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Marianne Véron (Autre)
ISBN : 2253025321
Éditeur : Le Livre de Poche (30/04/1999)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 190 notes)
Résumé :
"On ne dira jamais assez combien ce livre a compté pour les jeunes femmes de ma génération. Il a changé radicalement notre conscience." J.C Oates La jeune romancière Anna Wulf, hantée par le syndrome de la page blanche, a le sentiment que sa vie s'effondre. Par peur de devenir folle, elle note ses expériences dans quatre carnets de couleur. Mais c'est le cinquième, couleur or, qui sera la clé de sa guérison, de sa renaissance.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  23 mars 2014
Un livre pas facile, mais comme pour l'ascension d'une montagne, l'ivresse ressentie et la vision qu'on a au sommet valent l'effort qu'on y met.

Un bouquin pas facile à cause de son format rébarbatif, plus de760 pages en format poche, en peu de chapitres, très denses, avec de pleines pages sans alinéas. Pas évident à concilier avec les interruptions de lecture inévitables dans la vie quotidienne.

Cette oeuvre de la récipiendaire du Nobel 2007 est un texte difficile aussi par sa structure, avec une héroïne qui vit dans les « femmes libres » et qui écrit des carnets qui sont des romans, des commentaires ou des journaux intimes. Pour compliquer les choses, son héroïne a réutilisé les noms : dans le texte qu'elle écrit, le fils prend le nom de l'ex-amant.

Pas faciles non plus les thèmes abordés. On traite de la condition des Noirs en Afrique et ensuite des divers rôles de femmes, de la bonne épouse au foyer à la maîtresse, de la mère consolatrice ou castratrice. Toute la gamme des émotions y passe, du grand amour à la culpabilité, du désir sexuel à la froideur, de l'amour maternel au cynisme ou à la folie.

Le processus d'écriture lui-même est très présent, vécu et commenté par l'héroïne écrivaine. Elle partage ses doutes, ses nécessités et ses questionnements, à travers ses multiples cahiers.

On y trouve aussi le thème de la politique, à travers les adeptes du Parti communiste dans les années 50, parti rigide qui cultive le mensonge stalinien et dont les membres éprouvent douloureusement les contradictions. Ce n'est pas unique aux socialistes de l'époque, c'est inhérent à l'expérience militante, car dans les syndicats ou les mouvements étudiants, après le « high » des manifestations et la solidarité, les activistes retombent difficilement dans le quotidien de leur travail ou de leurs études.

Si vous êtes un bon public, la qualité de la prose vous entraîne, vous sentez la chaleur de la vallée africaine, tremblez de peur ou vous émouvez de joie par la lecture. Mais lorsqu'une histoire touche la santé mentale, comment ne pas être mal à l'aise aussi? Difficile de ne pas se laisser atteindre par le désespoir et la confusion mentale, par l'angoisse et la désintégration des personnes…
Une grande oeuvre littéraire à parcourir, si on a l'énergie pour envisager la longue randonnée…
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claudine42
  03 février 2015


Ce roman n'est pas un roman au sens classique du terme, car pour Doris Lessing, la littérature doit avoir une portée sociale : il ne s'agit pas seulement de raconter une histoire, mais de transmettre une expérience. Ce roman a donc une structure très particulière. D'un côté, le carnet d'or raconte une histoire intitulée "Femmes libres" qui met en scène deux amies, Anna et Molly, vivant à Londres dans les années cinquante et qui ont des vies très semblables : toutes deux sont artistes, communistes et élèvent seules un enfant, ce qui, à l'époque, en fait des marginales.
L'histoire commence comme une pièce de théâtre et montre les deux amies préoccupées par Tommy, le fils de Molly, un adolescent sans désir et sans volonté qui ne sait que faire de sa vie. Par ailleurs, l'auteur nous donne à lire les carnets d'Anna. Car Anna, écrivaine, a renoncé à écrire des romans mais couche sa vie et ses expériences dans quatre carnets, chacun étant réservé à une facette de sa personnalité : l'écrivain, la communiste, la femme amoureuse, l'Anna intime.
J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, ou plutôt dans les histoires, puisque les anecdotes se succèdent, chacune avec son atmosphère particulière, et on se demande sans cesse : "Où cela va-t-il nous mener ?". Et puis, sans vraiment m'en rendre compte, je me suis laissée embarquer dans la vaste toile que tissent toutes les vies d'Anna. Anna a une écriture très analytique : elle se regarde vivre et interroge chacun de ses comportements. C'est parfois très fastidieux de la lire.
On finit par comprendre qu'Anna traverse une période de sa vie qui est cruciale, pleine de bouleversements. Et ces bouleversements sont à l'image de la société dans laquelle elle vit, où tous les repères changent, où le statut de la femme est en pleine mutation. Anna est une mère célibataire, qui crée un rapport nouveau avec les hommes. Ce n'est pas une situation facile. Elle aimerait se marier, "comme toutes les femmes", dit-elle. Elle voudrait être aimée. Elle vit très mal d'avoir été abandonnée par son amant. Elle pense qu'il est important d'être engagé dans la vie politique, d'avoir un regard critique sur le monde, mais elle se rend compte que le communisme n'est plus la solution. Elle a écrit un roman qui est devenu un best-seller et lui a rapporté beaucoup d'argent, ce dont elle éprouve une telle culpabilité qu'elle ne peut plus écrire. Elle se rend compte par l'intermédiaire de la réflexion qu'elle mène sur elle dans ses carnets qu'elle a échoué dans tous les domaines de sa vie, ce qui cause chez elle une grave dépression.

