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Inès Lacroix-Pozzi (Traducteur)Dominique Laure Miermont (Traducteur)
EAN : 9782228901680
297 pages
Payot et Rivages (03/01/2007)
4.1/5   24 notes
Résumé :
Artiste et homme de foi juif en Transylvanie, le nain Shimshon Eizik Ovitz eut dix enfants entre 1886 et 1921, dont sept de petite taille. Ces derniers fondèrent la Troupe lilliputienne et se produisirent à travers l'Europe centrale comme musiciens et comédiens. Au printemps 1944, tous furent déportés à Auschwitz et sélectionnés pour servir d'objets d'étude au diabolique docteur Josef Mengele. Mais tous survécurent et en 1949 ils émigrèrent en Israël, où ils se retr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
J'étais gentiment en train de lire l'ouvrage de la professeure Carole Wrona "Imaginaires de la taille humaine au cinéma : de la figuration du nain", lorsqu'en vérifiant un détail sur le net, je suis tombé sur ce livre du couple israélien Yehuda Koren et sa femme Eilat Negev sur la fascinante histoire de la famille juive Ovitz, qui comptait 7 nains.
Avec tout le respect pour la spécialiste de l'image à l'École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle (ESRA) à Paris, mais j'ai décidé d'accorder priorité au récit incroyable d'une famille juive de lilliputiens à une époque tant mouvementée.

Sept des 10 enfants de cette famille juive hongroise, vivant à Rozavlea dans l'actuelle province roumaine de Maramureş en Transylvanie, étaient des nains et formèrent ainsi la plus grande famille de nains jamais répertoriée au monde. Il y avait un père, Shimshon Eizik (1868-1923) et 2 mères, Brana Gold (1868-1901) et Batia Bertha Husz (1884-1930). Les 2 mères sont mortes de tuberculose, la première à 33 ans, la seconde à 46. Brana a eu 2 filles naines, Rozika, née en 1886, et Franziska 3 ans après. Avec Batia Shimshon a eu 8 enfants : Avram en 1903, Frieda en 1905, Sarah en 1907, Mordechaï, surnommé Micki en 1909, Leah en 1911, Elizabeth en 1914, Arieh en 1917 et finalement Perla ou Piroschka en 1921. Entre l'aînée et la benjamine, il y avait donc 35 ans de différence.
Les 3 enfants à la taille normale étaient Sarah, Leah et Arieh.

À propos de taille et de statistiques, la France compte 5.500 personnes naines. Sont considérés telles, toute personne adulte qui a une taille inférieure à 1,40 mètre. Ce qui donne une naine ou un nain par 25.000 naissances. le nom "nain" vient du Grec "nanos" ou petit. le terme "pygmée" à cause de sa connotation péjorative n'est plus guère utilisé.
À titre d'exemple, l'acteur américain de la série célèbre "Game of Thrones", Peter Dinklage mesure 1,32 mètre et est marié depuis 15 ans avec la directrice de théâtre, Erica Schmidt (1,68 mètre), avec qui il a 2 mômes de taille normale.

Sans vouloir entrer dans un long historique des nains, qui a commencé en Égypte antique avec le nain Bès, vénéré comme le dieu de la fertilité, en passant par Lucius, le nain attitré de l'empereur romain Auguste et Bahalul, le nain du puissant calife abbasside Haroun al-Rachid (765-809), il y a eu pratiquement de tout temps des lilliputiens aux cours impériales et royales (et même au Vatican à un moment donné). le tsar Pierre le Grand a par exemple organisé en 1710 en grande pompe le mariage de son nain favori Valakov avec la naine de la princesse Prescovia Theodorovna. Soixante-douze lilliputiens furent officiellement invités. Leo Singer, le créateur de la Cité des Lilliputiens à Vienne, a fait mieux. En 1939, pour le tournage du fameux film "Le Magicien d'Oz", il a engagé 124 lilliputiens.

Notre famille Ovitz a été invitée elle aussi à donner un concert au palais royal de Bucarest par le roi Karol II (1893-1953). Perla a raconté aux auteurs qu'après le concert l'auguste souverain roumain les fit appeler, puis les "tâta minutieusement" !

