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EAN : 9782264068576
504 pages
Éditeur : 10-18 (04/05/2016)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 283 notes)
Résumé :
Après un procès qui a passionné l’Amérique, la jeune Janie Jenkins est reconnue coupable de l’assassinat de sa mère, la très fortunée et très mystérieuse Marion Elsinger. Dix ans plus tard, suite à une enquête sur la manipulation de preuves par le laboratoire de police scientifique de L.A, Jenkis sort de prison, sa libération scandalise le pays, convaincu de la culpabilité de la riche héritière.

Janie est-elle coupable ou innocente ? Elle-même n’en a ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (98) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  12 mars 2015
Quand on sort de prison pour vice de procédure, après 10 ans d'emprisonnement pour meurtre, la seule chose qui compte c'est de trouver Les réponses (surtout lorsque l'on se croit innocent).
Bienvenue à Elizabeth Little et son premier roman qui nous plonge dans cet univers du thriller psychologique que les auteurs anglo-saxons maîtrisent si bien. La quatrième de couverture cite Gillian Flynn et S.J. Watson, mais ne vous fiez pas aux apparences, on n'est pas dans une pâle resucée de ces deux romans, et vous allez avoir du mal à lâcher le livre avant d'aller dormir.
Un bon thriller psychologique, c'est : une bonne histoire, de vraies surprises et surtout (oui surtout) des personnages mémorables. Ce roman met en avant le personnage de Janie Jenkins, sorte de Paris Hilton (avec l'option cerveau en plus) qui se retrouve propulsée de sa « belle » vie de fashion victim et d'ado insupportable à celle d'ex-détenue à la recherche de la vérité (sur les traces de son passé).
La première grande réussite du bouquin est d'arriver à ce que l'on s'attache presque immédiatement à ce personnage qui a pourtant tout pour qu'on le déteste. Parce que Jenkins en a dans la caboche et n'est pas qu'une tête à claques, parce qu'elle montre immédiatement ses failles intérieures après son long enfermement (le roman est écrit à la première personne). Oui, c'est une « héroïne » des temps modernes, totalement en phase avec cette société actuelle qui met tant en avant le coté futile ; un personnage qui tombe de haut et essaye de se raccrocher aux branches.
La seconde réussite du roman tient à l'écriture d'Elizabeth Little, résolument moderne et d'une maîtrise étonnante pour un premier roman. Elle use (sans abuser) de trouvailles (chapitres entrecoupés d'articles de presse ou encore de conversations SMS qui apportent un autre éclairage au personnage principal). Et surtout, elle fait montre d'une formidable verve, enfilant les traits d'esprit comme autant de perles, avec un ton mordant et sarcastique assez jouissif.
Si l'on rajoute que l'intrigue est suffisamment originale pour qu'on n'ait pas l'impression de relire un énième roman du genre ; si on insiste sur le fait que les personnages secondaires sont assez atypiques et que l'environnement général nous plonge dans une Amérique profonde bien loin de Beverly Hills ;
si l'on souligne que le tout est brodé sans violence ni rebondissements inutiles, avec pour autant de vraie surprises au fil des pages, et que l'on termine par relever l'intéressante peinture au vitriol de notre société, ça fait beaucoup de qualités accumulées.
Vous recherchez un divertissement intelligent, un récit tout en psychologie et le genre de plume qui vous fait vous pâmer de contentement ? Les réponses à vos recherches sont dans le premier roman épatant d'Elizabeth Little.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Ziliz
  22 juillet 2015
Il paraît que la jeune et jolie Jane (seize ans) a tué sa mère, « richissime blonde hitchcockienne ». Ne comptez pas sur elle pour vous dire si c'est vrai, elle n'en sait fichtre rien, elle était bourrée ce soir-là. Elle a vu le cadavre, oui, elle sait aussi qu'elle ne l'aimait pas, cette mère, et c'est tout - alors comment se défendre ? Tout désigne Jane comme coupable, l'opinion publique aussi, elle est condamnée pour meurtre. Elle obtient une remise de peine après dix ans de prison. Au lieu de revenir dans la jet-set, elle change d'identité et fuit pour comprendre ce qui s'est passé, à partir de quelques mots saisis au cours d'une dispute le soir du drame.
