AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9791028116019
480 pages
Éditeur : Bragelonne (05/05/2021)
3.95/5   300 notes
Résumé :
Ils étaient prêts aux pires atrocités pour conserver l'éternelle jeunesse que leur conférait le portrait maléfique.
Un portrait de douze personnages au visage en décomposition... La toile est l'oeuvre d'un certain Waldegrave, ami d'Oscar Wilde et passionné d'occultisme, mais elle est sans valeur et plutôt médiocre.
Alors pourquoi la mystérieuse Cordélia Gray veut-elle à tout prix s'en emparer ? Quel est le secret du portrait ? Qui sont ces douze perso... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
3,95

sur 300 notes
5
29 avis
4
13 avis
3
9 avis
2
1 avis
1
0 avis

lyoko
  28 juillet 2019
Moi qui apprécie beaucoup ce type de roman, je vais vous faire une confidence , je n'avais encore jamais lu de Masterton… oui j'entends déjà les hauts cris. mais il y a des auteurs comme ça pour lesquels je n'ose pas me lancer ( ceux qui me connaisse savent que j'avais une peur bleue de Pierre Bordage il y a quelques années.. et qu'au final il est devenu un de mes auteurs phares).
Donc aujourd'hui je me demande pourquoi je n'avais pas sauté le pas avant parce que franchement j'ai adoré .

Avec ce roman, il faut reconnaître que l'auteur rend un sacré hommage a un monstre de la littérature : un personnage charismatique et que j'aime beaucoup : Oscar Wilde.
On se rend très vite compte d'où lui est venu son inspiration.. mais en aucun cas on ne pourra lui reprocher un quelconque plagiat.
Le cheminement de l'intrigue est juste maîtrisé comme il fait pour tenir le lecteur en haleine et pour lui donner envie d'en savoir plus. Et puis la plume de Masterton est franche , directe, incisive et surtout parfaite pour les descriptions horrifiques.. (disons que les vers grouillants étaient réels chez mois! ).

Je remercie donc deux de mes amis Ebooker et Sia pour m'avoir sans le vouloir inciter a lire cet auteur… et surtout a m'avoir poussé a sauter le pas. Je relirais très vite d'autres romans de cet auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          9023
Eric76
  03 juin 2016
« Maman, il y a tellement de mal dans le monde, et les gens passent à côté sans le voir. »
Mais avec Vincent, le mal a décidé de ne pas faire dans la discrétion en se faisant bruyamment remarquer.
Le proche entourage de ce richissime aristocrate newyorkais, Directeur d'une galerie d'art ayant pignon sur rue, se retrouve soudainement victime d'évènements funestes et sanglants. Des morts horribles… D'inquiétantes disparitions… Comme si quelqu'un de très mal intentionné et franchement pervers a fait irruption dans la vie réglée comme du papier à musique de Vincent.
Mais qui ?
Qui lui distille ces avertissements pernicieux ? Ces menaces effroyables ?
Qui se cache derrière ces cadavres d'écorchés vifs dont Vincent sent confusément que ces crimes barbares ont un rapport avec lui ?
L'effroi au ventre, aidé par un flic peu orthodoxe et deux femmes qui n'ont pas froid aux yeux, Vincent cherche, fouine dans les recoins de sa vie et de celles de ses aïeux.
Et trouve.
Il se souvient de ce tableau de Waldegrave, peintre médiocre et vaguement halluciné du XIXème siècle, enfoui depuis deux générations dans la réserve de la galerie d'art, précieusement conservé par son grand-père et son père qui lui fit interdiction formelle de s'en débarrasser. Une bien vilaine croute pourtant qui représente une assemblée familiale de douze personnages à l'allure funèbre ; une croute tellement détériorée que sa restauration est impossible.
Il se dégage pourtant de cette oeuvre une aura maléfique. Son histoire lie la famille de Vincent à celles des Gray. Un lien irrévocable de sang aux implications effroyables.
Les Gray : voilà la source du mal ! présentés dès la première ligne du roman… Une famille de maudits, de damnés, qui ont vendu leur âme pour conserver l'éternelle jeunesse (oui ! Il y a un rapport avec le portrait du même nom).
Tout l'intérêt du livre réside dans le cheminement laborieux de Vincent pour découvrir l'incroyable vérité, et sortir de son esprit rationnel pour la comprendre et l'accepter… Je me suis retrouvé immergé dans cette autre dimension, et j'ai trouvé captivante sa folle recherche.
Dans ce genre d'histoire, le moindre faux pas fait tomber le roman dans le grand guignol. Graham Masterton a évité cet écueil en nous livrant un récit sans concession, d'une violence absolue jusqu'au final éblouissant de perversité où les damnés, les maudits, font un dernier clin d'oeil au valeureux Vincent en lui susurrant : « Viens nous retrouver mon petit ! Viens ! »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          755
greg320i
  04 août 2014
Bienvenue au pays magnifique de l'imagination Masterton, où tout peut arriver: ses pires atrocités sur papier comme le grand éclat de rire assuré .

