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Matt Mendelsohn (Illustrateur)Pierre Guglielmina (Traducteur)
ISBN : 2081205513
Éditeur : Flammarion (03/09/2007)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 508 notes)
Résumé :
Depuis qu'il est enfant, Daniel Mendelsohn sait que son grand-oncle Shmiel, sa femme et leurs quatre filles ont été tués, quelque part dans l'est de la Pologne, en 1941. Comment, quand, où exactement ? Nul ne peut lui en dire plus. Et puis il découvre ces Lettres désespérées écrites en 1939 par Shmiel à son frère, installé en Amérique, des lettres pressant sa famille de les aider à partir, des lettres demeurées sans réponse…

Parce qu'il a voulu savoir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
Erveine
  17 juillet 2014
C'est un très beau livre. Daniel Mendelsohn nous explique l'objet de sa recherche.
Shmiel, son grand-oncle, sa femme et leurs quatre filles ont été tués, durant la seconde guerre mondiale, dans l'est de la Pologne, en 1941. Il va parcourir le monde et faire des allers-retours, de Bolechow en Ukraine, en Australie, en Suède, au Danemark et en Israël, puis une dernière fois, revenir à Bolechow, pour marcher dans les pas de Shmiel.
Il nous parle des ‘Aktions' allemandes lors de l'extermination des Juifs, celles des Allemands, mais aussi des Ukrainiens et du paradoxe des contextes de ‘temps ‘, celui de la guerre et de l'après guerre. Les bons Ukrainiens d'aujourd'hui dont l'accueil est si chaleureux et les mauvais Ukrainiens d'hier, ceux des milices, idem, des bons et des mauvais Juifs. Mais, qui est-on pour juger et surtout que savons-nous, qu'aurions-nous fait, nous, en de pareilles circonstances ?
Non ! Il ne juge pas, il ne veut pas juger. D'ailleurs, on ne lui dit pas tout, on ne peut pas tout lui dire et il y a des choses qu'on ne sait pas, tout simplement. Mais qu'est-ce qu'il cherche en fait ? Il en va de l'espoir au désespoir, celui de ne rien trouver là et de trouver ici des éclaircies qui lui donnent accès à des périodes de sérénité et même de ravissement, à l'évocation de souvenirs qui lui sont restitués, comme : « elle avait de belles jambes, elle était très jolie, elle était amoureuse... » Des périodes de son enfance : « les chaussures bien rangées, alignées à l'extérieur, à l'entrée de la maison. Non ! On ne pénétrait pas chaussé à l'intérieur... » Et jusqu'à ces souvenirs des savoirs faire en cuisine, des saveurs et des repas traditionnels, voire, ceux des rituels, puis les mots. Ces accents qui sont les reflets d'une parenté, d'un passé bien précis et de cette vie d'ailleurs, celle de ces gens-là. Non ! Ce n'est pas à proprement parler celle de l'oncle Shmiel, mais des moments d'intimité des autres familles, des familles qui se rapprochent de la sienne et donc, une intimité qui a pu être, la sienne, à Shmiel, comme celle toute semblable qu'il partageait avec son grand-père, celui qui savait si bien lui transmettre, de son être, de cette part de lui, à travers les histoires qu'il lui racontait et qui le transportait, lui, le petit Daniel. Cet enfant qu'on regardait bizarrement et dont la ressemblance avec Shmiel provoquait les pleurs, une attitude qui ne manqua pas de le troubler et d'attirer justement son attention sur cet oncle, celui, dont on ne parlait pas, dont on ne parlait plus, un silence, qui attisera sa curiosité jusqu'à cette détermination.
Écrire un livre. Ne pas renoncer. Aller jusqu'au bout de ses résolutions.
