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EAN : 9782290309704
250 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/09/2002)
3.85/5   135 notes
Résumé :
1938. Un appartement bourgeois, place des Vosges. Gérard Fonsèque y vit avec sa mère et ses trois sœurs. Jeune homme maladif, il reste confiné dans sa chambre où il compte écrire un essai philosophique qui, bien sûr, sera le chef-d’œuvre du siècle... En fait, il se complaît dans un délire hypocondriaque et exerce une subtile tyrannie sur ces quatre femmes qui sont tout son univers.
De toutes les forces de son amour, de son égoïsme et de sa jalousie, il refus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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sur 135 notes
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Pancrace
  26 janvier 2019
Goncourt '38. Tendrement désuet, parfois pathétique, souvent machiste, toujours stylé.
L'Araigne tisse sa toile de maître en camaïeu de bleus à l'âme.
L'écriture fine, fluide et savoureuse d'Henri Troyat est inlassablement ensorcelante.
Gérard Fonsèque règne en maître sur les quatre femmes de la maison et de sa vie.
Trois sont ses soeurs, la quatrième, sa mère. Tout son univers.
« Toute son existence s'était écoulée dans l'appréhension que ses soeurs dussent lui être ravies. »
Gérard est un abominable manipulateur, un odieux misogyne doublé d'un exécrable donneur de leçons. Sa mauvaise foi n'a pas de limite. Pour arriver à ses fins le mensonge n'est en aucun cas une frontière afin d'éviter le départ, le mariage de ses soeurs.
Dès qu'elles font une rencontre, il distille à leur encontre des phrases aigres-douces agencées en petites touches de mots acides qui les déstabilisent et les contraignent. Malingre et souffreteux, sa chambre est son repère où il ourdit ses complots mâtinés de chantages affectifs.
Désintéressé de la gente féminine jusqu'au dégoût, égoïste à l'état pur, il ira au bout de sa logique déprimante.
« Il n'avait pas de mal à vaincre le désir de la créature. Mais un autre désir le hantait, la possession des âmes. »
Henri Troyat ne possède pas mon âme quoiqu'il ait le talent de la toucher.
Il faut s'imaginer qu'il n'a que 27 ans quand il écrit ce roman qui fouille au scalpel le comportement de cet homme meurtri, frustré.
Il a déjà une connaissance approfondie de la psychologie tant féminine que masculine pour disséquer les sentiments, les émotions, leurs abus et leurs carences.
Ce roman est à lire pour mesurer l'importance de l'émancipation de la femme face à ce monde tellement macho des années trente. Que l'on pourrait traduire par :
« le bonheur de l'homme est je veux, le bonheur de la femme est il veut. » Nietzsche.
Sympa, non ?
A découvrir également pour jauger de l'évolution de la famille avec ce décalage de quatre-vingt ans qui a vu l'explosion de cette gangue guindée qui masquait les ressentiments, les impressions.
Et finalement, pour profiter de cette écriture qui coule comme de l'eau claire et qui enchante.
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scarlett12
  08 janvier 2018
Gérard Fonsèque, jeune homme maladif, vit entouré de sa mère et de ses trois soeurs, Luce, Elisabeth et Marie-Claude. Hypocondriaque et de santé fragile, sa principale satisfaction consiste à se faire plaindre et materner par ces quatre femmes. Lui a une répulsion pour les histoires d'amour qu'il considère comme un mélange de chairs dégoûtant.
Manipulateur, pervers, égoïste, il fera tout pour empêcher le mariage de ses soeurs pour qu'elles se consacrent toutes à lui et à lui seul.
Menteur invétéré, il leur présentera chacun de leur prétendant comme un être veule, idiot, manquant de classe, de finesse, de richesse, bref de tout ce qui pourrait les attirer dans le mariage.
Echouant dans ses projets, il tissera sa toile patiemment comme une araignée allant jusqu'à essayer de dissoudre le mariage de ses soeurs lorsque celui-ci sera finalement accompli.
Machiavélique (il se considère comme le seul être intelligent de la planète),
il n'hésite pas à fouiller dans les chambres de ses soeurs qui, le craignant au départ lui dissimule leurs projets matriarcaux.
Il tissera autour d'elles une gigantesque toile d'araignée dans laquelle, il finira par se prendre lui-même pour le plus grand soulagement du lecteur qui n'a qu'une envie, celle de lui coller une magistrale paire de gifles.
Ce roman malsain est heureusement servi par l'écriture magistrale d'Henri Troyat qui s'y entend comme le maître littéraire qu'il est, à créer des atmosphères confinées et étouffantes où on a réellement l'impression de vivre parmi les personnages.
