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EAN : 9782916136745
48 pages
Éditeur : Les éditions du Sonneur (05/06/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
« Peut-être à cause de la vie pratique que j’ai menée, je bénis l’utilitarisme et j’en suis arrivé à penser que l’utilité et la beauté doivent se confondre, et qu’il n’existe pas d’objet usuel qui n’ait pas besoin d’être beau. » En 1906, sous le prétexte de construire sa maison idéale, Jack London dénonce violemment le paraître et le factice, qu’il juge souvent inu­tiles et peu fiables. C’est également le moyen pour lui de con­cevoir une demeure qui, par son organis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
ATOS
  11 septembre 2016
Une maison c'est un projet. Construire une maison est un projet.
Le Corbusier voyait les maisons comme des machines à habiter. Mais n'est ce que cela ? Une machine ?….Utile oui, mais utile ne suffit pas.
Jack london lui n'est pas architecte. Dans le sens académique.
Mais il l'est, . Il était humaniste et donc bâtisseur de projet.
Car si nous considèrons que l'architecture, est la construction d'espace, quel qu'il soit, et qu'il peut être un projet humain alors Jack London est architecte. Un des plus grands..
Espace à penser, espace à méditer, espace à échanger, espace à apprendre, à partager, à travailler, à rêver, aimer, espace à vivre. Maison, projet, idée, quelque soit le nom que l'on donne à sa chaumière on ne la construit pas sans lui onner du sens.
Voilà ce qu'expose à travers ces pages Jack London. Il ne décrit pas ce qu'il a réalisé , il explique ce qu'il projette.
L'allégorie de toute entreprise. Voici ce qu'est ce traité d'architecture de Jack London.
Exigence. Fondation. On ne construit pas pour rien. Construire utile donc. Utile pour rationaliser, pour pensée l'économique, le politique . Utile : oui. Mais beau. Car le beau est utile. Beauté, utilité voici les deux pièces maîtresses de toute construction.
Pas de grimage, pas de barbouillage, pas de surcharge, pas de travestissement. En un mot pas de mensonge.
Exigence de l'authenticité. « le véritable gratte-ciel a de la beauté en proportion de son authenticité ». « S'il aspire à la beauté, il ne doit pas prétendre être ce qu'il n'est pas ».
« il ne doit pas dominer , il doit s'élever ». Authenticité.
Autre pièce maîtresse. Des matériaux. Parce que ce qui tout ce qui compose reflète une pensée. Si le matériau est noble, le projet le sera.
L' intelligence et beauté sont liées.
Devant tout monument aussi petit soit il, aussi grand est il, ce qui le porte, ce qui l'étaie, c'est son idée.
Une grande idée, est un beau projet.

Universalité du projet . Ce qui est utile à l'un sera utile à tous. Ce qui est beau,
est beau pour tous. Projet humaniste.
Dans ce traité Jack London expose les bases même de sa pensée, l'essence de l'humanité.
De cette pensée qui l'a porté durant toute sa vie.
Une des clés utile pour comprendre la justesse, la précision du « projet-London ».
Vérité, authenticité, intelligence, utilité, beauté , universalité, tels sont les mots de Jack London.
Des mots de granit et de marbre, d'acier, de bois de terre et de sève.
Des mots porteurs d'une immense humanité. Des mots à la hauteur de l'Homme.
Une maison est projet. Un idée, une oeuvre, une phrase, une bibliothèque, un livre également.
Mais avant toute chose une vie les contient tous.
La maison London ne cessera jamais de nous élever.

"Avant, je ne savais pas que la beauté avait un sens. Je l'acceptais comme telle, comme une réalité sans rime ni raison. J'étais dans l'ignorance. A présent, je sais, ou plus exactement, je commence à savoir. Cette herbe me paraît beaucoup plus belle maintenant que je sais pourquoi elle est herbe, par quelle alchimie du soleil, de la pluie et de la terre elle est devenue ce qu'elle est."
Martin Eden de jack London , extrait
Encore un bonheur de lecteur comme la maison des éditions du Sonneur savent si bien nous proposer.
Astrid Shriqui Garain

