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ISBN : 2266246925
Éditeur : Pocket Jeunesse (01/01/2014)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Alors que tout semble perdu pour Leon Leyson, déporté à l'âge de douze ans dans un camp de concentration, un homme - un nazi - lui redonne espoir. En l'employant comme ouvrier dans son usine, Oskar Schindler fait du petit Leon le plus jeune inscrit sur sa liste. Une liste qui sera synonyme de vie pour lui mais aussi pour des centaines d'autres juifs pris dans les filets.
l'histore est très bouleversante, il y a de bons et de mauvais rebondissements : je vous ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
Loucy
  29 août 2014
J'entendais beaucoup de bien de l'Enfant de Schindler depuis un bon moment, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de succomber. Je l'ai finalement emprunté pour mes vacances et je l'ai vite commencé.
Grâce à court témoignage d'environ 200 pages, nous découvrons Lejb Lejzon – qui deviendra Léon Leyson par la suite, petit garçon d'une dizaine d'années lorsque commence la montée de l'antisémitisme. Léon a grandi en Pologne, dans une petite ville, avant de partir pour la ville, Cracovie. S'il pense commencer une nouvelle vie, il n'a pas idée à quel point tout sera bouleversé. L'antisémitisme est de plus en plus présent et le petit garçon en prend conscience.
De déménagements en déménagements, toujours vers le pire, nous suivons la famille Lejzon, qui reste plus épargnée que d'autres grâce à l'employeur du père de famille : le célèbre Oskar Schindler. Petit à petit nous allons découvrir cet étrange personnage, qui aidera tous les membres de la famille ou presque. Au cours des années, Léon montre de plus en plus d'admiration envers cet homme et nous apprenons à lire à travers les lignes pour mieux le connaître. Désormais bien connu, surtout avec le film La Liste de Schindler, nous trouvons de nouveaux éléments sur le nazi qui aidait les juifs.
Si le style de Léon Leyson n'est pas d'une qualité extraordinaire, on peut dire que pour le témoignage, cela ne gêne pas le moins du monde. Tout est décrit simplement, sans fioriture, avec pudeur. Il nous raconte ses souvenirs, ce qui l'a marqué et surtout il explique pourquoi il n'en a pas parlé plus tôt. Il nous transmet ses émotions, les larmes montent aux yeux au long du récit et nous sommes touchés par son histoire.
A mesure que les nazis resserraient leurs griffes sur Cracovie, les juifs se voyaient stigmatisés par toutes sortes de caricatures insultantes. Des affiches avilissantes en allemand et en polonais couvrirent bientôt les murs, nous décrivant comme des créatures grotesques et répugnantes, à l'énorme nez crochu. Ces images n'avaient aucun sens pour moi. Dans ma famille, nous n'avions pas beaucoup de vêtements, mais maman travaillait dur pour qu'ils soient toujours propres. Nous n'étions jamais sales. J'observais nos nez. Ils n'avaient rien d'exceptionnellement gros. Je ne comprenais pas pourquoi les Allemands voulaient nous faire passer pour ce que nous n'étions pas.
Voici donc un livre à découvrir sans plus attendre, à faire passer de mains en mains. le témoignage sur plusieurs années d'un enfant, devenu ado, sur ces années noires de l'Histoire. J'en suis ressortie avec l'envie de revoir La Liste de Schindler que j'ai vu il y a si longtemps et qui a été un déclencheur pour l'écriture de ce livre. Mais aussi avec l'envie de lire davantage sur Oskar Schindler pour mieux connaître cet homme étonnant. le livre s'achève par des photos, nous rendant la famille Leyson plus proche, nous permettant de visualiser davantage les hommes que nous avons suivis. Nous pouvons aussi voir l'après Seconde Guerre mondiale, suivre un peu de leur vie qui est évoquée. Enfin l'épilogue est très émouvant dans un autre genre, il m'a (encore) ému aux larmes … Décidément, en lisant ce document, n'oubliez pas de préparer quelques mouchoirs à proximité. Un témoignage authentique, marquant, bouleversant.