Ce qui m'a frappé et que j'ignorais totalement est qu'aucun nain n'a jamais été poursuivi par la redoutable Inquisition.

Je ne peux clore ce mini-passage historique sans rappeler bien sûr "Le voyage de Gulliver à Lilliput" de Jonathan Swift de 1726. Une aventure que nous avons tous aimée, bien que les hôtes de notre capitaine voyageur étaient vraiment minuscules : 6 pouces ou 15 centimètres de hauteur.

Conscient du conseil de leur mère Batia : "restez ensemble envers et contre tout", très tôt les Ovitz créèrent leur propre troupe de comédiens ambulants. À part une grande discipline et capacité de travail, ils avaient tous des dons artistiques et jouaient des instruments de musique. La petite Piroschka une guitare rose à 4 cordes qui ressemblait à un jouet. Avram jouait le maître des cérémonies, s'occupait des relations publiques et contrats. Tous, à la seule exception d'Arieh, participaient, y compris les "tailles normales", Sarah qui se chargeait des uniformes et vêtements et Leah de la ferme et bêtes à Rozavlea.

Le chapitre IV s'intitule "En tournée 1931-1940" et c'était exactement ce que la Troupe Ovitz faisait, profitant du grand intérêt que le nanisme suscitait partout. Mais leurs déplacements n'avaient rien de simples, compte tenu de tout le matériel qu'il fallait trimbaler. Leurs pérégrinations commençaient invariablement par un voyage en simple charrette à la gare de Sighetu à 35 kilomètres de leur domicile, où il fallait les hisser dans le wagon, les marches des trains leur étant impraticables. Les Ovitz ont parcouru toute la Roumanie et la Hongrie avec des pointes en Tchécoslovaquie. Et ils ont eu du succès, aussi bien qu'ils ont pu s'acheter la première voiture du coin : un gros bolide italien qui les prenaient tous, avec leur bagage.

Mais le ciel s'assombrit et la fratrie qui ne s'est jamais intéressée à la politique, ne s'en rend pas compte. La Hongrie reprend, en août 1940, contrôle du Nord de la Transylvanie et la situation pour les Juifs dégénère rapidement. L'amiral Horthy de Hongrie n'enverra cependant pas les Juifs dans les camps de la mort, à la grande colère d'Adolf, qui en mars 1944 remplace le gouvernement en place et les convois pour les camps de concentration se multiplient rapidement.

Le 15 mai 1944, c'est le tour à nos lilliputiens d'arriver à Auschwitz. L' affreux docteur Josef Mengele (1911-1979), spécialiste du gazage à grande échelle et savant qui voulait prouver la supériorité aryenne, théorie fumeuse pour laquelle il a entrepris des expériences absolument scandaleuses, est très content de l'arrivée des Ovitz et donnent des ordres très stricts de les laisser en paix. Bizarrement, c'est peut-être l'attitude de "l'Ange de la mort" (son surnom) qui a fait qu'ils ont survécu au camp, qui fut libéré fin janvier 1945 par les Russes. Elizabeth a spécifié, des années plus tard, les horribles expériences auxquelles ils ont tous été assujettis et trop abominables pour mentionner ici.

Un retour à Rozavlea s'est avéré exclu. Après une longue marche, ils ont été forcé de constater qu'ils y avaient tout perdu. C'est en passant par la Belgiquë, où ils ont vécu 2 ans, qu'ils se sont finalement rendus en Israël et installés à Haïfa, en 1949. Avec un courage qui laisse rêveur, ils ont repris avec succès leurs représentations pendant 6 ans jusqu'à leur achat d'un cinéma.

Le couple Yehuda Koren et Eilat Negev ont eu de longs entretiens avec Perla, la dernière des Ovitz, et ont rédigé un excellent témoignage. Un ouvrage, conçu, présenté et illustré de façon intelligente, que je recommande avec force.

