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Marianne Véron (Traducteur)
EAN : 9782290015384
189 pages
Éditeur : J'ai Lu (30/03/2009)
3.35/5   91 notes
Résumé :
Ben est un être hors du commun : ce jeune homme de dix-huit ans, qui en paraît quarante par sa musculature impressionnante et sa forte pilosité, erre dans Londres, inspirant la pitié chez les uns et la répulsion chez les autres. Est-il un "primitif", un reliquat de l'homme de Néandertal ? Aussi naïf que massif, Ben a pourtant une remarquable faculté d'adaptation.
Entraîné et manipulé, Ben va devenir la proie d'un "véritable monstre", un puissant directeur de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Foxfire
  10 décembre 2013
C'est ma première incursion dans l'oeuvre de Doris Lessing et je dois avouer que je suis un peu déçue.
Ce n'est sans doute pas son meilleur livre et il est sans doute préférable d'avoir lu "Le 5ème enfant" avant. Mais quoi qu'il en soit, le livre devrait se suffire à lui-même et il m'a laissé sur ma faim.
Je ne me suis pas ennuyée mais je n'ai pas été emportée non plus. le personnage de Ben, dont le destin tragique devrait émouvoir, m'a laissé indifférente. Quant aux personnages qui gravitent autour de Ben, ils manquent de subtilité et sont très caricaturaux. Je pense que c'est une volonté de l'auteure d'utiliser des personnages-archétypes, le récit prenant la forme d'une sorte de fable. Mais j'ai trouvé que la caractérisation des protagonistes était tout de même trop simpliste et le récit un peu prévisible.
Bref, je ne suis pas rentrée dans le livre, le style et les personnages ayant mis trop de distance entre moi et l'histoire.
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Roggy
  17 novembre 2014
Doris Lessing, prix Nobel de littérature en 2007.
La 4ème de couv est alléchante, le sujet plutôt original, j'achète !
L'écriture est simpliste, les personnages se succèdent sans profondeur, caricaturaux, j'ai beau essayer, je n'arrive point à les cerner, à m'y attacher… mais je suis coriace, tenace… à chaque page tournée la déception grandit, mais j'aime finir ce que j'ai commencé et je m'accroche !
« L'énigme » de la créature pas comme les autres est mal ébauchée, les idées n'ont pas de poids et peinent à garder un fil rouge. le récit dérape sur la pente glissante de la banalité et de la facilité…
Pas réussi à rentrer dans le monde de Ben… 
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sbeatrix1
  13 juin 2019
Doris Lessing excelle dans les sujets sensibles : l'intolérance, la différence, la fragilité... Tel est le quotidien de Ben depuis son enfance.
Cet être pas comme les autres recherche l'affection, la tendresse, un peu de chaleur humaine. Quelques personnes bienveillantes, réussissent à lui manifester ses sentiments mais qui au final abuseront de sa naïveté qui amènera Ben à sa fin.
Livre magnifique est qui méritait le Prix Nobel de littérature 2007
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brigittelascombe
  10 mars 2012
"Pauvre Ben", cette "sorte de yéti" velu aux instincts développés qui se domine lorsque le "désir de tuer" se fait trop fort.
Pauvre Ben, rejeté par sa mère. Pauvre débile en souffrance, mais au grand coeur, qui cherche une épaule maternelle ou de simples pieds pour s'y lover avec gratitude comme un chien poussant des grognements semblables à des aboiements.
Après Mrs Ellen Biggs, une vieille dame qui s'apitoie sur son sort,il y aura Rita la prostituée qui ne "peut se passer de lui et de ses manières animales" puis Teresa ancienne "fille à soldats", issue des favelas,devenue actrice.Mais le monde des hommes,lui, est cruel et va l'exploiter sans scrupules.
C'est une lente descente aux enfers que nous conte Doris Lessing auteur anglaise engagée(dont le carnet d'or a reçu le Prix Médicis étranger 1987) qui a obtenu le prix Nobel de littérature.
Fort,émouvant,poignant, les mots se bousculent lorsque les phrases tirent les larmes.De Londres à Nice,de Nice à Rio, le désespoir monte crescendo lorsque l'on vous vole,vous gruge,vous trahit,vous abandonne,vous utilise comme passeur, vous ment et vous enferme dans une cage comme un animal de laboratoire. Ben est tout sauf un animal il est humain alors que le monde est inhumain.
Respectons les droits de l'homme:tel est le message de Doris Lessing.
