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ISBN : 2362314626
Éditeur : Castelmore (10/04/2019)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 40 notes)
Résumé :
À l'époque des Précieuses en 1661, Mlle de Sévigné, fille de Madame et âgée de 16 ans, fait son entrée à la Cour.Françoise y vit nombre d'aventures ? sans toutefois en parler à sa mère... notamment pour ce qui concerne l'enquête qu'elle mène afin de retrouver un papier compromettant qui prouverait l'existence d'une liaison entre sa mère et Fouquet. Serait-il le père secret de Mlle de Sévigné ?
Ysée.D
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
verobleue
  19 mars 2019
Je continue mon agréable parcours chez Silène Edgar avec « Les lettres volées », roman historique qui offre une belle immersion au temps de Louis XIV et où l'on rencontre de grands personnages : Mme de Sévigné, Fouquet, Mme de Lafayette, Jean de la Fontaine, Corneille, le Nôtre ... J'ai découvert les précieuses ridicules, ces « femmes qui se livraient aux plaisirs du bel esprit, et qui joignaient la délicatesse du langage à la délicatesse des manières ».
Françoise, Melle de Sévigné, vit avec sa mère à la campagne en Bretagne. A 16 ans, elle va bientôt être admise à la Cour. Mais sa maman, Mme de Sévigné sait la difficulté de côtoyer les courtisans, d'éviter les erreurs et le discrédit à la Cour de France. Sa mère lui a pourtant offert une éducation convenable avec des précepteurs et des lectures obligatoires à connaître pour apprendre les bonnes manières, accroître sa culture et briller dans les salons. Elle l'envoie à Vaux-le-Vicomte, chez Fouquet, le surintendant des finances, pour une première acclimatation à la vie de la Cour.
Entretemps, Françoise tombe sur une lettre entre sa mère et Fouquet, lettre qui attise son intérêt : Fouquet est le surintendant du royaume et donc l'homme le plus riche de France. Y aurait-il eu une histoire d'amour entre eux ? serait-elle sa fille ? Fil conducteur de l'histoire, les recherches de Françoise créent des péripéties qui donnent du rythme au récit.
L'auteur montre qu'il n'était pas facile d'être une femme au XVIIème siècle et mélange au récit des notions sur les convenances et les mentalités de l'époque, sur la condition féminine et les inégalités sociales.
J'ai encore passé un bon moment.
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cats26
  09 février 2017
Un roman historique pour plonger dans la relation entre Mme de Sévigné et sa fille et découvrir le Grand Siècle. Même si je ne suis pas férue de romans historiques, ni du 17ème siècle d'ailleurs, la quatrième de couverture a titillé ma curiosité et je me lance.
Au final, ce fut une bonne lecture.
L'auteure a tenté de retranscrire le langage de la marquise et d'utiliser les thèmes abordés dans sa correspondance pour établir cette fiction.
On y découvre donc l'éducation d'une jeune fille de la noblesse française de cette époque, notamment ses lectures et son comportement en société.
On peut y lire également des éléments de ce qui constitue la condition féminine de ce temps : Fanchon obligée de se marier car elle a "fauté", Françoise qui est préparée au mariage ou à être la maîtresse d'un homme bien plus âgé, l'importance de la réputation féminine. La différence entre aristocratie et gens du commun est soulignée, l'essor de la culture des salons aussi.
Le contexte sociologique et politique est donc très bien campé, malgré quelques accommodements avec la réalité historique assumée par l'auteure. Malgré cet avertissement en préambule, je n'ai pu m'empêcher de tiquer sur certains passages : la femme de Fouquet qui dit de sa servante énervée "elle a bu trop de café!". Euh, vu que cette boisson était fort chère et surtout réservée à l'élite, cela m'étonne qu'une petite bonne ait pu en boire assez pour être énervée. Autre détail : Bussy-Rabutin s'écorche la main et on lui conseille de la nettoyer pour éviter l'infection à cause de la poussière. J'avais le souvenir que le lien entre risque d'infection et saleté n'arrive qu'au 19ème siècle et même si les gens qui entourent la famille de Mme de Sévigné sont des gens instruits, cela m'épaterait qu'ils aient déjà ce réflexe.
D'autre part, j'ai trouvé la romance en devenir de Françoise un peu de trop. Est-ce une faveur pour le public-cible ou est-ce un fait avéré de la biographie de Françoise de Sévigné? Comme je ne connais pas assez bien le contenu de la correspondance mère-fille, je ne saurais statuer.
De même que son comportement résolument moderne (par rapport à la morale notamment puisqu'elle n'a aucune hésitation à voler une correspondance privée) est-il en phase avec ce qu'on connaît d'elle dans la réalité?
