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Francis Lacassin (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253006106
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1973)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 270 notes)
Résumé :
L’Académie française est le théâtre de drames répétés. Un à un, les candidats à la succession de Mgr d’Abbeville s’écroulent, morts, en prononçant leur discours de réception. Les Immortels ne le sont plus ! Il en reste trente-neuf. Un refoulé de l’Académie aurait-il le pouvoir de jeter un mauvais sort ?
Monsieur le Secrétaire perpétuel, Hippolyte Patard, et Monsieur Gaspard Lalouette, marchand d’antiquités, mènent leur enquête en tremblant de peur… et en nou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
DanD
  11 juillet 2017
L'ete est arrive: lectures de vacances.
Ah! le plaisir d'un polar au charme desuet! On en a tous besoin de temps en temps. La, tout n'est qu'ordre et beaute (qui c'est qui disait ca, n'etait-ce pas un autre auteur de thrillers qui nous invitait a le lire? Je dois confondre…). Il y a bien sur des meurtres, mais sans torrents de sang decrits minutieusement. Il y a bien sur une enigme, mais sans noircissements angoissants. Et s'il y a un detective, ou un n'importe-qui a qui incombe la tache de devoiler la verite, il est en general bon enfant et n'aurait pas besoin de se coucher tous les jours sur le divan d'un psychanaliste.
Le fauteuil hante est du meilleur de cette veine. Des hommes y meurent, mais s'agit-il de meurtres ou de deces naturels? Mystere. Pour le resourdre Gaston Leroux plante un personnage plein de bon sens pratique, qui inspire au lecteur une sympathie amusee.
C'est donc un roman a enigme, ou differentes solutions seront proposes et ecartees au fur et a mesure, pour tenir le lecteur en haleine, mais en meme temps une parodie du genre, a l'humour discret. Et sous-jacente, une critique ironique de la compoction rassise des "immortels", ces hommes pour qui un fauteuil et un habit vert sont la confirmation de leur stature.
L'ete est arrive. Il est temps de reserver ce livre a la bibliotheque, avant le bungalow sur la plage. Question de ne pas bronzer idiot, mais d'augmenter le bien-etre.
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Myriam3
  17 novembre 2016
Deuxième lecture de Gaston Leroux - après le Fantôme de l'Opéra - et toujours beaucoup de plaisir!
Le Fauteuil Hanté se présente plutôt comme une farce, un récit d'horreur mais qui, finalement, amuse beaucoup plus qu'il ne fait peur. Oui, à l'Académie française, en ce début de vingtième siècle où les rues de Paris sont encore éclairées par des becs de gaz, ou les nuits sont sombres et le silence coupé de cris terrifiants, trois élus au siège du défunt Mgr d'Abbeville meurent coup-sur-coup, foudroyés le jour même de leur discours d'Immortel.
Un certain M. Eliphas de Saint-Elme de Taillebourg de la Nox est bientôt soupçonné de les avoir assassiné, jaloux de ce fauteuil qu'on lui a refusé, d'une manière mystérieuse et d'autant plus terrifiante. Mais le plus grand malheur d'entre tous, c'est cette honte et le ridicule qui s'abat sur l'illustre Académie française et son quarantième fauteuil désespérément vide, car plus personne, maintenant, ne veut devenir Immortel.
M. Gaspard Lalouette, antiquaire de son état, suit tout cela de près, et va bientôt intervenir!
On suit avec plaisir les péripéties du secrétaire perpétuel Patard et celles de Lalouette, curieux de connaître la suite. La fin m'a un peu déçu, un petit peu, mais c'est une lecture rafraichissante!
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Dionysos89
  05 juin 2012
Après ses succès de 1907 et 1908 avec les aventures de Joseph Rouletabille, Gaston Leroux se lance dans de nouveaux projets dès 1909 avec le Fauteuil Hanté.
