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Karine Chesneau (Traducteur)
ISBN : 2877304388
Éditeur : Editions Philippe Picquier (28/05/1999)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Si Momoko n'ouvre son cœur qu'à sa chatte Lala, son père n'a d'yeux que pour la belle et pulpeuse Chinatsu, au grand dam de la jeune fille au pair : trois habitants d'une même maison dans le Japon d'après-guerre vivent dans un calme apparent, ignorants d'une vérité cachée qui les pousse inexorablement vers la tragédie.
Quand la neige recouvrira de silence le jardin et le champs de blé alentour, les non-dits réveilleront ce petit démon intérieur qui appelle au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
latina
  15 novembre 2012
J'aime les chats. Les chats câlins, les chats tout doux, les chats sereins, les chats sages.
Hariu aussi aime les chats. Elle a 20 ans, elle s'occupe de Momoko, une petite fille qui a perdu sa maman et dont le père, un trentenaire séduisant, ne sait plus que faire pour qu'elle soit heureuse.
Mais Momoko, elle, aime SON chat : Lala. Elle l'aime au point d'en faire sa maman de remplacement.
Et dans ce petit monde autour de Lala, arrive la femme qui n'aime pas les chats : Chinatsu, et qui voudrait se substituer à Lala auprès de Momoko.
Je vous laisse deviner la suite…
La première partie de ce tout petit roman pose plutôt une certaine atmosphère, de calme et de tension. Hariu voudrait être acceptée par la petite fille, qui reste distante les premiers mois. Hariu voudrait que Goro la regarde entre toutes, mais reste encore très infantile dans son comportement.
Donc, plein de nuances, de contradiction, de regards échangés lourds de non-dits. Une atmosphère à la japonaise, en somme.
L'action ne décolle vraiment qu'à partir du moment où Chinatsu arrive dans ce huis-clos. Et là, se joue une partie subtile entre elle, Momoko et…le chat.
Hariu observe et jubile intérieurement.
Hariu est le témoin de cette lutte…et va même poser le tout petit caillou qui va gripper tout l'engrenage.
Hariu va être le témoin de faits horribles (à vrai dire, facilement devinables).
Et finalement, Hariu va être le réceptacle d'une révélation monstrueuse.
Je n'ai pas été particulièrement passionnée par ce roman, je m'y suis même un peu ennuyée. La description d'atmosphère, j'apprécie, mais je voulais lire ce roman en raison de son étiquette : un suspens psychologique. La psychologie, elle y est, mais le suspens…Heureusement que la fin est totalement inattendue. Mais bon…Heureusement que le roman est petit.
Une chose que j'ai beaucoup appréciée : la description du chat et de son rapport avec la petite fille. Très fine, très juste, très subtile.
Sur ce, je retourne câliner mon chat.
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sabine59
  22 mars 2018
J'ai lu d'une traite ce roman, passionnée par l'histoire. Encore une belle découverte des éditions Picquier poche, dans une catégorie" L'Asie en noir", que je n'avais pas expérimentée.
L'auteur, Mariko Koike, dont je m'empresserai de lire d'autres romans, est connue, semble-t-il, dans le genre policier. Ne vous attendez pas à des accumulations de morts, des poursuites effrénées. Non, ce livre est un thriller, essentiellement psychologique. Ici, la folie et la cruauté gardent le masque d'une délicatesse, d'un raffinement, d'un calme typiquement japonais...
Le livre débute par une confession d'Hiaru, peintre célèbre, à sa femme de ménage, confession provoquée par la vue d'une chatte abandonnée, lui rappelant terriblement une autre chatte, Lala, et un passé douloureux...
En mai 1955, elle était entrée comme jeune fille au pair chez les Kawakubo.En échange de quelques leçons de peinture que lui donnerait Gorô, veuf plein de charme et professeur , elle s'occuperait de sa fille, Momoko, qui n'aime que son père et Lala, une superbe chatte blanche, qu'elle considére comme sa mère.
