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Bernard Blanc (Traducteur)
ISBN : 2070320510
Éditeur : Gallimard (22/10/2009)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 191 notes)
Résumé :
On connaît Chuck Palahniuk : ses héros illuminés, ses intrigues surréalistes, son exploration d'un monde à la marge.
Ses livres sont le reflet d'une réalité peu ragoûtante qu'il étudie cliniquement. Un univers à la fois burlesque et macabre qui renvoie à son histoire personnelle, aux épreuves qu'il a traversées et à son goût pour les expériences incongrues. Une partouze géante au fin fond de l'Ouest américain, un combat de moissonneuses-batteuses, une expédit... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  08 mai 2013
23 nouvelles, 23 histoires vraies, 23 tranches de vies surprenantes : combat annuel de vieilles moissonneuses-batteuses, vie à bord d'un sous-marin, tournoi de lutte, bâtisseurs modernes de châteaux, civil constructeur de fusées, ...
Palahniuk se cantonne à un rôle d'interviewer et décrit simplement ce qu'il voit et entend, sans faire d'autres commentaires : ça donne des textes réussis dans certains cas, mais mortellement ennuyeux dans d'autres (était-il vraiment nécessaire de décrire l'intégralité des matches entre moissonneuses-batteuses, qui crèvent la roue de qui et quel moteur a lâché avant la fin?).
J'ai beaucoup apprécié certains textes (comme ces deux personnes qui se déguisent en animaux et se promènent tranquillement en ville, déclenchant des réactions d'hostilité allant des insultes, coups de pied, crainte de menaces terroristes, ...), mais l'ensemble est assez inégal.
Commenter  J’apprécie          230
bdelhausse
  16 juin 2017
Voici un recueil de 23 ... textes... (ce ne sont pas des nouvelles, que nenni!) de l'écrivain du transgressif Fight Club. de quoi cela cause-t-il... de tout et de rien. Mais surtout du processus d'écriture, dans une sorte d'approche méta-littéraire... Soyons plus précis.
Le recueil, comme souvent, n'a aucune homogénéité, mélangeant des portraits, des articles de presse, des nouvelles ou des interviews réécrites. Clairement, on a essayé de recréer une homogénéité a posteriori, grâce à la très belle préface de l'auteur. de quoi parle cette préface? du processus de l'écriture. Des ateliers d'écriture. Des influences, des sources, de l'importance d'introduire le vécu et le réel dans l'écrit. C'est la profession de foi de Chuck Palahniuk.
Amen. A quoi on peut ajouter c.u.l., b.i.t.e., c.o.u.i.l.l.e... vu qu'on ne peut renier ses origines...
Et c'est là une des (nombreuses) choses qui me gênent dans ce recueil. La nécessité de mettre un titre aguicheur, alléchant... alors que le titre anglais original "Stranger than fiction" est bien plus parlant et bien plus indiqué. Puis on démarre par le texte sur le Festival de la Couille... le "Testy Festy" (de nouveau, le titre aurait pu ne pas être traduit en français). Ce texte parle autant de chattes que de couilles... voire davantage. La traduction escamote le lien entre "Testy" et "Tasty". Dommage. Ce texte s'éloigne du simple journalisme et constitue une nouvelle de bonne facture.
Palahniuk est catalogué... Si on n'a pas quelques fellations, sodomies, pédés, et autres "monstres transgenres"... (j'ironise, inutile de m'agonir d'insultes) on n'est plus dans du Palahniuk. On ne va pas retrouver "son" auteur. Un peu comme quand Brett Ellis ne parle plus de meurtres et de cocaïne... ou quand Irvine Welsh ne massacre plus de bébés sous ecstasy... autres auteurs transgressifs à qui le lecteur réclame sa dose de politiquement incorrect.
Passons rapidement les textes en revue... J'ai apprécié (à des degrés divers):
- Vous êtes ici : l'ambiance abomiable d'une foire littéraire où des apprentis auteurs ont 7 minutes pour présenter leur texte... ce qui donne lieu à de puissantes réflexions de Palahniuk sur le processus d'écriture et le sens de nos actes.
- Ma vie de chien : deux persones déguisées en dalmatien et en ours se baladent en ville et dans un centre commercial...sous les insultes, coups et quolibets, menaces, regards des passants et des sevices de sécurité... un bijou, trop court, où Palahniuk critique une certaine Amérique.
- Frontières : un texte fort personnel sur la gonflette et le dopage.