Cette histoire de "malédiction sous la coupole De l'Académie Française" peut ainsi surprendre si on s'attendait à une refonte de Rouletabille. Une fois encore, Gaston Leroux tente de casser des codes : ici, il se moque franchement de ce monde si particulier des Immortels et c'est bien l'intérêt principal de ce roman. En effet, les meurtres s'accumulent parmi les élus à L Académie Française et l'auteur en profite pour décrire la crédulité de ces têtes pensantes de la France, l'opportunisme malin dont on peut faire preuve face à cette situation et l'univers grand-guignolesque De l'Académie Française en général. Il suffit de regarder le personnage d'Eliphas de Saint-Elme de Taillebourg de la Nox, dit EDSEDTDLN, pour cerner l'esprit de ce roman.
Un titre particulier pour Gaston Leroux donc, qui penche déjà un peu sur la fantastique avant de s'attaquer peu de temps après au Fantôme de l'Opéra...
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BrunoA
  21 juin 2013
Par quelle malédiction ceux qui ont voulu succéder à Mgr d'Abbeville parmi les Immortels ont-ils tous péri mystérieusement alors qu'ils s'apprêtaient à prononcer leur discours d'investiture ?
Comment Gaspard L'Alouette, marchand de tableaux qui cache un secret incroyable, parvient-il à briguer, puis à obtenir un siège sous la coupole de l'Académie ?
Gaston Leroux nous emporte dans une histoire brève mais bien enlevée où on attend le dénouement qui, comme toujours, est très inattendu.
On trouve la réponse au détour du train de Vincennes..
Un roman très agréable à lire, même s'il ne surpasse pas le mystère de la chambre jaune ou le fantôme de l'Opéra.
Gaston Leroux donne à ses récits ce charme unique et ce rythme si agréables qu'on a envie d'en lire d'autres.
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Malivriotheque
  15 décembre 2015
L'Académie française vit une période trouble : un siège n'arrive pas à être pourvu, puisque tous les candidats meurent d'une étrange façon lors du discours d'intronisation ! C'est un scandale, la débandade, inimaginable pour une entité si respectable ! On parle de "fauteuil hanté", de magie noire, l'on accuse un prétendant qui n'a jamais réussi à se faire élire. Et puis un jour, quand tout espoir de revoir un jour les quarante sièges occupés n'est plus, un brave type se présente. Bien qu'il affirme n'avoir pas vraiment peur d'être le prochain à mourir, Gaston Lalouette, c'est son nom, cherche néanmoins à s'assurer que la malédiction ne s'abattra pas sur lui...
De Gaston Leroux la majorité connaît principalement le Mystère de la chambre jaune, le Parfum de la Dame en Noir ou encore le Fantôme de l'Opéra. L'intrigue du Fauteuil hanté n'étant pas menée par le célèbre Rouletabille, celle-ci est souvent moins privilégiée pour la découverte de l'oeuvre de son auteur, choix pour le moins légitime.
Cette "enquête" a l'intérêt de se dérouler au sein de l'Académie française encore à ses débuts, à l'époque ou elle se cherche encore une prestance, souhaitant asseoir par sa superbe coupole et le prestige de son institution le statut unique des Immortels qu'elle introduit.
Mais au-delà de l'aspect illustre du contexte, l'histoire, fort sympathique et gentiment entraînante, reste toutefois à la traîne par rapport à celles plus connues pré-citées. Il manque clairement le charme de Rouletabille, d'un personnage atypique dont on aime suivre les aventures. Quant au mystère développé, il aiguise certes la curiosité mais encore une fois de manière moins puissante et ingénieuse que dans les autres romans.
Quant à l'écriture, la succession infinie de virgules et une forte tendance à la répétition (pas toujours dans un but comique) fatiguent quelque peu, bien qu'elles représentent plus ou moins le style de l'auteur, voire quelque mode de l'époque.
En soi, un jeune lecteur devrait y trouver son compte, mais il manque clairement l'Étincelle avec un E majuscule. La fin laisse en l'occurrence assez à désirer...
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
pika010pika010   08 décembre 2017
L'auteur de ce cruel ouvrage renonce à donner une idée de la cohue sans nom qui suivit ce coup de théâtre.