Par contre, le roman met vraiment en lumière l'affection entre Mme de Sévigné et sa fille. On y retrouve l'esprit des lettres de la fameuse épistolière (on a même certaines des lettres remaniées dans le roman).
Bref, une bonne entrée en matière pour découvrir l'oeuvre de la femme de lettres française.
A partir de 12-13 ans
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Clem_5
  08 février 2017
Après mon coup de coeur pour 14-14, j'ai voulu découvrir d'autres romans de Silène Edgar, voilà comment mon chemin a croisé Les Lettres Volées. Cette fois, direction le XVIIe siècle dans le quotidien de Françoise, la fille de Mme de Sévigné. La jeune fille de 14 ans tente de faire son entrée dans le monde parisien poussée par sa mère et son oncle, mais cela ne va pas se passer comme prévu.
Comme le montre ma note, j'ai beaucoup aimé ce roman. On entre immédiatement dans l'histoire - et L Histoire - et l'écriture est toute aussi fluide que dans 14-14. Françoise gravite parmi des adultes aux moeurs douteuses, mais sait garder sa vertu et son âme d'enfant. J'ai d'ailleurs bien aimé les relations qu'elle entretenait avec les autres jeunes, même quand ils ne sont pas de son rang social. J'aurais d'ailleurs apprécié qu'on sache ce que devenaient Fanchon, Tiphaine ou Julie à la fin.
Entrer dans le monde avec Françoise veut aussi dire faire des rencontres et pas n'importe lesquelles : La Fontaine, Corneille, Molière... L'auteur a même réussi à inclure des extraits de leurs oeuvres ou des archives au roman, tout comme des vraies lettres de Mme de Sévigné, sans que cela n'alourdisse la narration. C'est très bien dosé et adapté au public visé.
Le seul petit point négatif c'est la fin. L'élément de résolution et le dénouement sortent un peu de nulle part ce qui donne une impression de fin bâclée. J'aurais bien aimé que l'auteur ralentisse la cadence et nous fasse passer plus de temps avec Françoise.
Un roman à avoir absolument dans les CDI de collèges pour faire voyager nos jeunes ados dans le temps. Il n'est pas forcément à réserver aux amateurs d'Histoire, il peut plaire à tout le monde, même aux adultes.
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liliunivers
  14 mai 2019
https://liliandtheworldofbooks.blogspot.com/2019/05/les-lettres-volees.html
Vous le savez, je ne suis pas trop pour les romans historiques, mais même si ce n'est pas un coup de coeur pour ce roman, je l'ai trouvé assez sympa à lire.
L'auteure nous montre que ce n'était pas si facile d'être une femme de cette époque. Mais nous avons une héroïne qui va nous montrer le contraire. Nous la suivons dans son enquête à la recherche de son père. Nous allons également découvrir d'autres personnages typiques de l'époque, mais assez intéressant.
L'intrigue est simple, mais intéressante. On aime suivre le personnage dans son enquête ainsi de découvrir son monde qui n'est pas du tout facile pour une femme.
Bref, un livre qui se lit bien avec une plume fluide. Je vous recommande ce livre si vous êtes une adepte ou non des histoires de l'époque.
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Virgule-Magazine
  10 novembre 2016
Au château des Rochers, où ils passent l'été, la jeune Françoise de Sévigné et son petit frère Charles partagent leurs jeux avec Tiphaine, le garçon de ferme, et Fanchon, la soubrette. Mais, pour Françoise, le temps de l'enfance est bientôt révolu : elle va avoir quatorze ans, l'âge de faire son entrée dans le monde, d'accompagner sa mère, Madame de Sévigné, dans les salons mondains parisiens, à commencer par celui de la célèbre Madame de la Fayette. Françoise va s'y faire remarquer par sa naïveté, et s'apercevoir que, dans ce milieu, la franchise n'est pas forcément une qualité... Et puis, persuadée que sa mère lui cache un secret, elle mènera l'enquête à Vaux-le-Vicomte, dans le somptueux château de Nicolas Fouquet, le ministre des finances de Louis XIV...
L'avis de Marguerite, 15 ans : Ce roman permet de découvrir la vie en France au XVIIe siècle, mais je ne l'ai pas beaucoup aimé. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup d'anachronismes, principalement au niveau du vocabulaire. J'ai eu du mal à accrocher… 
L'avis de la rédaction : Un bon “roman de capes et de plumes” (selon l'expression de l'auteure), qui met en scène des célébrités du XVIIe siècle : Madame de Sévigné, sa fille Françoise, leur cousin Roger de Bussy-Rabutin, Madame de la Fayette, Nicolas Fouquet, Henriette d'Angleterre, Jean de la Fontaine, Pierre Corneille… Dommage que le récit ne soit pas suivi d'un petit dossier sur ces personnages.