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Sanguine
  05 novembre 2014
Ce n'est plus un scoop, la seconde guerre mondiale (et en particulier la période de l'Occupation et la déportation) est une période historique à laquelle je m'intéresse beaucoup. J'aime lire des tas de choses à ce sujet, je suis avide d'informations. Grâce au film de Spielberg, j'ai fait la connaissance d'Oskar Schindler il y a quelques années, cet homme a tout mon respect et du coup, dès que je tombe sur quelque chose qui le concerne je me jette dessus.
Léon Leyson vit une enfance heureuse au sein d'une famille modeste à Cracovie, jusqu'au début des persécutions envers les Juifs. Lorsque des soldats nazis frappent son père sous ses yeux, il comprend que plus rien ne sera comme avant.
Alors que la famille s'installe dans le ghetto juif de la ville, Oskar Schindler, patron allemand d'une usine de céramique, décide d'engager des hommes juifs, parmi lesquels le père de Léon et son frère. À l'âge de treize ans, le petit garçon parvient à convaincre un officier allemand de le laisser les rejoindre, bien qu'il doive monter sur une caisse en bois pour pouvoir atteindre les machines.
Schindler, qui le surnomme "le petit Leyson", s'attache à lui et lui octroie des rations de nourriture supplémentaires, avant de le sauver d'Auschwitz avec toute sa famille.
J'aime beaucoup lire des témoignages sur la Shoah, je trouve qu'il est très important de garder la mémoire de cette horreur. Cette fois, nous avons le témoignage de Léon Leyson qui a fait partie des "Juifs de Schindler". Il a approché de très près cet grand homme. J'ai aimé découvrir sa vie alors qu'il était un enfant insouciant en Pologne. J'ai frissonné avec lui et sa famille lorsque l'indicible arrive, lorsqu'ils sont contraints de rejoindre le ghetto et lorsqu'ils prennent le chemin malheureux du camp de Plaswoz, commandé par l'horrible Amon Goethe.
C'est bien écrit, sans fausse pudeur. C'est agréable à lire, on tourne les pages à une vitesse folle d'autant plus que le livre n'est pas très épais. Ceci dit, c'est suffisant, le message de Léon passe parfaitement. J'ai beaucoup aimé découvrir les photos en fin d'ouvrage car elles permettent de mettre un visage sur chacune des personnes que nous avons croisé dans le récit. Ce qui m'a plu aussi, c'est de pouvoir faire coller le film que j'ai vu tant de fois avec l'histoire que Léon Leyson nous raconte.
Un témoignage essentiel ... "Qui sauve une vie, sauve le monde entier" ...
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Nat_85
  13 août 2018
" Celui qui sauve une vie sauve le monde entier " (Citation du Talmud).
" L'enfant de Schindler " est le témoignage de Leon Leyson, publié en 2014, aux Editions Pocket Jeunesse.
De sa jeunesse à Narewka en Pologne, Leib Lejzon, alias Leon Leyson, n'a que des souvenirs heureux. C'est l'époque de l'insouciance. La Grande Guerre a cependant laissé des traces dans les esprits...
p. 21 : " Mais ma personne s'effaçait derrière mon identité juive. Et aux yeux de ceux qui semblaient nous haïr, les juifs étaient tous responsables de la mort de Jésus. "
C'est ainsi qu'à l'âge de dix ans Leon est déscolarisé sur le simple fait d'être juif.
Entouré de parents exigeants mais bienveillants, il est le cadet d'une fratrie de trois frères et une soeur. Ils sont Tsalig, Hershel, David et Pesza. Afin de subvenir de manière plus conséquente aux besoins de la famille, Moshé, le père, va rejoindre Cracovie pour y occuper un poste de technicien dans une usine.