Lu et relu plusieurs fois avec toujours autant d'intérêt devant tant de maestria. du grand roman comme presque tous ceux d'Henri Troyat.
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Allantvers
  22 mai 2017
On ferme « l'araigne » et on respire un grand coup : ouf !
Cela fait du bien de sortir de ce huis-clos oppressant, de cet appartement étouffant gangrené jusqu'en haut des murs par l'acrimonie glauque de Gérard Fonsèque, jeune homme malingre et hypocondriaque, méprisant, imbuvable, pervers manipulateur prêt à tout pour que ne prenne pas fin son règne sur les femmes de sa vie : sa mère et ses trois soeurs.
Une à une, il cherche à les piéger, à contrecarrer leurs choix, à les retenir dans ses rets, afin que jamais elles ne le quittent. Tout sera bon pour ce faire à ce contempteur de la médiocrité bourgeoise comme des bassesses de la chair qu'il exècre autant qu'il les redoute. Mais si son venin arachnéen parvient à corrompre la vitalité de ses proies, il échouera à les empêcher de quitter sa toile morbide et se videra un peu plus de ses forces à chaque départ.
Autant dire que la lumière est rare dans ce roman d'une acuité psychologique acérée, vaguement malsain qui a pourtant séduit le jury du prix Goncourt en 1938.
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oran
  03 février 2017
Paris, Place des Vosges.
La famille Fonsèque : Une veuve et une fratrie de quatre enfants : Elizabeth, Marie-Claude et Luce, un seul garçon Gérard qui exerce une emprise diabolique sur sa mère, mais surtout sur ses soeurs, faisant tout pour les empêcher de quitter le nid familial, surtout quand elles envisagent de se marier.
C'est un être tyrannique , manipulateur mais c'est surtout un « grand » malade, qui relève de la psychiatrie. (Cas pathologique intéressant à étudier !)
J'avais lu ce roman il y a… une quarantaine d'années à un moment où j'avais le moral en berne, et ce livre a été déclencheur d'un profond mal être qui a dégénéré en redoutable dépression !
Je craignais de le relire, mais il fallait que je le fasse pour apprécier son réel pouvoir manichéen ! Bon, cette fois-ci, pas de grand fracas !
C'est quand même un roman sombre comme cette arachnide maléfique qui rode tentant de captiver puis d'engluer ses proies avant de les dévorer et il vaut mieux éviter cette lecture quand l'horizon est bas, quand le cafard hante vos nuits et vos jours , quand on n'est pas loin du burn-out … car oui, il y a des livres qui font du bien, qui rendent joyeux, qui apaisent et d'autres qui assombrissent encore plus nos moments d'affliction, même s'ils révèlent le grand talent de leur auteur !
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Lapagedulivre
  19 mai 2021
L'araigne
d'Henri Troyat
La difficulté à vivre quand on ne sait pas aimer.
Epoque, lieu, catégorie sociale. Ils n'ont pas une importance pour la compréhension de ce roman. Date non précisée, peut-être début du XXème siècle. L'histoire se déroule surtout dans l'appartement familial bourgeois du personnage principal, place des Vosges à Paris. Quoiqu'il en soit, cette histoire n'a pas de lien direct avec des événements historiques, sociaux, locaux etc. Il aborde un sujet qui n'a son ancrage que dans la profondeur du personnage qui l'incarne, dans ses émotions, ses pensées, ses luttes intérieures.
Style rédactionnel : Belle écriture. Facilement à comprendre. L'auteur joue avec le rythme, celui-ci retranscrit le tempo des emportements du personnage principal.
Le personnage principal : Gérard Fonsèque. Personnage à la santé chétive, vivant principalement enfermé dans son appartement, lieu où il a toujours vécu avec sa mère et ses 3 soeurs. Travaille –à domicile- à l'écrit d'un essai, fait aussi une traduction de roman. Lire ce livre, c'est découvrir, vivre avec lui, tous les tourments dont il souffre tant dans sa tête que dans son corps.
Personnages secondaires : Ses 3 soeurs, sa mère. Elles sont toutes très attentives à sa santé, leur inquiétude pour lui fait qu'elles ont très souvent tendance à vouloir aller dans son sens. Ne surtout pas lui faire de mal !
Personnages tertiaires : les hommes que ses soeurs vont rencontrer et avec qui elles vont partir pour former un couple. Ils sont pour Gérard de véritables menaces qui écartent ses soeurs de lui, chose qui lui est insupportable.
Il y a aussi d'autres personnages, qui apparaissent rarement ou furtivement, ces sont des femmes ou des amoureux inconnus pour qui Gérard éprouve un dégoût.