Le titre français de ce livre est "Les réponses". Les réponses ? A quelles questions ?
• Vais-je finir ce livre qui m’ennuie dès les premières pages, malgré un style accrocheur à la Gillian Flynn, vif et plein d'humour ?
• Si oui, en combien de temps, vu que quand un livre m’em*****, je m’y remets à reculons et à petites doses ?
• Jane a-t-elle tué cette mère qu’elle détestait ? Arf arf, bien sûr que non, sinon l’auteur ne nous infligerait pas 430 pages interminables d’enquête. Enfin, on peut l’espérer...
• Alors si c’est pas Jane, l'assassin, c’est qui ? Bon, il n’y a pas cinquante suspects, Jane sait vite où aller pour chercher. Elle rencontre une famille 'tuyau de poêle', tout plein de gens liés au passé de sa mère, des sympas, des salauds, des pas clairs, certains plus suspects que d’autres...
Le seul élément qui m'a plu dans ce livre – peut-être parce que ça allège la lecture de temps en temps et fait avancer plus vite ? – : l’insertion d’articles, mails, pages Wiki de loin en loin dans la narration.
Sinon, je me suis beaucoup, beaucoup ennuyée dans cette intrigue qui a le mérite de ne ressembler à rien de ce que j’ai pu lire jusqu’ici dans le registre thriller. Ça, c'est l'effet Sonatine, dont la plupart des romans sont surprenants (peut-être moins aujourd'hui qu'au début ?), on y voit du très bon, et on peut avoir de mauvaises surprises.
Au vu des autres critiques, globalement positives, je me dis que je suis complètement passée à côté de cette intrigue à la fois bordélique et molle et/ou déjantée et/ou sans intérêt...
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nameless
  20 janvier 2016
Sonatine a encore frappé juste et fort. Elizabeth Little trouve tout naturellement sa place dans l'écurie de cet éditeur audacieux, curieux, exigeant, qui débusque, là où ils vivent et écrivent, sur n'importe quel continent, de jeunes auteurs de premiers romans, qui transgressent sans complexes, les codes ronronnants du thriller, roman policier et affiliés.

L'idée est originale. Janie Jenkins, accusée d'avoir massacré sa mère, a passé 10 ans en prison avant d'être libérée pour vice de forme procédural. Est-elle coupable ? Elle même ne le sait pas, puisque le soir du meurtre, elle était trop arsouillée pour avoir gardé le moindre souvenir des événements. En lien permanent avec son avocat Noah, traquée par Trace, un blogueur qui veut sa peau médiatique, Janie part sur les traces de son histoire, de celle de sa mère, échoue à Adeline, trou-du-Q-du-monde, sorti de terre au XIXème siècle au moment de la fièvre de l'or.

Ca va vite, l'écriture est mordante, l'héroïne apostrophe le lecteur, possède un sens de la répartie et un humour cynique, qu'elle n'hésite pas à retourner contre elle-même, sous forme d'auto-dérision. le lecteur est entraîné dans les tribulations de cette sale gosse riche, rendue sympathique par l'auteur. Habituée à évoluer dans un monde frivole et factice dominé par l'argent, Janie trouve certaines réponses à ses questions chez des péquenots du terroir qui ignorent que Vuitton existe, avec lesquels elle noue pourtant de vrais liens humains.

Il s'agit d'un premier roman brillant, intelligent. J'ai seulement noté que Janie était fort peu marquée par ses 10 ans d'incarcération. 10 ans, c'est long hors du monde, même si toutes les prisons US ne sont pas Guantanamo. A sa libération, une fois adaptée aux nouveaux téléphones portables et aux sms, elle reprend le rythme de sa vie, comme si pas grand chose ne l'avait interrompue durant une décennie. Quelques petites invraisemblances émaillent également le récit, mais ces insignifiantes remarques ne m'empêchent nullement d'attendre le second opus d'Elizabeth Little avec impatience, et ne doivent pas décourager celles et ceux qui souhaitent découvrir une plume originale qui renouvelle intelligemment le genre, car Little ne s'annonce pas comme une "petite" auteure.