Aux premières loges de l'évolution des conflits à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, Moshé va faire venir sa famille à Cracovie. S'imaginant à l'abri dans cette ville moderne et conséquente, rien ne les préparera à l'enfer dans lequel ils vont plonger.
p. 42 : " Au cours de l'été 1939, la population de Cracovie commença à se préparer véritablement à la guerre. "
Les événements vont accélérer l'entrée des troupes allemandes sur le sol polonais.
p. 46 : " C'étaient les Allemands. Nous étions le 6 septembre 1939. Moins d'une semaine après avoir passé la frontière polonaise, ils étaient à Cracovie. Nous ne le savions pas encore, mais nos années en enfer venaient de commencer. "
Les restrictions envers les juifs s'intensifient mais, par instinct de survie, chacun s'organise, incapable de se projeter dans une guerre qui s'éterniserait.
p. 51 : " Comme beaucoup d'autres, papa se trompait : ils faisaient face à un tout nouvel ennemi, dont ils ne mesuraient pas - comment auraient-ils pu ? - l'inhumanité et la cruauté. "
Leon, plutôt débrouillard et téméraire pour son âge assiste à des séances d'une violence inouïe de passage à tabac. le champ des libertés se restreint comme peau de chagrin. Mais le père de Leon va alors croiser la route d'un homme qui va influencer leur destin... il est Oskar Schindler, nazi et responsable d'une usine de fabrication de matériels de guerre.
p. 125 : " Moi, j'étais habitué au fait que, pour les nazis, j'étais juste un autre juif. Mon nom n'avait ps d'importance. Mais Schindler était différent. Il tenait à savoir qui nous étions. Il se comportait comme quelqu'un qui s'intéressait à nous en tant qu'individus. "
En mars 1943, ils sont envoyés à Plaszow, un camp de concentration.
p. 99 : " Mais en entrant dans le chaos de Plaszow, j'ai découvert un monde bien pire que tout ce que je pouvais imaginer. J'ai passé la porte et plongé dans le pire des enfers. "
Leon, affamait et meurtri sous les coups des soldats allemands, reprend espoir lorsque son nom et celui des membres de sa famille apparaissent sur une liste que Schindler a établi pour intégrer son usine et ses baraquements. Leur sérieux et leurs compétences au travail on été remarqués. La famille est de nouveau réunie. Seuls Tsalig et Hershel manquent à l'appel...espoirs déchus ?
Jusqu'à la libération le 8 mai 1945 par les troupes russes, Oskar Schindler aura contribué à la survie de la famille Leyson, en mettant sa propre vie en péril.
p. 150 : " En dépit des circonstances terribles, nous avions survécu. Miraculeusement, Oskar Schindler, ce personnage complexe et plein de contradictions - opportuniste nazi, manipulateur, homme de courage - non-conformiste, bienfaiteur, héros - avait réussi à sauver près de 1200 juifs d'une mort quasi certaine. "
Mais la libération n'a pas la saveur espérée. La réhabilitation des juifs et leur retour dans la société ne se fait pas sans heurts. Les esprits sont marqués. La peur omniprésente. Personæ non gratæ, les juifs survivants sont à nouveau exclus de tout retour à la "normalité", comme si les humiliations  et les horreurs  subites durant la guerre n'avaient pas été suffisantes.
p. 167 : " Enfin, en mai 1949, après trois années passées dans les camps de réfugiés, notre demande d'immigration a été approuvée. Nous allions réellement aller aux Etats-Unis d'Amérique ! "
L'écriture de ce roman, plutôt simple, appuie le témoignage de Leon, enfant, dans son rapport aux événements.
Ce roman est un témoignage capital de l'Histoire, une référence qui devrait figurer dans les programmes scolaires !
L'actualité nous démontre chaque semaine que l'Homme n'apprend pas de ses erreurs et a cette capacité à les réitérer. Alors étendons l'accessibilité à ces témoignages, ils sont indubitablement sources de paix et de tolérance.
" Un héros est un être humain ordinaire qui effectue les meilleures choses dans les pires moments. " Joseph Campbell
Lien : https://missbook85.wordpress..
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Booksandcappuccino
  08 septembre 2014
Quel livre merveilleux. C'est un livre qui m'a vraiment prise au ventre. C'est un livre qui est extrêmement touchant.