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critiques presse (1)
HistoiresSansFin   29 juin 2016
Une nouvelle histoire brillante d'érudition avec un soupçon de pensée féministe. C'est avec un réel ravissement que nous découvrons la célèbre épistolière Madame de Sévigné dans les yeux de sa fille.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   09 janvier 2019
Et vous, mademoiselle ? Croyez-vous aussi que la Muse Hortensie soit inutile ?

- Je pense le contraire, ose Françoise, les jardins représentent un tel travail pour accorder la nature et les vœux de l'esprit qu'il y a une sorte d'art dans cette alliance lorsqu'elle est réussit, comme lorsqu'on allie les mots et les sentiments. Mais La Fontaine a choisi un nom bien ridicule pour sa Muse, d'autant que les hortensias ne sont pas les fleurs les plus élégantes !

Tout le monde éclate de rire à ces mots, plongeant Françoise dans la confusion. Qu'a-t-elle dit de si drôle ? Personne ne vient à son secours, et sa mère la foudroie du regard. Son voisin la regarde avec un froid mépris, et sa voisine s'étouffe de rire.

- Pauvre Françoise ! s'écrie Mme de La Fayette. Vous êtes cruels de rire ainsi. Nous ne vous avons pas présenté M. de La Fontaine qui vient de vous interroger, ma jeune amie.
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MissMymooMissMymoo   26 avril 2016
C’est Bussi-Rabutin, le cousin de sa mère, un homme malicieux, taquin, mais très cultivé. Lui aussi, comme Madame de La Fayette, vient aux nouvelles après la longue absence de la petite famille. Il s’est déplacé de Bourgogne exprès, mais en toute discrétion, car il a été exilé dans son château de Bourgogne par Mazarin, le cardinal qui règne sur la France à la place du roi. Le comte de Bussi-Rabutin avait commis apparemment un assez grand crime pour qu’on ne le voie plus, mais sa mère ne lui a jamais révélé ce qu’il en était… peut-être une histoire de maîtresse là encore ? En général, c’est ce qui vaut aux nobles d’être renvoyés chez eux, les histoires de coeur. Décidément, Françoise se sent de moins en moins rassurée à l’idée de pénétrer dans ce monde.
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MissMymooMissMymoo   26 avril 2016
Elle qui cherchait la liberté, s’aperçoit qu’elle ne l’aura jamais, car elle est une femme ! Pourquoi les hommes ne sont-ils pas obligés de faire de même ? Parce qu’ils ont édicté cette règle qui veut qu’une femme ne soit qu’à un seul homme ? Mais alors pourquoi ces mêmes hommes veulent-ils toujours s’en prendre à l’honneur des femmes alors qu’ils vantent par ailleurs leur sagesse et leur vertu ? S’ils aimaient réellement leurs mères, leurs femmes, leurs soeurs, leurs filles, pourquoi iraient-ils séduire les soeurs et les filles des autres et leur faire perdre leur honneur ? Cela est incompréhensible…
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MissMymooMissMymoo   26 avril 2016
– Tu es vraiment très douée pour la comédie ! lui dit-il souvent.
Ce don n’est cependant pas très apprécié chez une jeune fille de la noblesse : les comédiens sont le plus souvent des vagabonds, qui courent les routes pour se présenter dans les villages ou à la foire. Il paraît cependant que le jeune roi apprécie beaucoup les spectacles de Molière, un dramaturge qui se produit aussi chez Fouquet… décidément, Françoise a vraiment hâte d’aller y faire un tour, dans ce château de Vaux-le-Vicomte !
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pacaapacaa   20 juillet 2018
" - Moi, je vois d'ici un jeune homme tout à fait curieux qui fait semblant de tailler les haies, 'est-ce pas Tiphaine ? dit Bussy-Rabutin en haussant la voix, poussant l'espoir à sortir de son buisson.
- Tu nous écoutait ? demande Françoise d'un ton sec.
- Euh... non...
- Si, il écoutait ! s'exclame soudain une quatrième voix qui semble s'échapper d'une boule de buis.
- Charles ! Tu nous espionnes aussi ! "
Le garçon sort de sa cachette, avec des feuilles plein les cheveux.
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Videos de Silène Edgar (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Silène Edgar
Conférence La fantasy historique... une histoire qui n'a jamais existé ? enregistrée aux Imaginales 2018 Avec Georges Bischoff, Sylvie Miller et Silène Edgar
Retrouvez la table ronde en intégralité sur : http://www.actusf.com/spip/Imaginales-2018-Conference-La.html
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