Cadrage chronologique de l'histoire
La vie de Gérard bascule dans un désarroi profond lié aux départs successifs de ses soeurs. On note que le roman s'ouvre donc sur le mal-être que ressent Gérard au mariage d'une de ses soeurs, puis il s'amplifie avec le mariage de sa deuxième soeur, enfin le roman se clos de façon funeste sur le mariage de sa troisième soeur. Comme si c'était les mariages successifs de ses soeurs, leur éloignement de lui, qui l'avaient tué.
La difficulté à aimer.
Gérard éprouve une grande répugnance à l'idée du rapprochement des corps, de la chair. Il reproche à ses congénères de se livrer à des actes qui lui paraissent bestiaux, rabaissant. Une sensualité qui lui parait crue.
Cette distance qu'il met avec les autres, fait qu'il ne peut pas s'ouvrir au monde, qu'il a beaucoup de mal à aimer, l'amour lui parait inaccessible. Etant incapable de se créer un entourage affectif par lui-même, il comprend que la perte de ses soeurs le privera d'affection.
Toute l'attention qu'il semble manifester envers ses soeurs n'est pas un amour sincère et désintéressé. Ce n'est pas tant ses soeurs qu'il aime, la preuve est qu'il leur fait du mal en entravant leurs relations amoureuses, il les manipule et peut aller jusqu'à la tyrannie. Il a juste besoin d'elles pour lui, il les veut pour lui, elles meublent son existence. A travers elles, c'est son égoïsme qu'il cherche à calmer, sa peur du vide.
Quand la peur du vide tourne à l'obsession maladive. Gérard éprouve une haine maladive contre tout ce qui pourrait s'interposer entre lui et ses soeurs, et le priver de son droit exclusif qu'elles lui appartiennent. Cette peur de perdre ses proches le rend possessif, égocentrique, cynique, puis manipulateur, maniganceur.
Il trouve plaisir et intérêt à travers le malheur qui peut toucher les autres, surtout les hommes qui s'approchent de ses soeurs. Son mépris pour autrui et son sentiment de supériorité, lui font entretenir un perpétuel combat intérieur.
Il peut être facilement submergé par ses affects. Et sa peur de perdre la face lui donne des accès de mal-être profonds et terriblement chaotiques, à la fois physiques et mentaux (faiblesse, sueurs abondantes etc.).
L'araigne : le piège. J'ai cherché la définition de ce mot : Filet utilisé pour attraper de petits oiseaux. Ce filet c'est aussi tout ce que Gérard manigance pour déjouer les amours de ses soeurs. C'est aussi le filet qui se resserre sur lui au fur et à mesure que sa mère meurt, que ses soeurs se marient. Il se prend lui-même au piège de ce filet à cause de son égoïsme maladif qui le mène à une solitude insupportable.
L'atmosphère ressentie. le lecteur la ressent surtout à travers Gérard. Sa chambre sentant le malade, son enfermement, sa solitude, ses manigances construisent une atmosphère plutôt malsaine tant physique que mentale. le dégoût du lecteur est plus grand à la description de l'état de Gérard, surtout pendant ses crises (sueurs gluantes) et de son physique malingre. Sachant l'aversion qu'il ressent pour le corps de l'autre, et toutes les critiques qu'il nourrit à leur encontre, cela peut paraître paradoxal.
Un message philosophique. Un de ses amis l'incite à ne pas s'accrocher aux exigences qu'il a envers les autres, qu'il a envers la vie. Il lui dit « La vie ne s'obtient pas, elle s'accepte ».
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
AllantversAllantvers   21 mai 2017
Il y a chez les hommes, chez les femmes, une immonde complaisance pour ce qu'ils ne peuvent éviter. Les odeurs, les besoins physiques ne tuent pas le sentiment. On ferme les yeux. Il avait l'impression, parfois, qu'on ne l'avait pas endormi pour subir l'interminable opération de la vie. Une anesthésie soigneuse émoussait les douleurs des autres. Lui seul était éveillé, lucide, les chairs et l'esprit à vif. Oui, ce qui lui manquait pour accepter l'existence, c'était ce narcotique précieux dont ses "semblables" étaient saouls comme des brutes. Et ce narcotique était l'amour. L'amour seul pouvait provoquer leur soumission à toutes les hideurs, leur sommeil artificiel au centre du monde.
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scarlett12scarlett12   08 janvier 2018
La quête de la femme, la chasse ! Voilà ce qui était atroce ! Il importait peu que Luce, dans son lit, devant son lavabo, songeât à Lequesne, plutôt qu'à Paul ou qu'à Vigneral ! En quoi, lui, Gérard, gagnerait-il au change, si l'un de ces hommes remplaçait l'autre auprès d'elle ? Celui-là, quel qu'il fût, était haïssable qui s'interposait entre ses soeurs et lui. Il ne voulait pas être aimé. Il voulait être seul aimé.