Ce livre a été écrit par Leon Leyson, le plus jeune juif sauvé par Oskar Schindler durant la deuxième guerre mondiale. Il nous raconte son histoire du début à la fin. J'ai trouvé que ce livre semblait si vrai, si réel. C'est ce qui le rend si touchant, si intense. Nous rencontrons, à travers ce livre, un héro peu connu de cette deuxième guerre mondiale qu'est Oskar Schindler. Il nous fait découvrir cet homme nazi qui a sauvé plus de 1000 juifs d'une mort certaine. Il a mis sa vie en péril pour sauver tous ces gens en leur servant plus de nourriture que ce qu'ils devaient avoir, en les faisant sourire malgré l'énorme souffrance et en les faisant travailler dans des conditions un peu meilleures que dans les camps de concentration.
Ce roman témoigne d'une force de caractère énorme pour tous les juifs (que l'on voit surtout à travers sa famille). Ce qui est également intéressant dans ce témoignage, c'est que l'auteur nous offre une grande partie de son histoire à la suite de sa sortie de la guerre. Il nous raconte ce qu'il est devenu et ce que sa famille est devenue par la suite. Nous voyons clairement tous les efforts apportés pour survivre et continuer de vivre du mieux possible sans la possibilité d'oublier l'énorme épreuve qu'ils onts vécus.
Je conseille se livre à toutes les personnes qui veulent connaître ce héro et à tous les gens qui ont une certaine sensibilité face aux évènements passés. C'est vraiment un excellent livre.
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Lire-une-passion
  10 avril 2014
Cette chronique va être difficile à faire pour moi. Juger un texte qui parle d'un fait réel est quelque chose de dur. Quand c'est un roman totalement imaginaire, il est plus facile de parler de ce qu'on a ressenti lors de la lecture, de pointer ce qui nous a déplu, nous a plu. Ici, ce qu'a vécu l'auteur est indéfinissable. Touchant, triste et pourtant si vrai.
Dans ce récit, l'auteur nous raconte ce qu'il a vécu lors de la seconde guerre mondiale ; du malheur qu'il a eu à survivre ; de la douleur de voir ses proches mourir et de sa condition. Car être juif était aux yeux des gens une abomination. Plusieurs fois dans le livre, il emploie le mot « monstre » ou encore « erreur de la nature ». Savoir que des personnes pouvaient penser ça d'autres est pour moi impossible, mais pourtant…
Mais avant tout, ce récit n'est pas que pour raconter toutes ces horreurs qu'on vécu les juifs. L'auteur souhaite avant tout parler d'un héros, de son héros. Celui qui a réussi à le sauver, lui et une partie de sa famille. Et ce héros porte un nom connu : Schindler. Il est vrai qu'avant de lire ce livre, je n'avais jamais entendu ce nom. Mais à la fin de cette lecture, on ne peut ressentir qu'un profond respect pour cet homme qui a bravé les lois. Bien qu'il soit allemand et nazi, il avait un coeur, et bien plus gros que certains. Il n'a pas hésité à embaucher des juifs, leur permettant d'avoir une sorte de couverture, pour essayer de vivre plus longtemps.
Les mots qu'a utilisé l'auteur m'ont touchée, à tel point que ce livre restera encore longtemps dans mon esprit. Il est vrai que la période de la guerre m'intéresse beaucoup de part les récits, les événements qui en ont découlé, mais ce livre se place au même niveau que « le journal d'Anne Franck ». Ce qui diffère, c'est que pour « l'enfant de Schindler », le récit se fait plusieurs années après, une fois que cet enfant est devenu adulte et s'est marié. Cependant, cela n'enlève rien au passé qui le hante, et sa façon de le décrire, en restant dans l'optique de la vision d'un enfant de treize ans n'en est que plus touchant.
On sait que cet enfant va s'en sortir, mais au fil de la lecture on est écoeuré de voir à quel point ceux qui se disent humain, ne sont qu'en fait des animaux. Privés de coeur et de compassion, ils n'hésitent à faire souffrir et tuer les juifs, comme ça, sans raison. Parce qu'ils en ont envie. Et à travers les mots du garçon, on comprend toute la haine et la colère qu'il emmagasine en lui, sans riposter. Car s'il riposte, il sait qu'il risque de mourir. Les sévices que font endurer les nazis aux juifs sont horribles. J'ai eu plusieurs fois le coeur serré, le ventre tourneboulé. Ça fait mal de dire que des gens comme ça ont existé et on fait perdurer cette crainte de croiser de gens de leur espèce.
