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EAN : 9782072961274
336 pages
Gallimard (06/10/2022)
3.41/5   100 notes
Résumé :
Un jour de forte pluie, Jack surgit à la Pierre Jaune, lieu-dit d'un village breton. Cet homme tatoué au strabisme prononcé rend visite à son nouvel ami membre des Jauniens, une communauté d’activistes. À 200 km de là survient un spectaculaire attentat contre l’usine nucléaire de la Hague. Pluies acides, radioactivité, la Bretagne compte parmi les zones à évacuer. Par entêtement, les Jauniens décident de rester sur leur presqu'île. Au nom d’un motif inavouable, Jack... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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Un jour pluvieux comme tant d'autres, Jack Banks, policier britannique, arrive sur la presqu'île du Rhuys en Bretagne afin d'infiltrer la communauté de la pierre jaune, groupe d'anarchistes activistes radical, connu pour des actes de violences et des opérations illégales.

Le flic arrive à peu près à s'intégrer dans le groupe car il s'est fait passer pour l'un des leurs en sauvant X-sos des mains des flics lors d'une manif passée.

2 février 2024. Catastrophe nucléaire. le monde sombre. Un terrible attentat a fait s'écraser deux avions sur l'usine de la Hague, contaminant la quasi-totalité du territoire, et bien plus encore. L'état d'urgence mondiale est déclaré, l'eau, l'air et la terre sont pollués, des pluies acides s'abattent, calfeutrage et évacuation obligatoires pour une bonne moitié du territoire sont exigés. Les réseau sociaux sont en ébullition, les politiques tentent tant bien que mal de rassurer la population, oscillant entre catastrophisme et relativisation... Voici le nouveau monde dans lequel sont plongés, du jour au lendemain, les Jauniens, et plus généralement les habitants de la France et de l'Angleterre.

Science-fiction ? Pas tant que ça.

« La Pierre Jaune est issue d'une hypothèse scientifique admise par l'État français : un attentat contre La Hague serait sept fois plus grave que Tchernobyl. »

Dans un décor post-apocalyptique radioactif hautement toxique, on suit la survie de Jack Banks et des Jauniens. Entre pillages et rationnement d'eau et de nourriture, le groupe s'organise.

Bien qu'imaginée, l'histoire est ancrée dans notre réalité. Les Jauniens, malgré leur refus de quitter la zone, restent connectés au reste du monde en publiant sur les réseaux et Internet. On y suit de près la gestion de crise de la part des Etats, qui n'est pas sans rappeler la situation mondiale de pandémie de Covid que nous sommes en train de vivre.

Les personnages sont bien dépeints et attachants, chacun ayant une histoire singulière. Au fur et à mesure, on apprend à connaître ce flic un peu bourru, au coeur cadenassé, qui malgré beaucoup d'a priori, apprivoise les Jauniens et les apprécie.

J'ai beaucoup aimé ce premier roman, richement documenté sur le nucléaire en France, Geoffrey le Guilcher étant par ailleurs journaliste d'investigation. On y apprend beaucoup de choses, c'est plutôt dense, mais bien amené. J'ai tourné les pages très vite, la lecture est fluide et l'aspect documentaire laisse place à la fiction et au romanesque, nous proposant un roman bien équilibré et passionnant.

Bien sûr, c'est très sombre, mais il y a de l'humour, de l'entraide et de l'humanité dans ce roman. Et même un peu d'espoir.

Un excellent premier roman  qui donne hâte de lire les prochains. Encore une belle surprise aux éditions de la Goutte d'or, la petite maison qui monte !

Sélection prix du roman Cezam 2022.

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Ok alors je m'échauffe et j'essaye de faire un truc correct. Dans l'ensemble j'ai plutôt apprécié ce roman, et vivant en Bretagne, le coup de flippe a bien été transmis. le côté " information" sur La Hague et toute l'Histoire du nucléaire en France étaient passionnantes. On sent bien le journaliste qui a des choses à nous révéler et il le fait avec perfection puisque je me suis levée de mon canapé complètement outrée.

Un policier infiltre une communauté d'activistes, les Jauniens. La catastrophe ( deux avions percutent La Hague et si vous voulez savoir ce qu'est La Hague, lisez ce roman) oblige le policier à rester, et ils vont devoir survivre dans une zone gravement contaminée. Toute la partie survivaliste me semble réaliste et intéressante. Et j'ai vraiment aimé les petites infos tout au long du roman qui m'ont rendue moins ignare.

