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EAN : 9782362662652
224 pages
Éditeur : Talents Hauts Editions (17/01/2019)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Cette année, à Citéplage, là où devrait se trouver la mer, il n'y a que du sable et des rochers. Depuis des mois, la mer reflue, aspirée sans fin et sans cause connue. Dans cette cité balnéaire totalement vide, où les tortues s'échouent de désespoir, Élo tente de faire comme si rien n'avait changé. Mais sa relation naissante avec Hugo, le repli de sa mère et l'attitude ambiguë de son père la poussent à s'affranchir des attentes maternelles.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
orbe
  15 juillet 2019
La mer s'est retirée et elle est devenue dangereuse en raison du reflux qu'elle entraîne.
Elo pourtant se rend, comme la plupart des étés à Citéplage, une station balnéaire désertée.
Elle rencontre Hugo, un garçon de son âge qui lui fait oublier le repli de sa mère qui ne veut plus sortir de sa létargie...
Un roman de l'entre-deux dans lequel l'héroïne cherche sa place aussi bien dans sa famille que dans un monde sur lequel pèse une menace diffuse mais aussi la fin de son enfance.


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Judithbou
  03 mai 2019
La beauté de ce roman réside dans son étrangeté
étrange et belle, son écriture
étrange et puissante, son atmosphère de fin du monde
étranges et sensitifs, les détails que l'on goûte tout du long
étranges et métaphoriques, les ressorts de son intrigue
étranges et subtiles, les personnages principaux
Chapeau bas Aylin Manço pour ce premier roman qui parle si bien de notre génération
Une nature qui fout le camp sous les yeux des vieux indifférents, presque contents. Pas de super héros pour sauver le monde, juste des enfants effrayés. On bouche vite fait les trous et on retourne manger des glaces.
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hashtagceline
  23 mai 2019
Ce roman, j'en ai beaucoup entendu parlé. En bien. J'ai aussi eu vent de comparaisons littéraires, notamment avec Patrick Ness (cf. La voix du couteau, Libération, deux titres parus chez Gallimard).
Tout cela, en plus de la magnifique couverture, a joué un rôle dans ma décision de lire La dernière marée. Je voulais me faire mon propre avis sur cette histoire dont le résumé m'avait laissée un peu songeuse.
Dès les premières pages, j'ai accroché. L'ambiance de ce roman est singulière et l'autrice sait nous y faire entrer puis y naviguer, au gré des courants contraires et des émotions. Un peu à l'aveugle pour commencer, on se laisse emporter par cette histoire complètement folle (quoique...) de Reflux inexplicable mais lourd de conséquences aussi bien pour la planète que pour l'équilibre familial de l'héroïne.
Très vite, j'ai pensé à un autre roman (gros coup de coeur là aussi) : Une histoire de sable de Benjamin Desmares paru aux éditions du Rouergue.
Quelques éléments similaires : une cité balnéaire désertée,une héroïne, adolescente un peu déboussolée qui cherche des réponses, une rencontre avec un garçon de son âge à l'air un peu étrange et une incursion du fantastique légère, presque naturelle... mais aussi une atmosphère enveloppante, comme si on ouvrant le livre, on entrait dans une bulle.
La comparaison s'arrêtant là, La dernière marée est un roman très original qu'il est finalement difficile de définir : roman fantastique, dystopie, roman d'apprentissage, roman d'amour, drame familial? Je sais qu'il n'est pas forcément nécessaire (ni bon) de coller une étiquette sur un livre (ou sur autre chose d'ailleurs) mais là, j'ai trouvé qu'au contraire, on pouvait en lui en attribuer beaucoup. Ce texte est très riche et mêle habilement tous les genres, dérivant de l'un à l'autre sans forcément que l'on sache où l'on va précisément.
Et c'est justement ça qui est bien. Et c'est aussi pour ça que La dernière marée m'a plu.
On s'interroge. le Reflux est là mais qu'est-il vraiment ? La maman d'Élo ne va pas bien. Pour quelles raisons? Hugo semble insaisissable. Pourquoi? Que va devenir le monde si le Reflux n'est pas stoppé?
Beaucoup de questions. Quelques réponses... Et une histoire qui se déroule, lentement mais en même temps sur très peu de temps. Sept jours : le temps des vacances, le temps d'une jolie rencontre, le temps que naissent des sentiments, le temps de comprendre, le temps de souffrir, le temps de grandir...
