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ISBN : 2709638193
Éditeur : J.-C. Lattès (29/08/2012)

Note moyenne : 3.04/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Dans le vide immense et brutal du désert de Mojave, Nicky, une rock star en fuite, cherche sa rémission. Laila, jeune Irakienne réfugiée, joue à la guerre dans une reconstitution orchestrée par les commandos américains. Dawn, elle, désormais seule dans son motel, traîne le souvenir doux-amer de la communauté hippie qui l’a vue grandir…
Dans ce même espace, un enfant disparaît, projetant ses parents dans un enfer de douleur et de culpabilité. Mais le désert e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Guixxx
  09 août 2016
Dieu sans les hommes est un roman d'une ampleur impressionnante. Mes amis, il est rare, notez-le bien, que je lise un livre en une journée. le dernier en date était un roman jeunesse de 250 pages écrit en police 18. Dieu sans les hommes relate lui ses histoires sur 500 pages denses et nerveuses.
Laissez-moi essayer d'en faire mon résumé.
1947, Schmidt cherche à s'éloigner des horreurs aperçues lors de la seconde guerre mondiale où il a participé à la mission Hiroshima. Dégouté par l'humanité, il trouve un repère de solitude au milieu du désert de Mojave, dans les Pinnacles, paysage lunaire aride et poussiéreux à deux heures de Las Vegas. Il s'installe dans la propriété abandonné d'un vieux fou mort depuis peu, où il découvre un énorme sous-sol creusé et assez d'espace pour entreprendre ses propres folies. Il est persuadé qu'il peut changer l'humanité, la sauver d'un désastre imminent causé par la découverte du nucléaire. Or un soir apparaît au-dessus du désert un disque rayonnant, duquel des êtres supérieurs l'appellent.
2008, Dawn tient un petit motel aux abords du parc national des Pinnacles dans le désert de Mojave. Elle se souvient encore du temps où elle était jeune et où elle faisait partie de la communauté du Commandement galactique d'Ashtar, les Enfants de la lumières, appelés un jour à réunir l'humanité avec une entité extraterrestre supérieure qui les sauverait d'un désastre mondial. Drogue, sexe et psychédélisme, avant que la communauté ne finisse de façon dramatique. de l'ancien temps.
Nicky fait partie d'un groupe de Rock anglais venu aux US pour s'immerger dans l'ambiance du rock Californien. Mais le musicien a perdu l'inspiration. La Californie est loin de l'image qu'il s'en faisait, loin du brillant et de l'extravagance londonienne. Excédé, déprimé, il prend le volant pour se perdre dans le désert de Mojave, finit par s'arrêter un motel miteux au bord des Pinnacles, un lieu bizarre et étrangement attirant.
Jaz et Lisa sont en route pour un week-end en famille qui s'annonce mouvementé. Raj, leur petit garçon de quatre ans a été déclaré autiste. Bruyant, instable, ses crises les mettent à la porte des meilleurs hôtels, aussi s'arrêtent-ils dans un petit motel à deux heures de Las vegas dans le désert, le même que celui d'une rockstar aux jeans jaunes poussin et à la coupe Mohawk.
Laila habite la Californie depuis quelques années déjà. Avant, elle était à Bagdad, mais elle vit maintenant avec son petit frère Samir chez son oncle et sa tante, dans un trou paumé sans grand intérêt. Elle y a tout de même découvert une nouvelle culture dans laquelle elle s'est plongée ; elle lui doit son look gothique, et surtout ses vinyles qu'elle vénère, en particulier ceux de ce groupe anglais dont le chanteur aux airs de junky vient de s'installer au motel de la ville. Une véritable aubaine…

Pour tout dire, Dieu sans les hommes retrace une partie de l'histoire des Pinnacles depuis l'arrivée des missionnaires espagnols jusqu'en 2008, où Jaz, Lisa, Raj, Nicky, Dawn et Laila se retrouvent liés par les phénomènes étranges qui peuvent parfois survenir dans des lieux aussi extrêmes que le désert de Mojave.
De tous les endroits de la planète, le désert de Mojave est celui qui fait le plus penser à la surface de la lune, avec ses excroissances rocheuses et son absence d'humanité. Il est d'ailleurs utilisé pour de nombreux tournages de films et séries de SF, dont Battlestar Galactica ou Star Trek, tout ça pour vous dire qu'en y mettant les pieds, on a vraiment l'impression d'être dans un autre univers. Je pense que c'est pour cela que Kunzru a développé ce roman dans ce lieu, où l'extraordinaire côtoie le quotidien banal - heureux ou dramatique - de chaque homme. Tous ses protagonistes sont des voyageurs perdus à la recherche d'un équilibre et d'une réponse à leurs questions, d'un dénouement.