En fait, Anna traverse ce que les américains appellent la « middle-life crisis », cette période de la vie, où il faut renoncer à pas mal de ses illusions de jeunesse. Anna finira par s'en sortir, mais le lecteur en sort physiquement épuisé tant cette écriture analytique est déroutante et semble tourner dans un cercle infernal.
Est-ce qu'il faut vraiment s'approcher si près de la folie pour devenir soi-même ? Je n'en suis pas convaincue.
Ouf !! c'est le premier livre que je trouve aussi ardu, compliqué mais quel bonheur on retire de cette lecture aussi intéressante qu'initiative.










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Donna22
  20 novembre 2013
Lu dans le cadre du challenge Nobel 2013-2014.
Le Carnet d'Or vieillit très bien, ou ne vieillit pas du tout, car Anna, qui évolue dans les années 50, pourrait aussi bien être une femme du 21ème siècle. Et moi qui pensait que l'émancipation des femmes et la libération des moeurs ne se sont vraiment opérées que depuis la fin des sixties (1969 dans nos esprits) ...
Anna est mère célibataire, auteur d'un livre à succès et en proie à la page blanche. C'est une femme libre et indépendante, mais malheureuse dans la vie qu'elle s'est pourtant choisie. Ses rapports avec les hommes sont empoisonnés, ses convictions politiques trahies, son inspiration nulle, son état émotionnel désastreux et sa sexualité amputée par son féminisme : elle a tellement intellectualisé les liens entre hommes et femmes qu'elle a mutilé ce qu'il y avait d'instinctif, de primaire et d'inné dans ses échanges avec eux.
Anna est sujette à la folie.
Tout ce qui me plaît à priori. Et pourtant. Quelque chose de pénible a plombé ma lecture. Je ne saurais dire si c'est le découpage du roman, le masochisme d'Anna, les séances d'analyses psychiatriques incompréhensibles, ou l'aspect éclaté-bordélique-confus de ses carnets. Ou tous à la fois. Je veux bien croire que cet ordre chaotique doit refléter pour le lecteur le fouillis d'idées désordonnées et la détresse d'Anna, mais doublés de ses psychanalyses indéchiffrables et ses contradictions, je trouve cette empathie envers le personnage d'Anna trop cher payée : elle a disloqué ma lecture et m'a franchement fatiguée. Et comme il s'agit là d'un gros pavé, j'ai cessé de relire les passages d'analyse psy pour essayer de comprendre. Si tant est qu'il est intellectuellement possible de comprendre la folie quand elle s'exprime ...
C'est la féministe en moi qui m'a poussé à lire Doris Lessing, que les médias qualifient sans cesse d'icône féministe. C'est chose faite, et j'en suis déçue. Que les féministes aient fait du Carnet d'Or leur bible, je ne le comprend pas. Il ne l'est pas plus que bien d'autres oeuvres féminines et en même temps, traite de tellement plus que le féminisme ...
Je l'ai fini avec le soulagement de quelqu'un qui voit la lumière au bout du tunnel. Je ne pense pas lire une deuxième oeuvre de cette très chère dame au caractère bien trempé qui nous a quitté il y a tout juste 3 jours. Dommage.
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brigittelascombe
  07 février 2012
Un roman ardu, une autofiction largement inspirée de la vie de Doris Lessing (qui comme son héroïne Anna Wulf a vécu en Afrique du sud, s'est engagée au parti communiste), un livre en faveur de l'émancipation de la femme et de ses droits souvent bafoués.
Le carnet d'or tire son titre de l' ultime carnet ouvert par Anna l'écrivaine en panne d'écriture, il sera le symbole d'un redémarrage de l'énergie bloquée.
Le titre du manuscrit: Femmes libres indique bien la volonté des femmes d'accéder à une égalité avec les hommes, mais rien qu'en matière de sexualité une femme éprouvera des sentiments là où souvent l'homme ne manifesfera qu'un simple désir.
J'ai du mal à ordonner cette chronique vu l'aspect décousu(pour moi) de ce roman. Décousu, en fait, pour exprimer "le chaos" d'Anna, trentenaire célibataire mère d'une fille Janet, menue,timide et intelligente, en pleine crise existentielle, dont le quotidien croise celui de son amie Molly, "polyglotte", mère de Tommy (adolescent qui s'interroge sur le but de la vie ) ex-femme de Richard "financier" (à l'opposé de Molly et Anna communistes) dont la femme Marion est alcoolique.
Avant le carnet d'or, Anna en tient quatre autres:le noir est en rapport avec l'Afrique du sud,le bleu est son journal intime,le rouge parle de son engagement communiste et le jaune contient ses manuscrits et essais d'écriture.
Sur fond d'histoire (des années 1951 à 56), le carnet d'or conte les femmes, leurs doutes,angoisses,envies,engagements; espère le bonheur,se moque des hommes pédants comme Richard;évoque les écrivains et leur relation à l'écriture et aborde la psychanalyse ("Maman Sucre" étant l'analyste commune d'Anna et de Molly) libératrice.
Bien que Doris Lessing, écrivaine anglaise (du XX° siècle) née dans le Kurdistan, auteur d'essais de romans et de récits de voyages, ait obtenu le Prix Nobel de littérature en 2007 et que le carnet d'or ait eu un succés international j'avoue m'être perdue dans sa complexité et les multiples personnages tant réels que fictifs.
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Rodin_Marcel
  30 mars 2015
Doris Lessing - "Le carnet d'or" ("the golden notebook" – cop. 1962), traduction en français par Marianne Véron - Albin Michel "le livre de poche", 1976 - avec une préface de Doris Lessing écrite en juin 1971 (cop. 1984 LGF), le tout sous l'ISBN 978-2-253-02532-0.