Au centre de ce texte bourré d'incertitudes, se débat une héroïne bouleversante. Élo est à fleur de peau. Plus rien n'est pareil et c'est bien ça, le fond du problème. Sa mère, la mer, son père, son regard sur les choses... Tout est si compliqué. Et il faut réussir à l'accepter. Hugo, le rêveur, l'optimiste, est aussi un personnage important. Il apporte un parfum d'évasion et d'enfance, et apaise un peu la tension omniprésente dans le roman.
Aylin Manço parvient à nous toucher à travers les questionnements de la jeune fille qui se heurtent à ceux de son nouvel ami. Ensemble, ils vont apprendre beaucoup.
Ce texte est également très dur. Certains passages le sont. Élo va faire des choix qu'elle regrette. Et puis, il y a Anna, la mère de l'adolescente, nageuse de haut niveau en pleine mer qui est soudain privée de sa passion à cause de ce phénomène naturel incompréhensible. Anna est rongée par des idées noires et plongée dans un mutisme presque permanent dont elle ne sort que pour donner sa vision de la situation avec des mots durs et amers.
Cette lecture a été une révélation, celle d'une écriture qui me touche particulièrement. En lisant La dernière marée, j'ai fait une très belle rencontre. J'attends avec impatience le prochain roman d'Aylin Manço.
Lien : https://www.hashtagceline.co..
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Clem_5
  05 avril 2020
Livre lu dans le cadre du Prix T'Aimes Lire 2019-2020.
Le résumé me laissait perplexe, j'avais du mal à voir de quoi aller parler cette histoire, j'ai donc gardé ce roman pour mes dernières lectures du Prix. L'histoire, c'est que la Terre entière est touchée par un phénomène de Reflux. L'eau s'est retirée des plages et il est impossible d'y nager car le courant nous emporte au loin. Beaucoup de personnes y ont perdu la vie, mais Elo, qui a l'habitude de passer ses vacances d'été à Citéplage, est attirée par la mer et veut aller s'y baigner comme les autres années. Nous sommes clairement dans une atmosphère fin du monde. Ce n'est donc pas forcément une lecture rassurante en cette période de confinement. Je m'imaginais des cités balnéaires que je connais totalement vides et sans mer.
Les chapitres alternent entre le présent d'Elo à Citéplage où elle fait face au Reflux avec Hugo, les flashback sur sa mère et les bulletins radio que cette dernière écoute. C'est au final une histoire de famille et d'amitié/amour sur fond de science fiction.
Il y est beaucoup question d'Anna, cette mère championne de natation grande, forte et puissante glorifiée par Elo dans les flash back alors qu'elle nous parait toute petite et repliée sur elle-même dans le présent de Citéplage. Pendant ce temps, Philémon, le père, fait tout à la maison comme si de rien n'était ce qui donne une atmosphère très étrange.
L'histoire n'avance pas à grand chose et la fin n'a pas vraiment intérêt. Je ne vois pas ce que ça résout comme problème. Je me suis franchement ennuyée au long de cette lecture et n'ai pas apprécié son ambiance oppressante, ni ses personnages. L'écriture ne m'a pas spécialement marquée non plus. 2,5/5
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mesecritsdunjour
  15 octobre 2019
Comme tous les ans, Élo et ses parents partent en vacances à Citéplage. Sauf que depuis des mois, le sable et les rochers ont pris possession des lieux. La mer reflue, elle n'est plus la même, aspirée par un gigantesque trou au large. Une atmosphère de fin du monde plane au-dessus du peu de touristes présents. Cette mer qui disparaît est le seul lien entre Élo et sa mère. Sa fraîcheur d'ado vacille alors comment peut-elle faire face à cette fatalité ? Élo, qui ne pense qu'à lutter pour que la mer reprenne ses droits, se retrouve confrontée à sa propre histoire. Hugo, son ami de vacances, est là et bouleverse le peu de confiance qu'elle avait.
L'ambiance de ce roman est au départ assez étrange. Qu'est-ce que ce Reflux ? Et pendant quelques pages, la question me tient en haleine. Je me suis laissée porter par les courants marins de ce livre, au style à multiples facettes : fantastique, amour, anticipation. Tous les genres s'y mixent pour que je nage en eaux troubles. Et cela fonctionne.
La Dernière Marée est une plongée hors du commun en littérature ado. Ce premier roman d'Aylin Manço présente une atmosphère déroutante. Cette catastrophe naturelle, lente, considérée comme fin du monde, n'est pour Élo et Hugo qu'au second plan. Très vite ils se rendent compte que leurs parents ne sont pas là pour les protéger et leurs responsabilités sont mises à rude épreuve. Ils grandissent, deviennent forts, tandis que la mer faiblit de plus en plus.
