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ISBN : 2707129690
Éditeur : La Découverte (18/11/1999)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Fin de siècle, fin de millénaire, mais aussi dix ans de l'émission « La-bas si j' y suis ». Dix ans que ces « ingénieux du son » agitent quotidiennement, les ondes de France-Inter avec pour devise : « Se mêler de ce qui ne nous regarde pas alors que personne ne nous demande rien. » Dix ans que des centaines de milliers d'auditeurs se passionnent pour le « regard radiophonique » si singulier de Daniel Mermet et de son équipe : plus de 2 200 émissions, des centaines d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
gill
  08 mars 2017
Dix ans d'existence et plus de 2000 émissions à la radio, voilà qui, pour Daniel Mermet, valait bien d'écrire quelques carnets de route.
"Là-bas si j'y suis", c'était de la radio.
C'est, en l'an 2000, devenu un livre.
Cet ouvrage est un livre "France Inter".
Logique, "France Inter", c'est "la radio de ceux qui ont quelque chose entre les oreilles" !
Comme à son habitude, Daniel Mermet nous embarque pour un long périple, pour de drôles de rencontres, pour quelques 430 pages pleines d'intelligence, de mouvement, de tendresse et de désordre ...
Pourtant le livre n'est pas une banale retranscription de l'émission radio.
"Là-bas si j'y suis", version "pocket", est un ouvrage très personnel.
Daniel Mermet y parle un peu de lui.
Mais c'est avant tout un livre plein d'humanité tourné vers les autres.
Car la magie de "Là-bas si j'y suis", elle est là.
Elle dépasse le talent de ses journalistes.
Elle est un de ces rares moments de vie où tout le monde s'écoute.
Il ne faut pas attendre de Daniel Mermet, ni prudence, ni consensualité, ni compromission.
Le journaliste, qu'il est, est resté un homme de parti-pris et d'indignation.
Cependant jamais ni le récit, ni l'analyse ne versent dans la vulgarité, la démagogie ou la colère.
Le livre foisonne d'envolées et de phrases généreuses en images du monde d'ici et de là-bas.
Il est bien écrit.
L'on s'y plonge et l'on en revient qu'une fois y être passé, ici et là-bas ...


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Belem
  26 avril 2013
Voilà plus de vingt ans que Daniel Mermet met son doigt et son micro et sa voix là où ça fait mal, dénonce les injustices dans la société, les passages sombres de l'histoire qui rejaillissent sur les vivants d'aujourd'hui. Une voix discordante étonnante et détonante sur les ondes, depuis 1989 dans l'émission « Là-bas si j'y suis ».
Un grand homme de radio mais aussi un scribouillard inspiré, car ce qu'il livre là, ce sont ses « carnets de route », impressions de voyage et réflexions sur le monde qui va mal, passions, rêves de liberté sociale et intérêt certain pour les humains exclus du capitalisme triomphant, gloses qui ont pour la plupart servies de textes introductifs à ses reportages radiophoniques.
Daniel Mermet nous transporte ainsi au pays des Roms, au Vietnam, en Argentine, au Rwanda, à Cuba ou en Indonésie, en France aussi, et ailleurs encore, pour donner la parole à ceux qui habituellement ne l'ont pas. Oui, mais : il manque justement ce qu'on entend ensuite à la radio : l'ambiance sonore de la rue, la parole en directe, l'interview avec ou sans rendez-vous, les bruits de fond chez l'habitant en arrière-plan, du coup, l'essentiel du reportage.
Alors, certes, ses réflexions ne sont pas inintéressantes, mais j'ai souvent eu l'impression que le sujet s'arrêtait précisément au moment où tout allait commencer... Ggrrr.
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Ed
  17 janvier 2016
Morale de l'histoire : s'attacher à l'humanité de l'autre et non pas son étrangeté
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   08 mars 2017
Aller voir là-bas si vous y êtes avec des convictions mais sans certitudes.
Voir avec les yeux de l'autre.
Partager.
Interpréter le réel avec intelligence et émotion.
Préférer toujours la parole au discours.
Chercher les lignes de force et les brèches dans l'inaperçu, dans l'inattendu, dans le terrain toujours vague de l'immédiat, dans une voix, dans un regard, dans un doute, dans un événement minuscule ou dans le panneau où tout le monde fonce en même temps.
Et tant pis si c'était un leurre.
Tant pis si ce n'était que le clinquant de l'instantané.
Tant pis si nous n'avons fait que partager l'ébriété du présent.
Tant pis si l'Humanité n'était que ça ...
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TomsolubleTomsoluble   17 septembre 2010
nora
Pourquoi les Roms sont-ils nomades ?
Doucement, dans le noir, Nora me raconte.
Les Roms, eux aussi, avaient une écriture. C'est un oiseau qui l'avait inventée. Un oiseau migrateur qui n'avait pas migré cette année-là. Il avait une idée en tête. Quand la neige est venue, il s'est mis à danser sur la neige. Et la trace de ses pattes formait des signes, des mots, des phrases. C'était notre histoire, notre Livre. Nos vieux s'en souviennent. Et les beaux jours sont venus, la neige a fondu, l'oiseau est parti, et les Roms se sont mis en route espérant retrouver quelque part sur la terre l'oiseau du Livre.