Vous aurez compris que le roman parle à certains moments d'extraterrestres, d'où mon exclamation d'introduction ! Mais le roman n'est pas à propos de ça. Extraterrestre, Dieu ou esprits, Kunzru donne juste plusieurs noms aux différentes croyances des personnes qui ont arpenté la terre qu'il dépeint. Bon, par contre, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi l'éditeur français, Lattès, à traduit le titre original Gods without men, par "Dieu" au singulier, mais bon, j'imagine que ça sonnais mieux.
En tout cas il ne s'agit pas d'un seul dieu, ni de Dieu avec un grand D, mais de déités, quelles qu'elles soient.
Mais j'ai effectivement adoré cette période, entre les années 1947 et 1970 où il décrit l'ascension et la chute de la communauté « hippie » qui s'installe dans le désert, menée par son « guide », persuadé d'être en communication avec des êtres venus d'ailleurs et de pouvoir sauver une Terre pourrie par l'humanité. Kunzru raconte la lente descente aux enfers de cette communauté de paumés, certains vraiment croyants, d'autres juste séduits par la drogue, la liberté sexuelle et l'ouverture spirituelle du campement.
Mais cette histoire là n'est qu'un aspect de ce roman à tiroir, où l'on passe chapitre après chapitre d'une époque à une autre, 1778, 1947, 1920, 1943, 1986, 2008, et où l'auteur attaque une Amérique sous plusieurs angles, sa colonisation, son incompréhension des indiens et ses rapports violents avec eux, sa volonté de croire à une nouvelle mythologie, sa décadence, sa mixité raciale, religieuse, sa passion pour l'art et la musique, ses guerres, ses préjugés, sa perfection comme ses nombreux défauts qui font ce qu'elle est aujourd'hui.
Le Mojave et les événements étranges qui s'y passent ne sont qu'un prétexte pour raconter la vie de ces gens : la volonté de Dawn d'échapper au destin sans consistance qui l'attend au village et le réconfort qu'elle avait trouvé en devenant un Enfant de la lumière au sein de la communauté.
Le traumatisme de Schmidt suite à la guerre où son travail a été exploité pour détruire des villes entières, et son espoir de rédemption.
La lente dislocation du couple de Jaz et Lisa due à leur impuissance face à la maladie de leur enfant, ce qui n'a fait qu'exacerber les problèmes déjà présents : le rejet de Lisa et son enfant malade par la famille indienne Penjabi de Jaz, ou l'indécision de Jaz face à son boulot à Wall Street qui pourrait selon lui déclencher une crise incontrôlable.
La détresse de Nicky qui ne sait plus pourquoi il fait ce qu'il fait, s'il est vraiment heureux de s'être éloigné de la femme qu'il aime pour s'enfermer dans un studio avec des musiciens drogués et alcooliques qui semblent avoir oublié le concept de l'amitié et de la liberté.
L'attente de Laila dans ce pays en guerre contre ses origines, l'attente de l'arrivée de sa mère qui n'arrive pas à obtenir de visa, l'attente de quelque chose qui donnera un sens à sa vie de jeune adolescente. Et tous se rejoignent dans cet endroit catalyseur, les Pinnacles, endroit mystérieux, comme doté de magie, capable de bouleverser leur vie à jamais et de leur donner une direction à prendre.
J'aime quand un brin de fantastique s'insère dans les rouages d'un roman comme celui-ci. J'aime que Kunzru laisse une porte ouverte à la fin de son récit, laissant au lecteur le soin de croire ce qu'il a envie de croire, tout comme ses personnages. le pouvoir qu'il attribue au désert est totalement subjectif, modelé par ce que chacun à envie de voir et de croire. Au final, on ne saura jamais si les Pinnacles sont un vrai récepteur d'une énergie spirituelle quelconque, et comme toujours, ce sont les lieux les plus reculés, déserts, solitaires, où apparaissent les miracles, maisons hantées, villages fantômes, grottes, champs, déserts, ce sont toujours les mêmes histoires. Mais moi, j'adore ça !