Lors de ma lecture, je me suis préparé une soupe à la tomate. Ça peut paraître futile comme commentaire, mais de suite, la première réflexion que j'ai eu a été : « Une soupe à la tomate, et tu te rends compte qu'une nourriture aussi simple aurait rendu la vie plus belle à ces personnes qui ont souffert... »
Cette lecture m'a chamboulée mais aussi redonné espoir. A travers les mots de Léon Leyson, on voit que l'espoir de ressortir vivant de ce drame est présent, bien qu'il soit recouvert de crainte, de peur et de tristesse. Schindler est un héros pour ce qu'il a fait, et l'hommage que lui rend Léon Leyson n'en est que mérité. Grâce à lui, un millier de juifs a survécu, même si c'est peu par rapport au nombre de départ. Ce récit de vie est un coup au coeur, une vérité qui fait mal et un hommage général à tous ceux qui ont souffert. Je ne dirai pas que c'est un coup de coeur, parce que pour moi noter un livre qui raconte autant de malheur ne doit pas être noté sur l'histoire, mais plutôt sur le vécu. Et aussi, je ne mettrai pas de note, parce que de mon avis, je trouve que c'est irrespectueux de noter un livre sur 5 ou sur 10, qui relate un passé douloureux...
Je remercie les éditions Pocket Jeunesse, ainsi que Marie pour leur confiance et la découverte de ce récit aussi troublant que choquant.
Justine P .
« A Narewka, tout le monde se connaissait. Les hommes étaient souvent identifiés par leur profession, plutôt que par leur nom. On appelait mon grand-père paternel « Jacob le Forgeron » et notre voisin, « Lansman le Tailleur ». On nommait les femmes et les enfants d'après le nom de leur mari ou père : « la femme de Jacob », par exemple, ou « fils de... », « fille de... », « petite-fille de... ». […] Ce détail en dit long sur le monde dans lequel j'ai grandi, une société patriarcale où la vieillesse était respectée, presque vénérée. »
SORTIE LE 7 MAI.
Lien : http://lireunepassion.blogsp..
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critiques presse (3)
Lexpress   30 mai 2014
Leon Leyson était le plus jeune des juifs sauvés par Oskar Schindler. Un témoignage posthume bouleversant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaPresse   28 mars 2014
Leon Leyson, auteur de L'enfant de Schindler, est mort en janvier 2013, à 83 ans, juste après avoir remis le manuscrit à son éditeur américain.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   28 mars 2014
Paris – Le plus jeune garçon juif sauvé des chambres à gaz nazies par Oskar Schindler raconte pour la première fois son incroyable histoire dans un livre aussi poignant que le Journal d’Anne Frank
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
TerelireTerelire   20 août 2015
Dans le film "La liste de Schindler", il y a une scène où l'on voit Oskar Schindler se précipiter vers la gare pour sauver son comptable Itzhak Stern, qui vient d'être pris dans une rafle. Schindler arrive au dépôt juste à temps pour crier le nom de Stern et le sortir du train, pile au moment où celui-ci démarre. Le film ne montre pas une autre scène que Schindler a racontée à papa juste après. Alors qu'il parcourt désespérément les wagons à bestiaux remplis de gens, à la recherche de Stern, Schindler repère Tsalig et se souvient que c'est le fils de son employé Moshé. Il l'appelle et lui dit qu'il va le sortir de là, mais Tsalig est avec sa petite amie Miriam. Et comme personne dans la famille de Miriam ne travaille pour Schindler, il ne peut rien faire pour la sauver. Tsalig dit à Schindler qu'il ne veut pas quitter Miriam. Voilà le genre d'homme qu'il était. Il n'aurait abandonné la fille qu'il aimait pour rien au monde, même sa propre vie. Les jours suivants, nous apprîmes que le train était parti au camp de Belzec, où, d'après la rumeur, les gens étaient envoyés à la chambre à gaz. Je me rappelle encore m'être demandé : "Combien de temps Tsalig pourra-t-il retenir sa respiration dans la chambre à gaz ? Assez longtemps pour survivre ?" Je ne pouvais que prier pour que, d'une manière ou d'une autre, mon frère adoré soit épargné ou trouve un moyen de s'échapper. (pp. 87-88)