09.2016

Lien : https://dutremblementdesarch..
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jovidalens
  08 août 2014
Repli heureux pour me consoler de ma déconfiture de ne pas trouver le livre espéré dans cette librairie.
Quelques pages, à la fois enfantines et généreuses de cet auteur dont le nom est synonyme d'aventures âpres.
Je parierai bien que tous nos grands architectes, nos talentueux "designers" l'ont lu et qu'il est, pour eux, une sorte de bréviaire.
Et s'il avait raison ? Si le tremblement de terre à San Francisco avait été démultiplié par la mauvaise qualité des constructions trop ostentatoires ?
Bien sûr qu'il a raison : ce qui est utile, construit pour durer est beau, sans fioritures.
S'il ne fallait garder qu'une citation, je garderai celle sur la domesticité : oui Monsieur London nous vivons, enfin, un âge d'or "où la domesticité n[est} plus", Mais il nous faut penser à d'autres partages du travail...
Une trentaine de pages qui suscite bien des réflexions...
Normal : c'est du Jack London !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Alice_Alice_   11 juillet 2014
La maison doit être honnête, tant dans sa construction que dans ses matériaux et dans son apparence. Si l'un de ses traits, en dépit de mes efforts, s'avère mensonger, je le supprimerai. L'utilité et la beauté doivent être indissolublement unies. La construction et la décoration ne doivent faire qu'une. Si les détails de ma maison restent fidèles aux idées générales, tout ira bien.
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jovidalensjovidalens   08 août 2014
Je regrette souvent d'être né en cette période particulière de l'histoire du monde. Concernant les serviteurs : comme je voudrais vivre en cet âge d'or du futur où la domesticité ne sera plus ! N'existera plus alors que le service de l'amour. En attendant, comme je vis ici et maintenant, que j'ai l'esprit pratique et que je comprends la raison et la nécessité du partage du travail, j'accepte les domestiques. Résignation qui ne signifie nullement que je doive leur manquer de respect. Dans ma belle maison, leurs chambres ne seront pas des taudis ni des trous à rats. Je prévois que ceci me vaudra quelques disputes avec l'architecte. Les serviteurs auront des salles de bains, des toilettes, le confort que demanderont leurs moments de loisir, leur vie d'être humain - même si je dois travailler le dimanche pour payer tout cela. Division du travail ou pas, j'estime qu'un homme n'a pas droit à des serviteurs, à moins de les traiter en êtres humains, faits de la même glaise que lui, irrigués des mêmes nerfs, animés des mêmes désirs, des mêmes contradictions, des mêmes irritations, des mêmes adorables particularités. Le paradis au salon, l'enfer à la cuisine : ce n'est pas l'atmosphère que doive respirer l'enfant en pleine croissance - ni l'adulte d'ailleurs. L'une des objections majeures à l'esclavage - objection égoïste s'il en est - était l'effet qu'il produisait sur les maîtres eux-mêmes.
Et de ce fait, l'un des principes directeurs de la construction de ma maison sera que son entretien n'exigera qu'un minimum de travail et d'embarras. Cette maison ne sera pas propre comme un sou neuf ; on ne pourra pas s'y mirer ; je ne veux pas de cette perfection sans tâche qui trahit en fait la tragédie de la corvée.
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jovidalensjovidalens   08 août 2014
Le véritable gratte-ciel a de la beauté, sans conteste - et celui qui vous le concède n'a pourtant guère d'affection pour les villes grouillantes d'humanité. Le véritable gratte-ciel a de la beauté en proportion de son authenticité. Il est, dans sa construction, aérien et léger et doit donc, dans son apparence, refléter ces caractéristiques. S'il aspire à la beauté, il ne peut prétendre être ce qu'il n'est pas. Il ne doit pas dominer la ville tel un Léviathan : il doit s'élever vers les cieux, léger, aérien,féerique.
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jovidalensjovidalens   08 août 2014
Un bateau de mer est beau. Et cependant, il n'a pas été construit à cet effet. Chacune de ses courbes, toute gracieuse qu'elle soit, a son utilité ; elle a été dessinée pour effectuer une tâche. Le bateau est conçu dans le but précis de fendre l'eau à sa proue, de glisser à sa surface et de la repousser à sa poupe - et ceci, avec le moins de frictions, le moins de tensions possibles. Il doit se mouvoir sur les mers avec le moins de résistance et le meilleur équilibre possibles ; et cependant, il donne à qui le considère un sentiment de beauté.Et lorsque le bâtiment manque son but, sa beauté en est diminuée d'autant.
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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