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Michel Jeanneret (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253051918
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1991)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 23 notes)
Résumé :

Il court sur La Fontaine une rumeur de paresse et de rêverie, un murmure ordinaire d'absence et de distraction perpétuelle qui nous fait songer sans effort d'un personnage fabuleux, toujours infiniment docile à la plus douce pente de sa durée. Peut-être ce nom même de La Fontaine a-t-il, dès notre enfance, attaché pour toujours à la figure imaginaire d'un poète je ne sais quel sens ambigu de fraîcheur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Aliseya
  11 mars 2015
Depuis un long moment, je voulais connaitre l'histoire de psyché et cupidon que j'avais découvert pendant mes cours de grec. J'aime beaucoup les mythologie et celle-ci m'attirait plus que les autres. J'ai donc sauté le pas en me procurant l'édition du livre de poche. Première surprise, le texte est très cours , le reste n'est que du blabla et des annotations des sources et références historique.
Seconde surprise le texte est en ancien français du 17 ème siècle. Je me suis dis ok on tente quand même.
Et en effet passer quelques pages le cerveau fait automatiquement la conversion des mots en français moderne et l'histoire se lit toute seule. Bien que ce soit un langage du 17 ème c'est assez agréable à lire et j'ai pu me plonger dans l'histoire parsemé de passages poétiques.
Mon seul bémol viendra des coupures dans l'histoire car c'est à la base un groupe d'amis qui écoute un membre leur raconté cette histoire. Leurs avis et blabla inutile mon ennuyer et à chaque fois que je venais a lire leur réactions , je passais ces pages pour retourner directement dans l'histoire de psyché et cupidon.
Pour l'histoire en elle-même, c'est Vénus ou Aphrodite qui est jalouse d'une jeune fille, fille de roi qui est très jolie et douce. Elle demande a son fils cupidon de la faire tomber/ épouser un homme froid , cruel...
Mais ce qu'elle n'avait pas prévu c'est que cupidon tombe amoureux de la jeune fille. Et décide d'en faire ça femme. Pourtant , il lui refuse le droit de voir son visage et une nuit après que ses soeurs la poussèrent à passer cet interdit, Psyché blesse accidentellement cupidon et celui-ci de colère la rejette et s'enfui.
Bien des épreuves attendent la jeune fille protégé dans l'ombre par son dieu de mai qui malgré sa colère ne peux s'empêcher de l'aider...
Pour finir je dirais que cette lecture était plaisante et répondait à mes questions mais que certains éléments comme les discutions entre le narrateur et ses amis auraient pu facilement passer à la trappe.
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ilonaisreading
  31 janvier 2019
Un livre qui traite du thème du maris monstrueux à la perfection. le fait que l'auteur alterne prose et vers ne facilite pas la lecture au début de l'histoire mais au fil du temps on s'y fait. Petit bémol à propos du caractère de Psyché qui est ignorante au possible.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
jeanparapluiejeanparapluie   12 décembre 2014
Lorsque les villes de la Grèce étaient encore soumises à des rois, il y en eut un qui, régnant avec beaucoup de bonheur, se vit non seulement aimé de son peuple, mais aussi recherché de tous ses voisins. C'était à qui gagnerait son amitié ; c'était à qui vivrait avec lui dans une parfaite correspondance; et cela, parce qu'il avait trois filles à marier. Toutes trois étaient plus considérables par leurs attraits que par les États de leur père. Les deux aînées eussent pu passer pour les plus belles filles du monde, si elles n'eussent point eu de cadette; mais véritablement cette cadette leur nuisait fort. Elles n'avaient que ce défaut-là, défaut qui était grand, à n'en point mentir; car Psyché (c'est ainsi que leur jeune sœur s'appelait), Psyché, dis-je, possédait tous les appas que l'imagination peut se figurer, et ceux où l'imagination même ne peut atteindre. ]e ne m'amuserai point à chercher des comparaisons jusque dans les astres pour vous la représenter assez dignement : c'était quelque chose au-dessus de tout cela, et qui ne se saurait exprimer par les lis, les roses, l'ivoire ni le corail. Elle était telle enfin que le meilleur poète aurait de la peine à en faire une pareille. En cet état, il ne se faut pas étonner si la reine de Cythère en devint jalouse. Cette déesse appréhendait, et non sans raison, qu'il ne lui fallût renoncer à l'empire de la beauté, et que Psyché ne la détrônât : car, comme on est toujours amoureux de choses nouvelles, chacun courait à cette nouvelle Vénus. Cythérée se voyait réduite aux seules Îles de son domaine; encore une bonne partie des Amours, anciens habitants de ces îles bienheureuses, la quittaient-ils pour se mettre au service de sa rivale.
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palamedepalamede   08 juillet 2017
Éloge de l'amour

Tout l'Univers obéit à l'Amour ;
Belle Psyché, soumettez-lui votre âme.
Les autres dieux à ce dieu font la cour,
Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme.
Des jeunes cœurs c'est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

Sans cet Amour, tant d'objets ravissants,
Lambris dorés, bois, jardins, et fontaines,
N'ont point d'appâts qui ne soient languissants,
Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines.
Des jeunes cœurs c'est le suprême bien
Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.