« Quand on passe derrière la peur, il n'y a plus rien à voir : juste du bleu, sans nuance, sans profondeur. Ce n'est pas la mer, c'est l'idée de la mer, comme si elle avait plongé dans l'océan d'une mappemonde. »
Le roman évoque sept jours de vacances. Si peu et en même temps tellement. Élo subit le Reflux, qui lui plombe ses vacances, lui ouvrant ainsi les yeux sur la souffrance de sa mère face à cet événement. Elle se pose beaucoup de questions. Sa mère étant une ancienne grande nageuse, elle sombre dans la solitude, négligeant sa fille. le pauvre père tente de maintenir sa famille à flot. Élo souffre de ce lien qui l'unissait à sa mère : la nage. le récit est ponctué de souvenirs mère/fille émouvants, me faisant ressentir cette absence d'amour au sein du duo. Il n'est pas simple de s'identifier à sa mère. La voir comme une héroïne qui finalement présente ses faiblesses. L'admiration que l'une porte à l'autre est peut-être toxique. Je me pose la question.
« Parler quand on pleure, c'est comme crier à travers des milliers de bulles. Certaines d'entre elles éclatent, mais d'autres se multiplient, vous emplissent la bouche. »
La Dernière Marée c'est ce va-et-vient entre l'enfance et l'adolescence. Des doutes et des interrogations que l'on peut avoir face à l'inconnu. Des choix et des décisions qui nous font grandir et ainsi nous émanciper. Évidemment je n'ai pu m'empêcher de penser à l'écologie en le lisant. Il nous sensibilise sur la protection de l'environnement. Sur le rôle que nous avons à jouer pour préserver la faune et la flore. Un premier roman à la construction intéressante, à la maîtrise impressionnante. Aylin Manço ayant été conseillée par Clémentine Beauvais, autrice, je ne serai pas étonnée de voir dans peu de temps un second roman tout aussi fort.
http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2019/10/15/37713461.html
Lien : http://www.mesecritsdunjour...
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critiques presse (1)
LeMonde   18 mars 2019
Un récit intense sur la fugacité et la fragilité de ce que l’on croit immuable.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
nathanbabelionathanbabelio   22 janvier 2019
À nouveau il souriait : ça débordait de son visage. Il avait l'air d'avoir beaucoup trop de dents. (...) Il ne cessait pas de sourire, quand il s'excusait, et ça ne semblait pas présomptueux. Au contraire, ça paraissait courageux de sa part. Vulnérable. Elle n'avait jamais eu de copain de son âge capable de s'excuser si facilement et en gardant le sourire.
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nathanbabelionathanbabelio   22 janvier 2019
Maman se laissait faire. Elle laissait Papa s'accrocher à elle comme un naufragé à une bouée. C'était comme un aveu, cette étreinte.
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hashtagcelinehashtagceline   23 mai 2019
- Je n'y peux rien si je n'y crois pas, protesta-t-elle.
- Si, tu as le choix ! On a toujours le choix de croire ou pas.
Alors Maman faisait le choix d'être comme ça? Elle choisissait de leur imposer ça, à son père et à elle? Impossible.
- Faire semblant, quoi.
- Non... Croire. Espérer !
- Se mentir.
- Mais non ! Pourquoi est-ce que tu penses ça?
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magalislkmagalislk   30 janvier 2019
Parler quand on pleure, c'est comme crier à travers des milliers de bulles. Certaines d'entre elles éclatent, mais d'autres se multiplient, vous emplissent la bouche.
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hashtagcelinehashtagceline   23 mai 2019
- Tu les imagines ? continua Anna. Cet hiver, ils se presseront les uns contre les autres pour garder un peu de chaleur. Ils racleront les poubelles avec leurs griffes. Il se cacheront dans les coins des terrasses pour mourir et il y aura des petits tas puants de chatons morts partout dans la cité.
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Imaginez... Un soir, votre mère - qui se comporte de plus en plus bizarrement depuis que votre père est partie - s'enferme des heures à la cave et ne cuisine rien sinon de la viande presque crue... cette mère vous mord ! C'est ce qui arrive à Hippolyte...
"Ogresse", conte moderne ? Peut-être. Mais aussi et surtout un récit très contemporain, entre harcèlement et slut shaming. Je vous emmène à la découverte de ce roman d'Aylin Manço, mais aussi de la collection érotique pour ados l'Ardeur chez Thierry Magnier... et d'une ogresse de conte bien souvent oubliée !
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