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ISBN : 233003945X
Éditeur : Actes Sud (04/02/2015)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Je me suis suicidé il y a seize ans. C'est un laps de temps plus que suffisant pour que vous m'ayez oublié, Delmar, ou tout au moins pour que se soit estompée la précision de vos souvenirs. Avant toute chose j'aimerais me présenter convenablement, c'est pourquoi je vais vous demander de faire un effort, d'obliger votre esprit à surmonter l'ivresse - parce que vous êtes ivre, n'est ce pas ?, ivre comme toujours- et de revenir vingt ans en arrière, jusqu'aux derniers ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  04 juillet 2015
C'est une histoire de vengeance assez spéciale.
Corman, un marchand d'art crapuleux,membre d'une corporation secrète,est arrêté par le jeune commissaire Delmar, pour une vague histoire d'homosexualité, alors que l'arbre cache la forêt. L'homme emprisonné ne s'en remet pas, prépare un plan de vengeance machiavélique sur seize années, qu'il rédige dans une lettre-fleuve adressée à Delmar, et se suicide le 24 décembre 1974. C'est cette lettre que recevra Delmar exactement seize années plus tard......
Une histoire rocambolesque, qui m'a parue peu crédible, bourrée de détails visuels digne de séries policières américaines.
Suite aux superbes critiques de ce livre,j'attendais un petit bijou, malheureusement ça n'a pas été le cas,trés déçue !
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Ambages
  11 février 2016
« Je me suis suicidé il y a seize ans ». Voici les premiers mots de ce roman. Intriguant, non ? J'ai accroché immédiatement. L'idée d'un décalage temporel, d'une machination, j'aime.
Corman raconte dans une longue lettre envoyée à son pire ennemi, Delmar, les seize années qu'il a imaginées pour lui avant son suicide. Ou plutôt après son suicide. Euh je crois que ce n'est peut-être pas très clair... Bref, « une sensation terrible, inexplicable à ce moment-là et dont je vais vous révéler l'origine », voilà qui est mieux dit.
Un plan machiavélique, réglé au millimètre pour que Delmar revoie ses dernières années sous un autre angle en découvrant cette lettre. « Delmar sentit avec horreur qu'il se reflétait dans un miroir maléfique. » Il y a cette sensation étrange non seulement de lire sa vie, mais en plus de s'apercevoir qu'elle a été écrite par un autre. « Delmar, mon bouffon... »
C'est là que j'ai dérapé un peu, juste un peu. Il est des rebondissements tellement énormes que parfois j'ai regretté que l'auteur s'engouffre dans cette voie. Comme Fernando Marias le dit « les grandes idées sont dans le fond les plus simples ».
Mais reste malgré tout que j'ai plongé ! Ça a fonctionné. Sans doute parce que ce roman est très court, cela a l'avantage de pouvoir maintenir cette folie crescendo... et « la réalité s'est tortillée comme une vipère sur le point de mordre et (...) la nuit s'est mise à vibrer dans un bras de fer avec la folie » et je me suis régalée. « Cette fois le Pire allait prendre un raccourci. » J'ai lu ce livre comme une plongée en apnée dans la folie, et c'est ce qui m'a bien plu. Une folie double, celle de l'auteur de la lettre et celle de son lecteur.
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Pirouette0001
  01 avril 2015
Histoire d'une vengeance inéluctable et cruelle d'un condamné envers le substitut qui a encouru à sa perte.
Un peu plus de cent pages, qui égrène l'insatiable soif de pouvoir que peuvent avoir des individus à l'ego surdimensionné qu'il soit du côté de la justice ou de la délinquance financière qui se croit à l'abri de tout et qui décrit la haine de l'autre qui entraîne à toutes les extrémités.
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Moan
  08 juin 2015
Un homme trafiquant d'art, membre d'une organisation secrète a été arrêté par le jeune commissaire de police Delmar.
Avant de mettre fin à ses jours, cet homme écrit une lettre que le policier recevra seize ans plus tard. Une lettre où il explique la vengeance, digne de son génie, de son talent créatif et de sa haine, qu'il a mise au point pour détruire la vie du policier.
Court roman espagnol , très bien écrit, qui fait froid dans le dos.
