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ISBN : 2709658569
Éditeur : J.-C. Lattès (10/01/2018)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Carter et Seth, âgés d'une vingtaine d'années, appartiennent a des mondes opposés. Le premier est l'héritier d'une grande fortune américaine, l'autre est un misfit social sans le sou, timide et maladroit. Ils forment un tandem uni par une passion commune, la musique, qu'ils écoutent dans leur studio. Seth, obsédé par le son, enregistre par hasard un chanteur de blues inconnu dans Washington Square. Carter, enthousiasmé par la mélodie, l'envoie sur Internet, prétenda... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
TerrainsVagues
  09 janvier 2019
Larmes blanches, un joli billet de Titania l'été dernier, un sujet qui me fait dresser les poils et hop, j'suis parti au pays du blues.
Deux potes, l'un dingue de musique, l'autre de sons multiples et divers. Carter, issu d'une famille à l'abri du besoin pour les deux ou trois prochains millénaires, Seth, tranquille pour à peu près les cinq prochaines minutes. L'un explore tous les styles musicaux de fond en comble, l'autre enregistre tous les bruits de la rue.
Un jour, en écoutant l'enregistrement de la journée, un vieux blues attire l'oreille des deux amis.
Entre investigation pour retrouver le bluesman et escroquerie dans le milieu des collectionneurs de disques, quelques substances illicites et un brin de pratiques vaudou vont nous emmener aux racines du blues.
Page après page, un air m'a trotté dans la tête. Dealing with the devil de Sonny Boy Williamson version James Cotton, le pied. (https://www.youtube.com/watch?v=PCwtdvwVzho&index=2&list=RDME9Tq-wHzzQ bonne écoute si le coeur vous en dit).

Et puis et puis… ça a merdé quelque part. Arrivé à la page 301, j'ai fermé définitivement le bouquin.
Oui ce sont des choses qui arrivent de fermer un livre quand on a fini, le problème c'est que là il y a 371 pages. J'ai abandonné à… 70 pages de la fin. J'ai essayé de le terminer mais je n'ai pas pu à mon grand désespoir.
J'ai commencé à partir en vrille aux premières prises de champignons. Leurs effets malheureusement désirables m'ont fait lâcher prise petit à petit jusqu'au largage complet. le voyage à travers le temps, ça m'épuise et quand d'une page à l'autre je ne sais plus où je suis ça me gave vite. D'être perdu m'a fait décrocher de l'histoire, me l'a faite oublier.
Grosse déception car pas fan de retour vers le futur et autres produits dérivés, mais un bouquin qui pourrait plaire à beaucoup.
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Titania
  24 juin 2018
Étrange et fascinante histoire avec une bande son éblouissante...
J'aime qu'un auteur me surprenne et c'est le cas pour ce roman musical dont le blues est le héros.
Il nous conte, avec des phrases comme des mélopées, sur le picking d'une guitare, l'histoire de deux musiciens blancs fascinés par les enregistrements anciens. Carter Wallace, un riche héritier bipolaire s'associe à Seth, un collectionneur de sons, pauvre et arrangeur hors pair. Ensemble ils fabriquent un faux blues à l'ancienne , et tout se passe comme s'ils avaient invoqué quelque chose de maléfique.
Une fascination mortelle comme une malédiction, qui brouille l'entendement, nous emmène dans un espace temps étrange , où le passé se mêle au présent . Les passions excessives des collectionneurs de disques confinent à la folie, coupent du réel, faussent le jugement et l'auteur réussit bien à rendre l'ambiance irréelle et onirique de cette obsession. La dimension fantastique du récit me fait penser aux délires esthétiques d'une fameuse série policière de David Lynch. Le bus de l’errance de Seth, rappelle celui, célèbre de Robert Johnson dans le blues du diable, celui qui doit sauver son âme .
Cette quête à la recherche d'un drôle de Graal, qui évolue et se dérobe sans cesse, nous emmène aux sources du son blues, dans des villages de cases du Mississippi. Dans les paroles des chansons, on a la souffrance , les amours perdues et la mort, toutes choses de la condition des pauvres hères, universelles et partageables . Le destin de Seth, misérable méprisé et rejeté, ressemble beaucoup à celui de Charlie, le musicien noir .