Un pavé de 764 pages : j'ai mis deux semaines pour le lire, avec parfois un profond découragement, et même du dégoût, mais une attention toujours soutenue.

Grosso modo, le récit couvre principalement la période 1950-1960, incluant de nombreuses réminiscences d'évènements survenus pendant la seconde guerre mondiale, et colle de près à la biographie de l'auteur. Quasiment tous les personnages sont empruntés au cercle restreint des intellectuels britanniques et états-unisiens d'origine bourgeoise ou petite-bourgeoise, gravitant dans la mouvance du Parti Communiste de Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, et les jugements de valeur émis ou implicites tout au long du récit s'articulent en fonction de cette idéologie particulière de la gauche communiste de ces années-là, dans ce milieu-là, juste avant et après la mort de l'idole Staline, le «Petit Père des Peuples».

Le deuxième pilier canonique de ces gens-là y est bien sûr largement évoqué, à savoir la sacro-sainte psychanalyse freudienne (là encore : de cette époque-là).

Entre ces deux piliers incontournables, l'auteur évoque le féminisme propre à cette caste dans ces années-là : rien à voir avec mémère Simone (de Beauvoir), c'est pourquoi la lecture de ce récit reste intéressante, quitte à devoir admettre des paragraphes parfois assez répugnants. le récit étant ainsi solidement cadré – et c'est le moins que l'on puisse dire ! – l'auteur évoque aussi des questions d'écriture littéraire, de rapport au texte, à l'écrit, souvent passionnantes.

Quatre pôles, dont le mode de restitution littéraire est exposé en page 548 (fin du chapitre "femmes libres 3, le carnet bleu") :
"Lorsque je suis arrivée dans ce nouvel appartement et que j'ai installé ma grande pièce, la première chose que j'ai faite fut d'acquérir la table à tréteaux et d'y poser mes carnets. [...] Je ne les ai pas achetés selon un plan. Je ne crois pas m'être jamais dit, avant d'arriver ici : Je vais posséder quatre carnets, un noir qui concernera Anna Wulf l'écrivain, un rouge pour la politique, un jaune où j'écrirai des histoires à partir de mon expérience, et un bleu où j'essaierai de tenir mon journal."

