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ISBN : 2352880998
Éditeur : City Editions (01/10/2007)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 59 notes)
Résumé :
L'Ecosse, aux premières lueurs des années 1800. Dana Cullen, la fille d'un pasteur rigoriste qui lui a donné une éducation traditionnelle, est fiancée à Timmy, un garçon de son âge. Mais la rencontre de la jeune femme avec l'étrange docteur Francis Seton va bouleverser le cours d'une vie jusque-là très conventionnelle. En dépit de tout ce qui les oppose, l'amour les prend sournoisement dans ses serres. Petit à petit, des incidents tragiques exhument le trouble passé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
helvetius
  06 octobre 2015
Et bien quel bon moment j'ai passé dans l'Edimbourg du début du XIXe siècle, en compagnie de Dana, la famille Nasmyth et la maisonnée du Docteur Seton.
Sonia Marmen a une écriture vraiment plaisante à lire. Poétique au possible, même pour les termes médicaux les plus archaïques, tout sonne comme une douce mélodie...
Attention, cette critique peut révéler certaines intrigues du roman !
Dana a été élevé dans la rigueur de la religion. Proche de ses soeurs mais surtout de son frère ainé Jonat, toute sa vie se retrouve bouleversée à la mort de ce dernier. Jeune étudiant en médecine, il ne pouvait que se heurter à la foi et à la morale de son pasteur de père, causant ainsi de terribles troubles dans la famille. Dana est "handicapée" d'un pied bot et s'est toujours sentie à part, aspirant à une vie simple et paisible entourée de sa mère et de ses soeurs. Mais à la mort de son père, sa mère, malade, ne pouvant plus assumer ses deux dernières filles, décide de confier Dana à sa propre soeur Flora, qui de son coté, aspire à trouver une femme à son fils Timmy.
C'est ainsi que Dana quitte sa campagne tranquille pour le tumulte de la capitale mais aussi de sa vie. Au fur et à mesure, des amitiés vont se tisser, des amours vont éclore et Dana ne saura plus où donner de la tête, entre la raison que représente Timmy et le coeur que représente le Dr Seton, rencontré dans des circonstances bien sombres...D'autant qu'un mystère plane sur ce médecin, aussi craint qu'admiré...
J'ai beaucoup aimé cette lecture. Outre la romance qui prend bien évidemment une grande place, l'aspect médical, social et artistique que l'auteur peint de cette époque écossaise est passionnante ! Avec une multitude de détails qui n'alourdissent aucunement le texte, l'auteur a réussi à décrire des procédés chirurgicaux assez crus tout en étant capable de décrire les différentes couleurs et teintes d'un tableau. Un côté très poétique et romantique rencontre un côté sombre et glauque à souhait...en effet, Dana rencontre le Dr Seton d'une façon peu cavalière vu que cela se fait de nuit, après que Timmy lui ait livré un cadavre fraichement déterré...C'est l'époque des résurrectionnistes et des chirurgiens, obligés de braver la légalité pour expérimenter et apprendre le fonctionnement du corps humain. le Dr Seton est donc aussi sombre que Dana est lumineuse. Heureuse de sa condition malgré tous ses malheurs, elle ne voit que le positif dans les gens. Artiste, douce et bienveillante, on ne peut qu'aimer cette jeune femme.
Tous les personnages sont sympathiques dans ce roman, même Evelyn Seton, la femme du Dr Seton, qui est touchante malgré son attitude peu engageante...Timmy, bien qu'un peu paumé et charlatan, aime réellement sa cousine et veut la rendre heureuse par tous les moyens...même s'il doit livrer des cadavres pour cela. Je ne sais pas comment l'auteur va s'en sortir dans ce triangle amoureux, même moi je ne saurais qui choisir ! L'histoire de Dana et de Francis Seton semble sortir d'un conte de fées. Voulant au départ la faire payer pour un vol commis à son encontre, il la prend comme domestique pour combler la dette. Seulement voilà, le Dr Seton n'est pas honnête avec Dana car il la connait depuis bien plus longtemps qu'elle ne le pense. Il connaissait Jonat, retrouvé mort sans explication 10 ans plus tôt...Je ne sais pas du tout quel est son rôle dans cette histoire, mais au vu de son passif étrange, cela n'augure rien de bon...
Je viens à peine de finir le premier tome que j'ai déjà entamé le second tant j'ai hâte de comprendre les relations entre les personnages. J'ai également hâte de me replonger dans cette ambiance, à la fois sombre mais terriblement réaliste des faits et des évènements de l'époque. On sent une solide documentation et une réelle volonté d'aller au-delà d'une romance sous fond de drames familiaux de la part de l'auteur. Sans doute une envie de faire découvrir, ou redécouvrir, certains pans de l'histoire écossaise mais aussi internationale et universelle, je pense notamment aux balbutiements de la chirurgie qui a peiner à évoluer à cause des moeurs religieuse de l'époque.
C'est avec un réel plaisir que je vais de ce pas replonger dans la vie de Dana. Je ne peux que vous conseiller cette lecture qui est vraiment un coup de coeur ! La plume de Sonia Marmen est vraiment magnifique et tend vraiment à être reconnue comme une fabuleuse auteure !