Alors oui, vu tout ce que je vous ai raconté, le livre est dense, part dans plusieurs histoires aux nombreux méandres, mais l'écriture de Kunzru est très fluide, et ce qu'il écrit semble couler de source. Il sait vraiment manier la langue, passer d'un style à un autre selon les périodes de l'histoire, l'adapter aux situations selon les personnages qui les vivent, comme lorsque Lisa conte l'attente douloureuse du retour de Raj, mystérieusement disparu dans le désert. Sa narration devient complètement déconstruite à cause des médicaments qui l'assomment complètement, et on arrive à percevoir l'angoisse sourde, le désespoir de Lisa qui ne sait pas si elle doit considérer ça comme une punition ou un soulagement, alterne entre culpabilité, horreur et incompréhension.
Je me souviens maintenant de la dernière fois où j'ai lu un roman aussi parfaitement maîtrisé, où malgré l'ampleur de la tâche narrative dont doit s'atteler l'auteur, le roman reste construit, cohérent et captivant ; il s'agissait des Monstres de Templeton, de Lauren Groff, où l'histoire était certainement un poil plus légère, mais où l'on retrouvait cet étrange aspect de saga sur plusieurs siècles, ce résumé d'histoire des Etats-Unis par ceux qui la peuplent, et cette volonté d'y introduire un aura de mystère, d'irréel, d'inexplicable.
Définitivement, le roman de Kunzru plaira aux amateurs de grande littérature américaine, car Dieu sans les hommes est une oeuvre à la voix puissante et troublante, mais aussi aux lecteurs de SF, puisque la porte reste ouverte, et toutes les théories restent possibles.
Je me suis un peu renseignée, certains faits racontés par l'auteur, dont l'histoire du missionnaire Fray Garcès en 1778, sont réels, bien que romancés, mais d'autres comme l'apparition d'une communauté d'excentriques fan d'ufologie semble avoir été inventée de toute pièce, ainsi que les histoires des personnages en 1920 et 2008. le nom de la ville n'est même jamais évoqué, on peut seulement situer l'endroit grâce aux indices que laisse l'auteur sur les distances entre les villes alentours et la proximité avec le Momument National des Pinnacles, il fait référence à une « trinité » de montagnes pour indiquer le lieu exact où campait la communauté avant que le terrain soit transformé en parc naturel, mais il ne précise pas exactement l'endroit où se situe son roman.
En cherchant sur la communauté d'Ashtar, je suis tombée sur un site de fans qui ont décidé de faire réellement vivre ce Commandement Galactique. Vous pouvez vous inscrire et tenter de devenir un believer, héhéhé, à cette adresse : http://www.ashtarcommandcrew.net/
Bon, maintenant j'ai ajouté un lieu à visiter pour un road trip au Etats-Unis, le désert de Mojave, les Pinnacles, et avec un peu de chance je pourrais faire un arrêt dans ce village sans nom, peut-être si je retrouve son motel Dropp In miteux et son diner aux murs couverts d'affiches de science-fiction et au menu extraterrestre. Ouais, ça serait vraiment chouette !
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gabb
  19 mars 2016
Allez je me lance ! Première critique sur babelio, juste pour "voler au secours" de cet étonnant roman de Hari Kunzru (qui n'est à ce jour crédité que d'une évalution moyenne - et injuste ! - de 2.8/5 !)
Qu'à cela ne tienne, mes quatre étoiles arrivent en renfort pour réhausser un peu la note de cette aventure originale, qui mérite à mon goût une meilleure appréciation.
L'auteur m'était inconnu, mais le titre et la couverture m'ont bizarrement inspiré et j'ai décidé de tenter le coup. D'abord un peu désarçonné par cette histoire farfelue, plutôt éloignée de celle que je m'étais imaginéée, j'ai fini par y adhérer complètement et à me laisser "porter par les flux", comme ces protagonistes soumis du début à la fin à des forces mystèrieuses, surnaturelles.
Le véritable héros de ce roman est le désert des Pinnacles, ses étranges roches lunaires, ses étendues arides tour à tour enivrantes et inhospitalières, son atmosphère sauvage propice aux délires psychédéliques et aux phénomènes extraordinaires. Autour de ce lieu primitif, joliment dépeint par Kunzru, gravitent plusieurs personnages qui à travers les époques se croisent, se rencontrent, s'affrontent...
