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Francis Lacassin (Préfacier, etc.)
EAN : 9782253006107
190 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/1973)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 333 notes)
Résumé :
L’Académie française est le théâtre de drames répétés. Un à un, les candidats à la succession de Mgr d’Abbeville s’écroulent, morts, en prononçant leur discours de réception. Les Immortels ne le sont plus ! Il en reste trente-neuf. Un refoulé de l’Académie aurait-il le pouvoir de jeter un mauvais sort ?
Monsieur le Secrétaire perpétuel, Hippolyte Patard, et Monsieur Gaspard Lalouette, marchand d’antiquités, mènent leur enquête en tremblant de peur… et en nou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  13 août 2018
Que c'est bon de retrouver l'auteur de Rouletabille, sa logique et son humour.
La prose de Gaston Leroux est un régal, plein de jeux de mot très drôle.
Déjà la recherche des noms de familles des personnages est juste tordant (enfin pur certains) et bien sûr ces patronyme leurs vont comme un gant.
J'ai beaucoup aimé la façon de mener l'intrigue. Je n'y ai vu goutte et franchement pour mon plus grand plaisir. Les personnages sont recherchés et créent la sympathie
J'aime bien ces vieux bouquins qui ont une qualité étonnante et qui malgré le temps ne vieillissent pas si mal.
Je me pose la question de savoir si l'auteur n'avait pas une dent contre l'académie française, qui l'air de rien en prend pour son grade (pour mon plus grand plaisir encore une fois !) .

Un chouette roman , bien dépaysant
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Myriam3
  17 novembre 2016
Deuxième lecture de Gaston Leroux - après le Fantôme de l'Opéra - et toujours beaucoup de plaisir!
Le Fauteuil Hanté se présente plutôt comme une farce, un récit d'horreur mais qui, finalement, amuse beaucoup plus qu'il ne fait peur. Oui, à l'Académie française, en ce début de vingtième siècle où les rues de Paris sont encore éclairées par des becs de gaz, ou les nuits sont sombres et le silence coupé de cris terrifiants, trois élus au siège du défunt Mgr d'Abbeville meurent coup-sur-coup, foudroyés le jour même de leur discours d'Immortel.
Un certain M. Eliphas de Saint-Elme de Taillebourg de la Nox est bientôt soupçonné de les avoir assassiné, jaloux de ce fauteuil qu'on lui a refusé, d'une manière mystérieuse et d'autant plus terrifiante. Mais le plus grand malheur d'entre tous, c'est cette honte et le ridicule qui s'abat sur l'illustre Académie française et son quarantième fauteuil désespérément vide, car plus personne, maintenant, ne veut devenir Immortel.
M. Gaspard Lalouette, antiquaire de son état, suit tout cela de près, et va bientôt intervenir!
On suit avec plaisir les péripéties du secrétaire perpétuel Patard et celles de Lalouette, curieux de connaître la suite. La fin m'a un peu déçu, un petit peu, mais c'est une lecture rafraichissante!
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PiertyM
  29 juin 2020
Dans le fauteuil Hanté, Gaston Leroux nous concocte un thriller bien construit, une histoire sagace, les surprises alléchantes, les coups de théâtre surgissant avec justesse, la question sur la connaissance, l'intelligence et la révélation du génie très divergente. Un roman à la fois drôle, amusant, plaisant et captivant ! Une histoire d'un événement effroyable qui se passe à l'académie française...une visite dans le monde du savoir...
Une politique profondément machiavélique de la chaise vide est orchestrée par une machination sécrète et diabolique semblant profiter à un individu ou à une association secrète. Questions, doute, peur, douleur, suspens, souffrance sont des mots troubles qui animent les personnages.
A l'Académie Française, ils ne sont que 39 immortels au lieu de 40. Trois académiciens ayant occupés le dernier fauteuil sont tous mort de la même façon, le jour de leur premier discours d'entrée à l'Académie. Mais le quatrième remplaçant est tenace, seulement s'il parvient à intégrer l'académie, il trimbale en lui, un secret qui ressemble à un crime pour l'Académie...
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Christophe_bj
  05 juillet 2020
Après le décès de Mgr d'Abbeville, de l'Académie française, trois successeurs à son fauteuil meurent coup sur coup en prononçant leur discours de réception. Difficile alors de trouver un nouveau candidat, tâche à laquelle s'emploie le secrétaire perpétuel Hippolyte Patard, tout en enquêtant sur la cause de ces mystérieux décès. ● Je n'ai pas été conquis par ce récit mal bricolé, sans doute bâclé, laissant des questions sans réponse, doté d'une fin décevante, malgré l'intention humoristique constante – la morale de l'histoire paraissant être : rien de plus mortel qu'un immortel…
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Dionysos89
  05 juin 2012
Après ses succès de 1907 et 1908 avec les aventures de Joseph Rouletabille, Gaston Leroux se lance dans de nouveaux projets dès 1909 avec le Fauteuil Hanté.
