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Les enquêtes du commissaire Brunetti tome 29 sur 31
EAN : 9782757891261
336 pages
Points (03/06/2022)
3.22/5   108 notes
Résumé :
"On ressent la tension, la peur, l’horreur, mais aussi l’émerveillement. "
The Times

Quand le médecin d’un hospice vénitien appelle la police car une patiente en fin de vie souhaite témoigner, le commissaire Brunetti et Claudia Griffoni se rendent aussitôt au chevet de la jeune femme. Ses derniers mots évoquent son défunt mari Vittorio qui selon elle, a été assassiné. Brunetti lui jure de mener l’enquête.

Il découvre alors que ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
3,22

sur 108 notes

J'ai commence le nouvel an 2022 par mon 11e épisode de la saga Guido Brunetti et de sa fascinante ville de Venise.

Notre valeureux commissaire accompagné de sa téméraire adjointe, la commissaria Claudia Griffoni, se rend au chevet de Benedetta Toso, 38 ans, qui avant de mourir à l'hôpital au beau nom de Fatebenefratelli souhaite faire une ultime déclaration à la police.

Avec beaucoup de difficultés la jeune veuve confie au couple de policiers que son époux, Vittorio Fadalto, n'est pas mort dans un accident de moto, mais a été tué !

Comme le défunt avait eu son accident au bout d'une longue journée de 11 heures de travail et qu'il était selon son entourage déjà surmené et fatigué, l'affaire avait été un peu vite mise de côté.

Ainsi, l'affirmation de son épouse, qui meurt d'ailleurs quelques jours plus tard, pose à l'équipe de Brunetti bien du fil à retordre.

Les questions principales qui se posent ont, bien entendu, trait à qui aurait pu avoir intérêt à tuer Fadalto, si effectivement il s'est agi d'un crime, et subsidiairement d'où venait l'argent avec lequel les soins de sa femme ont été payés dans une clinique privée, avant que Benedetta Toso ne soit transférée à l'hôpital Fatebenefratelli ?

Le fait que Vittorio Fadalto travaillait pour une société en charge de la pureté de l'eau et de la sécurité de sa distribution à Venise, offre l'occasion à l'auteure de critiquer certains excès liés à un accroissement inquiétant du tourisme, avec plus de 30 millions de visiteurs par an.

Du point de vue suspense "En eaux dangereuses" n'est sûrement pas le meilleur policier de la cuvée Brunetti, mais la passion de Donna Leon pour la ville des doges rend cependant ce roman engageant.

Rien que l'idée d'un simple déplacement en "vaporetto" urbain aux heures de grande affluence sur le Grand Canal me donne déjà une folle envie de partir sur-le-champ pour Venise, ... ne parlons pas alors d'un petit tour romantique en gondole avec sa bien-aimée !
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Le dernier opus des aventures du commissaire Brunetti, En eaux dangereuses, n'est pas un policier classique à mon avis. Il vaut plus par le contexte, les personnages que par l'intrigue en elle-même, prétexte pour l'auteure à développer des thèmes qui lui sont chers: Pollution, Corruption, Dérèglement climatique, ...
J'ai toujours plaisir à suivre le commissaire et autres personnages, la signorina Elettra et la commissaire Griffoni ainsi que l'inspecteur Vianello et les pages que j'ai préférées sont celles où ils échangent entre eux ou celles où Brunetti se livre à ses lectures des classiques.
Mais l'enquête reste vraiment accessoire et m'a donné une sensation de déjà lu tant les thèmes repris sont récurrents, dans l'oeuvre de l'auteure.
A conseiller donc aux fidèles de la série, pour le plaisir de retrouver ses personnages et le cadre magique de Venise, même s'il est ici gâché par des hordes de touristes et la chaleur excessive.

Merci aux éditions Calmann-Levy qui m'ont permis de découvrir ce dernier opus de l'auteure #Eneauxdangereuses #NetGalleyFrance
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Une enquête de Brunetti, Venise, pollution et problèmes sociaux.