Oui ! C'est bien cela qu'il cherche Daniel, à travers tous ces récits, la reconstitution de son héritage affectif, de ces familles et de la sienne propre. Ce prolongement du grand-père qu'il a tant aimé et qui lui manque. C'est aussi ce que cherchent, tous ceux qui n'ont pas connu leurs vrais parents. Surtout au moment d'accueillir une nouvelle descendance. La femme, quand elle a tant besoin, avant d'enfanter, d'augmenter ces repères, comme si une conscience aveugle lui dictait qu'elle avait à transmettre à son tour et qu'il lui manquait, à elle, ses propres connaissances.
Il va même se battre contre le temps, ce temps qui passe et qui efface tout. Il s'attachera à Madame Begley jusqu'à son dernier instant, celui d'après, juste après qu'elle lui dise : « je vous aime, vous savez ».
C'est une belle oeuvre dont la construction est très agréable à lire. Les faits sont retranscrits de façon véridiques et sans exagération, sans extrapolation. Daniel fait mention des passages de la bible qui nous éclairent intelligemment et qui ont un effet réparateur, si je puis dire, l'effet de tempérer l'atmosphère autant que de l'expliciter, quand à l'esprit de la fratrie, par exemple, quand Cain tue Abel et puis des faits de théologie qui nous éclairent autant que la philosophie peut nous aider à comprendre que précisément, le fait de comprendre n'est pas absoudre, si ce n'est en nous, le refus d'être cela, c'est-à-dire d'accepter que nous soyons aussi nous-mêmes capables de tuer. Ce qui revient à dire que s'il n'est pas question de nier, il n'est pas question non plus de ne pas renier par un effort de compréhension que nous puissions être finalement, que cela.
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CorinneCo
  23 juillet 2014
J'écris cette mince appréciation au fil de la pensée (je viens de terminer le livre), donc cela risque d'être assez décousu et chaotique. J'ai toujours été sensible au "sauvetage" de la mémoire quel qu'elle soit. Tout en ayant à l'esprit que la mémoire est perfectible, mouvante, subjective, sélective, qu'elle doit se confronter au fleuve de la vie et à son érosion. Je dis d'emblée que je n'ai rien appris (au sens général) sur ce qui fut nommé "la Shoah par balles" ayant déjà une littérature historique sur le sujet derrière moi mais là en écrivant je me reprends tout de suite, car n'ayant jamais lu de témoignage sur ce qui se passa pour les juifs de la petite ville de Bolechow j'ai donc de ce fait appris quelque chose de plus. Je reviendrai, un jour, (sûrement à travers le livre du Père Patrick Desbois "Porteur de mémoire" ) sur cette période de l'extermination des juifs.
Daniel Mendelsohn part dans une enquête, une quête sur sa "mishpuchah " (famille). Il part au sens propre et figuré sur les trace du frère de son grand-père maternel adoré Abraham. Son grand-oncle Shmiel Jäger et sa femme Ester Schneelicht et de leurs quatre filles : Lorka, Frydka, Ruchele, Bronia, assassinés par les nazis. Cette affirmation énoncée souvent par les personnes les plus âgées de la famille de Daniel Mendelsohn, affirmation teintée de douleur, de mystère dont on parle sans parler. Et puis lui, Daniel il ressemble tant à Shmiel entend-il souvent....
Ce livre est une Odyssée. Récit très dense abordant l'histoire familiale, L Histoire, la Philosophie, la réflexion biblique. C'est aussi une méditation sur la part de hasard et d'inéluctable inscrit dans la vie de chacun. Collectant au fil des années auprès des membres de sa famille mais aussi d'organismes divers une somme considérable d'informations sur la famille de sa mère et de son père (certificats de naissance, certificats de décès, archives de registres de commerces, témoignages écrits et oraux, données généalogiques...) Il le dit lui-même, la seule zone d'ombre, la lacune récurrente est ce grand-oncle et sa famille (à part de très rares photos qu'il dissèque sans rien en retirer de probant). Une phrase, un mot, un nom inconnu, une réflexion anodine le persuade de pousser ses recherches, d'être plus méthodique et plus opiniâtre à sortir cette famille de l'oubli de leur vie.