Bon alors c'est quoi le problème? Pourquoi je n'ai pas mis 5 étoiles? Pourquoi je juge alors que je ne sais même pas écrire ? Et bien c'est triste mais je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. Leur sort m'indiffèrait totalement. Trop de personnages et beaucoup de mal à suivre le fil de leurs allées et venues. Ils sont trois, tout à coup cinq. Et lui il était où, tout à coup il est là, et elle c'est qui déjà, je me perds, etc ... Dommage

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Commenter ce livre n'est pas pour moi quelque chose d'évident, tant les sentiments que j'ai éprouvés en cours de lecture ont été – et restent – plutôt contradictoires. Je me suis même demandé un temps s'il n'était pas préférable de m'accorder quelques jours de délai et de laisser retomber la pression avant de rédiger un compte-rendu !

La lecture de commentaires écrits par d'autres Babeliotes inspirés m'a aidé dans mon analyse - je ne m'en cache pas - et m'a permis d'aboutir à ce court bilan. A plusieurs reprises, j'ai eu envie d'abandonner ce livre, mais je ne l'ai pas fait car j'ai été piégé par le récit des événements et que j'ai voulu savoir comment l'auteur allait progresser dans son histoire et offrir une porte de sortie à ses personnages.

Je dirais donc que cette partie là du challenge est remportée par l'auteur. Geoffrey le Guilcher maîtrise la technique du récit d'aventure : il sait jouer avec les émotions ressenties par son lectorat et construire un scenario plutôt prenant. Il est clair que l'on a envie de « tourner les pages » pour avancer dans l'histoire. Et pourtant, l'un des premiers écueils pour moi a été le fait de ne ressentir aucune attirance, aucune sympathie pour les différents protagonistes de ce récit post apocalyptique. Même le personnage de Lara, qui aurait dû être le plus attirant de l'histoire, ne prend un peu d'épaisseur que dans les dernières pages, et encore…

Quant au personnage central, son portrait s'appuie en partie sur un « homologue » bien réel, celui-là, le barbouze anglais qui a infiltré divers milieux écologistes et /ou libertaires anglais et français, pendant plusieurs années. Ce « Mark Kennedy » a laissé dans son sillage pas mal de dégâts humains collatéraux. Dans les « services secrets » on ne fait pas dans la dentelle. Un modèle fort peu sympathique, que l'auteur a repris à son compte, même s'il lui offre, en fin de comptes, une porte de sortie un peu plus honorable que dans la réalité.

C'est au moins le deuxième roman que je découvre dans lequel une communauté anarchiste est présentée comme un ramassis de débiles obnubilés soit par la violence gratuite, soit par des croyances grotesques dans un paranormal d'opérette. J'avais éprouvé le même ressenti en lisant Arcadi d'Emmanuelle Bayamack-Tam. Je tiens à rassurer d'éventuels lectrices ou lecteurs inquiets, je connais des libertaires qui ne sont pas des hurluberlus destinés à remplir les salles d'attente des psychiatres, des poivrots invétérés, ou des individualistes acharnés en recherche de paradis perdus. Au fil des pages, l'auteur « revalorise » quelque peu ses personnages et l'on m'objectera que le point de vue détaillé dans les premiers chapitres, est celui d'un « flic infiltré » donc d'un méchant. Cela n'empêche que cela me gêne aux entournures.

Je n'apprécie guère les scènes de violence gratuite et ce n'est pas la première fois que je le dis. Nul besoin de complaisance pour faire ressentir la cruauté d'un événement. Il y aurait donc un certain nombre de pages que j'aurais volontiers fait disparaître. de plus, comme le remarque un autre commentateur, il y a des invraisemblances assez gênantes dans les événements qui surviennent et le récit du jeu du chat et de la souris entre communautaires et forces de l'ordre me paraît peu crédible. Je regrette que l'auteur ait parfois donné l'impression d'écrire un scénario pour le cinéma… C'est visiblement la ligne de conduite adoptée par certains auteurs de thrillers… On lit en imaginant les plans caméras successifs, les giclées d'hémoglobine et la scène de sexe indispensable pour réveiller papy qui s'endort…

Voilà pour le côté sombre de mon tableau, car il y a aussi de longs passages intéressants dans ce roman, notamment tout ce qui relève de l'aspect informatif. Là on sent que l'auteur est journaliste et qu'il s'appuie sur une documentation solide pour traiter de son sujet profond, à savoir des conséquences d'une catastrophe nucléaire et des risques que font courir à la population de la planète, les chantres de l'atome à tous les coins de rue. Là, j'avoue que je suis sur la même longueur d'ondes que l'auteur. Bref un très bon livre sur le plan informatif. J'eus aimé un narratif un peu plus subtil ! Cet ensemble d'impressions contradictoires inspire finalement la note relativement moyenne que j'attribue à ce roman que j'ai lu dans le cadre d'une « masse critique » de Babelio. Je remercie l'éditeur pour l'envoi de ce livre, et je continue à trouver ces opérations particulièrement intéressantes car elles nous amènent bien souvent à dépasser nos horizons de lecture habituels.