Un ecclésiastique du XVIIIème siècle, puis des Indiens, des colons, une secte d'illuminés, des hippies en tous genres, des militaires, une rock star britannique et enfin un couple d'Américains aisés : aucun n'est insensible aux forces telluriques de l'endroit, que le lecteur finit presque par percevoir, pour peu qu'il se laisse un peu entrainer ! Certains y voient une base du "Commandement Galactique d'Ashtar", un site de contact extraterrestre, d'autres un point de passage entre le monde des morts et celui des vivants, d'autres encore un "triangle des bermudes" en plein désert ... dans lequel je me suis moi-même joyeusement égaré !
Malgré quelques petites longueurs parfois, le style est plaisant, la lecture est facile et les histoires s'entremêlent, à mi chemin entre la mini-fresque historique (colonisation américaine et évangélisation des autochtones, révolution sexuelle des années 60, guerre du Vietnam et d'Irak, décadence occidentale du XXIème siècle), l'enquête policière pour disparition inquiétante, la peinture de la nature sauvage et l'aventure fantastico-ésotérique aux accents de science-fiction : voilà en bref un bel OVNI littéraire, que j'ai pris plaisir à découvrir !
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traversay
  17 décembre 2012
Au coeur du désert de Mojave, les Pinnacles, des élévations rocheuses qui sont sources de mystère et de mysticisme. Plus que les nombreux personnages qu'il peuplent Dieu sans les hommes (notez le pluriel du titre original, Gods without Men, qui aurait dû être conservé), c'est ce paysage qui tient la vedette dans le dernier roman de Hari Kunzru. L'intrigue est chorale, déconcertante, les époques s'entrechoquant entre elles de 1778 à 2009, avec un récit qui refuse toute linéarité chronologique pour ajouter au chaos ambiant. A travers plusieurs épisodes, ou la raison se perd, où le fantastique s'insère, l'auteur raconte tout un pan de l'histoire de l'Amérique, symboliquement. Avec la profusion d'intrigues, il est facile de s'égarer dans ce désert aride que même les dieux semblent avoir abandonné. Fort heureusement, le romancier met peu à peu en avant une de ses nombreuses histoires, celle d'un petit garçon autiste perdu dans cet environnement et, de façon concomitante, le déclin de l'amour qui unissait ses parents, jusqu'aux confins de la folie. Dieu sans les hommes n'est pas, à proprement parler, un livre de SF, il en épouse certaines codes, mélange étrangeté et réalisme dans un récit aux multiples ramifications temporelles où tout est dans tout, et réciproquement. Une sorte de trip halluciné qui demande un bel effort de concentration au risque d'être largué corps et âme dès le premier tiers du livre.
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enigma78
  01 octobre 2012
Dieu sans les hommes s'ouvre sur l'année 1947, avec Schmidt, un homme venu s'installer dans le désert de Mojave pour y trouver le calme et la solitude après avoir vu et participé aux horreurs de la guerre : « le désert, en revanche, personne n'y avait touché. C'était une terre qui vous laissait en paix ».

Dans ce désert dépouillé de toute humanité, Schmidt essaye de faire le point sur sa vie passée. Cependant, avec le temps qui passe, notre homme commence à délirer et croire en la vie extraterrestre : « Il était temps qu'ils se manifestent, qu'ils interviennent dans la vie des hommes ».
Nous le retrouvons quelques années plus tard, en 1958, dans ce même désert, en tant que guide de la communauté du commandement galactique d'Ashtar : « le rassemblement était un lieu dédié à l'amour, organisé par ceux qui cherchaient à guérir les épouvantables blessures du monde ». Cependant cette « secte » n'est pas ce qu'elle paraît être...
Après s'être consacré au passé du désert de Mojave, l'auteur s'attarde sur les années 2008 et 2009.
Nicky Capaldi, considéré comme une « rock star » anglaise. Il débarque aux US dans l'espoir de trouver de l'inspiration et par la même occasion réfléchir sur sa carrière. Il décide de s'arrêter dans le motel de Dawn (ancienne membre de la secte), pour décompresser de son mode de vie londonien composé essentiellement de sexe, drogue et Rock'n'roll.