Voilà donc notre portraitiste fétichiste de l'horreur à l'honneur !
Ici d' ailleurs l'hommage de l'homme est double, car placé sous le signe du roman ' le portrait de Dorian Gray ' dont la ressemblance est évidente et voulu .
Mais est-ce meilleur transformé et malmené dans le genre horrifico-thriller ?
La parodie est inouïe, inédite .Comment arrive -t -on d'un classique basique jusqu'en classe terreur acide ?
Description du TALENT !
Très demandé et salué par les fans (oui ils existent) le Portrait du mal combine une intrigue qui va crescendo avec l'envie de lire et d'en parcourir encore pendant des heures son originalité débordante .
Bon sur la qualité super sur la quantité, les pages se délivrent, se détachent, l'ivresse nous pend au nez .
Générosité ou audace de l'auteur d'en revisiter le mythe , le Portrait est ici tiré à quatre épingles. Décoré et encadré dans un univers cent pour sang sanglant , voir répugnant par moment (songeant aux moment des asticots qui.. )
Ah Pardon du haut le coeur messieurs-dames,,, Un Graham typiquement horreur est une charge à assumer de plein gré !

Revenons donc sur l'histoire, ou plutôt non.
Plus rien à révéler, Stop.. Plus rien à prouver . Masterton est déjà au sommet . L'artiste tient la plume comme un pinceau où le sceau de ses maux s'expriment bien assez tôt dès les premières pages pour s'en assurer seul la parabole d'émotions et d'exclamation de ôoôô ou autre ââh !
Question bagout vous voilà servi : la dragée haute promise est en lieu et place Quelques fois les mots se suffisent à eux même et c'est tout, voyez vous.
Et même encore mieux au corps une fois terrassé par les premières lignes dévastatrices qu'à l'esprit par la suite pour la maitresse des lieux , la sombre et superbe Cordélia qui...
Tut, tut,, Rien ne doit laisser transparaitre de l'intrigue, je ne vous inflige pas cette punition, allez plutôt au boulot directement dans la lecture ! La surprise n'en sera que plus belle .

Pour une petite philosophie de résumé final : Paraitre beau sous un chapeau n'est pas gratuit , ni le tissu, ni le port d'attache . Et connaitre le prix à payer de la beauté: voilà sans doute la leçon à retenir .
Pour le reste s'il l'on désire -le pire- la peau, les organes, , il suffira d'employer d'autres moyens, moins catholique..
A la sauce diabolique version Masterton, on s'attend forcément à de l'énorme, à beaucoup. Je vous assure donc ici du coup .
A retenir très haut, sur des tréteaux, sur un monticule de terreur .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          595
alberthenri
  10 avril 2021
LE PORTRAIT DU MAL, est une relecture "mastertonnienne" du PORTRAIT DE DORIAN GRAY d'Oscar Wilde.
D'ailleurs, le roman et l'auteur qui servent d'inspiration sont cités par Masterton, et il est ici bel et bien question d'une famille Gray.
Il s'agit pour moi d'une relecture puisque j'ai lu ce roman à sa sortie française en 1987 chez Néo.
Je dois avouer que si à l'époque, j'étais fan de Masterton, je le suis moins aujourd'hui !
Je relis cependant régulièrement l'auteur écossais, certains de ses romans sont de vraies réussites du genre "horrifico-fantastique".
Le soucis, est que Masterton a tendance à user et abuser des mêmes ficelles et des mêmes ingrédients. le plaisir que l'on peut avoir à le lire est celui -un peu coupable- que l'on a à regarder une série B avec de gros effets attendus.
Pas vraiment de surprises donc, très vite on comprend quels sont les rapports ente les Gray et le portrait de famille, d'autant plus facilement si l'on connait le roman De Wilde .
La Masterton's touch est bien là, une certaine complaisance dans l'érotisme et le gore et, une intrigue assez mince dans un récit bien rythmé.
Au final, j'ai un sentiment un peu mitigé sur cette "lecture nostalgie", qui me fait surtout mesurer le chemin que j'ai parcouru depuis les années Néo..!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4210
Siabelle
  12 mars 2019
C'est un livre que je voulais lire depuis longtemps, je le lis seule et à mon rythme. Comme on sait, Graham Masterton fait partie de mes auteurs préférés et le roman «le portrait du mal» m'intrigue depuis un grand moment. Il reprend ici un classique et on ne peut que constater le talent de Graham Masterton. Il revisite «le portrait de Dorian Gray», il le reprend très bien, à sa propre façon.