Mendelsohn qui se décrit comme sentimental, digresse fréquemment, ses passions, ses souvenirs d'enfance, se mêlent souvent au récit.
Peu à peu, de ces témoignages émergera un monde effacé, annihilé, le monde des Shtetls.
C'est une course à travers le globe (on peut appeler cela ainsi puisque souvent l'âge avancé des témoins, impose à Mendelsohn un timing serré). Ce qui importe le plus et ce qui s'imposera de plus en plus dans les questions de Mendelsohn se sera de connaître la vie, d'avoir un nuage de la vie de ces six personnes. Il veut l'écoulement de leur quotidien, l'impression futile du souvenir (il était « toyb » (sourd), fier ; il avait la première radio de la ville ; elle avait de jolies jambes, elle était bonne cuisinière, elle portait son cartable comme ça, etc...).
Bien sûr inutile de rappeler que ceux qui témoignent, les vieilles juives et les vieux juifs de Scandinavie, d'Israël, d'Australie soit, ont pu partir à temps, soit se sont cachés jusqu'à la fin de la guerre. Ce sont donc des témoins "par défaut". C'est une parole réappropriée, passée au tamis de la distance de la réalité. Ce n'est que le récit d'une réalité. Ceux qui l'ont vues et vécues ne sont plus là.
Daniel Mendelsohn pense que malgré tous ses efforts, tous ces kilomètres engloutis, ces pays parcourus, toutes les questions posées et les réponses reçues, il ne saura jamais comment toute cette famille si lointaine et si proche, presque entrée dans son propre mythe a disparu. Même les vieilles et les vieux Ukrainiens de Bolechow sont bien vagues. Combien d'Aktion à Bolechow ? Deux, trois ? Qui a été tué en premier ? La fille la plus jeune ? Avec qui s'est caché Shmiel Jäger ? Ces deux filles les plus âgées ? Qui les a dénoncés ?
Daniel Mendelsohn décide donc de retourner une dernière fois à Bolechow (lui qui déteste revenir dans un endroit qu'il connaît déjà, il le fait presque par acquis de conscience). Il faut clore l'histoire, achever l'accomplissement de la quête. Et puis « genug ist genug ».
Daniel Mendelsohn a la réflexion sensible, « sentimentale », drôle parfois, érudite, douce et respectueuse. Il écrit sur la démarche de chercher,qu'il lie à l'action de création et Création. de cette démarche parfois infime en sortira une chose importante, banale peu importe, mais cette chose obscure et invisible qui pour lui a toujours été là est rendue visible et lisible de part la décision de chercher.
Dans ce retour morne qu'il raconte comme la fin d'une énigme policière, avec un sens indéniable de la narration mais surtout de la « chute », soudain le puzzle s'emboîte. Il trouve.

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Allantvers
  12 juin 2015
J'ai dévoré en huit jours ce gros livre de plus de 900 pages, un livre de mémoire dont la richesse et la profondeur m'ont littéralement happée.
Bien sûr, le volet historique sur la civilisation juive disparue d'Europe de l'Est est passionnant, et je vous mets au défi de ne pas à un moment ou un autre de votre lecture googleliser tel lieu ou tel nom pour en savoir plus. D.Mendelsohn m'a d'ailleurs emmenée au-delà de l'intérêt purement historique, car en extirpant du grand tout indifférencié des victimes de l'holocauste quelques individus précis de sa famille et son entourage à Bolechow, village ukrainien proche de la Pologne, il m'a apporté ce "révélateur de réalité" que j'attendais de son livre.
