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ISBN : 2246861721
Éditeur : Grasset (08/02/2017)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 16 notes)
Résumé :
« Nous nous sommes tout de suite reconnues, et il était écrit que j’allais obéir à tes ordres muets. »
C’est l’histoire de deux sœurs que dix-neuf années séparent. La plus jeune bouleverse par sa naissance inattendue la vie de la grande, jeune fille extravagante et tourmentée, victime des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Devenue adulte, la petite raconte la vie de son aînée, sa joie, ses jeux délirants, sa « folie » puis son errance, entre séjours... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  02 novembre 2017
Une soeur (très) aînée, sur laquelle une chape de plomb et de mensonges est posée dans l'histoire familiale. Une soeur différente, qui fait honte et dont on ne parle pas.
La narratrice (puisque ce livre est nommé roman, jouant encore une fois sur l'ambiguïté des récits pseudo personnels) s'aventure en aveugle sur les traces d'un passé silencieux pour comprendre les raisons médicales, le comportement parental, et le parcours de "La Soeur" à la fois si proche et inaccessible.
Cette "innocente", qui va devenir immaîtrisable, et qu'on éloignera pour le bien de tous, à défaut du sien propre.
Les faits se situent dans les années d'après-guerre et la narration se poursuit sur une cinquantaine d'années.. Les souvenirs se mêlent à de possibles interprétations. Car ce qu'on ne sait pas est imaginé, interprété. le récit se fait lyrique dans son approche psychologique, use de nombreuses métaphores. Il en est adouci, moins clinique, mais l'ambiance reste pesante et profondément triste.
À raison ...quand le voile se lève, que les faits semblent étayés et que le choix familial explique les raisons du silence de bretons taiseux.
Au fil des pages apparaît une introspection de la part de la "petite soeur", une véritable analyse de soi, mêlant les sentiments de pitié, de rejet, de culpabilité, de compassion et de désir de rédemption par son assistance contrainte mais assumée dans les dernières années de vie.
Roman puissant, infiniment sombre et remarquablement écrit, ancré dans l'identité bretonne, fière et chrétienne
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FleurDuBien
  23 juillet 2017
Je viens à l'instant de le terminer, et malgré ma pudeur imbécile, les larmes ruissellent.
Je dois faire une critique de ce livre sublime, magnifique, un roman amoureux et en même temps d'Amour..., mais, maintenant, là, tout de suite, presque dans l'urgence.
Ce livre m'a épuisé, lu en a peine deux jours. Épuisée émotionnellement parlant. Il n'aurait pas fallu qu'il y ait 50 pages de plus... . C'est dur, dense et ça percute. On s'en prend plein le coeur, plein l'âme.
C'est poignant. Marie le Gall n'écrit pas, elle hurle, elle crie son amour à cette grande soeur si étrange. le style est incisif, rapide, efficace. On est secoué à chaque page, aucun moment de répit, c'est une lecture quasi addictive, j'aurai aimé tout prendre, tout surligner, d'ailleurs, j'ai publié beaucoup de citations, trop peut être...
C'est très poétique, presque un poème en prose.
La grande Soeur, comme l'appellera toujours l'auteure, car comme elle l'explique, l'article défini LA met comme une distance, a eu une enfance compliquée. Ce ne sont pas des bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau, mais un vieux sorcier (le médecin) qui dira "L'enfant ne naîtra pas vivant". On ne connaît d'ailleurs pas la cause de ce handicap mental que présente très jeune la Soeur.
L'enfant naîtra vivant, mais handicapé.
Marie la narratrice est la petite soeur, qui a 19 ans d'écart avec sa grande soeur. Elle semble être née pour "réparer"son aînée, rôle éminemment lourd pour une toute jeune enfant. Sa grande soeur l'aimera passionnément, l'écrasant presque dans ses bras vigoureux, et une fusion se crée entre les deux soeurs. Dangereuse la fusion...
Mais intéressons nous au titre.
Quid le titre ? Qu'a-t-elle d'étrange cette grande soeur ?
Étrange comme un secret à jamais enfoui dans les limites de la mémoire ? Étrange comme une femme qui aime trop ? Étrange comme tous ces mensonges, inventions et autres intuitions ? Étrange comme "le doute" exprimé à la toute fin du livre ? (Doute que, personnellement, j'ai ressenti bien avant la fin, et je crois que tout le monde y a pensé...).
Et enfin, étrange comme arrivant d'un autre pays, d'un autre continent ?
De la souffrance terrible de la Soeur, rien ne nous sera épargné. Ballottée d'asile en maison de retraite, elle sera même victime d'électrochocs. D'ailleurs, l'auteure nous dresse un portait peu flatteur de la psychiatrie dans les années 1970 (liens, violence, camisole, contentions et j'en passe).