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AlixoneAlixone   23 août 2013
Le lendemain de ce jour néfaste, M. le secrétaire perpétuel Hippolyte Patard pénétra sous la voûte de l’Institut sur le coup d’une heure. Le concierge était sur le seuil de sa loge. Il tendit son courrier à M. le secrétaire perpétuel et lui dit :
« Vous voilà bien en avance aujourd’hui, monsieur le secrétaire perpétuel, personne n’est encore arrivé. »
M. Hippolyte Patard prit son courrier, qui était assez volumineux, des mains du concierge, et se disposa à continuerson chemin, sans dire un mot au digne homme. Celui-ci s’en étonna.
«M. le secrétaire perpétuel a l’air préoccupé. Du reste, tout le monde est bouleversé ici, après une pareille histoire ! »
Mais M. Hippolyte Patard ne se détourna même pas. Le concierge eut le tort d’ajouter :
« Est-ce que M. le secrétaire perpétuel a lu ce matin l’article de L’Époque sur le Fauteuil hanté ? »
M. Hippolyte Patard avait cette particularité d’être tantôt un petit vieillard frais et rose, aimable et souriant, accueillant, bienveillant, charmant, que tout le monde à l’Académie appelait « mon bon ami » excepté les domestiques bien entendu, bien qu’il fût plein de prévenance pour eux, leur demandant alors des nouvelles de leur santé; et tantôt, M. Hippolyte Patard était un petit vieillard tout sec, jaune comme un citron, nerveux, fâcheux, bilieux. Ses meilleurs amis appelaient alors M. Hippolyte Patard : « M. le secrétaire perpétuel », gros comme le bras, et les domestiques n’en menaient pas large. M. Hippolyte Patard aimait tant l’Académie qu’il s’était mis ainsi en deux pour la servir, l’aimer et la défendre. Les jours fastes, qui étaient ceux des grands triomphes académiques, il les marquait du Patard rose, et les jours néfastes qui étaient ceux où quelque affreux plumitif avait osé manquer de respect à la divine institution, il les marquait du Patard citron.
Le concierge, évidemment, n’avait pas remarqué, ce jour-là, à quelle couleur de Patard il avait affaire, car il se fût évité la réplique cinglante de M. le secrétaire perpétuel. En entendant parler du Fauteuil hanté, M. Patard s’était retourné d’un bloc.
« Mêlez-vous de ce qui vous regarde, fit-il ; je ne sais pas s’il y a un fauteuil hanté ! Mais je sais qu’il y a une loge ici qui ne désemplit pas de journalistes ! A bon entendeur, salut ! »
Et il fit demi-tour, laissant le concierge foudroyé.
Si M. le secrétaire perpétuel avait lu l’article sur le Fauteuil hanté ! Mais il ne lisait plus que cet article-là dans les journaux, depuis des semaines ! Et après la mort foudroyante de Maxime d’Aulnay, suivant de si près à la mort non moins foudroyante de Jehan Mortimar, il n’était pas probable, avant longtemps, qu’on se désintéressât dans la presse d’un sujet aussi passionnant !
Et cependant, quel était l’esprit sensé (M.Hippolyte Patard s’arrêta pour se le demander encore)...quel était l’esprit sensé qui eût osé voir, dans ces deux décès, autre chose qu’une infiniment regrettable coïncidence ? Jehan Mortimar était mort d’une congestion cérébrale, cela était bien naturel. Et Maxime d’Aulnay, impressionné par la fin tragique de son prédécesseur, et aussi par la solennité de la cérémonie, et enfin par les fâcheux pronostics dont quelques méchants garnements de lettres avaient accompagné son élection, était mort de la rupture d’un anévrisme. Et cela n’était pas moins naturel. […]
« Qu’ya-t-il donc de plus naturel, se fit-il à lui-même, que la rupture d’un anévrisme ? C’est une chose qui peut arriver à tout le monde que de mourir de la rupture d’un anévrisme, même en lisant un discours à l’Académie française !... »
Il ajouta :
« Il suffit pour cela d’être académicien ! »
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Dionysos89Dionysos89   21 mai 2012
Mais entendons-nous bien : quand nous disons que ces morts ne sont point naturelles, nous ne voulons point faire allusion à quelque puissance occulte qui, en dehors des lois naturelles connues, aurait frappé ! Nous laissons ces balivernes aux petites dames du club des « Pneumatiques », et nous venons catégoriquement dire à M. le procureur de la République : « Il y a un assassin là-dessous, trouvez-le ! »
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genougenou   19 mai 2015
L'esprit ainsi préoccupé, M. Gaspard Lalouette s'était rapproché du tournant de la rue Mazarine et peut-être se serait-il engagé dans cette voie tortueuse si quatre messieurs qu'à leur redingote, chapeau haut de forme, et serviette de maroquin sous le bras, on reconnaissait pour des professeurs, ne s'étaient trouvés tout à coup en face de lui, criant et gesticulant :
—Vous ne me ferez pas croire tout de même qu'il a fait son testament !