Lorsque les auteurs ont rencontré Perla, elle souffrait, comme unique survivante d'une fratrie nombreuse - l'avant-dernière, Sarah était décédée en 1993 - de solitude. Chaque jour elle alla au cimetière pour être avec les siens et lire le texte qu'elle avait fait graver sur sa propre tombe : "Ici repose la dernière de la famille des nains, mademoiselle Perla Ovitz, fille de Shimshon Eizik et de Batia, qui a souffert chaque jour de sa vie". (Page 257). Piroschka ne trouvait pas que cette épitaphe fut étrange ou macabre, ni qu'elle fut en contradiction avec son immense joie de vivre. Elle ne supportait pas d'être seule. Elle est décédée paisiblement à Haïfa, le 9 septembre 2001. Elle avait 80 ans.
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Au début des années 2000, Yehuda Koren et Eilat Negev ont découvert dans un livre une phrase parlant d'une troupe de lilliputiens, survivants d'Auschwitz. Intrigués, ils entrèrent en contact avec la dernière survivante de la fratrie, Perla Ovitz, qui leur raconta son histoire. Shimshon Eizik Ovitz, un juif de Transylvanie, eu 7 de ses 10 enfants atteints de nanisme. Déportés à Auschwitz, ils serviront de cobayes au docteur Mengele. C'est leur histoire que nous raconte ce livre.
Écrit à la troisième personne du singulier, ce n'est pas vraiment une autobiographie comme on pourrait le croire. En effet, les deux auteurs conte l'histoire de ces sept nains en ajoutant à plusieurs moments des citations et des souvenirs des protagonistes de l'histoire tel Perla mais aussi son neveu Shimshon, qui était âgé de 6 mois lorsqu'il fut déporté à Auschwitz. On part de la naissance de Shimshon Eizik, le père des lilliputiens en 1886 jusqu'au décès de Perla en 2001. Un siècle d'Histoire mondiale nous est conté de leur minuscule point de vue. Rien ne nous ait épargné, ni les privations, ni les expériences médicales atroces qu'ils subissent à l'infirmerie du camp. Certes, ce n'est pas cru ni gore comme on pourrait l'imaginer mais le récit de leurs nombreuses prises de sang m'ont donné la nausée. Quoi qu'il en soit, leur récit est si abominable qu'il est impossible de vraiment imaginer ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils ont ressentis ni même imaginer l'odeur qui flottait continuellement sur le camp, une odeur de chair brûlée infecte qui colle à la peau. A leur sortie du camp, ils tentent de se reconstruire tant bien que mal, comme chaque survivant. Cette partie là aussi est intéressante car beaucoup de témoignage sur l'Holocauste parle des camps mais pas de l'après, du retour à la maison. On les suit jusqu'en Israël, nouvelle Terre promise qui ne rempli pas tous leurs espoirs. L'épilogue m'a fait frissonner. En effet, Eilat et Yehuda raconte leur voyage sur les traces des lilliputiens de Rozavlea jusqu'à Birkenau et le bloc 10. Et même là, ils expliquent qu'ils n'arriveront jamais à véritablement se rendre compte de la vie dans le camp.
Cette fratrie est terriblement attachante vivant l'horreur quotidienne tout en restant unis. Ils essayent d'oublier leur nouveau « lieu de vie » en continuant de se pomponner. Ça peut paraître totalement inutile ou inconscient mais j'ai trouvé ça très beau. Vivre comme avant pour ne pas perdre son identité, pour ne pas se noyer dans la masse, pour rester ensemble, pour survivre. Et à leur sortie, cette union fera leur force et leur permettra de continuer à (sur)vivre. Plus rien ne sera plus comme avant, ils ont déjà beaucoup de chance d'être toujours ensemble. Très peu de si grande fratrie (ils ont été jusqu'à 22 « membres » de la famille, nain ou pas, à survivre) ne se sont retrouvées après la guerre.