Une grande complicité finit par se créer entre Hiaru et Momoko. Jusqu'à l'arrivée de la magnifique et sensuelle Chinatsu...qui veut conquérir Gorô. A tous prix.
Le drame se profile, insidieusement, et dans une scène en particulier, on ne peut s'empêcher de penser à " La chatte" de Colette... L'impassibilité japonaise, au-delà des chagrins et de la vengeance, triomphera . Ou presque.... Car les dernières pages réservent des surprises!
J'ai vraiment apprécié ce huis-clos feutré, où les passions s'exacerbent, jusqu'à la folie. La tendre et intense relation entre Momoko et sa chatte, Lala, est magnifique, et fort bien rendue par l'auteure.
La nature imperturbable, le champ voisin et le bassin garderont leurs secrets, connus seulement de quelques personnages, pour qui vivre sera désormais une souffrance...
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kuroineko
  23 décembre 2017
Court roman que ce Chat dans le cercueil. Pourtant il n'est pas de ceux qui passent sans laisser de trace.
Peu de personnages et une chatte au milieu, l'amie fidèle et réconfortante d'une petite fille orpheline de mère. le félin prend une dimension presque sacrée sous la plume de l'auteure.
Koike Mariko tisse autour du trio féminin et de l'animal une toile fine et ensorcelante qui prend le lecteur au piège de sa narration épurée. La chatte Lala cristallise peu à peu l'engrenage des relations humaines jusqu'au surprenant dénouement. Je m'arrête là; je m'en voudrais de déflorer l'intrigue par trop de détails révélés.
J'ai beaucoup aimé l'atmosphère qui se dégage de ce récit. Les caractéristiques mentales des personnages ne sont parfois qu'esquissées, offrant un certain flou, troublant.
Et cette petite fille! Impressionnante Koikesan!
J'avais déjà bien apprécié son recueil de nouvelles Je suis déjà venue ici, également paru aux éditions Picqier. Elle est un auteur dont j'ai hâte de suivre les prochaines publications. Chers traducteurs, si vous me lisez...
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Ambages
  07 décembre 2015
« Momoko était une enfant qui n'ouvrait son cœur que par l'intermédiaire de Lala. »
Dans l'après guerre, au Japon. Momoko est une petite fille d'une dizaine d'années qui a perdu sa mère. Elle vit avec son père et sa chatte, Lala, qui lui communique tendresse et réconfort. Le père demande à une jeune fille à peine adulte, Hariu, de s'occuper d'elle et de la maison. Des années plus tard, Hariu devenue peintre, va raconter leur histoire.
Un roman tout en subtilité et en atmosphère, blanche comme le pelage de Lala, rouge comme les sentiments de Hariu et noir comme la colère. Le père de Momoko rencontre Chinatsu, une splendide femme qu'il souhaite épouser, et tout devient compliqué dans cette maison. Le tumulte des sentiments.
Il est question de peintures, du Japon qui s'américanise après la seconde guerre mondiale et de secrets.
Un bon moment de lecture avec ce Picquier poche, l'Asie en noire pour une féline blanche.
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edwige31
  20 août 2013
Un roman intense, où le poids des secrets et les non dits détruisent les hommes, les femmes et les enfants.
