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Éditeur : La Contre Allee (01/01/2018)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Assommons les poètes ! est un clin d’oeil à Baudelaire et à son poème Assommons les pauvres ! Parce que la place de la poésie contemporaine dans le paysage littéraire en France est pauvre, alors que paradoxalement, elle est si vivante, si riche, si remuante. Mais en marge.

Etre poète, c’est emprunter un chemin qui ne nous mènerait nulle part : ni reconnaissance matérielle ni reconnaissance sociale. Mais on s’en fiche. C’est plus fort que nous. On y ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  27 avril 2019
L'auteur est poète, amoureuse des mots.
Elle raconte des moments de sa vie, ses émotions, ses voyages, son métier d'écrivain, et on se laisse agréablement porter par ses paroles.
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Parataxe
  19 juillet 2019
Sophie G. Lucas convoque dès le titre de son dernier recueil de poésie les plus grands. Comme Baudelaire et son Assommons les pauvres !, elle rappelle que vivre de l'écriture poétique relève du combat, le paysage littéraire laissant peu de place à ce genre. « Ecrire de la poésie de nos jours est une forme de résistance ». le livre est un témoignage. Un Témoin (pour reprendre le titre de son précédent ouvrage édité lui aussi à La Contre Allée en 2016) de sa vie de poète.
Quatre temps organisent l'ensemble :
* Dans Ecrire, Faire écrire, elle évoque son quotidien, chez elle ou lors des ateliers d'écriture en milieu scolaire ou carcéral. La bataille de la reconnaissance, de la transmission bat son plein. Rien n'est jamais acquis. Pourtant, elle ne désespère pas.
« de petits cailloux ont été semés derrière moi. Je retrouverai mon chemin. Je reviens dans quelques mois. Semer encore quelques cailloux » (Je suis cet homme).
* Dans Lire (à voix haute), elle témoigne de son travail de représentation, ses rencontres et lectures publiques. La France apparaît par petites touches. Barre-des-Cevennes, Lille, Rochefort-sur-Loire, Villeneuve-Lès-Avignon. Des paysages, des livres, des aventures s'entremêlent.
* Résider est un ensemble de textes d'un séjour passé entre Montréal et New-York. C'est la partie la plus développée du livre. Des cartes postales riches, complétées par ses souvenirs d'adolescente, ses lectures anglo-saxonnes, la marque essentielle d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll et des écrits de Jack Kerouac.
* Enfin Résister est encore plus autobiographique. Sophie G. Lucas lutte contre tous ceux qui voudraient tuer en elle l'envie et la possibilité d'écrire. Elle sort ses armes.
« A la place, j'ai acheté La Décroissance et en partant, j'ai donné un petit coup de griffe sur deux ou trois magazines. « Machin a été le dernier amour de Bidule ; Comment payer moins d'impôts ; Grèce et Espagne : les bons plans pour des vacances pas chères ».
Après avoir reposé ce recueil, il nous reste la signature de la poète (elle préfère qu'on la nomme ainsi, la poète et non la poétesse) : Son bagage de lectrice bourré de signatures reconnues, entre autres celles de Brigitte Giraud, Valérie Rouzeau, Raymond Queneau, Antoine Emaz, Bernard Bretonnière, Martin Page, Robert Desnos, Joséphine Bacon, Thomas B. Reverdy et la littérature américaine, l'importance du sujet, le basculement du « nous », « on », vers le « je », des mots simples posés sur le papier comme une couleur viendrait peindre un tableau entier, une langue au présent, des phrases bien rabotées qui distillent toute la force d'un parfum en quelques touches. Il n'y a rien en trop. La recette est maîtrisée. L'ensemble tient le bon rythme. Comme une chanson qui reste en tête, ses mots restent en nous longtemps.
Sophie G. Lucas existe et l'écrit. Les poètes existent. Heureusement.
Lien : https://www.babelio.com/monp..
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myriampele
  22 mars 2018
Après"Témoin" voici " Assommons les poètes". Sophie G.Lucas a l'art - et la poésie- de faire partager le quotidien à petits coups de plumes qui font sourire, rire, et en tout cas nous touchent. Elle ne nous assomme jamais, nous, les lecteurs, quand on entre dans sa si jolie prose.