Le genre de bouquin à mettre dans les mains du plus grand nombre, pour comprendre et pour qu'on n'oublie jamais : 6,5 millions de morts dont 1,5 à Auschwitz.
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Ce livre raconte la vie de la famille de lilliputiens depuis la naissance du premier nain, jusqu'au décès de la dernière naine de la famille. Il nous raconte non seulement les épreuves positives et négatives de cette famille tout au long de leur vie, mais aussi les expériences scientifiques qu'effectuait Josef Mengele dans le camp de concentration d'Auschwitz.

En effet, Josef Mengele, pur scientifique, effectuait des travaux sur les jumeaux, les nains et toute personne montrant une difformité ou une "anormalité". Je dis "pur scientifique" dans le sens où il voyait ses cobayes humains comme des... cobayes. Il ne leur voulait ni bien ni mal, ils lui servaient de terrain pour effectuer ses expériences. Dès qu'ils ne lui servaient plus, il les "jetait".

Tout comme les survivants, le lecteur peut être partagé entre des sentiments contraires à son sujet. D'un côté il est facile de se dire que cet homme était un monstre (âmes sensibles attention, il y a des descriptions), mais d'un autre, grâce à ses besoins d'expériences, certaines personnes sont restées en vie.

J'ai trouvé l'histoire de cette famille racontée avec beaucoup de délicatesse. On ressent bien les liens indéfectibles unissant les membres de cette famille, tant les "grands" que les "petits". Ils ne peuvent survivre les uns sans les autres et restent unis quelles que soient les épreuves, c'est ce qui les sauva plus d'une fois.

Cette histoire est très émouvante, chaque partie du livre commence par une série de photographies de la famille Ovitz ou d'autres personnes déportées, ce qui rend l'histoire plus réelle pour les personnes n'ayant pas connu cette époque/des témoins. Il s'agit d'un témoignage troublant, révoltant, mais c'est aussi un message d'espoir, un message sur le pouvoir de la famille et des amis.

J'ai trouvé ce livre par hasard, n'en avais jamais entendu parler avant. A mon sens il devrait être mieux connu car il regorge d'informations et de témoignages directs. Pas seulement issus d'archives, mais prononcés par des personnes vivantes, qui y étaient.
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Nous étions des géants, écrit par les deux Israéliens Yehuda Koren et Eilat Negev, raconte l'histoire de la famille Ovitz.

Juifs roumains et orthodoxes, ils forment une fratrie particulière car, sur les dix enfants de leur père, nés de deux femmes différentes, sept sont de toute petite taille. Ce sont des lilliputiens.
Avant la Seconde Guerre Mondiale, ils ont constitué un groupe de musique qui connaît beaucoup de succès. Ne souhaitant pas être remarqués pour leur particularité physique ou devenir des bêtes de foire, ils offrent des spectacles de qualité.

Dans les premiers temps où les Juifs sont brimés, ils échappent aux rafles grâce à des papiers où le mot "juif" n'est pas inscrit. Mais, en 1944, ils ne peuvent plus éviter la déportation : les dix frères et soeurs sont transportés à Auschwitz. Quand ils arrivent sur le quai, ils échappent à la sélection qui les aurait conduits à la chambre à gaz car le docteur Mengele fait des travaux sur la gémellité et sur les malformations héréditaires. Ils sont donc amenés dans un baraquement à part : même s'ils subissent l'épreuve du tatouage, ils conservent leurs cheveux et leurs vêtements et peuvent rester tous les dix ensemble (ils ont même avec eux une autre famille, celle d'un homme qui participait et les aidait dans leurs tournées, famille qu'ils font passer pour la leur).
"Protégés" par Mengele qui dit lui-même avoir avec eux du travail pour 20 ans, ils subissent ses expériences. Elles consistent surtout en de très nombreuses prises de sang qui les épuisent, à des mesures incessantes... Perla, la femme qui a donné son témoignage aux auteurs israéliens, raconte aussi qu'il lui faisait verser de l'eau bouillante, puis glacée dans les oreilles ("à rendre folle") ; on sait aussi que ses soeurs ont subi des expériences gynécologiques, mais qu'elles n'ont jamais voulu rien en dire.
À travers son témoignage, on rencontre d'autres personnages, comme cette jeune dessinatrice , Dina Gottlieb, qu'emploie Mengele pour faire des croquis de ses patients ou des portraits de lui-même. le récit donne beaucoup d'informations sur Mengele jusqu'à sa fuite en Argentine et sa mort. On apprend aussi beaucoup de choses sur la vie de cette famille de lilliputiens, qui survécut à la guerre (sauvés par les Russes) et qui finiront leur vie en émigrant dans le nouvel état d'Israël, restant fidèle à leur passion du spectacle et à leur religion.