C'est Venise, c'est l'été, la ville est envahie par les touristes. Il fait chaud et les locaux de la police ne sont pas climatisés. Pas d'ascenseur non plus et les bureaux des enquêteurs sont au quatrième étage…

Le commissaire Brunetti est appelé au chevet d'une mourante qui livre un message ambigu au sujet de son mari décédé dans un accident de moto quelques semaines plus tôt. Secoué par la mort de la femme, il entreprendra une enquête avec sa collègue Claudia Griffoni et les talents de pirate informatique de la signorina Elettra. Ils découvriront que l'homme travaillait dans une entreprise qui s'occupe de l'eau potable et dénoueront petit à petit les fils de l'intrigue.

À travers le polar plusieurs thèmes seront abordés : les inégalités sociales et le système de santé, la privatisation de l'eau, la corruption de la société italienne et les compromis du travail policier.

Ce n'est peut-être pas le meilleur de la série, avec un peu de mou, des éléments restés en suspens et un Brunetti vieillissant qui manque d'énergie. Mais c'est toujours le plaisir de retrouver Venise…
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Un couple discute aux abords d'un pont, sous la chaleur caniculaire de juillet, alors qu'une vaste entreprise de nettoyage des canaux est en cours. Il s'agit de Brunetti et sa collègue Claudia Griffonni. On s'attend à voir extraire un cadavre, mais désillusion, il ne s'agit que d'un frigidaire…

Qu'à cela ne tienne, une affaire ne tarde pas à se profiler à l'horizon : une patiente en soins palliatifs désire leur parler de la mort suspecte de son mari, Vittorio lors d'un accident de moto. Nos commissaires, pourront s'entretenir avec elle à deux reprises avant qu'elle ne décède brutalement dans leurs bras.

Vittorio travaillait dans un laboratoire d'analyse de l'eau dite potable, relevant les capteurs signalant des anomalies, notamment après des orages.

Donna Leon nous livre ici une enquête sur les menaces qui planent sur l'eau, les produits chimiques, les engrais, et plus qui donnent parfois des maladies graves, chez les enfants, ou les adultes, même des années après la fermeture des usines incriminées.

Ce qu'elle dénonce ce sont les malversations, les pots de vin que touchent certains pour falsifier les résultats n'hésitant pas à s'en prendre aux récalcitrants.

Les protagonistes ont des personnalités intéressantes, en particulier Brunetti et sa collègue Griffonni, ce sont des policiers consciencieux avec leurs qualités et leurs défauts et on a du plaisir à cheminer avec eux ;

L'histoire est intéressante, mais le rythme du récit soporifique à un point tel que j'ai failli ne pas terminer ce roman. Certes, la canicule régnant sur la ville pousse à la sieste, à une réflexion que la qualité du lin quand il fait chaud, les douches, les repas alanguis, qui n'en finissent pas mais quand même et en prime la fin du roman m'a beaucoup irritée… Je préfère les polars qui ont un rythme plus rapide et dont la lecture est addictive.

C'est la deuxième fois que je lis un roman de Donna Leon, après ma découverte mitigée de « Meurtre à la Fenice » et à part me promener dans la belle cité, je n'ai pas réussi à vraiment entrer dans ce polar, dont l'intrigue m'intéressait. Il faut dire que, après avoir refermé à regret « Poussière dans le vent », je risquais fort d'être tentée de comparer et d'être déçue…

Un grand merci àNetGalley et aux éditions Calmann-Levy qui m'ont permis de découvrir ce dernier opus de l'auteure.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Donna Leon déroule un nouveau tome des enquêtes du commissaire Brunetti. du nouveau à la questure de Venise ? Pas vraiment…

Patta va bien, toujours plus concerné par son image de marque que par le traitement judiciaire; la signorina Elettra continue d'enchanter Brunetti par ses talents de hackeuse – et le défilé de ses tenues, ce qui semble primordial à Donna Leon; Vianello n'apparaît que dans quelques pages et semble avoir perdu son rôle de comparse habituel au profit de la commisario Griffoni.

Et la petite famille de Brunetti me direz-vous ? Tout va bien, merci. Les enfants sont désormais grands et ils ne font que passer à la maison. Paola fait toujours merveilleusement la cuisine et régale son mari, qui salive d'avance de ses petits plats…

Voilà, voilà…

Ah, j'oubliais. Brunetti et Griffoni ayant recueilli les propos d'une mourante selon laquelle son mari, décédé dans un accident de moto quelques semaines plus tôt, aurait reçu de l'argent sale, le duo se lance dans des vérifications sur les conditions de la mort du mari. Notamment dans son entreprise. L'homme était chargé de suivre le traitement des eaux potables et de récupérer des capteurs pour les analyser (et éviter ainsi des pollutions de l'eau).