Au delà de la ségrégation, il y a une musique transmise de générations en générations par des musiciens blancs et noirs, leur histoire commune, un métissage artistique inéluctable, écouté par tous, une synthèse poétique qui fait un joli pied de nez à l'histoire.
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gruz
  25 janvier 2018
Larmes blanches est un roman aussi étrange que surprenant. La quatrième de couverture et la lecture des premières pages ne sauraient dire à quel point cette histoire est inclassable.
Le récit d'Hari Kunzru est aussi méticuleux que nébuleux, son style aussi travaillé que filandreux. Déstabilisant, pour le moins, mais c'est clairement une volonté de l'auteur.
Il est parfois aisé de parler d'une lecture. Celle-ci me donne un peu de fil à retordre, à l'image de la lecture, qui n'a pas été d'un parcours aisé. Il faut dire que le trajet n'est pas, comme souvent, balisé et qu'il laisse une large part à l'interprétation avant de pouvoir appréhender le fin mot de l'histoire.
Cette amitié, entre un sans-le-sou asocial et un héritier qui refuse son statut de caste, réserve bien des surprises. Elle est improbable, à l'image de l'intrigue, et pourtant on s'y attache. du moins si on a l'esprit ouvert à l'irrationnel et qu'on aime lire entre les lignes.
Larmes blanches a plusieurs niveaux de lectures, mieux vaut avoir l'envie de naviguer entres les flux narratifs qui s'entrechoquent. Ce fut mon cas, même si parfois les circonvolutions de l'auteur m'ont perdu en route, trop quelquefois. Un chemin recouvert de chausse-trappes que j'ai pourtant aimé parcourir.
Il faut dire que le début du roman m'a appâté, moi l'amateur de musique. Les deux personnages principaux sont obsédés par leur passion, bien au-delà de l'excitation normale envers un art. Obnubilés par leur collectionnite aiguë (d'albums comme de sons divers), ils vont peu à peu perdre pied. L'étrangeté du récit va vite les engloutir (et le lecteur avec).
Si vous recherchez un livre linéaire, facile à suivre, sans trop demander d'efforts, passez votre chemin. Appréhender et comprendre Larmes blanches se mérite. D'autant plus qu'Hari Kunzru est allé très loin dans ses recherches et que le propos « musical » est souvent très pointu.
Cette singularité est un réel atout, même si l'écrivain a eu parfois eu tendance à se perdre dans son excentricité narrative, à mon sens. Mais les concepts frappent l'esprit, au fil de la compréhension de cette sombre intrigue. Il faut parfois savoir s'égarer pour mieux comprendre.
Ce récit de blancs obsédés par la musique noire, va bien au-delà de ce qu'on pourrait imaginer. Il est question d'appropriation, de classes. Et de tant d'autres sujets non divulgables ici.
Hari Kunzru est un auteur étonnant, comme l'est son roman noir, Larmes blanches. Un voyage à l'aveugle dans le monde des sons. Un périple par les mots dans l'univers de la musique noire et de ce qu'elle représente réellement.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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coquinnette1974
  13 mars 2018
Larmes blanches de Hari Kunzru m'a été envoyé par J.-C. Lattès et net galley.
Comme souvent, je l'ai demandé sans regarder le résumé, juste car je trouvais la couverture surprenante.
Le contenu est tout aussi surprenant que la couverture :)
C'est un roman dont je vais avoir du mal à vous parler !
Deux amis que tout opposent, mais dont l'amitié est pourtant forte. La musique est très présente tout au long du roman. C'est un roman noir, une histoire d'amitié, mais pas seulement, on a du fantastique dans cet ouvrage.
Bref, un Objet Littéraire Non Identifié comme on on lit parfois.
Je vais vous laisser la surprise de la lecture, en espérant qu'il ne vous perde pas trop car je dois avouer que parfois je me suis un peu perdue. Un OLNI c'est bien, mais il peut arriver que l'on se perde dans les méandres de l'histoire non conventionnelle.