Cette histoire de "malédiction sous la coupole De l'Académie Française" peut ainsi surprendre si on s'attendait à une refonte de Rouletabille. Une fois encore, Gaston Leroux tente de casser des codes : ici, il se moque franchement de ce monde si particulier des Immortels et c'est bien l'intérêt principal de ce roman. En effet, les meurtres s'accumulent parmi les élus à L Académie Française et l'auteur en profite pour décrire la crédulité de ces têtes pensantes de la France, l'opportunisme malin dont on peut faire preuve face à cette situation et l'univers grand-guignolesque De l'Académie Française en général. Il suffit de regarder le personnage d'Eliphas de Saint-Elme de Taillebourg de la Nox, dit EDSEDTDLN, pour cerner l'esprit de ce roman.
Un titre particulier pour Gaston Leroux donc, qui penche déjà un peu sur la fantastique avant de s'attaquer peu de temps après au Fantôme de l'Opéra...
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
AlixoneAlixone   23 août 2013
Le lendemain de ce jour néfaste, M. le secrétaire perpétuel Hippolyte Patard pénétra sous la voûte de l’Institut sur le coup d’une heure. Le concierge était sur le seuil de sa loge. Il tendit son courrier à M. le secrétaire perpétuel et lui dit :
« Vous voilà bien en avance aujourd’hui, monsieur le secrétaire perpétuel, personne n’est encore arrivé. »
M. Hippolyte Patard prit son courrier, qui était assez volumineux, des mains du concierge, et se disposa à continuerson chemin, sans dire un mot au digne homme. Celui-ci s’en étonna.
«M. le secrétaire perpétuel a l’air préoccupé. Du reste, tout le monde est bouleversé ici, après une pareille histoire ! »
Mais M. Hippolyte Patard ne se détourna même pas. Le concierge eut le tort d’ajouter :
« Est-ce que M. le secrétaire perpétuel a lu ce matin l’article de L’Époque sur le Fauteuil hanté ? »
M. Hippolyte Patard avait cette particularité d’être tantôt un petit vieillard frais et rose, aimable et souriant, accueillant, bienveillant, charmant, que tout le monde à l’Académie appelait « mon bon ami » excepté les domestiques bien entendu, bien qu’il fût plein de prévenance pour eux, leur demandant alors des nouvelles de leur santé; et tantôt, M. Hippolyte Patard était un petit vieillard tout sec, jaune comme un citron, nerveux, fâcheux, bilieux. Ses meilleurs amis appelaient alors M. Hippolyte Patard : « M. le secrétaire perpétuel », gros comme le bras, et les domestiques n’en menaient pas large. M. Hippolyte Patard aimait tant l’Académie qu’il s’était mis ainsi en deux pour la servir, l’aimer et la défendre. Les jours fastes, qui étaient ceux des grands triomphes académiques, il les marquait du Patard rose, et les jours néfastes qui étaient ceux où quelque affreux plumitif avait osé manquer de respect à la divine institution, il les marquait du Patard citron.
Le concierge, évidemment, n’avait pas remarqué, ce jour-là, à quelle couleur de Patard il avait affaire, car il se fût évité la réplique cinglante de M. le secrétaire perpétuel. En entendant parler du Fauteuil hanté, M. Patard s’était retourné d’un bloc.
« Mêlez-vous de ce qui vous regarde, fit-il ; je ne sais pas s’il y a un fauteuil hanté ! Mais je sais qu’il y a une loge ici qui ne désemplit pas de journalistes ! A bon entendeur, salut ! »
Et il fit demi-tour, laissant le concierge foudroyé.
Si M. le secrétaire perpétuel avait lu l’article sur le Fauteuil hanté ! Mais il ne lisait plus que cet article-là dans les journaux, depuis des semaines ! Et après la mort foudroyante de Maxime d’Aulnay, suivant de si près à la mort non moins foudroyante de Jehan Mortimar, il n’était pas probable, avant longtemps, qu’on se désintéressât dans la presse d’un sujet aussi passionnant !