Nous avons droit à de magnifiques descriptions de la Bretagne et de la mer (mère ?).
Cette grande soeur me rappelle celle de Colette dans "La maison de Claudine", cette soeur handicapée elle aussi mais bien plus calme que celle du livre qui nous occupe aujourd'hui.
Ce texte sublime m'ai fait penser à Grimbert et à son "secret", mais aussi à Camille Claudel que je vénère.
Quid de la petite Marie ? Passés les premiers jeux, une gêne et une grande souffrance se sont installées. Elle va très mal adulte (crises de dépersonnalisation, dépression, angoisses...). Elle a beaucoup de difficultés, plus âgée, pour accepter cette étrange soeur.
Pour moi, ce livre est de la même qualité littéraire que celui de Delphine de Vigan "Rien ne s'oppose à la nuit", un de mes livres préférés (voir ma critique si cela vous intéresse).
Et nous suivons pas à pas la descente aux enfers de la Soeur, et c'est bouleversant.
Il faut lire ce livre. Absolument. C'est une vraie pépite, pure, magnifique, rare.
J'aurai tant aimé l'avoir écrit.
Merci à Marie le Gall.
Son livre aurait bien mérité un grand prix litteraire, c'est indéniable. A suivre donc...


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jg69
  17 mai 2017
"Nous nous sommes tout de suite reconnues, et il était écrit que j'allais obéir à tes ordres muets"
Bien qu'elle ne le dise pas expressément c'est l'histoire de sa propre famille que Marie le Gall nous raconte ici.
Marie, la narratrice est née 19 ans après celle qu'elle ne nomme jamais autrement que la Soeur. Cette Soeur est atteinte d'une étrangeté qui la rend insaisissable, enfermée dans sa prison intime, c'est une femme simple d'esprit au comportement très souvent extravagant. Ses parents ont cherché coûte que coûte une explication à ce drame évoquant tour à tour une méningite ou une erreur médicale à l'accouchement...
Marie comprend vite qu'elle est née pour réparer quelque chose, pour faire tout ce que sa soeur n'a jamais pu faire. Des premières années de sa vie alors que la Soeur vit encore en famille, Marie se souvient d'avoir été un jouet vivant pour sa Soeur, elle se souvient de son innocente brutalité qui la marquera à jamais "J'ai grandi dans ses bras, dans ses mains, sur ses genoux ou son coeur, sous son regard noir et pénétrant qui lançait des éclairs au moindre contact avec mon visage. La Soeur avait une soeur, si petite qu'on crut bien souvent qu'il s'agissait de son enfant."
C'est une bien étrange enfance auprès d'un père taciturne et distant, d'une mère et d'une grand mère au chagrin silencieux, au milieu d'une famille qui vit dans la souffrance, le silence et la solitude, Marie n'obtient jamais de réponse à ses questions ou seulement des mensonges protecteurs mais "les enfants ne croient pas aux mensonges censés les protéger "
Marie a l'impression d'avoir été investie de la mission de protéger sa famille bancale et la vie de la Soeur, elle se perçoit comme consolatrice, née pour illuminer la vie de son ainée.
Complice et admirative de sa Soeur dans les premières années de sa vie, Marie est brusquement séparée d'elle lorsque, après une bêtise de trop, la Soeur est envoyée à l'hospice ."Ici s'arrêtent les jeux, s'achève notre vie." Ce départ est vécu comme une amputation par cette petite fille de 5 ans bercée de pieux mensonges à qui il est dit que son ainée part pour guérir dans un hôpital qui soigne ou que la Sainte Vierge va la guérir.
La Soeur va ensuite passer sa vie d'établissement en établissement, multipliant les séjours en maison de retraite entrecoupés de séjours en hôpital psychiatrique au gré de ses crises. Marie vivra alors les retours à la maison de la Soeur pour les vacances comme l'arrivée d'un ouragan face auquel elle restera prostrée.
Avec ce roman très intime Marie le Gall nous fait côtoyer la folie, les lieux qui les accueillent "les murs qui se resserrent pour mieux étouffer les êtres qui s'acharnent contre eux quand ils n'en peuvent plus de circuler en eux-même. Ils sont capitonnés, ne blessent plus, mais continuent à opposer aux corps une terrible résistance.", les êtres blessés à vie "dans les cerveaux qui se lézardent, des brèches invisibles se creusent sans fin"
Dans ce récit sans aucun pathos Marie le Gall ne juge jamais ses parents mais n'épargne pas les soignants à une époque, les année 1970, où l'antipsychiatrie régnait.