Étrange, Malfaisant, Diabolique
Lorsqu'on entre dans cet univers fascinant, on fait la connaissance de Vincent Pearson, qui est le propriétaire d'une galerie d'art mais aussi d'un étrange tableau, que son grand-père garde au fil des années. C'est transmis de génération, en génération. Le tableau devient dégradé mais il est recommandé de le conserver dans la famille. Jusqu'au jour, où tout se bascule, quand il rencontre une femme mystérieuse, qui vient lui réclamer le tableau. Dès lors, il se passe des événements inexpliqués que même les deux enquêteurs, ne comprennent pas et ils se mettent à leur tour, à enquêter.
«Vincent éprouvait une appréhension comme il n'en avait jamais connu jusqu'à ce jour.»
Je retrouve la plume puissante, efficace et addictive, qu'on apprécie tant chez Graham Masterton. On y trouve tous les ingrédients qu'on aime et effectivement lorsqu'on commence à le lire, on embarque et on se mêle à l'ambiance froide, épouvante et glauque. On découvre également la suite des événements avec les personnages qu'on suit et on se met à avoir les mêmes questionnements qu'eux. On se demande aussi ce que va faire Vincent, car il veut préserver le tableau, coûte que coûte. C'est vraiment assez étrange et on ressent toujours un malaise grandir, la tension qui ne cesse d'augmenter, au déroulement des circonstances.
On constate aussi la qualité de sa plume, l'humour qui nous offre et que le livre est très bien construit. On s'immerge vraiment du début, jusqu'à la fin.
Graham Masterton relève très bien l'histoire, je trouve juste que la fin est un peu simpliste mais que dans l'ensemble c'est réussi. On y passe un très bon moment, on s'évade et on perçoit très bien l'effroi qui s'y dégage, dans ce cadre très spécial. Je conseille vraiment ce livre pour les adeptes de ce genre et attention d'y plonger, tout y est étrange dans ce monde. Je remercie mes amis avec lesquels j'ai échangé autour du roman et il fait partie de ses incontournables selon moi.
Siabelle
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          3413

Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   13 septembre 2021
Ils savaient que, chaque fois que quelqu'un fait votre portrait ou vous prend en photo, c'est exactement ce qu'il fait... littéralement il prend quelque chose de vous, un peu de votre image, un peu de vous-même. Votre image ne vieillit pas de l'intérieur, par suite de l'âge, mais de l'extérieur, du fait de l'usage et de l'abus qu'en font d'autres personnes. Votre visage vieillit à force d'être regardé, à force d'être photographié.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
AnalireAnalire   14 septembre 2021
L'imagination est la voleuse de la raison.
Commenter  J’apprécie          40
AnalireAnalire   11 septembre 2021
Certaines parties de la présence humaine survivent longtemps après qu'elles sont censées avoir disparu. Qui oserait affirmer le contraire ?
Commenter  J’apprécie          80
Eric76Eric76   29 mai 2016
Meissner et Jung ont travaillé ensemble durant plusieurs années, et ils ont échangé une correspondance très importante. Finalement, en 1933, ils en sont arrivés à la conclusion qu'il y avait des preuves évidentes, sinon indiscutables, que des personnes et des lieux créés dans des romans et des tableaux, si les lecteurs ou les spectateurs croyaient en eux avec une conviction suffisante, pouvaient effectivement se manifester dans le monde réel. Ils pouvaient revêtir une forme physique... certaine fois, ils avaient seulement l'aspect de fantômes, mais d'autres fois, ils étaient tout à fait matériels (Il sourit pour lui-même.)
C'est exactement comme si Peter Pan demandait qu'il y ait suffisamment d'enfants qui croient aux fées pour que Clochette reste en vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
Eric76Eric76   26 mai 2016
" Maman, il y a tellement de mal dans le monde, et les gens passent à côté sans le voir comme s'il était invisible. " Il a dit que son accident lui avait donné des lunettes spéciales, si vous comprenez ce que je veux dire. Avant l'accident, il pouvait s'asseoir dans une pièce et celle-ci semblait remplie d'amis. Mais après l'accident, il pouvait voir qu'il y avait également des démons dans la pièce, et des gens habités par le mal, et des esprits tellement lubriques qu'il refusait de les décrire à quiconque. Et pourtant tous ses amis étaient tranquillement assis, comme s'ils ne voyaient rien du tout.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340

Videos de Graham Masterton (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Graham Masterton
Extrait du Grand entretien avec Graham Masterton aux Imaginales 2019.
autres livres classés : horreurVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Vous aimez ce livre ? Babelio vous suggère




Quiz Voir plus

Les titres de Graham Masterton

Peur ...

Aveugle
Sourde
Muette

7 questions
19 lecteurs ont répondu
Thème : Graham MastertonCréer un quiz sur ce livre

.. ..