Et cependant, quel était l’esprit sensé (M.Hippolyte Patard s’arrêta pour se le demander encore)...quel était l’esprit sensé qui eût osé voir, dans ces deux décès, autre chose qu’une infiniment regrettable coïncidence ? Jehan Mortimar était mort d’une congestion cérébrale, cela était bien naturel. Et Maxime d’Aulnay, impressionné par la fin tragique de son prédécesseur, et aussi par la solennité de la cérémonie, et enfin par les fâcheux pronostics dont quelques méchants garnements de lettres avaient accompagné son élection, était mort de la rupture d’un anévrisme. Et cela n’était pas moins naturel. […]
« Qu’ya-t-il donc de plus naturel, se fit-il à lui-même, que la rupture d’un anévrisme ? C’est une chose qui peut arriver à tout le monde que de mourir de la rupture d’un anévrisme, même en lisant un discours à l’Académie française !... »
Il ajouta :
« Il suffit pour cela d’être académicien ! »
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Dionysos89Dionysos89   21 mai 2012
Mais entendons-nous bien : quand nous disons que ces morts ne sont point naturelles, nous ne voulons point faire allusion à quelque puissance occulte qui, en dehors des lois naturelles connues, aurait frappé ! Nous laissons ces balivernes aux petites dames du club des « Pneumatiques », et nous venons catégoriquement dire à M. le procureur de la République : « Il y a un assassin là-dessous, trouvez-le ! »
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Corboland78Corboland78   20 avril 2020
La Babette hurla : « On l’assassine !... Au secours !... » Et elle bondit vers l’âtre, y saisit un tisonnier et se rua hors de la cuisine, traversant la voûte, escaladant les degrés qui conduisaient au premier étage. M. Hippolyte Patard avait murmuré : « Mon Dieu !... » Et il était resté là, brisé par l’horreur de la situation, cependant que dans la rue la ritournelle maudite, l’air banal, historique et terrible prolongeait tranquillement son rythme complice de quelque nouveau forfait… musique du diable qui avait toujours empêché d’entendre les cris de ceux que l’on égorge… et qui arrivait maintenant toute seule, couvrant tout autre bruit, jusqu’aux oreilles bourdonnantes de M. Hippolyte Patard… jusqu’à son cœur glacé. Il put croire qu’il allait s’évanouir.
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genougenou   19 mai 2015
L'esprit ainsi préoccupé, M. Gaspard Lalouette s'était rapproché du tournant de la rue Mazarine et peut-être se serait-il engagé dans cette voie tortueuse si quatre messieurs qu'à leur redingote, chapeau haut de forme, et serviette de maroquin sous le bras, on reconnaissait pour des professeurs, ne s'étaient trouvés tout à coup en face de lui, criant et gesticulant :
—Vous ne me ferez pas croire tout de même qu'il a fait son testament !
—S'il ne l'a pas fait, il a eu tort !
—On raconte qu'il a vu plus d'une fois la mort de près...
—Quand ses amis sont venus pour le dissuader de son dessein, il les a mis à la porte !
—Mais au dernier moment, il va peut-être se raviser ?...
—Le prenez-vous pour un lâche ?
—Tenez... le voilà... le voilà !
Et les quatre professeurs se prirent à courir, traversant la rue, le quai, et obliquant, sur leur droite, du côté du pont des Arts.
M. Gaspard Lalouette, sans hésiter, lâcha tous ses bric-à-brac.

Il n'avait plus qu'une curiosité, celle de connaître l'homme qui allait risquer sa vie dans des conditions et pour des raisons qu'il ignorait encore, mais que le hasard lui avait fait entrevoir particulièrement héroïques.
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genougenou   19 mai 2015
—Ah ! monsieur le directeur ! quelle catastrophe ! s'écria M. Hippolyte Patard en levant ses mains au ciel.
—Qu'y a-t-il donc, mon cher ami ? daigna demander avec une grande bonhomie le grand Loustalot.
—Comment ! vous ne savez pas ! M. le chancelier ne vous a rien dit ? C'est donc à moi qu'il revient de vous annoncer une aussi attristante nouvelle ! Maxime d'Aulnay est mort !
—Dieu ait son âme ! fit le grand Loustalot qui n'avait rien perdu de la foi de son enfance.
—Mort comme Jehan Mortimar mort à l'Académie en prononçant son discours !...
—Eh bien tant mieux ! déclara le savant, le plus sérieusement du monde. Voilà une bien belle mort !
Et il se frotta les mains, innocemment. Et puis, il ajouta :
—C'est pour cela que vous m'avez dérangé ?
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Vidéo de Gaston Leroux
Rencontre avec Nicolas Sorel de la compagnie Amavada, à l'origine du projet Belle époque ! Ce projet nous replonge dans l'oeuvre de trois auteurs normands 1900 : Gustave Lerouge, Maurice Leblanc et Gaston Leroux.
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