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iris29
  15 octobre 2015
Attention: auteur super douée à la plume impertinente et drôle...
Après 10 ans de prison pour le meurtre de sa mère , Jane Jenkins est libérée, bénéficiant d'une enquête sur la manipulation de preuves de la Police de Los Angeles.
Complètement saoule la nuit du drame, Jane n'a aucun souvenir.. Elle pourrait l'avoir tuée car les relations entre les deux femmes n'étaient pas au beau fixe et Jane n'est pas vraiment une gentille fille... Pour trouver Les Réponses , elle va devoir quitter Los Angeles pour un trou perdu , dans l'anonymat d'un déguisement.
Un brin" provoc",et cynique, , un chouia Paris Hilton , très riche et très futée mais pas très fréquentable , Jane ,c'est mon coup de foudre littéraire...
Une jeune fille , qui porte sur ses épaules toute la réussite de ce premier roman , tant ses répliques sont drôles, et savoureuses.
Je pense que les éditions Sonatine se sont complètement plantées en comparant ce thriller avec les romans de Gillian Flynn , Harlan Coben etc.. Forcément ,les amateurs de" purs" polars vont être déçus car dans ce roman (contrairement à ce qui est promis sur la 4° de couverture), le suspens n'est pas insoutenable, et les personnages pas assez machiavéliques, (pervers , méchants et tout ,et tout...).
Non.Moi, je trouve qu'il fallait le "vendre" comme un roman policier très drôle, une plume très irrévérencieuse , un brin cynique. C'est un roman très jeune d'esprit, . Même la photo de couverture ne rend pas l'atmosphère du roman. lequel frise la chick-lit.....
Pour moi, ça ressemble à la série des Spellman de Lisa Lutz : ton très décalé et amusant ," personnages qui la joue perso", et héroïne au caractère (comment le dire sans vexer personne?) , pas très conventionnel ...
A lire absolument pour Jane ,sa personnalité , son humour.
Je suis tellement triste de la quitter! Et j'aimerais tellement que l'auteur lui offre une suite.
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Livresque78
  08 mars 2015
Qui est Jane Jenkins?
Voici le premier roman d'Elizabeth Little, pour moi une grande réussite. Un thriller qui dès les premières pages a accroché mon attention. le quatrième de couverture nous met dans le bain de l'histoire, cependant tout est encore à apprendre sur Jane Jenkins, le personnage central de cette histoire. Nous savons qu'elle sort de prison pour le meurtre de sa mère, mais mis à part cela les informations sont minces. l'auteur va nous les distiller petit à petit.
Jane est-elle coupable?
Une fois que les bases sont posées ( on comprend de quel milieu vient Jane), il est temps de passer aux choses sérieuses, maintenant sortie de prison, va t-elle pouvoir reprendre une vie normale? Est on certain de son innocence? Jane est une jeune femme , qui tout au long de l'histoire nous surprend. J'ai été très étonnée de sa personnalité, elle est forte, elle nous donne l'impression que tout glisse sur elle, que rien ne la touche, est-ce la prison qui l'a endurci de la sorte, ou peut-être a t-elle toujours été ainsi. Mais au fait, quelle était sa relation avec cette fameuse maman morte?
La suite ici:
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   21 juillet 2015
Ah les jeunes ! Ils s'imaginaient encore savoir des choses que le reste du monde ignorait, comme chaque génération s'imagine avoir inventé le sexe, comme chaque génération s'imagine que c'est elle que l'histoire retiendra. Ils avaient encore ces rêves de "je vaux mieux que ça", de "un jour on laissera tout ça derrière nous". Ce qu'ils ne comprenaient pas, c'est que d'où nous venons ou qui nous sommes n'a aucune importance. Personne ne laisse jamais rien derrière lui. Le mieux qu'on puisse espérer, c'est de naître dans l'endroit le moins pire possible. Le reste, on est bien obligés de faire avec.