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J'ai eu la chance de recevoir ce livre dans le cadre de la Masse critique Mauvais genres (un grand merci à Babelio et aux éditions Goutte d'Or). J'avais choisi cet ouvrage en espérant lire une dystopie sur le thème de l'accident nucléaire: que se passerait-il si nous devions subir en France une telle catastrophe? le profil de l'auteur me faisant penser que l'ouvrage serait fondé sur une enquête journalistique fouillée, je m'attendais à apprendre beaucoup sur le nucléaire et ses effets en cas d'accident. J'avais en tête la série américaine Tchernobyl, que j'avais beaucoup appréciée. D'un autre côté, j'appréhendais d'avoir à faire à un roman très marqué « science-fiction » ou très « policier », dans lequel j'aurais eu du mal à me retrouver.

En conséquence, la première partie du livre m'a semblé très narrative : on suit le personnage principal dans sa mission d'enquête à Saint-Gildas-de-Rhuys, l'intrigue est claire, sans surplus d'explications inutiles, la description des personnages est acide et drôle. Une certaine connivence s'installe avec le personnage principal et narrateur, Jack Banks, bien sympathique et loin d'être acquis à la cause écologique. J'ai regretté néanmoins une certaine facilité dans les dialogues, exercice que je trouve très difficile à réussir en général.

On entre réellement dans l'univers dystopique à partir de la deuxième partie. L'accident nucléaire et ses conséquences sont rapportés entre autres dans des articles de journaux fictifs qui permettent d'exposer les arguments des scientifiques interrogés par l'auteur. L'enchaînement des événements paraît bien crédible. de mon point de vue, la description des personnages secondaires est peut-être un peu trop rapide, ou peut-être ne sont-ils évoqués que trop rarement, mais j'ai eu quelques difficultés à retenir les caractéristiques de chaque personnage pendant une bonne partie du roman.

Avec du recul, j'ai ressenti, peut-être à tort, que le livre tient surtout sur la volonté d'éclairer le grand public sur une éventuelle catastrophe nucléaire en France et que la trame narrative s'est construite autour de cet objectif. J'ai donc pu trouver quelques passages un peu légers en terme de suspens et d'action, dans la troisième partie notamment.

Pour autant, dans la quatrième partie, nous nous éloignons de la dystopie pour retrouver une construction plus narrative et s'attacher au drame personnel que vit le personnage principal. Il s'agit ici davantage de survivalisme et j'ai eu un peu plus de mal à adhérer sans limites aux réactions des personnages.

En conclusion, mes appréhensions ante lecture n'étaient pas fondées, mais je ne recommanderais pas cet ouvrage pour le style ni pour son originalité. A l'inverse, par rapport à mes attentes, je suis un peu restée sur ma faim concernant le volume de matière scientifique apporté. Néanmoins, c'est un roman d'une lecture facile et agréable, qui permet de réaliser les incidences que pourrait avoir un accident nucléaire dans nos contrées. Je le conseille surtout aux amateurs de romans à suspens. Sans pouvoir vraiment l'expliquer, si je devais rapprocher ce roman d'une de mes lectures ce serait La Prophétie des Andes de James Redfield.

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Intéressant, mais...

Geoffrey le Guilcher, journaliste et auteur notamment de Steak Machine, signe avec La Pierre jaune son premier roman.

S'il quitte le champ journalistique pour le romanesque, il borde toutefois son ouvrage d'un avant-propos signant une forte volonté d'ancrage dans le réel.

Le roman part d'un rapport sur le nucléaire français, pointant notamment le site de la Hague comme étant à risque, lui qui se trouve à équidistance de Paris et de Londres. Là où l'affaire se corse un peu plus, c'est que le-dit rapport faisait partie des nombreux documents retrouvés dans les disques-durs de Ben Laden au moment de son élimination.

Ceci étant posé, l'histoire commence. Nous suivons un policier britannique s'infiltrant dans une communauté bretonne, pour une double mission. Une pour son gouvernement, et une en sous-traitance pour le français.

L'action se situe en 2024, et raconte l'après-catastrophe : la réélection d'Emm... euh non, une attaque suicide aéroportée sur La Hague - la perche tendue étant trop tentante.

Le héros et sa communauté d'adoption sont à 300km du site, soit la même distance de celui-ci à Londres et à Paris.

