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ISBN : 236279217X
Éditeur : Alma Editeur (24/08/2017)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Gaspard et son chien s'enfuient dans la forêt.
L'enfant à peur, il a froid, il a faim, il trébuche, il se cache. Il est blessé. Un homme le recueille. Qui est-ce Jean-le-blanc ? Un sorcier, un contrebandier, un professeur ? Avec lui, et d'autres récalcitrants - ceux de la caravane à Pépère qui défraya la chronique au début de XXe siècle - Gaspard va découvrir la vie en marchant sur le monde.
"Je l'ai gardé au chaud cette histoire qui poussait, qui grim... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  12 octobre 2017
Un grand merci à Babelio et aux éditions Alma...
Blotti sous un buisson d'acacias, le garçon peine à reprendre ses esprits. La peau tuméfiée, quelques traces de sang ici et là sur son visage, la douleur qui lui coupe le souffle. Après une longue course effrénée, c'est au coeur de la forêt qu'il a trouvé refuge. À côté de lui, son chien, couché sur le flanc. Blessé lui aussi, une respiration lente. Gaspard va devoir le porter à bout de bras s'il veut avancer, maintenant qu'il n'a plus peur. Il s'enveloppe dans cette brume de printemps. S'enfonce dans le ventre de cette forêt, à la fois protectrice et hostile...
Comme Gaspard, goûtez, explorez, apprivoisez cette forêt et laissez-vous guider... Partez à la découverte de personnes incroyables, fantasques et généreuses qui, comme ce petit garçon, sauront vous prendre la main et vous emmener vers des horizons inconnus... Que ce soit Jean-le-blanc, le sorcier herboriste au grand coeur, Sarah, l'intrépide prostituée, Fata' ou encore Capello. Au contact de ces gens du voyage, surnommés la Caravane à Pépère, Gaspard apprendra la dureté de la vie, la solidarité, les révoltes sociales, les injustices. de sa plume douce et poétique, Thomas Vinau, ce conteur, dépeint une société vieille de plus de 100 ans et constate combien peu de choses ont changé. Il nous offre un roman lumineux, profondément humain, minéral et ancré dans la terre.
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Didili
  24 octobre 2017
Mon avis en poésie
Ce livre est poésie,
là où la forme se fond dans le fond
et ne tourne pas impatiemment en rond.
Ce livre est sensoriel,
On hume, on frémit, on guérit
on sent et on ressent
on se laisse happer, dériver en moult sensations
Ce livre est une forêt de papier
où chaque page se trouve imprimée
de noir et de sang,
d'ors et de verts clairière et fourré.
Ce livre est liberté,
égalité, fraternité,
mais vite, cours, vite, va te cacher !!!
Ce livre est amitié,
des autres et des uns
et de nos amis les bêtes et surtout les chiens.
Ce livre est différence,
des différences comme des chances
Au pays des sans logis
les amis sont loi.
Ce livre est un camp,
celui des autres,
ces autres que l'on rejoint
dans les peines et les tourments choquants
Ce livre entrechoque les mots,
les fait résonner comme des échos.
Il fait entendre la voix des gens de peu
et l'on se prend à être heureux avec eux.
Ce livre est un ami en mots, mon ami.
J'irais le rejoindre à maux couverts,
en m'enfonçant au coeur vert de la forêt des mystères.
Didi
Lien : https://imagimots.blogspot.f..
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nath45
  03 septembre 2017
Dés les premières pages j'ai été happée par la plume, le langage de l'auteur qui décrit si bien la nature, la forêt, les odeurs, le froid qui entoure Gaspard et son chien, tous deux tapis dans les ronces. S'ensuit la rencontre avec Jean-le-Blanc, un reclus de la forêt, un beau personnage à découvrir. Mais il n'est jamais très seul cet homme de la forêt, des bohémiens, des voleurs, diseurs de bonne aventure, des romanichels, des laissés pour compte lui rendent visite, c'est une joyeuse bande de marginaux, ceux de la Caravane à Pépère qui défraya la chronique au début du XXe siècle.
Un très beau texte qui fait écho à nôtre époque et dédié aux sans-famille, sans-abris, sans-papier, sans-patrie. Un très beau texte, lumineux et empli d'humanité.
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trust_me
  16 novembre 2017
Le camp des autres, Gaspard l'a rejoint. Après avoir quitté la maison familiale où son père le battait comme plâtre, le gamin s'est retrouvé seul dans la forêt avec son chien. Il a affronté le froid, la faim, la peur, les loups. Recueilli par Jean-le-Blanc, un ermite vivant au coeur des bois, il s'est remis sur pied avant de partir sur les routes avec la Caravane à Pépère, une bande d'exclus épris de liberté qui sillonna la France au tout début du 20ème siècle. Des sans-abris, des sans-famille, des sans patrie. Des revenus du bagne, des voleurs à la tire, des gitans. La lie d'une société bourgeoise que Clémenceau écrasa avec ses brigades du tigre en 1907. Parmi ces « récalcitrants », « Gaspard va découvrir la vie en marchant sur le monde ».