Challenge ABC 2015/2016 1/26
Challenge variété 2015 catégorie "Triangle amoureux"
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Commenter  J’apprécie          121
Elamia
  06 février 2016
Ce livre m'a été chaudement recommandé par une amie, que je remercie infiniment au passage ;)
Après avoir écumé les sites afin de trouver les deux premiers tomes de cette trilogie, avant qu'il ne soit irrémédiablement introuvables, j'ai enfin découvert la plume de Sonia Marmen. C'est avec hâte que je me suis plongée dans cette histoire au coeur de l'Ecosse tant aimée, à une époque qui m'est chère également, le XIXème siècle.
La plume de Sonia Marmen est magnifique, délicieuse, et poétique, c'est un pur bonheur de nos jours de rencontrer des romans d'un niveau de langue aussi excellent. Son style, raffiné et précis correspond parfaitement à l'époque qu'elle dépeint et va de pair avec le raffinement des sphères bourgeoises et la rigueur des codes de la bienséance.
Connue pour ses sagas historiques, qui ont fait chavirer le coeur de nombreuses lectrices (et qui pourtant hélas, sont très peu rééditées) on voit que Sonia Marmen maîtrise son sujet. Dans ce roman, elle nous introduit dans le milieu très particulier de la médecine. A cette époque, les autopsies n'étant pas autorisées, cela attisait les convoitises des résurrectionnistes, qui déterraient des cadavres illégalement pour satisfaire les besoins de progrès des chirurgiens. On plonge ici dans un domaine mysterieux, voire, pernicieux. Il est intéressant de voir comment une jeune fille élevée dans la rigueur de la foi, va se comporter en étant confrontée quotidiennement à la science et aux diverses questions de morales qu'elle soulève. Mais si Dana Cullen apparaît dans un premier temps comme une petite créature fragile et rêveuse, on se rend bien vite compte qu'elle fait tourner la tête de pratiquement tous les hommes qu'elle croise sur son chemin. Et là vous vous dîtes sûrement comme moi, la petite veinarde ! Elle qui n'est pas spécialement belle, et que l'auteur s'emploit à décrire comme boîteuse voire insignifiante au début du récit, attire finalement les convoitises comme par magie. Je l'avoue, cela m'a très légèrement agacée, et à sa place, j'aurais vraiment eu du mal à choisir entre ces trois hommes ayant leurs qualités et charmes propres. Mais je compare un peu Dana à un oiseau, un petit oiseau estropié par la vie, privée de l'amour de certains de ses proches, mais qui va malgré tout arriver à voler de ses propres ailes et évoluer d'une manière innatendue.
Il va s'en dire que j'ai adoré le contexte dans lequel prend place ce roman, ainsi que le thème principal développé, qui est celui de la médecine. C'est un peu morbide ces histoires de cadavres que l'on déterre à l'insu de leurs proches et de la loi, mais c'est fascinant de se dire que c'est grâce à la persévérance d'hommes comme Francis Seton que la science a progressé. J'ai beaucoup aimé ce côté un peu glauque et sombre, comme par exemple la fameuse scène nocturne dans le cimetière.. de quoi nous donner quelques légers frissons appréciables. Mais ce n'est pas le seul sujet que Sonia Marmen aborde, elle nous parle aussi d'art, particulièrement de peinture et de dessin, qui sont les passions de Dana. La jeune femme s'avère avoir du talent et son art va susciter de l'intérêt pour plusieurs personnages à divers stades du récit.
Toutefois, je déplore quelques petites longueurs, notamment dans les scènes avec Dana et Timmy, qui sont un brin répétitives, surtout vers la moitié du livre. Alors que le début était bien parti, et nous promettait des moments romantiques à souhait, on s'aperçoit vite des véritables aspirations de Timmy.
Bien heureusement, l'intrigue sur Jonat et sa relation avec Francis Seton ainsi que l'aura mystèrieuseement sombre qui entoure ce dernier m'ont vraiment tenue en haleine jusqu'à la fin. Malheureusement, je n'ai pas eu les réponses espérées et le suspense reste entier. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'entreprendrai la lecture de la suite assez rapidement.
Cette escapade dans l'Écosse du XIXème et plus précisément dans les rues edimbourgeoises m'a réellement plu et je vais certainement me mettre en quête des autres romans de Sonia Marmen.
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tynn
  08 juillet 2013
N'est pas Jane Austen qui veut.
Même époque, même société (ou à peu près), mais là ou la grande dame des lettres anglaises nous fait changer d'époque avec magie, La fille du pasteur Cullen se lit de façon un peu poussive. Bien écrit mais un peu long à démarrer, un peu lent à continuer.
J'entends déjà les romantiques crier au scandale pour un livre qui aurait fait le bonheur de mes plus jeunes années. Mais trop de guimauve est néfaste au propos. Les personnages dansent le quadrille, avancent, reculent, s'évitent et se tournent autour et j'ai un peu perdu le pas.