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claraetlesmots
  01 septembre 2010
en est différent. Agé de 18 ans, il en paraît 40. Son physique n'a rien de commun, il possède une forte musculature et une pilosité importante. Il erre dans Londres depuis 3 ans sans se souvenir de son nom de famille. Ben dérange, intrigue, suscite la révulsion ou la compassion. Il se nourrit de viande crue et de fruits. Exploité à cause de sa naïveté, Ben est convoité par des scientifiques sans scrupule.

Ce livre porte sur la différence vous l'aurez compris. Différence physique, mentale, cette différence qui effraie ou qui entraîne un élan d'humanité. Les gens nomment Ben "le yeti" ou "la bête", "la chose".
Prostituée de Londres, producteur de cinéma ou personnes des favelas du Nordeste du Brésil, tous ces gens vont côtoyer Ben. Sauf que différence rime aussi avec argent aux yeux de certains et Ben sera un mulet dans un trafic de drogue sans le savoir…
Mais, tout au long de ma lecture, j'ai été gênée de ne pas savoir le passé de Ben. On apprend que sa famille a déménagé et qu'il déteste son frère.
Et là, je dis : mea culpa ! Car j'ignorais que le monde de Ben était la suite du livre le cinquième enfant qui lui raconte son enfance. Pour ma défense, aucune indication sur la quatrième de couverture ou dans la présentation de l'auteur en première page...
Quand Ben se retrouve enfermé comme un animal dans une cage, on accède à un des aspects les plus ignobles de l'être Humain.
Même si l'écriture est fluide et agréable, il s'agit d'une lecture en demi-teinte car la question sur les origines familiales de Ben me trottait dans la tête en permanence.

Mon ressenti aurait été bien différent, je pense, si j'avais lu avant le cinquième enfant.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AunryzAunryz   31 janvier 2021
— Si vous pensiez que nous allions tout simplement vous donner Ben, pourquoi avez-vous envoyé des criminels ? C’étaient des criminels des rues. » Et avant qu’aucun des deux hommes ait rien pu répondre - l’Américain ne semblait pas en voir la nécessité : « Et vous avez mis Ben en cage comme un animal, sans vêtements.
— Je vous l’ai dit, reprit Luiz Machado. Cela n’a rien à voir avec notre institut. Mais c’était visiblement un malentendu. »
Teresa dit : « Je crois que le malentendu, c’est que vous ne vous attendiez pas à ce que nous le retrouvions comme ça. »
Là Luiz acquiesça, reconnaissant qu’elle avait raison, et aussi qu’il était impressionné par la façon dont elle se défendait : elle savait - devait savoir par Inez - l’homme important qu’il était.
Et maintenant Stephen Gaumlach parla, comme s’il n’avait rien entendu de leur discussion. « Vous ne pouvez pas le garder. Vous ne comprenez pas, hein ?
— Je sais que vous le voulez pour vos expériences. J’ai vu de mes propres yeux... » Et elle désigna ses yeux de ses deux index.
Il se pencha vers elle par-dessus la table, poings serrés, le teint violacé de rage. « Ce... spécimen pourrait répondre à des questions, des questions importantes, importantes pour la science... la science mondiale. Il pourrait changer ce que nous savons de l’histoire humaine. »
Alors Teresa se sentit attaquée de front, dans son grand respect pour la connaissance et l'éducation ; ce domaine, telle une fenêtre s’ouvrant sur un ciel inconnu, où elle aurait pu s’incliner et vénérer - et elle fondit en larmes. Elle se dit, furieuse, qu’elle était fatiguée et que c’était pour cela qu’elle pleurait, mais elle savait la vérité. Quant à Luiz, il crut que cette fille ignorante était effrayée parce qu’elle défiait l’autorité, et que cela allait lui causer de graves ennuis. Connaissant le Pr Gaumlach comme il le connaissait – et il ne l’aimait guère – , il voyait Teresa comme une souris qui aurait décidé de se dresser sur ses pattes de derrière et de menacer un chat.
Quant au professeur, il était irrité de voir Teresa pleurer.