Marie le Gall termine son récit par un magnifique épilogue qui résume tous les doutes qui l'habitent : " Mon coeur meurtri, ma honte et mon chagrin, ma prison, mon modèle, ma douce et triste amie... Qui étais-tu ma grande petite soeur? ma seconde maman... ma maman... ma blessure, ma jumelle... ma soeur, mon amour. Ma déraison"
Je me doutais en ouvrant ce livre que le sujet serait émouvant mais j'ai été bouleversée au-delà de ce que j'imaginais. Ce livre se lit le coeur serré tellement il fait toucher du doigt la souffrance, la solitude des familles qui ont à charge un enfant handicapé. C'est un témoignage universel sur le vécu des familles qui ont un enfant différent mais aussi sur ce qu'on peut supposer de la souffrance de l'être différent.
Ce récit est un cri de souffrance et d'amour, Marie le Gall évoque toute la palette de sentiments qu'elle a éprouvés, pitié, honte, dégout, chagrin, amour fusionnel, désir fou d'avoir une soeur "comme les autres"... et qu'elle éprouve encore. Elle fait aussi le lien avec la femme qu'elle est devenue avec ses propres fêlures.
J'ai trouvé ce témoignage humain sensible, pudique et poignant. Je ne connaissais pas Marie le Gall et je suis tombée sous le charme de son écriture toute en finesse.
Cerise sur le gâteau pour moi, Marie le Gall émaille le début de son récit d'expressions bretonnes qui m'ont replongée dans mon enfance !


Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
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Heindryckx
  16 mars 2017
MON ETRANGE SOeUR DE L'AUTEUR MARIE LE GALL 214 PAGES EDITIONS GRASSET JANVIER 2017
UN LIVRE EXCELLENT
Résumé :

La narratrice évoque la vie d'un personnage qu'elle nomme "la soeur", à la fois proche et inaccessible car un destin tragique l'isole du monde des êtres dits "normaux". Dix-neuf années séparent ces deux soeurs. Après une naissance difficile en juin 1936, l'aînée restera fragile. Les bombardements de la ville de Brest en 1941 marqueront à jamais cette petite fille. Ses parents tenteront en vain de la "socialiser" et les médecins de la soigner. Seule la naissance de sa petite soeur parut donner un sens à sa vie. La narratrice raconte ce que fut cette vie, l'errance de "la soeur" dans les différents hôpitaux où elle vécut jusqu'à sa mort. Elle s'interroge sur ce destin douloureux mais parfois loufoque. Sa recherche aboutit à une hypothèse, un doute qui la hante depuis toujours et ne se confirma qu'à la mort de son aînée.
Mon avis :
Un récit qui déclenche beaucoup d'émotions.
Dans cette lecture, j'ai essayé de me mettre dans la peau de ces deux soeurs si différentes. La douleur, la détresse, l'amour qui se dégagent de ce livre…
Une mère qui a eu une enfant spéciale, une soeur qui va passer la majeure partie de sa vie en psychiatrie, hospice : des endroits qui donnent froid dans le dos. Cette famille va être broyée à cause de la maladie mentale de cette femme. Elle ne vivra jamais comme tout le monde et la maisonnée non plus !
La benjamine passera son existence à épauler sa maman, sa frangine et à se sacrifier… le courage que la narratrice puise est incroyable. Cette histoire vécue donne à réfléchir sur les valeurs de la vie. Elle est très bien écrite et donne des pincements au coeur.
Un roman à ne pas laisser de côté, je le redis, il est vraiment émouvant.
Comment ne pas aimer ces trois femmes…
Go en librairie absolument !
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Plouzennec
  25 octobre 2017
Le secret de famille est un nid fait de mille brindilles de récupération, un lieu de protection et d'incarcération aussi douillet qu'épineux, un cocon où les êtres fourbissent leurs armes de survie. Pour Marie le Gall, ce fut l'écriture, pudique et enveloppante, qui lui permet aujourd'hui de dire ce que ses parents ont dû taire toute leur existence. Dire, ce n'est pas cracher au visage du passé, balancer au grand jour ce qui a poussé dans la nuit. Non, dire, à ses yeux, c'est écouter ce que chuchotent les disparus, pour en faire une partition musicale pleine de nuances et de mélodies souterraines, libre de toute interprétation. Qui était vraiment cette grande soeur de dix-neuf ans son aînée, qui scellait son amour pour elle à coups d'étreintes serrées jusqu'à l'étouffement, et que la famille enferma dans une succession d'asiles psychiatriques tous plus destructeurs les uns que les autres ?