Je n'aurais sans doute jamais fait ce choix sans un conseil amical appuyé.
Et comme il convient parfois de museler sa condescendance, je m'y suis engagée bien volontiers, au moins pour pouvoir en parler.
L'argument des chaotiques débuts de la médecine chirurgicale et de l'autopsie est méritant mais noyé dans une narration diluée à l'extrême, de rapports de classe, de statut de la femme, de sentiments amoureux contrariés et de secrets de famille un peu éventés.
Au final, un roman historique documenté voire un peu trop didactique, qui se lit pour qui aime le genre.
Pour ma part, je me dispenserai des deux prochains tomes.


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LiliGalipette
  03 juillet 2009
Roman (pavé...) historique de Sonia Marmen.
Dana Cullen est légèrement infirme depuis l'enfance. Depuis toujours, elle vit dans un univers de livres et de romances. Profondément attachée à son frère Jonat, elle supporte à grand peine le décès de celui-ci. Invitée à Edimbourg par sa tante, elle croit trouver le bonheur en se fiançant avec son beau cousin Timmy. Mais quand sa route croise celle du chirurgien Francis Seton, son existence bascule dans les mystères, les secrets et les mensonges. Dans l'Écosse du 18° siècle, religion, médecine, vertus et débauches s'affrontent.
EXCELLENT! 911 pages qui m'ont tenue en haleine pendant 4 jours! Sonia Marmen, qui m'avait charmée avec sa saga Coeur de Gaël, est décidément une romancière à succès. Elle manie l'art de l'ellipse et du suspens avec beaucoup d'habileté et de finesse. Jusqu'au bout, elle mène le lecteur par le bout du nez!
Certes, transporter ce livre peut engendrer une scoliose... Mais ça vaut le détour! Vivement la suite!
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sld09
  28 juin 2017
A priori, ce roman avait tout pour me plaire : l'Ecosse du XIXème, une histoire d'amour tourmentée, une jeune femme qui doit se faire une place dans une société où les femmes comptent pour peu, etc. D'ailleurs je gardais un bon souvenir de ma première lecture (assez bon pour acheter les deux autres tomes...)Alors c'est vrai que Sonia Marmen nous offre dans ce roman une belle peinture du quotidien à Edimbourg au XIXème, nous promenant à travers les différentes strates de la société, nous offrant moult détails et anecdotes qui donnent vie à cette société contrastée.Par contre j'ai trouvé le roman très, très long comme si l'auteur prenait plaisir à diluer son récit et à laisser les personnages se morfondre encore et encore sur leur situation : l'intrigue a une forte tendance à s'appesantir sur les événements malheureux, nombreux, qui jalonnent la vie de l'héroïne, ce qui donne un ton assez mélodramatique à tout le récit.J'ai donc été un peu déçue par cette relecture qui m'a en plus semblé si longue et fastidieuse que je ne me sens pas vraiment motivée pour lire les deux tomes suivants...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   16 mai 2012
Ce n'est pas un peu injuste que ces richardes passent leurs journées à se plaindre de tout et de rien pendant que nous, on s'escrime à entretenir leurs petits royaumes dorés en chantant, remerciant chaque jour notre bon Dieu pour ce qu'il nous donne sans pouvoir espérer obtenir plus? Il faut bien ne rien posséder pour réaliser qu'en fait on a tout.
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LiliGalipetteLiliGalipette   16 mai 2012
Mille livres, mille clés du mystère de l'univers, lança-t-il en embrassant la collection d'ouvrages d'un mouvement des bras. À l'instar de ce qu'est l'argent pour le riche sot, pour l'érudit sans le sou le savoir est synonyme de puissance. Chaque livre ouvre une porte sur de nouvelles connaissances qui l'enrichiront davantage. Une bibliothèque est un peu le catalogue des vices et vertus de ce monde, et bien idiot est celui qui n'en prend pas connaissance pour en faire commerce.
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ceedellaceedella   04 juin 2013
Éberlué, une colère sourde lui retombant dans les poings qu'il retenait contre ses cuisses, Francis le vit s'éloigner.Puis il revint vers le bastinage .Devant la détresse de son maître Halkit demeurait silencieux.Francis évaluait la distance qui les séparait de la côte.Un homme en bonne santé aurait pu franchir sans trop de difficulté .Mais un problème se posait.
Par le Christ ! je ne sais pas nager ! explosa - t -il en désespoir de cause.
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LiliGalipetteLiliGalipette   16 mai 2012
Dana était fascinée par tout ce procédé. Pour celui qui le manipulait quotidiennement, le papier devenait un accessoire banal. Car l'habitude faisait oublier l'importance des choses. Et le papier en était une si merveilleuse. Il était l'ultime support permettant l'expression scripturale ou picturale de l'homme. Et, pour Dana, que ce fût pour dessiner, pour lire ou pour écrire, le papier était le centre de sa vie.
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sld09sld09   20 novembre 2017
C'était la couleur de la chair, du sang de la colère et de l'amour. Le rouge était le frisson d'une volupté, l'impétuosité d'une passion, l'intensité d'un drame, la couleur qui nuançait la vie.
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