Un roman plein de souffle qui ne pouvait que me plaire. Les chapitres courts, comme autant de longs paragraphes, donnent la mesure. La partie en forêt est riche de descriptions proches du naturalisme et comparable aux superbes envolées de Louis Pergaud dans son recueil « de Goupil à Margot ». La seconde, sur les routes, est une ode au peuple nomade et à son mode de vie sans frontière ni barrière. Les deux se complètent et forment un tout cohérent, porté par une langue magnifique.
C'est un texte à lire à voix haute pour profiter du balancement des phrases, de leur rythme, de l'équilibre entre le son et le sens. Un texte habité, engagé, une poésie sèche sans emphase inutile.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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henagas
  15 novembre 2017
Gaspard, jeune garçon, fuit un père violent, avec pour seule compagnie son chien. Les deux compagnons prennent la route vers la forêt, leur unique refuge. Les heures et les jours s'enchaînent, ils sont affamés, épuisés et sales. La forêt est le camp des autres, le refuge des Hommes rejetés volontairement ou non.
« Elle est alors devenue le refuge de ceux qui se refusaient à l'homme et de tous ceux que l'homme refusait. Elle est l'autre camp. le camp des autres. »
Un jour, Gaspard se réveille dans une cabane, son chien à ses côtés. Il a été recueilli par le ‘sorcier' Jean-le-Blanc par qui il s'initie à l'herboristerie afin de fabriquer des potions médicinales. Gaspard décèle le pouvoir des plantes, s'approprie la nature à travers Jean-le-Blanc. Celle qui croyait être son ennemi est finalement son allié, sa force et son atout. Il élargit ses horizons avec un groupe de nomades hétéroclites aux parcours plus que singuliers, venus squatter chez le sorcier. Gaspard est curieux, avide d'expérience et de liberté, il suit tout ce petit monde, cette caravane à Pépère à travers les routes de France.
« Ne te laisse jamais enfermer petit. Si quelqu'un par un beau jour te dit que tu ne vaux rien dis-toi qu'il te veut à son service et quand tu le croiras tu seras son esclave. Tu sais ce que nous avons tous en commun ? Nous sommes des fuyards debout. C'est le Non qui nous tient. »
Un début de lecture dur. le contenu est sombre, froid, cru, brut. Je me suis accrochée et j'ai découvert la plume poétique de Thomas Vinau axée principalement sur le descriptif de la forêt, lui donnant ainsi vie, tel un personnage.
« Les clochettes glacées de l'eau un peu plus loin. Les arbres qui font craquer leurs vertèbres. le froissement des ailes et des feuilles mêlées. La terre qui se recroqueville en croustillant. Des fouissements dans les buissons. »
« Dans le ventre sauvage d'une forêt, la nuit est un bordel sans nom. Une bataille veloutée, un vacarme qui n'en finit pas. Un capharnaüm de résine et de viande, de sang et de sexe, de terre et de mandibules. Là-haut la lune veille sur tout ça. »
Hélas, l'auteur m'a perdue lorsque le récit bifurque sur la caravane à Pépère. Certes le sujet est très intéressant, ces exclus de la société méritent amplement leur place en littérature mais je n'étais pas allée au bout de l'histoire entre Gaspard et Jean-le-Blanc, je voulais que cette douceur perdure mais à la place je n'ai eu que violence, inégalité, rejet et je n'attendais pas ça dans cette lecture, grosse frustration. Même si cela ne m'a pas convaincue à 100%, Thomas Vinau signe là un bel hommage aux sans-abris, sans-papiers, sans-patrie. Preuve que notre monde est une richesse d'humanité. Reste à l'Homme à en accepter les conditions…ou pas !
Lecture faite dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2017 avec Priceminister. Je les remercie pour l'envoi du livre.
Lien : http://www.mesecritsdunjour...
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
la_chevre_grisela_chevre_grise   07 novembre 2017
Le noir tombe comme une couverture trop grande et à mesure que la lumière se tamise on entend toute une nouvelle musique qui monte entre les branches. Des bruits qui n'étaient pas là avant ou que personne n'écoutait. Les clochettes glacées de l'eau un peu plus loin. Les arbres qui font craquer leurs vertèbres. Le froissement des ailes et des feuilles mêlées. La terre qui se recroqueville en croustillant. Des fouissements dans les buissons. Le frottement des langues, râpeuses et chaudes de tous les mammifères qui nettoient leurs blessures.