Marie le Gall scrute les photographies, interroge les souvenirs, infiltre les intuitions. Puisque tous sont morts sans lui donner les clés, elle fouille au plus vivant d'elle-même, serpente dans ses murs de lierre intérieurs, pour accéder à la vérité. Bouleversante, sa quête charrie des questions salutaires sur le traitement des déviances humaines, et sur la résilience de l'enfance, plus forte que tous les tabous familiaux. — Marine Landrot (Télérama)
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critiques presse (2)
Telerama   19 juillet 2017
A partir de photos, souvenirs et intuitions, l'écrivaine retrace le destin de sa soeur aînée internée en asile psychiatrique. Pudique et bouleversant.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaCroix   03 février 2017
Dans ce « roman » noir et triste, Marie Le Gall dresse le portrait de deux sœurs, jusqu’à la fin.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   26 février 2017
Pourquoi s’en être pris à cette jeune fille si belle sur son lit, depuis le début, depuis sa naissance et plus encore maintenant ? Elle a vingt-six ans. Les jeunes filles de son âge sont déjà des femmes, des épouses, des mères. Elle, elle est seule. Elle a compris. « Si j’avais été comme les autres… », murmure-t-elle souvent d’une voix frêle. Elle vit au conditionnel. Elle ne vit plus. Il ne se passera plus jamais rien. Elle restera ici pour toujours, dans ce dortoir, dans ce lit la nuit auprès des femmes à la peau sèche et ridée, aux cheveux gris ou blancs, qui traînent leurs savates sur le sol, prennent appui sur des cannes pour les plus vieilles. Il y en a même qui meurent, tout près. Alors, elle hurle de peur devant la bouche et les yeux ouverts qui ne voient plus. Et celle-ci qu’elle aimait bien, qui souffrait tellement, gémissait la nuit et ne pouvait plus se lever… Elle est partie un matin, de bonne heure. Oui, « partie chez le bon Dieu, au ciel ! », lui a-t-on dit.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   26 février 2017
Nous nous sommes tout de suite reconnues et il était écrit que j’allais obéir à tes ordres muets. Entraînée dans ta folie, je ne connaîtrai de la vie que ce que tu m’en diras, frontière entre le monde et moi.
Il suffisait d’un geste, d’un mouvement si singulier de ton corps, d’une inclination de ta tête et alors tout ce qui t’entourait cessait d’exister pour l’enfant que j’étais et qui avait capté le moindre dérangement de ta personne. Fascinée par ce que j’ignorais être ton drame, j’ai tout appris de ta vie, dans ton regard et dans celui des êtres qui te considéraient avec une pitié teintée de répulsion, une fausse compassion ou une réelle empathie parfois, avec surtout la curiosité des gens que l’on dit normaux et leur prétendue supériorité.
Dix-neuf ans, oui. Tu avais dix-neuf ans de plus que moi. Sans doute m’avais-tu tellement appelée dans ton exil sur la Terre, dans tes rêves ou tes prières ! J’ai fini par t’entendre. J’ai fini par naître. Ce fut comme si j’étais sortie de toi et non de notre mère. Jouets d’un destin absurde, deux sœurs unies dans un seul être, bancal, errant, perdu.
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FleurDuBienFleurDuBien   21 juillet 2017
J'ai grandi dans ses bras, dans ses mains, sur ses genoux ou son coeur, sous son regard noir et pénétrant qui lançait des éclairs au moindre contact avec mon visage. Elle n'était plus seule, enfin. Elle n'avait pas de fiancé mais elle avait une soeur. La Soeur avait une soeur, si petite qu'on crut bien souvent qu'il s'agissait de son enfant.
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FleurDuBienFleurDuBien   21 juillet 2017
Elle m'embrassait à m'étouffer. Je porte à jamais la trace de ses bras, et depuis sa mort, la douleur inscrite dans la poitrine et le dos, enclume sur le plexus solaire, étau qui se resserre au moindre trouble, à la moindre inquiétude, au moindre effort et même au moment d'une joie soudaine. Le souffle me manque, un long couteau me traverse. Assise ou allongée, j'attends, coeur et corps brisés, éprouvant cette fêlure incurable qu'elle m'a laissée en quittant la vie.
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tessgeffroytessgeffroy   07 novembre 2017
(...) la vie a tout prix parce qu'il est interdit de mourir quand on a mal et que l'on a compris que ce mal allait durer et se répandre, traverser les personnes que l'on aime, les empoisonner lentement et tout aussi surement que son propre corps et son cerveau fêlé, sa raison en éclats, pulvérisée.Faut-il donc des êtres qui souffrent pour que les autres puissent goûter avec plus de délices leur misérable bonheur, savourer leurs joies dérisoires,(...).
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Videos de Marie Le Gall (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Le Gall
Marie Le Gall présente "Mon Etrange Soeur" - Grasset - le 15 avril 2017 à la Pension Gloanec, Pont-Aven. www.pensiongloanec.com
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