Qu'elles détournassent de lui un regard, une pensée, et déjà il se sentait trahi !
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scaalaire68scaalaire68   17 juillet 2013
L'ascenseur était bloqué au troisième. L'escalier sentait la mangeaille refroidie et l'eau de Javel. Des voix piaillardes et des bruits de vaisselle traversaient les portes de contreplaqué chocolat. Chaque famille était parquée dans son alvéole, avec ses joies, ses tristesses, ses manies, et une mince couche de ciment la séparait seule des familles de gauche, de droite, d'en dessus, d'en dessous, qui, elles aussi, avaient leurs joies, leurs tristesses, leurs manies et se moquaient de celles des voisins. Un monceau de vies humaines, découpé en cubes et mis en boite avec un soin de pion.
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SpilettSpilett   12 octobre 2010
Quelle complicité entre tous les arts pour masquer la figure animale de l'Amour ! La poésie faisait fleurir aux lèvres des amants des paroles qu'ils n'eussent jamais prononcées, la musique exaltait la trouble montée de sève qui les soudait l'un à l'autre, la peinture corrigeait l'expression bovine de leur face, la sculpture polissait le grain de leur chair, et des générations d'hommes et de femmes feignaient de croire à cette image menteuse et de s'y reconnaître, malgré leurs maladies, le souvenir de leur rut et de leur odeur dans les draps !
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CatchMeCatchMe   03 mars 2015
Aimer supposait la chambre anonyme, le déshabillage hâtif, avec la chemise qui sort du caleçon, les fixe-chaussettes douteux, la combinaison mouillée, les corps velus ou boutonneux arrêtés l'un devant l'autre, le relent alliacé des sueurs, les baisers à bouche ouverte, l'étreinte maladroite et sautillante, les tristes hoquets de plaisir... Par quel tour de force méprisable, par quelle piteuse complaisance, avait-on paré cette ordure de toutes les nuances de la grâce ? Quelle complicité entre tous les arts pour masquer la figure animale de l'Amour !
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Vidéo de Henri Troyat
Retrouver l'émission ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/theresa-revay-la-nuit-du-premier-jour-52411.html
Après deux titres contemporains, Theresa Révay a choisi le roman historique dont elle est devenue l'une des meilleures représentantes. Avec « Valentine ou le temps des adieux » en 2002, les lecteurs découvrent alors une jeune auteur dont le travail d'écriture, le romanesque des situations, la psychologie des personnages et le cadre historique n'est pas sans rappeler Henri Troyat, Maurice Druon ou Françoise Chandernagor. Pour ma part, j'aime à dire que Theresa Révay peut être considérée comme la petite cousine de Ken Follett !
Après la révolution bolchevique dans « La louve blanche », l'Angleterre des années 20 dans « Dernier été à Mayfair », le Berlin de 1945 dans « Tous les rêves du monde » ou la fin de l'empire ottoman dans « L'autre rive du Bosphire », Theresa Révay n'a pas son égale pour nous faire voyager dans le temps et dans le monde. Par un sens de l'intrigue parfaitement construit, elle sait inventer des destins romanesques aux prises avec la grande histoire, sans rien sacrifier à la qualité de l'écriture.
Voici le 10ème roman de Theresa Révay, « La nuit du premier jour ». Nous sommes à Lyon à la toute fin du XIXème siècle, où Blanche s'étiole dans la bourgeoisie locale des soyeux, auprès de son mari Victor. de ce mariage arrangé sont nés deux enfants, Oriane et Aurélien que chérit leur mère. Et pourtant, par amour pour Salim, venu de son Orient natal pour affaires avec les soyeux, Blanche va tout quitter.
Au-delà de cette intrigue romanesque et des rebondissements liés à des secrets de famille bien enfouis, Theresa Révay nous entraine dans un formidable tourbillon de sentiments et de larmes, au coeur du premier conflit mondial mais aussi dans le soleil de la Syrie et du Liban, où le sang va couler également. Face à une Europe qui se déchire, à l'autre bout de la Méditerranée, Blanche va devoir affronter la révolte arabe face à l'empire Ottoman de Jamel Pacha.
Magnifique portrait de femme luttant par amour, pour ses enfants comme pour l'homme de son coeur, le nouveau roman de Theresa Révay est une grande fresque qui résonne avec notre époque contemporaine et nous offre un magnifique moment de lecture.
« La nuit du premier jour » de Theresa Révay est publié chez Albin Michel.
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