Ce livre met en lumière le courage et la volonté de vivre de cette famille, dont on ne sait pas assez l'histoire et qui mérite d'être connue. Il est agrémenté de photographies diverses et donne de nombreux détails sur leur existence, nous renseignant sur plein de points parallèles, comme la place des nains dans L Histoire. Tout en montrant l'horreur des camps, les auteurs n'insistent pas sur les tortures... au point que, dans la bouche de Perla, on a une drôle d'impression quand on entend des mots d'affection pour Mengele, mais on peut comprendre qu'ils se vivaient comme des survivants et montraient malgré eux de la reconnaissance à "Oncle Mengele". Une des soeurs a même pleuré en apprenant sa mort des années plus tard...
C'est donc une étrange histoire de survie que nous donne à lire cet ouvrage.
Lien : https://lemanoirdeslettres.f..
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J'ai découvert ce livre grâce à ma cousine et je l'en remercie. le point de départ de ce livre : une famille de liliputiens, d'origine juive, qui vit en Roumanie dans les années 30. Puis la seconde guerre mondiale arrive, les déportations également et les voilà envoyés à Auschwitz où ils vont rencontrer le Dr Mengele, tristement célèbre pour toutes les expériences qu'il a mené sur les jumeaux ou les personnes "hors normes".
Ce témoignage de la dernière survivante de cette famille est à la fois triste, macabre mais aussi par moment rempli d'optimisme. On découvre de nombreux aspects de la déportation des juifs qui sont méconnus et qui pourtant mériteraient d'être connus par le plus grand nombre.
Je recommande donc ce livre à tous les amoureux d'histoire mais aussi à tous ceux qui recherchent un témoignage sincère....et "hors norme"
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
"... je n'ai jamais haï le docteur Mengele. J'aurais dû le haïr, je sais, parce qu'il était un assassin, mais il nous a laissés vivre."

Perla Ovitz (décédée en 2001), naine, en 1968 à Haïfa à un policier.
La famille Ovitz avait été envoyée, en mai 1944, à Auschwitz au bons soins de Mengele.

(Page 246).
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Le monde entier le [Josef Mengele] recherchait mais j'avais décidé de ne pas témoigner si jamais on le retrouvait. Non que j'éprouve la moindre reconnaissance, peu lui importait que je vive ou que je meure. Mais un temps il m'avait épargnée, me permettant ainsi de tenir bon et de m'en sortir.
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Dans un univers de silhouettes chauves et squelettiques vêtues de loques, les vêtements et les chevelures des lilliputiens faisaient fonction de bouclier: en les voyant les SS comprenaient immédiatement qu'il ne fallait pas s'en prendre à eux.
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Josef Mengele ne voulait pas être un scientifique parmi tant d'autres. Il rêvait d'entrer dans l'histoire en tant que pionnier. La recherche sur les individus de petite taille n'tait pas pour lui un sujet de curiosité marginale mais un mission de la plus haute importance. Les prisonniers qui travaillèrent sous ses ordres supposent qu'il voulait déchiffrer quelque chose comme le code génétique du nanisme. Mais des dizaines d'années devaient encore s'écouler avant que ce ne soit possible.
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« Si j'avais été une jeune fille juive d'un mètre soixante, j'aurais été gazée comme des centaines de milliers d'autres juifs. Alors, si je devais me demander pourquoi je suis naine de naissance, tout ce que je répondrais c'est que mon handicap est le seul moyen que Dieu ait trouvé pour me maintenir en vie. »
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