(p. 201)
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KevinaaaaKevinaaaa   11 octobre 2015
Tout le monde a sa petite idée sur ce qui nous distingue des autres espèces animales, ce qui nous rend si unique, nous les humains. Dieu, le fromage, ce genre de trucs. Mais ça, peut être que personne n'y a jamais encore pensé : le fait que nous soyons prêts à nous jeter de notre plein gré dans la cage d'un prédateur. Mesdames, vous savez de quoi je parle. C'est la nuit. Vous êtes seule dans un parking souterrain. Les portes de l’ascenseur s'ouvrent ... Il y a un homme à l'intérieur. Pour un raison ou une autre, votre radar à violeur se met à vibrer. 
Qu'est-ce que vous faites ? 
Vous entrez dans l’ascenseur, bien sûr. Parce que vous ne voulez pas le stigmatiser injustement sous prétexte qu'il est grand, qu'il a l'air bizarre ou qu'il porte un blouson en cuir. Vous ignorez votre part animale qui vous crie ''danger danger danger'' parce que vous ne voulez pas ''en être réduite à ça''. Vous vous raisonnez à l'encontre de votre instinct parce que vous avez envie de vous sentir libre, forte, digne. 
Mais, la vérité, c'est que pas une seule fois après avoir fait ça je ne me suis sentie ni libre, ni forte, ni digne. Je me suis juste sentie hyper soulagée d'être encore en vie quand les portes se rouvraient. 
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KevinaaaaKevinaaaa   11 octobre 2015
"Où étiez-vous ce matin ? enchaîna Léo, imperturbable. [...]
- J'ai fait la grasse matinée.
- J'ai toqué à votre porte.
- Je n'ai pas dû vous entendre.
- Bien tenté. Je suis entré dans votre chambre. Elle était vide."
Je me raidis.
"Vous vous êtes introduit dans ma chambre sans mon autorisation ?
- Je m'inquiétais pour vous. Vous auriez pu glisser dans la douche, ou vous faire emporter par un courant d'air.
- Et vous avez découvert des choses intéressantes ? 
- A part des vêtements qui ne peuvent être que volontairement aussi moches, non."
Il marqua une pause avant de poursuivre. 
"Ce qui veut dire que les choses intéressantes doivent se trouver dans ce sac dont vous ne vous séparez jamais. Ça vous ennuierait que j'y jette un œil ? [...]
- Allez-y. Mais si vous avez besoin d'un tampon, vous pouvez aussi me le demander". 
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parolesparoles   21 décembre 2018
Ah, les jeunes ! Ils s'imaginaient encore savoir des choses que le reste du monde ignorait, comme chaque génération s'imagine avoir inventé le sexe, comme chaque génération imagine que c'est elle que l'histoire retiendra. Ils avaient encore des rêves de " je vaux mieux que ça ", de " un jour on laissera tout ça derrière nous ". Ce qu'ils ne comprenaient pas, c'est que d'où nous venons ou qui nous sommes n'a aucune importance. Personne ne laisse jamais rien derrière lui. Le mieux qu'on puisse espérer, c'est de naître dans l'endroit le moins pire possible. Le reste, on est bien obligés de faire avec.
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JIEMDEJIEMDE   20 août 2015
Mais je n'avais pas plus le contrôle de mes actes qu'une mèche allumée n'a la contrôle de sa direction, et je lui crachai donc à la figure les cinq petits mots qui germent dans le cerveau d'une fille aussitôt qu'elle commence à avoir des seins :
"Je voudrais que tu meures."
Elle se retourna, son sourire une lame aiguisée.
"N'oublie jamais, Jane : les voeux, c'est pour les lâches."
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