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Noctenbule
  26 avril 2015
Le litre, Je vais mourir cette nuit de Fernando Maria peut surprendre. On peut se dire, encore un roman triste et dépressif sur une personne qui va se suicider. Mais pas du tout. L'auteur va nous prendre directement dès la première page par surprise et il va bien être difficile fermer le roman sans en savoir la fin.
Ici, tout est question de vengeance. le 24 décembre 1990, Delmar reçoit une lettre-fleuve. A sa grande surprise, elle va être rédigé par un homme qu'il a mis en prison seize ans plus tôt. Mais ce n'était pas un homme ordinaire, pas un criminel comme on peut l'imaginer. Il fait partie d'un groupe qui mise sur l'avenir pour gagner de l'argent. Comme par exemple, faire écrire à Dostoïevski une biographie en échange de ne plus avoir de dettes et ce livre sera conservé jusqu'au moment dans le temps où il atteindra sa plus grosse valeur. Alors avant de se suicider, Corman, a mis en place une terrible vengeance contre ce policier et va lui demander pour clôturer ces années de déchéance de se suicider.
Cette longue lettre raconte la vie de Delmar point par point avec détails, les rencontres qu'il va faire et sa longue et douce chute dans les abîmes. Il va perdre sa main, perdre son travail, perdre sa femme, perdre sa maison, perdre son amante, perdre sa fille, perdre ces amis et avoir pour unique compagnon d'infortune l'alcool et la drogue. Une chute dans la noirceur où tout a été calculé avec minutie. Comment le croire? Mais surtout comment ne pas le croire vue l'exactitude où presque des faits relatés? L'horreur et la peur le saisissent et même le vin n'arrive pas tellement à le rassurer. A t'il vraiment le choix alors de son avenir? La mort l'attend t'elle vraiment au coin de la rue à cette veille de Noël?
Un récit incroyable avec une magnifique plume. L'horreur côtoie la fascination pour une histoire vraiment incroyable et surprenante. Un auteur espagnol qui n'hésite pas à utiliser la mort et la dureté de la vie pour son récit autour d'une longue lettre qui m'a totalement bluffée. Une vengeance terriblement cruelle et avec un machiavélisme réfléchit et travaillé. L'auteur a vraiment une imagination très surprenante et déroutante. J'ai eu bien des difficulté à m'arrêter de lire car j'avais envie de savoir ce qui allait se passer et que ferait Delmar à la fin de la lecture de la lettre. La lecture finie, il m'a fallu digérer un bon moment le livre pour en commencer un autre.
Un livre saisissant qui ne pourra pas vous laisser indemne. Il vous prend par la main dès la première page et à bien des difficulté à vous la laisser lorsque vous arriver à la dernière.
Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AmbagesAmbages   09 février 2016
Je me suis suicidé il y a seize ans. C'est un laps de temps plus que suffisant pour que vous m'ayez oublié, Delmar, ou tout au moins pour que se soit estompée la précision de vos souvenirs. Avant toute chose j'aimerais me présenter convenablement, c'est pourquoi je vais vous demander de faire un effort, d'obliger votre esprit à surmonter l'ivresse - parce que vous êtes ivre, n'est-ce pas ?, ivre comme toujours - et de revenir vingt ans en arrière, jusqu'aux derniers jours de 1970...
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AmbagesAmbages   11 février 2016
Vous avez éliminé toutes les hypothèses, certaines saugrenues, d'autres illogiques, sauf une, la bonne par élimination. Son amour véritable, la seule femme à laquelle il restait fidèle, était sa répugnante luxure. Les autres n'étaient que de simples amantes en chair et en os plus ou moins durables ; l'autre y compris. Y compris son épouse légitime. Pour cette raison, vous étiez plus seul que jamais pour sauver sa tête. Soudainement, tout était entre vos mains.
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Videos de Fernando Marias (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fernando Marias

La chronique littéraire de Mathilde, Dialogues littéraires, février 2015
http://www.librairiedialogues.fr/ Mathilde de la librairie Dialogues, nous propose ses coups de cœur : Plonger de Christophe Ono-dit-Biot (Folio), Je vais mourir cette nuit de Fernando Marias...
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