Mais le récit de cette longue quête n'aurait pas été si riche de sens sans l'honnêteté intellectuelle dont l'auteur a fait preuve dans sa démarche : D.Mendelsohn n'a pas d'a priori sur ce qu'il cherche ni sur ce qu'il va trouver, et prend soin de ne jamais être dans le jugement. Grâce à cet état d'esprit, il laisse sa recherche dévoiler toutes ses richesses propres : "Je croyais et je crois encore que si vous vous projetez dans la masse des choses, vous ferez par l'acte même de chercher se produire quelque chose qui sinon n'aurait pas eu lieu".
Ce faisant, éclairant par des passages de la Bible le lien impossible entre grande et petite histoire, l'auteur déploie au fil de ses découvertes une réflexion sur la mémoire, sur le bien et le mal, sur la communauté, l'identité, le poids du temps et de la vie...
Un témoignage nourri de réflexions d'un calme étourdissant, profondément humain, où l'on va de découverte en émotion, avec le sentiment de parcourir le grand livre du monde.

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mariech
  13 septembre 2012
Daniel Mendelsohn entreprend un travail de titan en écrivant ce livre , c'est un témoignage personnel sur une partie de sa famille qui a été exterminée pendant la seconde guerre mondiale , son oncle , sa tante et leurs quatre filles , dont il ne subsiste rien à part quelques photos en noir et blanc .
Une quête qui paraît ne devoir jamais prendre fin à la recherche de traces de vies disparues à tout jamais , ce livre est un travail de mémoire , pour que sa famille revive un peu à travers cette fresque gigantesque , nous partageons un peu le quotidien de cette famille avant sa disparition brutale , son effacement total au monde .
C'est ce qui rend ce récit unique , touchant sans jamais tomber dans le pathos , grâce à ce livre , la famille disparue revit un peu , les quatres jeunes filles au destin tragique ont un peu une seconde chance , celles de ne pas être oubliées à jamais , nous partageons leur quotidien des jeunes filles avec leurs rêves et leurs espoirs .
Ce livre est très bien écrit , pour ma part je l'ai dévoré , malgré le terrible sujet , l'auteur fait preuve d'un réel talent de conteur plein d'humanité .
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paroles
  02 mars 2013
Cela fait déjà plusieurs semaines que j'ai terminé la lecture de cet ouvrage. Mais je n'ai pas pu en faire aussitôt une analyse (un bien grand mot) car comment décrire mon ressenti après…
Bien sûr que cette lecture ne laisse pas indifférent. Bien sûr que cette lecture nous ouvre des horizons peu chantants. C'est une lecture grinçante, qui nous oblige à l'abandonner pour la reprendre ensuite. C'est une lecture qui nous plonge dans une noirceur profonde et qui nous force à faire des pauses pour reprendre notre souffle. Parce que c'est une lecture qui fait mal.
Mais c'est une lecture nécessaire.
Daniel Mendelsohn, juif américain, a parcouru le globe (Ukraine, Australie, Autriche, Israël, Suède, Danemark) pendant plusieurs mois pour rassembler des éléments concernant sa famille disparue en Pologne, pendant la Seconde Guerre mondiale. Que sont devenus son grand-oncle Schmiel, sa femme et leurs quatre filles ?
Lui, qui a toujours été passionné de généalogie depuis sa plus tendre enfance, a bien failli ne jamais savoir quoi que ce soit à leur sujet car il a commencé bien tard ses recherches.
La lecture est longue et lente, comme le fut cette enquête longue et minutieuse, une véritable quête. Chaque petit élément recueilli est comme un élément de puzzle à replacer. Chaque personne rencontrée est une voix à ajouter à sa polyphonie. Car ce sont bien les témoignages enregistrés des quelques survivants à l'Holocauste qui lui ont permis de reconstruire le passé.
Mais il a douté. Car quelle puissance peut-on donner à la mémoire quand les faits se sont déroulés 60 ans auparavant ?