La survie s'organise et le mélange de débrouillardise et d'esprit universitaire des membres de la communauté sera mis à l'épreuve. Ce profil "intellectuel" permet à l'auteur de faire passer tout un tas d'informations par le biais de leurs articles et de leurs tirades pour le groupe.

Les conséquences politiques déployées au fur et à mesure donnent à réfléchir et on sent le travail de Geoffrey le Guilcher. L'analyse est fine et le déroulé des réactions et conséquences politico-sanitaires sonnent tout à fait juste.

J'ai beaucoup aimé la pierre dans le jardin de Pierre Messmer, lors de la scène de "l'exorcisme territorial". Je le connaissais surtout pour le funeste versant africain de sa carrière, mais j'ai ici découvert le reste de son "palmarès".

Une petite friandise en passant !

La lecture se fait sans heurts, et la succession de petits chapitres y participe grandement. Les pages défilent à vitesse grand V et dans une fluidité totale.

Quelques incohérences viennent un peu gâcher l'ensemble. Comment croire que le groupe puisse aussi longtemps échapper aux militaires ?

Cela m'a un peu agacé au fil des pages.

D'une manière générale, je n'ai pas particulièrement accroché aux personnages. X-sos à la limite, m'a fait sourire.

Je n'ai pas du tout aimé le personnage de la chaman, qui m'a annihilé toute possibilité d'intérêt pour cette communauté. Et une certaine scène m'a tout particulièrement déplu.

Au final, un roman intéressant pour son message, réussi dans son aspect politique international, exécuté proprement, mais avec un déficit de passion et de corps pour m'emporter.

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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
Les seuls grands gagnants sont les animaux non humains. Ces derniers récupèrent des pans entiers de territoire, leurs populations explosent dans les zones délaissées par l'homme. Le statut de " contaminés " les protège de l'homme. Dans les environs de Tchernobyl, le loup est revenu en force, des meutes de chiens sont retournés à l'état sauvage. Préparez vous ! Nous assisterons bientôt à l'ensauvagement - ou plutôt, au réensauvagement- de notre Bretagne dépeuplée. Et si la contamination nucléaire imposait un nouvel état de nature ?
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Pour atteindre sa maturité, le jeune scolyte a besoin de consommer du bois. Alors il creuse des petites galeries sous l'écorce. Ce faisant, il condamne l'arbre dans lequel il a élu domicile en lui transmettant le champignon qu'il porte sous sa carapace de mort. Pour vivre, il doit tuer sa maison.
Le coléoptère a-t-il le choix? S'il ne détruit pas, il ne vit pas.
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Je vis avec des anars persuadés d'être en avance sur leur époque et je reçois toute la journée des injonctions qui pourraient sortir de la bouche de ma grand mère. Fais pas ci, fais pas ça, lâche ton smartphone, n'utilise pas cette insulte tu vas blesser untel, ne mange plus d'animaux, ne t'attarde pas sous la douche...
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Rendre service n'a jamais été synonyme de geste désintéressé. D'ailleurs le verbe "rendre" suggère qu'on donne une chose en retour d'une autre qu'on a déjà reçue. Comme si on espérait inconsciemment un renvoi d'ascenseur. En vérité quand on rend un service, on anticipe simplement une contrepartie future. Un service est le calcul le plus sournois, le plus invisible qui soit. Il s'agit de rendre une personne redevable. C'est sournois car on ment sur la gratuité du geste. Tout geste oblige . Un service asservit le servi.
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Pour mon intronisation officielle, j’ai droit à un pot d’arrivée. Bob, alias « tige-de-frein », a rappliqué avec son clebs, un berger blanc suisse. Depuis qu’il vit nuit et jour avec des défenseurs de la cause animale, il est aussi maigre et pâle qu’un crackeux. Dans un coin, se tient Henry, l’homme dont la spécialité – infiltrer les black blocs – a déteint sur tous ses vêtements, il se sape uniquement en noir. Bien sûr il y a moi, le nouvel éco activiste avec un tee-shirt Metallica, formé depuis deux mois au ciblage de groupes anticapitalistes.
Bozo est le seul mec de chez nous injecté dans l’autre bord. Le seul qui a le droit – le devoir, même – d’aller chez le coiffeur toutes les semaines. Il patauge chez les skins depuis un truc comme dix ans, je crois. Le mec est allé tellement loin qu’en plus d’avoir des symboles nazis et des aigles tatoués sur les bras et le dos, il s’est fait retourner le cerveau. Pour moi, il a basculé. Je le connais depuis un bail, Bozo. Comme moi, il a d’abord fait carrière chez les stups. Je mate l’animal et lui lance :
– En fait, toi, maintenant, t’es un faf infiltré dans la police.
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