle était entrée comme jeune fille au pair chez les Kawakubo.En échange de quelques leçons de peinture que lui donnerait Gorô, veuf plein de charme et professeur , elle s'occuperait de sa fille, Momoko, qui n'aime que son père et Lala, une superbe chatte blanche, qu'elle considére comme sa mère.
Une grande complicité finit par se créer entre Hiaru et Momoko. Jusqu'à l'arrivée de la magnifique et sensuelle Chinatsu...qui veut conquérir Gorô. A tous prix.
Le drame se profile, insidieusement, et dans une scène en particulier, on ne peut s'empêcher de penser à " La chatte" de Colette... L'impassibilité japonaise, au-delà des chagrins et de la vengeance, triomphera . Ou presque.... Car les dernières pages réservent des surprises!
J'ai vraiment apprécié ce huis-clos feutré, où les passions s'exacerbent, jusqu'à la folie. La tendre et intense relation entre Momoko et sa chatte, Lala, est magnifique, et fort bien rendue par l'auteure.
La nature imperturbable, le champ voisin et le bassin garderont leurs secrets, connus seulement de quelques personnages, pour qui vivre sera désormais une souffrance...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          414
nelly76
  26 juillet 2022
Un thriller psychologique étonnant et époustouflant, j'ai adoré cette angoisse allant crescendo au fur et à mesure de ma lecture.
Hariu ,jeune adolescente, dont le rêve est de devenir peintre ,grâce à l'intervention d'une voisine qui est son amie,va se faire embaucher comme jeune fille au pair chez M. Gôro Kawakubo ,jeune peintre célèbre ,veuf,qui élève seul sa petite fille Momoko.Le rêve d'Hariu va se concrétiser car ce célèbre peintre va lui octroyer en plus de son salaire,une heure deson temps par semaine pour lui apprendre l'art de la peinture.
A son arrivée dans leur très belle demeure " Façon Americaine" les rapports avec la petite Momoko et le magnifique chat blanc :Lala ,qui jouera un rôle non négligeable dans ce thriller,sont tendus ,petit à petit une véritable tendresse la liera à Momoko et son inséparable chat blanc.
Dès lors ,un bonheur doux et paisible s'installe au foyer,jusqu'au jour où : le père Gôro va leur présenter une nouvelle invitée lors d'une des nombreuses réceptions qu'il donne toutes les semaines.Une magnifique jeune femme aussi discrète qu'intelligente : Chinatsu
Hélas, sa venue va être à l'origine du terrible drame qui se prépare.....
Très angoissant ce thriller psychologique vous tient en haleine du début à la fin.
J'ai beaucoup aimé le contraste des différents tableaux,car ce drame se joue en hiver où la nature est recouverte d'un épais manteau blanc tout est silencieux ,calme ,tranquille face à la noirceur de certains personnages ,ouah ça fait froid dans le dos!Une morbidité, allant crescendo face à une nature d'une blancheur immaculée, très grosse sensation de malaise lorsque vous êtes plongés dedans ,je vous invite chaleureusement à ouvrir ce très très bon thriller et un grand merci à la traductrice: Karine Chesneau qui a su insuffler cette atmosphère si particulière.⭐⭐⭐⭐
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
kuroineko
  23 décembre 2017
Court roman que ce Chat dans le cercueil. Pourtant il n'est pas de ceux qui passent sans laisser de trace.
Peu de personnages et une chatte au milieu, l'amie fidèle et réconfortante d'une petite fille orpheline de mère. le félin prend une dimension presque sacrée sous la plume de l'auteure.
Koike Mariko tisse autour du trio féminin et de l'animal une toile fine et ensorcelante qui prend le lecteur au piège de sa narration épurée. La chatte Lala cristallise peu à peu l'engrenage des relations humaines jusqu'au surprenant dénouement. Je m'arrête là; je m'en voudrais de déflorer l'intrigue par trop de détails révélés.
J'ai beaucoup aimé l'atmosphère qui se dégage de ce récit. Les caractéristiques mentales des personnages ne sont parfois qu'esquissées, offrant un certain flou, troublant.
Et cette petite fille! Impressionnante Koikesan!
J'avais déjà bien apprécié son recueil de nouvelles Je suis déjà venue ici, également paru aux éditions Picqier. Elle est un auteur dont j'ai hâte de suivre les prochaines publications. Chers traducteurs, si vous me lisez...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          232

Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   23 avril 2015
Le chemin couvert de fleurs écloses ressemblait à une large ceinture de kimono verte, et de toutes parts on pouvait voir le spectacle resplendissant des fleurs de tournesol et de sauge aux couleurs éclatantes.
Commenter  J’apprécie          190
AmbagesAmbages   07 décembre 2015
Dans ce domaine que l'on appelle l'art, il est très difficile d'exprimer son admiration en termes recherchés. Plus la frontière est ténue entre une bonne et une mauvaise œuvre, et subjectif le jugement que l'on porte sur elle, plus l'acte de dire son admiration s'avère périlleux. C'est pourquoi les gens qui veulent transmettre leurs émotions n'emploient généralement que des exclamations puériles. C'est joli ! Magnifique ! Admirable !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
emi13emi13   11 juillet 2018
J'aimais tout ce qui était coloré. Je ne sais pas combien de fois j'ai couché sur le papier la couleur étrange et complexe du soleil couchant qui teinte le ciel de Hakodate, la neige glacée presque bleue, les kakis rouge écarlate.
Commenter  J’apprécie          140
AmbagesAmbages   07 décembre 2015
En réalité, je ne l'ai jamais vu essayer de pénétrer le mystère de l'âme humaine, dans un échange sérieux et approfondi. Demander à l'autre ce qu'il ressentait, quelle était la raison de son trouble, ce qui l'angoissait. De toute ma vie, je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui affectait autant d'indifférence que lui vis-à-vis des sentiments d'autrui. Par l'attitude qu'il adoptait en toute occasion, il semblait penser qu'il n'y avait aucun mécanisme psychologique chez les êtres humains, y compris lui-même. Quand il posait une question, c'était toujours sur le mode de la plaisanterie, dite parfois sur un ton maniéré, d'autres fois sur un ton comique, et il se limitait au moment même, à ce qui venait de se produire, sans chercher à voir plus loin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
nelly76nelly76   21 juillet 2022
Les miaulements d'un chat se firent soudain entendre quelque part.
Yukiko interrompit sa vaisselle et jeta u oeil dans l'arrière-cour par la fenêtre de la cuisine .Sous le cerisier de forme peu harmonieuse,elle aperçut un chat tout sale.(Page 5).
Commenter  J’apprécie          70

Video de Mariko Koike (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mariko Koike
Payot - Marque Page - Mariko Koike - Je suis déjà venue ici
autres livres classés : japonVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura

Autres livres de Mariko Koike (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Les mangas adaptés en anime

"Attrapez-les tous", il s'agit du slogan de :

Bleach
Pokemon
One piece

10 questions
659 lecteurs ont répondu
Thèmes : manga , littérature japonaiseCréer un quiz sur ce livre