C'est donc le retour d'une thématique régulièrement présente chez Donna Leon : les atteintes à l'environnement. La fibre verte de l'autrice américaine est de retour, avec un soupçon de social : deux voleuses rom mineures qui détroussent les touristes gênent considérablement les statistiques de Patta.

Mais, comme chacun le sait, avec Donna Leon ce qui compte, ce n'est pas l'enquête (plutôt médiocre), ni le final (décevant comme toujours), mais le contexte et les personnages. Et tout cela ronronne gentiment dans ce tome, qui ne se placera pas dans les meilleurs de la série. Loin s'en faut.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
La polenta, il le savait, était ce qui assurait la survie de ses ancêtres tout l'hiver ; la polenta, mais aussi les grandes roues de fromage et les salamis et jambons dans lesquels s'étaient métamorphosés leurs cochons. Il se remémora aussi les plantes et les herbes aromatiques sauvages qui n'avaient de noms qu'en dialecte, que plus personne ne nommait ou dont on avait perdu le souvenir. Sans compter les tisanes à base de roses musquées, efficaces contre les rhumes et censées prévenir certaines maladies.

Il n'avait appris que bien plus tard que ces roses étaient riches en vitamine C, ce qui expliquait leurs vertus contre les refroidissements et la grippe pendant ces hivers interminables. Jusque dans les années cinquante, les gens mouraient encore de faim dans les villages les plus pauvres du Frioul. Ainsi la famille de sa mere était-elle venue s'installer à Venise ; son grand- pere travaillait comme serveur et sa femme s'occupait de leurs cinq enfants.
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Il se redressa contre la tête de lit et sirota son café. « Bénie sois-tu, lui dit-il avec la plus grande sincérité. Tu ne peux pas imaginer combien j’aime ça, être couché ici et jouir de ce si simple plaisir.
— Je suppose que tu entends par là ma présence », suggéra-t-elle.
Il s’apprêtait à répliquer par une plaisanterie, mais il pensa qu’il valait mieux lui dire la vérité. « Ta présence, bien sûr. Mais aussi le fait que, jour après jour, année après année, tu aies encore ce genre de petites attentions envers moi. » Puis, poursuivant sur le mode de la franchise, il précisa : « De temps à autre. »
Paola changea de ton et expliqua, avec le plus grand sérieux : « Cela me fait tellement plaisir de te voir heureux – et, craignant de tomber dans le sentimentalisme, elle se leva en déclarant : Il fait déjà chaud. Es-tu vraiment obligé de porter une veste ? »
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Brunetti finit par admettre cette pensée insoutenable : une femme à l’article de la mort, mise à la rue parce que n’ayant pas les moyens de se payer l’hôpital. Où était-on, nom de Dieu, en Amérique?!

(Calmann Levy, p.57)
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Il s’interrogea aussi sur la différence entre cette questure et toutes les autres du pays. Les personnages sont les mêmes, que ce soit du côté des policiers ou de celui des criminels. Les membres de la police, indépendamment de leur échelon, passent leur vie en quête d’avancement et leurs amitiés sont régies par ces promotions, car les informations ne sont jamais gratuites, et la confiance et les confidences ne servent que de monnaies d’échange.

(Calmann Levy, p.94)
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La discrétion était une qualité aussi rigoureusement ancrée en lui que les compartiments étanches d'un navire. Ces cloisons devaient exister, sinon les liquides risquaient de passer d'un secteur à l'autre, et de ne créer que contamination et ruine autour d'eux .
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Videos de Donna Leon (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Donna Leon
À l'occasion de la 19ème édition du salon "Lire en Poche" à Gradignan, Donna Leon vous présente son ouvrage "Une enquête du commissaire Brunetti : le don du mensonge" aux éditions Calmann-Lévy.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2885442/donna-leon-une-enquete-du-commissaire-brunetti-le-don-du-mensonge
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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