- Amy : une descente dans l'univers littéraire de Palahniuk, via les ateliers, où il décrypte le minimalisme d'Amy Hempel, et son influence sur lui (et d'autres), un must pour les écrivains en herbe.
- Erreur humaine : un portrait tendre et caustique d'un illuminé qui construit une fusée et entend rapprocher les USA et la Russie.
Enfin il y a les 7 textes, plus courts que les autres, repris sous la section "Seul", qui sont encore davantage autobiographique et sont souvent empreints d'autodérision et de critique de l'Amérique conservatrice, bigote et bien-pensante. Celui où Palahniuk se rase le crâne avec une crème dépilatoire avant d'aller à Hollywood... parce qu'il ne veut pas avoir une coupe de cheveux abominables et se balade donc avec des croûtes purulentes dans les studios de cinéma, est un bijou d'humour.
A l'opposé, il y a des textes soporifiques. Vides de sens, ou presque. On y voit seulement la grande aptitude de Palahniuk à manier la plume. On voit aussi comment il arrive à intégrer la réalité dans la fiction. Comment sa vie lui a servi à écrire. Comme dans le texte où il parle de son job d'escort boy pour des malades en phase terminale. C'est tendre et empathique. C'est beau.
Car il y a aussi cette lecture-là... celle qui critique une société où les libertés diminuent, où les conservatismes montent, où les mentalités se referment... et dans une telle société, il y aura toujours un Palahniuk pour écrire des romans transgressifs.
Cela étant, ce recueil est surtout destiné à celles et ceux qui envisagent d'écrire, àmha.
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Lellia
  27 avril 2011
Chuck Palahniuk tiens une place toute particulière pour moi, loin d'être seulement l'auteur de Fight club, qui est un de mes films préférés, il est sans aucun doute l'auteur contemporain que je préfère (et fait partie de mon « top 3 auteurs » tout simplement). Ses livres sont toujours choquants, poignants, passionnants, il présente des personnages atypiques ni tout blanc ni tout noir qui se retrouvent dans des histoires flirtant gentiment avec le fantastique et la science fiction sans qu'on s'en rende vraiment compte. Il arrive à dépeindre le monde actuel avec noirceur, sensibilité et sans porter de jugement, chose qui n'est pas donné à tout le monde et par-dessus tout, il arrive à apporter des éléments réels à ses récits, des choses dont on a même pas conscience. Son style est différent à chaque livre mais s'adapte à son message, un coup il enfermera des auteurs en quête de célébrité dont il livrera l'histoire à travers des nouvelles et la fois suivante il écrira un journal intime. Pour moi, c'est vraiment un auteur d'exception, mais pourquoi vous parlez de lui comme ça ?
Tout simplement parce que ce livre est sans doute le plus personnel et intime qu'il ait pu écrire.
Au travers de 23 « nouvelles » il nous dépeint une Amérique telle qu'on ne peut la connaitre sans y vivre. 23 petites histoires vraies et souvent ahurissantes, une première partie sur des gens, des passions, des choses inhabituelles (des gens qui construisent des châteaux, la vie dans un sous marin, des combats de moissonneuses-batteuses, …), une deuxième partie basée sur des rencontres avec des personnes plus ou moins célèbres (un type qui se construit une fusée, Marylin Manson, Juliette Lewis,…) et la dernière, sur Chuck lui-même, comment il a vendu les droits de Fight Club, comment il a rencontré Brad Pitt, comment il s'est rasé le crâne, comment il écrit,…
Tout autant de choses qui pourraient être inintéressantes ou seulement anecdotiques mais Chuck sait comment passionner, il ne juge pas, il ne dénigre pas, il ne fait qu'écrire ce qu'il voit, même quand on lui interdit et nous amène à réfléchir sur bien des sujets.
Un vrai coup de coeur pour ce livre qui m'a touché, amusé, appris et fait réfléchir.
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kedrik
  07 septembre 2011
Après La lamentation du prépuce, le festival de la couille. À quand Les monologues du vagin ?
Non, vous n'êtes pas sur le blog de Marc Dorcel, mais ce carnaval de la gonade est un livre de Chuck Palahniuk. C'est en fait une compilation de nouvelles ou articles que Chuck a écrit depuis Fight Club. Et c'est pas terrible.
Disons que Palahniuk fait du Palahniuk : du cul pour choquer le bourgeois, des interwiewés complètement azimutés, des situations trash ou délurées... le cocktail est vu, revu et archirevu. Personnellement, je ne trouve pas Chuck intéressant quand il parle pendant 20 pages d'un concours de démolition de moissonneuses-batteuses ou qu'il explique comment un type a décidé de construire un château médiéval en Oregon.