J'ai aimé ce livre, sans avoir de coup de coeur, mais je le recommande et je lui mets quatre étoiles :)
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Corboland78
  25 mars 2018
Hari Mohan Nath Kunzru, né à Londres en 1969, est un écrivain et journaliste anglais. D'origine anglaise et indienne (Cachemire), Kunzru a grandi dans l'Essex. Il a fait ses études à Oxford et obtenu un Master of Arts en philosophie et littérature à l'Université de Warwick. Il a travaillé comme journaliste depuis 1998, écrivant pour des journaux tel que The Guardian et The Daily Telegraph. Il a été correspondant pour le magazine Time Out, et a travaillé comme présentateur TV, faisant des interviews pour une chaîne anglaise. Un premier roman en 2003 et Larmes blanches, son cinquième qui vient de paraître.
« Carter et Seth, âgés d'une vingtaine d'années, appartiennent a des mondes opposés. le premier est l'héritier d'une grande fortune américaine, l'autre est sans le sou, introverti. Ils forment un tandem uni par une passion commune, la musique, qu'ils écoutent dans leur studio. Seth, obsédé par le son, enregistre par hasard un chanteur de blues inconnu dans Washington Square. Carter, enthousiasmé par la mélodie, l'envoie sur Internet, prétendant que c'est un disque de blues des années 20, un vinyle perdu depuis longtemps, oeuvre d'un musicien obscur, Charlie Shaw. Lorsqu'un vieux collectionneur les contacte pour leur dire que leur faux musicien de blues a réellement existé, Seth accompagné par Leonie, la soeur de Carter, partent dans le Mississipi sur les traces de ce personnage. »
Il y a des bouquins qui vous vont droit au coeur dès les premières pages et dont vous savez quasi immédiatement que vous ne vous en séparerez jamais, pépites secrètes de votre bibliothèque. Larmes blanches est de ces livres.
Le début du roman m'a fait penser à un film (Blow Out de Brian de Palma avec John Travolta) et un autre roman (Haute Fidélité de Nick Horny) : Seth enregistre des sons dans les rues, au hasard de ses promenades et en réécoutant attentivement ses bandes, il va s'engager en terrain miné… Carter, lui, est un fou de blues, monomaniaque toujours en quête de disques rares (78 tours), hyper calé sur les références et les musiciens les plus obscurs. Rien que ce début m'a mis en transes pour des raisons personnelles (je suis moi aussi amoureux de blues et j'ai moi aussi connu à une époque ce genre de recherches mais à un niveau moindre néanmoins).
La suite du roman se complique nettement et risque de faire fuir certains lecteurs potentiels car s'il ne s'agit pas d'un roman classé « fantastique/surnaturel », il s'appuie pourtant sur un cas de possession, dans le sens psychiatrique du terme, avec une finalité de vengeance posthume. Bien entendu je ne m'étendrai pas sur ce point essentiel, au coeur de la forme narrative adoptée par l'auteur. Sachez quand même qu'elle offre surprises, mystères, incompréhensions intrigantes et toute la gamme de prise de tête pour le lecteur qui ne sait plus très bien où il est (à New York ou dans le Mississipi), ni à quelle époque (aujourd'hui ou dans les années 20)… Etourdissant quand on aime ce genre, saoulant quand on n'adhère pas. Pour ce qui est du fond du roman, Hari Kunzru traite de la culture Noire pillée par les Blancs et donc du racisme.
Si j'ai adoré ce roman, je comprendrais très bien qu'il ne fasse pas l'unanimité.
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critiques presse (2)
LePoint   23 février 2018
L'auteur de « L'Illusioniste » revient avec un roman sur le thème de la mystification et de ses conséquences, sur fond de musique blues.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   02 février 2018
Un roman subtil sur la musique noire et les sortilèges du blues.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   25 mars 2018
L’histoire que m’a racontée le vieux collectionneur était si étrange que, si je l’avais entendue en toute autre circonstance, je l’aurais écartée, pensant qu’il l’avait inventée. Et pourtant elle avait une force – la force de la vérité, dirais-je, mais cela serait trop simple. Ce n’est pas que je l’ai crue, mais elle semblait venir d’au-delà de la croyance. Quelque chose s’était agrippé à Carter et à moi, une vrille du passé, et si nous ne la détachions pas de nous, nous serions entrainés dans la mort et le silence.
+ Lire la suite
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JoyeuxDrilleJoyeuxDrille   14 février 2018
Oh oui vrai-ai-ai-ment, j'vais
m'acheter un cimetière
Et ce jour-là j'mettrai tous mes
ennemis en terre.
Commenter  J’apprécie          30
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