Les deux hommes la croyaient vaincue : il y avait bien des choses dont elle aurait pu les accuser et elle ne l’avait pas fait - ils avaient violé les lois d’une manière qui aurait pu avoir de graves conséquences. Mais ce n’étaient pas des calculs d’ordre juridique qui lui firent dire ce qu'elle dit alors. Ce fut le visage haineux et menaçant qui lui faisait face, ces yeux empreints d’une rage froide, tandis que dans sa tête elle voyait Ben nu dans la cage et hurlant à la mort, elle voyait la chatte blanche, avec les excréments qui tombaient sur son pelage depuis la cage du dessus. Elle dit en portugais : « Voce e gente ruim. » S’il ne comprit pas ses paroles, l’Américain entendit fort bien la haine dans sa voix. Puis elle dit en anglais : « Vous êtes de mauvaises gens. Vous êtes une mauvaise personne. »
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cocacoca   07 juillet 2014
La première fois qu'elle l'avait vu nu, elle s'était dit : Oh là là ! Ce n'est pas humain. Ce n'était pas tant qu'il était velu, mais sa façon de se tenir, ses grosses épaules courbées - avec ce torse comme une barrique -, les poings ballants, les pieds écartés... Elle n'avait jamais rien vu de pareil. Et puis il y avait ces grognements, aboiements ou rugissements, quand il jouissait, les gémissements dans son sommeil - pourtant, s'il n'était pas humain, qu'était--il ? "Un animal humain, concluait-elle, et puis elle plaisantait intérieurement : Bah, nous le sommes tous un peu, non ? "
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AunryzAunryz   31 janvier 2021
Alex regardait ce type découragé le suivre et ressentit un doute, une véritable appréhension. Il lui aurait bien donné une solide claque sur l’épaule, « Ça va aller, Ben, tu verras », mais la veille, en lui donnant une tape amicale, comme il aurait fait à un copain, en Amérique, il avait vu ses yeux verts se convulser, frémir de rage, et ses poings... Alex ne savait pas qu’il avait bel et bien failli se faire écraser par ces énormes bras, avec ces dents plantées dans son cou. Mais il savait tout de même que ça avait été un moment dangereux.
A cause de la rage, Ben avait vu rouge, littéralement, et ses poings s’étaient remplis de meurtre - il avait réussi de justesse à maîtriser cet élan dangereux, à se retenir. Il ne fallait jamais donner libre cours à cette rage, il le savait, mais quand Alex l’avait frappé... le chagrin qui s’était intensifié en lui depuis qu’il avait appris la disparition de la vieille dame, et aussi de Johnston et de Rita, avait la rage pour partenaire. Il savait à peine s’il voulait hurler et geindre de souffrance, ou se déchaîner et tuer.
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RoggyRoggy   17 novembre 2014
Teresa passa son bras autour de Ben, dont le torse puissant se soulevait, émettant des grondements. Elle devinait les gémissements qui allaient - elle en était certaine - suivre, et provoquer une réaction chez ce policier - le visage de ce dernier cesserait d'être scandalisé, inquiet, pour devenir cruel.
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genieblancgenieblanc   11 avril 2010
Ben resta muet. Tout son être était sur le qui-vive, flairant un danger. Il regrettait d'être venu dans cet endroit, qui pouvait refermer ses murs sur lui. Il écoutait les bruits du dehors, dont la normalité le rassurait. Des pigeons conversaient dans un platane, et il était avec eux, et il les imaginait agrippant les brindilles de leurs pattes roses qu'il pouvait sentir se resserrer sur son propre doigt; ils étaient heureux, le dos au soleil.
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Videos de Doris Lessing (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Doris Lessing
Chaque mois, un grand nom de la littérature française contemporaine est invité par la Bibliothèque nationale de France, le Centre national du livre et France Culture à parler de sa pratique de l'écriture. Javier Cercas, auteur de Terra Alta qui lui valut en 2019 le 68e prix Planeta, est à l'honneur de cette nouvelle séance du cycle « En lisant, en écrivant ».
QUI EST JAVIER CERCAS ? Né en 1962 à Ibahernando, dans la province de Cáceres, Javier Cercas est un écrivain et traducteur espagnol. Après des études de philologie, il enseigne la littérature à l'université de Gérone, pendant plusieurs années. En 2001, son roman Les Soldats de Salamine – sur fond de Guerre civile espagnole – remporte un succès international et reçoit les éloges, entre autres, de Mario Vargas Llosa, Doris Lessing ou Susan Sontag. Ses livres suivants, qui s'inspirent souvent d'événements historiques et de personnages ayant réellement existé, rencontrent le même accueil critique et sont couronnés de nombreux prix : Prix du livre européen (2016), Prix André Malraux (2018), Prix Planeta (2019), Prix Dialogo (2019). Son oeuvre est traduite en une vingtaine de langues. Il est également chroniqueur pour le quotidien El País.
De Javier Cercas, Actes Sud a publié : Les Soldats de Salamine (2002), À petites foulées (2004), À la vitesse de la lumière (2006), Anatomie d'un instant (2010), Les Lois de la frontière (2014, prix Méditerranée étranger 2014), L'Imposteur (2015), le Mobile (2016), le Point aveugle (2016), et le Monarque des ombres (2018). Son nouveau roman, Terra Alta, paraîtra en mai 2021.
En savoir plus sur les Masterclasses – En lisant, en écrivant : https://www.bnf.fr/fr/master-classes-litteraires
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