Nous suivons aussi une famille New-Yorkaise : Jaz d'origine indienne, sa femme Lisa et leur fils autiste de quatre ans Raj. En raison des crises de leur fils, Ils se retrouvent contraints de passer quelques jours dans ce motel « miteux » reclus de toute civilisation. Leur couple bat de l'aile, notamment à cause de leurs différences culturelles qui commencent à peser de plus en plus. Les choses ne feront qu'empirer lorsque Raj est déclaré perdu dans le désert…
Grâce à cette véritable fresque historique, nous apprenons énormément sur l'histoire de l'Amérique du début de la colonisation jusqu'à la guerre d'Irak. Force est de constater que ce livre peut être vu comme une critique de certains évènements de l'histoire américaine. Notamment, l'évangélisation forcée des amérindiens avec l'interdiction de mixité de couple. Il nous décrit aussi les années hippies à travers la communauté qui s'installe dans le désert. Cette communauté persuadée d'être en relation avec des êtres de l'espace venus les sauver du futur chaos de la terre.
C'est un beau roman que nous propose Hari Kunzru, maniant adroitement une part de fantastique, avec les mystères qu'occasionne le désert de Mojave et la dure réalité enduré par les Américains. A travers cette galerie de personnages variés, tous se remettent en question et essayent d'avancer tant bien que mal.
Concernant sa plume, nous pouvons applaudir la remarquable adaptation d'Hari Kunzru selon les périodes de l'histoire. Son écriture peut être aussi parfois brutale lorsqu'il faut parler de sujets durs car son but n'est pas d'apaiser le mal à l'état pur.

Lien : http://metamorphoselivresque..
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Kamana
  23 novembre 2012
Dieu sans les hommes est un roman aux teintes variées, étrange et surprenant à la fois. de 1775 à 2009, nous allons suivre plusieurs personnages dont le destin les mènera tous à un moment ou à un autre de leur vie au pied des Pinnacles en plein désert de Mojave.
Le plus surprenant est qu'ils sont tous si différents. Entre un ecclésiastique du 18ème siècle, un trader, une star du rock ou encore une jeune irakienne, rien ne les lie si ce n'est ce curieux endroit. Pour chacun d'eux, ce lieu, comme empreint de magie, changera à jamais leur vie.
L'auteur a, en effet, apporté une pointe de fantastique dans son livre. Que pour certains les Pinnacles soient un point stratégique pour communiquer avec une espèce supérieure, que pour d'autres, ils soient la porte entre la vie et la mort, une voie vers Dieu, tous vivront une expérience différente, surnaturelle mais décisive pour leur avenir.
Tous les faits se regrouperont aussi à un moment, faisant de ces divers récits un énorme puzzle qui finira par s'emboîter. D'un chapitre à l'autre, nous voyageons dans le temps, passant allégrement des années 70 à 2008, ou encore en plein coeur du désert au milieu d'indiens du début du 20ème siècle. le point commun à toutes ces époques et tous ces personnages est les trois pics des Pinnacles et l'étrangeté de ce lieu, de l'attrait qu'il exerce sur chacun d'eux.
Le récit peut-être le plus marquant, mais aussi celui revient le plus souvent, est celui de Raj, ce petit autiste qui va disparaître dans ce désert. Nous suivrons alors une descente aux enfers de ses parents, couple qui passera par tant d'étapes dures et cruelles avant de pouvoir trouver une sorte de paix. Et là encore, le mystère restera entier puisque l'auteur nous laissera imaginer notre propre fin à ce livre, ouvrant la voie à notre imagination.
Une narration bien construite, même si parfois la lecture oscille entre une folle envie de dévorer les pages et une pesanteur qui alourdi le texte. Malgré cette sorte de lenteur, au final, on se laisse tout de même embarquer par ce singulier roman aux tonalités hétéroclites.
Lien : http://kamanaschronicles.blo..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
gabbgabb   13 mars 2016
Personne ne savait où il était. Personne au monde. Mais encore une fois, est qu'on venait dans le désert pour autre chose ? Il fallait d'abord se perdre pour se trouver. [...]
Les étoiles étaient autant de trous d'épingle dans un grand tissu laissant entrevoir, avec un peu d'imagination, un monde incroyablement lumineux de l'autre côté de l'obscurité.
Commenter  J’apprécie          30
gabbgabb   19 mars 2016
Il se passait plus de choses là-haut dans le ciel qu'en bas sur la terre, mais il fallait s'arracher à la ville pour s'en rendre compte. La ville et ses foutues verticales qui vous bloquaient la vue, ses canalisations, ses câbles et tout le reste qui couraient sous vos pieds, vous enfermant, rompant les flux.
Le désert en revanche, personne n'y avait touché. C'était une terre qui vous laissait en paix.
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