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CielvariableCielvariable   12 janvier 2019
L'architecte y posa les vivantes images
De ces objets divins, Cléopâtres, Phrynés,
Par qui sont les héros en triomphe menés.
Ces fameuses beautés dont la Grèce se vante,
Celles que le Parnasse en ses fables nous chante,
Ou de qui nos romans font de si beaux portraits,
A l'envi sur le marbre étalaient leurs attraits.
L'enchanteresse Armide, héroïne du Tasse,
A côté d'Angélique avait trouvé sa place.
On y voyait surtout Hélène au coeur léger,
Qui causa tant de maux pour un prince berger.
Psyché dans le milieu voit aussi sa statue,
De ces reines des coeurs pour reine reconnue.
La Belle à cet aspect s'applaudit en secret,
Et n'en peut détacher ses beaux yeux qu'à regret.
Mais on lui montre encor d'autres marques de gloire
Là ses traits sont de marbre, ailleurs ils sont d'ivoire
Les disciples d'Arachné, à l'envi des pinceaux,
En ont aussi formé de différents tableaux :
Dans l'un on voit les Ris divertir cette Belle ;
Dans l'autre les Amours dansent à l'entour d'elle ;
Et sur cette autre toile Euphrosine et ses soeurs
Ornent ses blonds cheveux de guirlandes de fleurs.
Enfin, soit aux couleurs, ou bien dans la sculpture.
Psyché dans mille endroits rencontre sa figure ;
Sans parler des miroirs et du crystal des eaux,
Que ses traits imprimés font paraître plus beaux.
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CielvariableCielvariable   12 janvier 2019
Mon fils, dit-elle en lui baisant les yeux,
La fille d'un mortel en veut à ma puissance ;
Elle a juré de me chasser des lieux
Où l'on me rend obéissance :
Et qui sait si son insolence
N'ira pas jusqu'au point de me vouloir ôter
Le rang que dans les cieux je pense mériter ?

Paphos n'est plus qu'un séjour importun :
Des Grâces et des Ris la troupe m'abandonne :
Tous les Amours, sans en excepter un,
S'en vont servir cette personne.
Si Psyché veut notre couronne,
Il faut la lui donner ; elle seule aussi bien
Fait en Grèce à présent votre office et le mien.

L'un de ces jours je lui vois pour époux
Le plus beau, le mieux fait de tout l'humain lignage.
Sans le tenir de vos traits ni de vous,
Sans vous en rendre aucun hommage.
Il naîtra de leur mariage
Un autre Cupidon, qui d'un de ses regards
Fera plus mille fois que vous avec vos dards.

Prenez-y garde ; il vous y faut songer :
Rendez-la malheureuse ; et que cette cadette
Malgré les siens épouse un étranger
Qui ne sache où trouver retraite,
Qui soit laid et qui la maltraite,
La fasse consumer en regrets superflus,
Tant que ni vous ni moi nous ne la craignions plus.
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StiqueStique   06 décembre 2018
Ce fut en faveur de la curiosité que la belle se déclara : car, pour la colère, il lui fut impossible de l’écouter, quand elle songea qu’elle allait tuer son mari. On n’en vient jamais à une telle extrémité sans de grands scrupules, et sans avoir beaucoup à combattre. Qu’on fasse telle mine que l’on voudra, qu’on se querelle, qu’on se sépare, qu’on proteste de se haïr, il reste toujours un levain d’amour entre deux personnes qui ont été unies si étroitement.

Ces difficultés arrêtèrent la pauvre épouse quelque peu de temps. Elle les franchit à la fin, se leva sans bruit, prit le poignard et la lampe qu’elle avait cachée, s’en alla le plus doucement qu’il lui fut possible vers l’endroit du lit où le monstre s’était couché, avançant un pied, puis un autre, et prenant bien garde à les poser par mesure, comme si elle eût marché sur des pointes de diamants. Elle retenait jusqu’à son haleine, et craignait presque que ses pensées ne la décelassent. Il s’en fallut peu qu’elle ne priât son ombre de ne point faire de bruit en l’accompagnant.
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Parmi les écrivains les plus illustres du XVIIe siècle, Corneille, Racine, Molière, La Fontaine, Bossuet, Boileau, Mme de Sévigné, Mme de Lafayette, figure La Bruyère. Avec Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle, il a tendu au public de son époque un miroir qui nous reflète toujours. Bien des comportements de la société de Louis XIV ressemblent aux nôtres. Les temps changent, pas le fond des hommes. Jean-Michel Delacomptée explore ce miroir et ce que ses reflets disent de nous. De La Bruyère lui-même, on sait fort peu de choses. Quels milieux fréquentait-il ? Était-il misanthrope, misogyne ? A-t-il aimé ? Était-ce un orgueil blessé ? Quelle était la morale de cet auteur si grave et pourtant si drôle ? Jean-Michel Delacomptée brosse le portrait captivant de ce classique de notre littérature. Il ouvre ainsi une porte dérobée dans les Caractères, dont il rappelle avec force l?intemporelle grandeur.
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