« Je peux regarder les diverses sources disponibles, les comparer, les collationner, et de là parvenir à une version plausible, de ce qui est probablement arrivé à l'oncle Schmiel, à sa femme et à leur fille, dans les journées qui ont précédé leur mort,. Mais bien entendu, je ne saurai jamais avec certitude. »
Et au final, ce n'est pas une histoire de sa famille qu'il a écrite, mais des histoires de familles différentes.
« D'un côté, nous avions tant appris, tant de faits, une telle quantité de détails, précisément parce que nous étions allés à la rencontre de ceux qui y étaient, qui avaient vécu de si près l'évènement en question. Et même ces informations, ces faits auraient disparu si nous n'étions pas arrivés à temps pour recueillir auprès de ces gens ce qui était important pour nous… Schmiel, Esther, les filles étaient inévitablement des personnages secondaires dans les histoires de ceux qui avaient survécu. »
L'originalité de cette enquête est qu'elle est construite en parallèle avec des passages de la Génèse pour expliquer les évènements. J'avoue que cette originalité m'a rendu parfois la lecture difficile car j'ai pu de références bibliques.
Difficiles aussi les passages des survivants sur ce qu'ils ont vécu, subi. La réalité est toujours plus forte que la fiction.
Ce que j'ai profondément aimé dans ce récit c'est que Daniel Mendelsohn ne porte jamais aucun jugement sur ce qu'il s'est passé. Il est là uniquement pour collecter des témoignages et trouver la vérité en ce qui concerne sa famille.
"Je ne juge personne. Et c'était vrai. Parce qu'il est impossible de savoir certaines choses, parce que je ne ferai jamais l'expérience des pressions que certaines personnes ont subies pendant les années de guerre, des choix inimaginables qu'il a fallu faire, en raison de tout cela, je refuse de juger."

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Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
WilliamineWilliamine   19 mai 2019
To his siblings Shmiel wrote only in German, although it was never the language they used to speak to one another, which was Yiddish, nor was it the one they used to the Gentiles of their or other towns, which was Polish or Ukrainian. For them, German always remained the high, official language, the langage of the government and of primary school, a language they learned in a large single schoolroom where once (I have learned) there had hung a large portrait of Austro-Hungarian emperor Josef I, which was replaced, eventually, by one of Adam Mickiewicz, the great Polish poet, and then by one of Stalin, and then of Hitler, and then of Stalin, and then – well, by that point there were no Jägers left to go to the school and see whose picture might be hanging there.
(page 24)
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WilliamineWilliamine   19 mai 2019
Oh, he looks so much like Shmiel! And they would start crying, or exclaiming softly and rocking back and forth their pink sweaters or windbreakers shaking around their loose shoulders, and there would then begin a good deal of rapid-fire Yiddish from which I was, then excluded.
(page 6)
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WilliamineWilliamine   19 mai 2019
Some time ago, when I was six or seven or eight years old, it would occasionaly happen that I’d walk into a room and certain people would begin to cry. 
(page 4)
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Marylou26Marylou26   15 mai 2019
... l’Holocauste avait été tellement important, l’échelle avait été tellement gigantesque, tellement énorme, qu’il était facile d’y penser comme à quelque chose de mécanique. D’anonyme. Mais tout ce qui s’était passé s’était passé parce que quelqu’un avait pris une décision. Appuyer sur une gâchette, déclencher un commutateur, fermer la porte d’un fourgon à bestiaux, cacher, trahir. (p. 865)
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Marylou26Marylou26   15 mai 2019
Mais, bien entendu, je ne le crois pas: les morts reposent dans leurs tombes, dans les cimetières ou les forêts ou les fossés au bord des routes, et tout cela ne présente aucun intérêt pour eux, dans la mesure où ils n’ont plus désormais d’intérêt pour rien. C’est bien nous, les vivants, qui avons besoin des détails, des histoires, parce que ce dont les morts ne se soucient plus, les simples fragments, une image qui ne sera jamais complète, rendra fous les vivants. (p. 746)
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Videos de Daniel Adam Mendelsohn (10) Voir plusAjouter une vidéo
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