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Dionysos89Dionysos89   05 novembre 2017
Le givre fait gueule la lumière. Lorsqu’il a voulu ouvrir les yeux, sa paupière gauche était encore collée par le sang. Il passe plusieurs minutes, mains en coupe autour du visage, à tenter de réchauffer lentement par son haleine la peau tuméfiée de ses joues, les croûtes sur ses arcades fendues, l’arc-en-ciel de coups sur sa petite tronche d’ange écrasée.

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marina53marina53   12 octobre 2017
Dans le ventre sauvage d'une forêt, la nuit est un bordel sans nom. Une bataille veloutée, un vacarme qui n'en finit pas. Un capharnaüm de résine et de viande, de sang et de sexe, de terre et de mandibules. Là-haut la lune veille sur tout ça. Sa lumière morte ne perce pas partout mais donne aux yeux qui chassent des éclairs argentés.
Commenter  J’apprécie          270
GabySenseiGabySensei   05 juin 2017
Ils ont continué à parler à l'aplomb cru du soleil de mai. Ils ont continué à jongler leurs méfiances, leurs silences, leurs regards, sans jamais être certain de savoir s'il jouaient finalement dans la même équipe ou l'un contre l'autre. Jean-le-blanc a respecté les distances de sécurité le temps qu'il fallait pour que l'enfant se rende compte qu'ils étaient déjà ensemble à parler la même langue. Mais rien ne put et ne pourrait jamais faire disparaître les deux pas de recul au fond des yeux de Gaspard, cet arrière-goût dans la bouche, cette manière particulière de poser son corps sans être jamais vraiment en sûreté. Une attitude que l'homme partageait avec l'enfant tout comme le bâtard, tout comme le furet, tout comme chaque être qui a eu un jour à tremper sa langue dans la cruauté des autres. Cette impression qu'inéluctablement bientôt, la douceur de la pause cesserait et l'entourloupe pointerait son nez. Ce qui-vive de bête blessé. Jean-le-blanc a utilisé des mots simples, pour dire des choses simples. Il a dit j'ai choisi un camp. Le camp de ceux dont on ne veut pas. Le camp des nuisibles, des renards, des furets, des serpents, des hérissons. Le camp de la forêt. Le camps de la route et des chemins aussi. De ceux qui vivent sur les chemins. De la trime et de la cloche. Des romanichels et des bohémiens. Ceux qui parlent aux bêtes et aux nuits. Ceux qui n'ont pas peur de la lune. Ceux qui dressent l'indressable et apprivoisent l'inapprivoisable. Ceux qui connaissent la langue des fantômes. Le secret des plantes et des champignons. Les chants païens et antiques. Les proscrits aussi. Les fuyards. Les insoumis. Les orphelins. Je viens d'un pays près d'Avignon. J'ai le sang mêlé. Mon père était un gitan. Ma mère une paysanne. J'ai fait tous les métiers de la route. Ferblantier, rémouleur, rempailleur, montreur d'ours, colporteur, musicien et acteur. J'ai travaillé dans les champs d'olive et dans les mines de houille. Je sais soigner ou tuer avec les plantes. J'ai marché de l'Espagne à la Hollande. Mon père croyait en la Vierge Noire, ma mère en la Vierge Marie. Les deux ont été tués par des hommes. Aujourd’hui je vis là. Je suis un bâtard libre. Je ne suis d'aucun camp et ceux qui ne sont d'aucuns camp sont les bienvenus ici.

(P77-78)
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nath45nath45   03 septembre 2017
J'ai choisi un camp. Le camp de ceux dont on ne veut pas. Le camp des nuisibles, des renards, des furets, des serpents, des hérissons. Le camp de la forêt. Le camp de la route et des chemins aussi. De ceux qui vivent sur les chemins. De la trime et de la cloche. Des romanichels et des bohémiens. Ceux qui parlent aux bêtes et aux nuits. Ceux qui n'ont pas peur de la lune. Ceux qui dresse l'indressable et apprivoisent l'inapprivoisable. Ceux qui connaissent la langue des fantômes. Le secret des plantes et des champignons. Les chants païens et antiques. Les proscris aussi. Les fuyards. Les insoumis. Les orphelins. (page 78)
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Videos de Thomas Vinau (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Vinau
Que lisent les écrivains ? (5/11) Timothée de Fombelle présente « Ici ça va » de Thomas Vinau .Timothée de Fombelle : « On m'a donné « Ici ça va » de Thomas Vinau. Je l'ai lu et en ai aussitôt acheté douze pour les offrir. » À lire Ici ça va de Thomas Vinau aux éditions Alma Le Livre de Perle de Timothée de Fombelle aux éditions Gallimard Réalisation : Michel Abescat, Pierrick Allain, Christine Ferniot Pour suivre nos vidéos, abonnez-vous à la chaîne Télérama ou rejoignez-nous sur : https://www.facebook.com/Telerama https://twitter.com/Telerama?
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