Doris Lessing structure donc le récit en le répartissant entre quatre carnets imaginaires tenus par une intellectuelle

Un témoignage passionnant.
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critiques presse (1)
LeMonde   16 juin 2011
Roman politique, roman d'amour, roman social, Le Carnet d'or est un magnifique éloge de l'art du roman, une réflexion pour aujourd'hui sur la force de la fiction, la place de l'individu et la persistance de l'art.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   23 mars 2014
Il n’existe qu’une façon de lire, et elle consiste à flâner dans les bibliothèques ou les libraires, à prendre les livres qui vous attirent et ne lire que ceux-là, à les abandonner quand ils vous ennuient, à sauter les passages qui traînent – et à ne jamais, jamais rien lire parce qu’on s’y sent obligé, ou parce que c’est la mode. (Livre de poche, Préface, p. XIX)
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Alice_Alice_   09 juillet 2018
La nuit, je m'asseyais dans mon lit, et je jouais à ce que j'appelais "le jeu". D'abord je créais la pièce dans laquelle j'étais assise, objet par objet, en "nommant" chaque chose, le lit, la chaise, les rideaux, jusqu'à ce qu'elle soit entière dans mon esprit, puis je quittais la pièce pour créer la maison, puis je quittais la maison et, lentement, créais la rue, puis je m'élevais dans l'air et regardais Londres, l'immensité de Londres, mais en même temps, je gardais la chambre et la maison et la rue à l'esprit, et puis l'Angleterre, la forme de l'Angleterre dans la Grande-Bretagne, puis le petit groupe d'îles près du continent, et puis lentement, très lentement, je créais le monde, continent par continent, océan par océan (mais le but du jeu consistait à créer cette immensité tout en gardant à l'esprit ma chambre, la maison et la rue dans leur petitesse), jusqu'au moment où je pénétrais dans l'espace et contemplais le monde, tel un ballon éclairé par le soleil dans le ciel, qui tournait et roulait au-dessous de moi. Et comme j'avais atteint ce point, avec les étoiles autour de moi et la petite terre qui tournait au-dessous de moi, j'essayais d'imaginer en même temps une goutte d'eau grouillante de vie, ou une feuille verte. J'arrivais parfois à mes fins - une conscience simultanée de l'infiniment grand et de l'infiniment petit. Ou bien je me concentrais sur une seule créature, un petit poisson rouge dans un bassin, ou une fleur, ou une phalène, et j'essayais de créer, de "nommer" l'être de la fleur, de la phalène, du poisson, en créant lentement alentour la forêt, ou la mer, ou l'espace d'air et de nuit qui faisait ployer mes ailes. Et puis soudain je bondissais de l'infiniment petit vers l'espace.
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Alice_Alice_   10 juillet 2018
Très peu de monde se soucie réellement de la liberté, de la vérité - vraiment très peu. Rares sont ceux qui ont de l'envergure - cette force dont dépend la vraie démocratie. En l'absence de gens courageux, une société libre meurt, ou ne naît pas.
Je restai là, découragée, déprimée. Car il subsiste en nous tous qui avons été élevés dans une démocratie occidentale, la ferme croyance que la liberté se fortifiera, qu'elle survivra aux pressions, et cette croyance semble survivre à toutes les preuves contraires. Elle constitue certainement un danger en soi. Assise là dans ma cuisine, j'eus la vision d'un monde divisé en nations, en systèmes, en blocs économiques, qui se durcissaient et se consolidaient : un monde où il deviendrait de plus en plus ridicule de parler même de liberté, de conscience individuelle. Je sais qu'on a déjà écrit à propos de ce genre de vision, c'est quelque chose de déjà lu, mais pendant quelques instants ce n'étaient pas des mots, c'était une sensation réelle dans la substance même de ma chair et de mes nerfs.
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bilodohbilodoh   22 mars 2014
Cette guerre nous fut présentée comme une croisade contre les doctrines malfaisantes d’Hitler, contre le racisme, etc.; or toute cette immense région – qui couvrait environ la moitié de l’Afrique – vivait précisément suivant les mêmes principes qu’Hitler : certains humains valent mieux que d’autres en vertu de leur race... (Livre de poche, p.267)
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bilodohbilodoh   21 mars 2014
Je devrais être un homme, plus attaché à mon travail qu’aux gens; je devrais placer mon travail en tête et prendre les hommes comme ils viennent, ou m’en trouver un brave et ordinaire pour mettre du beurre dans les épinards – mais je ne le ferai pas, car j’en suis incapable… (Livre de poche, p.364)
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Doris Lessing, the Nobel prize-winning author of more than 50 books including "The Golden Notebook" and "The Grass is Singing", dies at the age of 94.
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