Le hic, c'est que ces histoires sont des articles parus dans des magazines, genre une entrevue de Marilyn Manson par Chuck. C'est sans doute agréable à lire entre deux recettes et un régime minceur dans Biba, mais de là à en faire un livre, c'est un abus éditorial que de capitaliser sur le succès d'un auteur.
Reste une introduction intéressante où Chuck explique sa vie d'auteur, ses manières étranges pour collecter les anecdotes des autres afin d'en faire des romans à part entière. Il est bien évidemment doué pour dire les choses crûment et pour montrer une Amérique borderline. Les seuls textes que j'ai trouvé intéressants (à peine un quart du livre) sont ceux où il parle de l'assassinat de son père, de sa vie de mécanicien sur une chaine de montage ou de la folie qui entoure le fait que son livre est devenu un énorme film. C'est là qu'il est excellent, sans doute parce que, comme dans Fight Club, tout ce qu'il raconte est tiré de faits réels.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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Myrtle
  11 juillet 2011
Même lorsque ce n'est plus de la fiction, Chuck reste très à l'aise et ravit son lecteur. Que ce soit la retranscription d'entretiens avec Juliette Lewis, Marilyn Manson ou des portraits de lui-même ou de rassemblements plutôt curieux, l'auteur nous livre une nouvelle fois des tranches de vie drôles, déprimantes, toujours géniales. On s'ennuie quand même un peu au début du recueil, ne sachant pas trop où l'auteur nous emmène, et ça finit en apothéose avec "Les prix de la consolation". Génial.
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   08 mai 2013
Une amie à moi, Monica, a jadis gagné sa vie comme clown. Tandis qu'elle tordait des ballons pour les transformer en animaux dans des réceptions d'entreprise, les hommes n'arrêtaient pas de lui proposer de baiser avec elle. Quand elle repense à cette période, elle explique que toute femme qui s'habille comme une folle et refuse de paraître attirante, est considérée comme une nana facile, dévergondée, et prête à vendre son corps contre quelques dollars. Un autre pote, Steve, qui porte tous les ans un costume de loup lors d'un festival new-age, a finalement pété les plombs parce que, raconte-t-il, les gens le traitaient comme un sous-humain. Quelque chose de sauvage.
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Bruno_CmBruno_Cm   06 février 2016
C'est la raison pour laquelle je suis écrivain, parce que l'existence ne fonctionne qu'avec le recul et que l'écriture vous permet de regarder en arrière. Parce que si vous ne pouvez pas contrôler votre vie, vous pouvez au moins maîtriser votre version. Parce que, même assis dans ma mare d'eau chaude de Los Angeles, je pensais déjà à ce que j'allais dire à mes potes quand ils m'interrogeraient sur mon voyage. Je leur parlerais de mon infection, et de Malibu, et du jacuzzi sans dont, et ils me répondraient :
"Tu devrais raconter cette histoire."
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nikiteamnikiteam   12 septembre 2012
Je voudrais tellement croire à l'existence d'un monde invisible. Cela ébranlerait un peu toute la souffrance et la pression de l'univers physique. Mais cela réduirait aussi à néant la valeur de l'argent que j'ai en banque, ma maison convenable et mon boulot difficile. On pourrait aisément ignorer tous nos problèmes et tous nos petits bonheurs parce qu'ils n'auraient pas plus de réalité que les intrigues d'un film ou d'un livre. Oui, un monde éternel et invisible qui ferait du nôtre, ici même, une illusion.
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LuniverLuniver   03 mai 2013
Une fois, explique l'actrice Juliette Lewis, j'ai voulu mieux connaître quelqu'un en lui posant des questions écrites... Et en fait celles-ci en disent davantage sur moi que ce que j'aurais pu noter dans un journal intime.
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EfeemerEfeemer   03 janvier 2013
C'est terrible, mais à l'instant où je sens que tout le monde est d'accord avec moi, j'ai envie de changer d'avis. Je suis un type de ce genre-là.
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Videos de Chuck Palahniuk (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Chuck Palahniuk

BooKalicious présente : Damnés de Chuck Palahniuk (#RL2014)
BooKalicious #RL2014! Chronique de "Damnés" de Chuck Palahniuk aux Editions Sonatine. Retrouvez toutes les vidéos ici : http://goo.gl/23DkUZ Quand Maddy Spencer, gosse de riches anciens...
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