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EAN : 9782207112571
448 pages
Éditeur : Denoel/presence du fantastique (20/04/2012)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Jeune Sibérien un peu paumé, Kolima voudrait bien échapper aux griffes du service militaire russe. Dans un élan de bravoure et d’inconscience, il tente le tout pour le tout et s’enfuit de la base militaire où il a été convoqué. Les représailles seront à la mesure de la réputation de l’intraitable armée russe : Kolima est envoyé en Tchétchénie et enrôlé dans un des régiments les plus durs, celui des « saboteurs ». La plongée dans l’horreur peut commencer.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Wendat69
  07 novembre 2018
Nicolaï Lilin livre ici un témoignage terrible de ce que fut le conflit tchétchène. Présenté comme étant largement autobiographique, ce roman est d'une rare acuité sur les horreurs de la guerre, sur ce qu'elle fait aux hommes et sur ce qu'elle fait des hommes. L'auteur, Russe, écrit et tranche comme les russes savent le faire -et cela peut vous remuer. On ne termine pas ce roman sans ressentir des émotions que l'on peut avoir du mal à définir, tant les faits relatés sont dramatiques et peuvent heurter nos consciences. de fait, la guerre en Tchétchénie fut -toutes les guerres le sont, mais certaines plus que d'autres, une véritable boucherie. Un combat total, où les atrocités, commises de part et d'autre, pas toujours dans le feu du combat, sont légion. Nicolaï Lilin nous retrace son parcours au sein d'une unité de "Saboteurs", unité dont une des particularités est, outre la taille réduite du groupe de combat, son autonomie. Ses qualités de tireur en font logiquement le TE du groupe, le tireur d'élite. Il convient de dire que ce livre peut déstabiliser certains, sortis des poncifs sur la guerre et les horreurs qu'elle engendre, on comprend bien ici que la conception Russe du combat est différente de celle enseignée en Occident, notamment pour ce qui est du sort des "prisonniers" et des "blessés" ennemis. Ici, le combat est "sans quartier", à la mort. Etre pris par l'ennemi signifie mourir dans la souffrance. Cette expérience du combat peut apparaître "dérangeante", d'autant qu'il s'agit d'un conflit d'hier pourrait-on dire. Ce témoignage nous confirme encore une fois que la guerre peut révéler ce qu'il y a de pire et de meilleur dans l'homme, mais que ce qui demeure, c'est l'ineffable destruction d'une part de notre humanité.
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Incongrue
  02 avril 2014
C'est un récit de guerre. Il y a peu de lien avec Urkas, le 1er volet de la trilogie.
Durant une bonne partie du livre on sent un malaise de l'auteur vis à vis de ce qu'il a pu faire durant son service militaire, les atrocités auxquelles il a participé. le livre s'en ressent parce que, comme lui, on n'est pas vraiment dedans même si ce n'est jamais ennuyeux, bien au contraire. Il se justifie, on sent qu'il arrange la vérité, ment, occulte, essaye de se donner le beau rôle, ne raconte que ce qu'il peut mettre à son crédit.
Puis il s'abandonne. Il accepte ou il s'accepte et il se livre plus tel qu'il est, raconte l'horreur et, pire, le plaisir dans l'horreur. Ca devient plus sincère et passionnant.
La guerre c'est absurde, cruel, ignoble, ça tue et ça rend dingue, on le savait déjà. Mais dans la tête d'un sniper, durant une guerre d'aujourd'hui, ça nous remet un peu les yeux en face des trous. Ca existe, autant être au courant.
Son côté "poète" m'a parfois laissée pantoise : "sa mâchoire brisée, ses dents cassées, sa langue arrachée donnaient à son visage ensanglanté la beauté d'une fleur". Euh...
En tout cas difficile de rester indifférent, c'est très intense, existentiel, ce n'est pas un livre à mettre entre les mains de n'importe qui, mais il mérite vraiment d'être lu.
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grumpydoll
  09 février 2014
Et s'il n'est pas "malade" après tout ça, c'est que c'est un mec merveilleux. Même "malade" d'ailleurs, c'est merveilleux que le ciel ait préservé sa petite vie dans de tels décors. Sûrement parce qu'il sait partager avec nous ce qu'il a à dire sur son expérience?
Je n'ai pas encore lu celui-là, j'ai déjà lu URKAS (que j'ai offert ensuite : il faut que les livres circulent), quand je le pourrai je lirai donc les autres livres.
Un peu dans la même veine : "Deep survival" de Laurence Gonzales (ISBN 9780393326154)(du point de vue : "epic survival stories")
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corben
  18 décembre 2014
Un de mes livres préféré, je l'ai lu en bibliothèque et acheté ensuite...il m'a scotché !
Violant, immoral, autobiographique, la guerre de Tchétchénie vu de l'intérieur..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Wendat69Wendat69   06 novembre 2018
J'ai levé les yeux: le bois plongé dans le noir palpitait; les arbres ressemblaient à des êtres humains, les branches agitées par le vent exécutaient un étrange ballet, une danse continue et hypnotique... C'était sans aucun doute un lieu enchanteur. Dommage qu'on ait dû le regarder à travers le prisme de la guerre, qui parvenait à rendre laides les choses les plus extraordinaires de ce monde.
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Wendat69Wendat69   05 novembre 2018
Elle m'écoutait sans me regarder en face, ce qui m'inquiétait. Puis elle m'a tendu une feuille de papier où il était écrit qu'à compter de cet instant j'étais la propriété du gouvernement russe et que ma vie était protégée par la loi.
J'avais du mal à comprendre ce que ça voulait dire concrètement.
"Ça signifie que si tu essaies de te sauver, de te blesser ou de te suicider, tu seras condamné pour atteinte à la propriété du gouvernement", m'a t'elle répondu sur un ton glacial.
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IncongrueIncongrue   02 avril 2014
j'ai entendu un de mes camarades, qui fumait à l'extérieur de la voiture, dire à son pote qu'il aurait mieux valu que quelqu'un me tire dessus pendant la guerre, car rendre à la société un individus dans mon genre, c'était un véritable crime.
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Wendat69Wendat69   06 novembre 2018
Notre capitaine était immobile, cramponné à la tourelle du char d'assaut. Brusquement, il a dit à voix basse, comme se parlant à lui-même:
"Ou sur terre avec nous, ou sous terre contre nous..."
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IncongrueIncongrue   02 avril 2014
Pour s'endurcir, on se forçait à manger avec ces cadavres sous les yeux. De temps en temps, pendant le trajet, quand le camion prenait un tournant, ils nous tombaient dessus. Au début ça me dérangeait, puis je m'y suis fait ; je les prenais et je les relançais dans le tas.
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