Le roman débute par le récit d'une jeune aide à domicile, qui voit un jour une vieille femme être étrangement bouleversée par l'arrivée d'une jeune chatte errante. Cette personne âgée, du nom d'Hariu, va confier le secret, qui semble la ronger depuis tant d'année. le récit se poursuit donc à la première personne avec Hariu. Jeune fille, elle a été amenée à être la préceptrice d'une étrange enfant Momoko. le père, séduisant et peintre, lui permet en échange de s'initier à l'art de la peinture. La maman de Momoko est décédée suite à une longue maladie et par compensation, la petite fille semble avoir nouée une relation extrêmement fusionnelle avec une chatte blanche du nom de Lala. Alors que Momoko semble peu à peu s'attacher à Hariu, et que celle ci voit éclore peu à peu son amour adolescent pour l'exubérant peintre, une magnifique femme, Chinatsu, trouble l'équilibre de cette étrange famille. Celle-ci noue une relation (qui avait été interrompue il y a quelques années) de plus en plus proche avec le père de Momoko et il est question rapidement de mariage. de ce fait, elle tente de s'attirer l'attention et l'affection de la petite fille, qui répond par une froide distance. Hariu, de son côté, ne favorise pas cette relation et au contraire attise le conflit, jalouse de l'affection de Momoko et ne supportant pas de voir son amour devenir impossible. A partir de ces relations impossibles, de terribles événements vont s'enchainer au sein de cette maison…..

C'est un roman intense car beaucoup de violence se dégage de cette histoire : violence qu'engendre les secrets familiaux, violence des amours d'une adolescente, violence de l'amour maternel, violence du comportement d'une enfant perturbée….La première partie permet d'installer le contexte, de comprendre la psychologie d'Hariu, de Momoko et de son père. Et puis, à l'apparition de Chinatsu, les relations s'exacerbent, la tension monte dans le récit jusqu'à la terrible révélation. le style est sobre, d'une précision redoutable, et en même temps beaucoup d'émotion et de pudeur se dégage de ce récit. Ce n'est pas d'un rythme soutenu et cela peut permettre relativement lent au début. Même si on devine une partie des événements, l'auteur réussit à ce que la tension dans l'intrigue monte crescendo. La révélation finale est surprenante et terrible. On se demande comment survivre à cela…
Un excellent moment de lecture tout en subtilité.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   23 avril 2015
Le chemin couvert de fleurs écloses ressemblait à une large ceinture de kimono verte, et de toutes parts on pouvait voir le spectacle resplendissant des fleurs de tournesol et de sauge aux couleurs éclatantes.
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AmbagesAmbages   07 décembre 2015
Dans ce domaine que l'on appelle l'art, il est très difficile d'exprimer son admiration en termes recherchés. Plus la frontière est ténue entre une bonne et une mauvaise œuvre, et subjectif le jugement que l'on porte sur elle, plus l'acte de dire son admiration s'avère périlleux. C'est pourquoi les gens qui veulent transmettre leurs émotions n'emploient généralement que des exclamations puériles. C'est joli ! Magnifique ! Admirable !
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emi13emi13   11 juillet 2018
J'aimais tout ce qui était coloré. Je ne sais pas combien de fois j'ai couché sur le papier la couleur étrange et complexe du soleil couchant qui teinte le ciel de Hakodate, la neige glacée presque bleue, les kakis rouge écarlate.
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AmbagesAmbages   07 décembre 2015
En réalité, je ne l'ai jamais vu essayer de pénétrer le mystère de l'âme humaine, dans un échange sérieux et approfondi. Demander à l'autre ce qu'il ressentait, quelle était la raison de son trouble, ce qui l'angoissait. De toute ma vie, je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui affectait autant d'indifférence que lui vis-à-vis des sentiments d'autrui. Par l'attitude qu'il adoptait en toute occasion, il semblait penser qu'il n'y avait aucun mécanisme psychologique chez les êtres humains, y compris lui-même. Quand il posait une question, c'était toujours sur le mode de la plaisanterie, dite parfois sur un ton maniéré, d'autres fois sur un ton comique, et il se limitait au moment même, à ce qui venait de se produire, sans chercher à voir plus loin.
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ColibrilleColibrille   24 juin 2014
L'image de la chatte et de la petite fille qui passaient en courant sur le chemin était si belle qu'elle ressemblait à un tableau. Momoko et Lala jouaient à se cacher et à réapparaître derrière les épouvantails, tandis que le soleil couchant inondait le champ d'une douce couleur dorée. Sous la brise qui se glissait entre les arbres des petits bois, les épis de blé jaune d'or tremblaient en ondulant légèrement [...]
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