—S'il ne l'a pas fait, il a eu tort !
—On raconte qu'il a vu plus d'une fois la mort de près...
—Quand ses amis sont venus pour le dissuader de son dessein, il les a mis à la porte !
—Mais au dernier moment, il va peut-être se raviser ?...
—Le prenez-vous pour un lâche ?
—Tenez... le voilà... le voilà !
Et les quatre professeurs se prirent à courir, traversant la rue, le quai, et obliquant, sur leur droite, du côté du pont des Arts.
M. Gaspard Lalouette, sans hésiter, lâcha tous ses bric-à-brac.

Il n'avait plus qu'une curiosité, celle de connaître l'homme qui allait risquer sa vie dans des conditions et pour des raisons qu'il ignorait encore, mais que le hasard lui avait fait entrevoir particulièrement héroïques.
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genougenou   19 mai 2015
—Ah ! monsieur le directeur ! quelle catastrophe ! s'écria M. Hippolyte Patard en levant ses mains au ciel.
—Qu'y a-t-il donc, mon cher ami ? daigna demander avec une grande bonhomie le grand Loustalot.
—Comment ! vous ne savez pas ! M. le chancelier ne vous a rien dit ? C'est donc à moi qu'il revient de vous annoncer une aussi attristante nouvelle ! Maxime d'Aulnay est mort !
—Dieu ait son âme ! fit le grand Loustalot qui n'avait rien perdu de la foi de son enfance.
—Mort comme Jehan Mortimar mort à l'Académie en prononçant son discours !...
—Eh bien tant mieux ! déclara le savant, le plus sérieusement du monde. Voilà une bien belle mort !
Et il se frotta les mains, innocemment. Et puis, il ajouta :
—C'est pour cela que vous m'avez dérangé ?
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Videos de Gaston Leroux (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaston Leroux
Le blogueur Frédéric Fontes (www.4decouv.com) recevait en juin 2017 sur la scène des Déglogueurs dans le cadre du 9ème salon du livre Saint-Maur en Poche deux auteurs : Dominique Maisons et Michaël Mention
On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons aux éditions De La Martinière
Un thriller d'atmosphère envoûtant et sanglant. L'Aliéniste de Caleb Carr a trouvé son successeur.
Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal le Matin. L'excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d'écriture. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l'imagination de Max: lors d'une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d'hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l'enquête... Entourés d'une ligue de gentlemen extraordinaires ? l'écrivain Gaston Leroux, l'aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d'autres ?, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.
https://www.lagriffenoire.com/57628-divers-polar-on-se-souvient-du-nom-des-assassins.html
La Voix secrète de Michaël Mention aux éditions 10-18
Une enquête criminelle dans les bas-fonds de Paris en 1835, retraçant les derniers jours du célèbre dandy, assassin et poète Pierre-François Lacenaire
Durant l'hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe, alors que Paris est rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d'enfants. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, vers le célèbre poète et assassin Pierre-François Lacenaire. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et à rédiger ses Mémoires en attendant de passer sous la guillotine. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire. Allard décide alors de le solliciter dans l'espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l'assassin s'instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation, qui les entraînera tous deux dans les coulisses d'un Paris mystérieux et violent.
https://www.lagriffenoire.com/65647-divers-polar-la-voix-secrete.html
Vous pouvez commander cette sélection sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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