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Warrenbismuth
  12 décembre 2018
Un tout petit bouquin par le format (plus petit qu'un poche), par le nombre de pages (156, style aéré) pour de toutes petites chroniques, des tranches de vie aux anecdotes d'une poète en milieu parfois hostile. de souvenirs en coups de coeur en passant par les coups de gueule, une petite quarantaine d'aventures du quotidien, de pensées personnelles, d'hommages divers à la littérature (américaine surtout mais pas seulement), voilà un recueil qui fait du bien. Humour et révolte, deux termes que l'on ne devrait jamais dissocier.
Sophie G. LUCAS revient sur les ateliers d'écriture qu'elle anime, ses lectures à voix haute, son métier et sa passion de poète, ses déplacements, ses rencontres, mais aussi des réflexions sur les attentats islamistes, l'ascension du Front National. C'est lorsque l'auteure est en colère qu'elle résonne le mieux.
Petit condensé sur les attentats islamistes : « … je continuerai de ne pas vous appeler barbares mais assassins, je continuerai de penser que vous êtes des hommes, si ça me tue quand même, je continuerai d'ouvrir des livres pour comprendre comment nous avons pu en arriver là, je continuerai de ne pas hisser les couleurs du drapeau français comme je continuerai de ne pas chanter la Marseillaise ni d'aimer le mot patrie, mais je continuerai d'aimer là d'où je viens, là où je vis, ce foutu pays mal fichu, comme je continuerai de ne pas laisser mon pays à l'extrême droite, je continuerai de penser que votre truc n'a rien à voir avec la religion mais avec du fascisme... ». Justement sur le fascisme français bon teint ripoliné en façade « On se souvenait comme d'anciens combattants d'avoir été poursuivis à coups de matraque par le service d'ordre musclé du FN. Ces mêmes gens aux mêmes idées, il ne faut pas se leurrer, se dédiaboliser ne veut pas dire se renier, c'est juste se rendre présentable, ces mêmes gens donc, étaient en train de parader sur les petits écrans. le dégoût ».
Les mots cognent, mais ils savent aussi émouvoir, faire rire (beaucoup), accrocher et envoûter. de simples petites pensées couchées sur du papier, le lecteur en retire une grande satisfaction, une joie et un bien-être. Maîtrise du verbe et invite au voyage car Sophie G. LUCAS se souvient aussi de la route, et le simple fait d'en parler semble lui rappeler qu'elle place très haut Jack KEROUAC. Récits d'une humaniste qui sait mordre et frapper par sa plume.
Ce petit médicament sans effets secondaires est sorti en 2018 aux Éditions de la Contre Allée et me paraît plus que recommandable pour soigner ce que vous avez.
https://deslivresrances.blogspot.fr/
Lien : https://deslivresrances.blog..
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belaval
  07 juin 2018
Petit livre, agréable à lire et qui fait réfléchir au statut actuel de la poésie en France; le poète est perçu comme lunaire voire fainéant inutile cela ne peut être un "métier" d'où la question récurrente: "A part écrire, vous faites quoi dans la vie."
Il faut entendre Sophie G. Lucas, elle est passionnante et passionnée, souvent émouvante (à vos mouchoirs)
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
PiatkaPiatka   06 mars 2019
Et à part écrire, vous faites quoi dans la vie ?
Chaque fois que la petite dame du rez-de-chaussée m'attrape dans le couloir, invariablement, elle me pose la question fatidique. J'ai beau essayer de l'éviter, elle doit me guetter derrière sa porte. Blouse, bigoudis ou charentaises m'attendent sur un paillasson qui vous regarde en criant en vert "ESSUYEZ VOS PIEDS". La petite dame me parle de la pluie et du beau temps, mais toujours, elle trouve le moyen de glisser Et à part ça, vous faites quoi dans la vie ?
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PiatkaPiatka   09 mars 2019
Je suis devenue dinosaure. Hier, je passe chez mon bouquiniste habituel. (..)
Entre un monsieur avec un sac estampillé d’une marque d’un hypermarché. Dedans des Pléiade. L’effroi de les voir se transformer en paquets de pâtes. Je ne suis pas fétichiste, ni ne collectionne les livres. Je corne et casse mes livres, j’écris au crayon papier dans les marges mais. Mais les Pléiade.
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myriampelemyriampele   22 mars 2018
J'ai quatorze ans. j'ai un sac kaki U.S percé d'épingles à nourrice.
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