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polarjazzpolarjazz   22 mars 2016
Les nazis nous avaient forcés à vivre dans des conditions de surpopulation intolérables dans l'intention perverse de faire ressortir le pire qui soit chez l'être humain. Malgré tout, nous étions déterminés à nous témoigner le même respect que dans notre ancienne vie. Nous conservions notre humanité et entretenions notre héritage culturel, cela nous permettait d'opposer à la dépravation des nazis de subtiles formes de résistance : les rabbins pratiquaient l'office les jours de fêtes juives ; les médecins et les infirmières sauvaient des malades et mettaient au monde de nouvelles vies ; les acteurs et les musiciens organisaient des pièces, des parodies et des concerts dans des théâtres de fortune, à l'abri des regards - ils démontraient que la beauté et la culture pouvaient exister, même dans ces conditions de vie-là.
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HarioutzHarioutz   27 juillet 2014
La salle où je dormais était tellement surpeuplée que si je devais m'absenter pour me rendre aux latrines, je perdais ma place. Quand je revenais, je devais jouer des coudes pour me recoucher. Une nuit, de retour à ma couchette, je vis que ma couverture avait disparu. Je l'avais laissée là sans réfléchir et un autre prisonnier, qui avait peut-être plus froid ou qui se trouvait plus mal que moi, s'en était emparé. Il ne restait plus qu'à enrouler mes bras autour de moi, à penser à maman et à me forcer à dormir. (p. 105)
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HarioutzHarioutz   27 juillet 2014
A mesure que les nazis resserraient leurs griffes sur Cracovie, les juifs se voyaient stigmatisés par toutes sortes de caricatures insultantes. Des affiches avilissantes en allemand et en polonais couvrirent bientôt les murs, nous décrivant comme des créatures grotesques et répugnantes, à l'énorme nez crochu. Ces images n'avaient aucun sens pour moi. Dans ma famille, nous n'avions pas beaucoup de vêtements, mais maman travaillait dur pour qu'ils soient toujours propres. Nous n'étions jamais sales. J'observais nos nez. Ils n'avaient rien d'exceptionnellement gros. Je ne comprenais pas pourquoi les Allemands voulaient nous faire passer pour ce que nous n'étions pas. (p.48,49)
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HarioutzHarioutz   27 juillet 2014
Les matins qui suivaient une de ses visites tardives, en allant chercher ma ration, j'ai découvert que Schindler avait laissé des instructions pour que je reçoive deux portions. Cela représentait un effort particulier de sa part, et j'étais sidéré par sa gentillesse. Parfois, il s'arrêtait au poste de travail de papa et lui posait la main sur l'épaule :
- Tout finira bien, Moshé, lui disait-il.
Si un nazi convaincu avait surpris ce geste, ce flagrant délit d'humanité à l'égard d'un juif, il les aurait tué tous les deux sans hésiter. Cela n'empêchait pas Schindler de s'attarder pour discuter avec papa. Et il arrivait qu'après son départ, papa trouve un demi-paquet de cigarettes, un cadeau précieux que Schindler avait "accidentellement" oublié sur la machine. Papa échangeait les cigarettes contre du pain.
De tels actes peuvent paraître insignifiants au regard de la dureté extrême et de l'horreur de cette époque-là, mais ils étaient loin d'être anodins. Schindler osait se rebeller contre la loi en vigueur, qui était de torturer et d'exterminer les juifs, de nier leur appartenance à la race humaine. Il risquait l'emprisonnement dans un camp de travail ou l’exécution. Même s'adresser à nous en utilisant nos noms était considéré comme un crime. En nous traitant avec respect, Schindler résistait à l'idéologie nazie. (p. 128,129)
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