7 novembre 1997
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JcequejelisJcequejelis   05 octobre 2011
Quand il dit bleu je vois rouge.
Un autre voit jaune, ma sœur voit vert, mon voisin voit violet, mon chien voit tout en noir et ma mère tout en rose. Certains voient autre chose que des couleurs : des chansons, des saveurs, des gares, des lendemains, des moineaux, des citernes. Est-ce à dire que personne ne voit bleu quand il dit bleu ? Cela signifie que chacun voit son bleu à sa porte. Que le regard est plus important que la chose regardée, l’écoute plus importante que la chose écoutée, la lecture plus importante que le livre, le souffle plus important que le poumon. Que personne n’a jamais pu imposer son bleu à personne. Que les parleurs de bleu le veuillent ou non. Est-ce que toute parole est ainsi condamnée au malentendu ? Toute parole s’expose aux rires des dieux et à la liberté des hommes. Toute parole n’est qu’échange, commerce et grain à moudre. Mais toute parole est existence. Fais que ce grain soit le meilleur possible. Le plus plein, le plus odorant, le plus doré. Si tu es celui qui dit bleu, que ce bleu soit al poignante légèreté du ciel et le bleu ombrageux des flots, que ce bleu des rails et de l’encre, et de l’Orient et des volets et des lessives, et le bleu des yeux de ta mère, alors je verrai rouge, mais ce rouge, mon rouge, sera pivoine, désir, foulard, carmin, prénom, serment, fanal, que sais-je ? Le vert de ma sœur sera tout aussi imprévu pour elle. De son violet, mon voisin fera une douce consolation ; de son noir, mon chien fera un nouveau départ dans la vie. Et ainsi de suite. Plus profond sera ton bleu, plus fervent et plus vrai, plus tu éveilleras, plus tu révéleras en chacun sa couleur, sa vibration d'une couleur unique et qui jusque-là manquait à l’histoire des hommes.
Ainsi le monde semblera meilleur et peut-être même le sera-t-il vraiment.
Alors, soigne ton bleu, mon frère, creuse ton bleu, danse ton bleu, affûte ton bleu et parle-moi.
La prochaine fois, je te dirai rouge.

63 – [Presse Pocket n° 11049, p. 9]
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BelemBelem   26 avril 2013
« Pour un malentendu, un rire au bord du Gange.
Du ciel, des buffles, des champs, des gens et un petit rire.
Un petit rire, ça rapproche.
C'est si loin, l'Inde, si grand, si méconnu, si exotique et si dédaigné. Alors, un petit rire, ça rapproche, on se serre la main.
Ah, surtout pas ! Surtout pas la main ! Ne touchez pas ! Ils sont intouchables. Impurs. Exclus.
Cent soixante millions en Inde. Les intouchables.
Exclus, nous aussi, on connaît ce mot, exclus. Les élus et les exclus ici. Là-bas, c'est les purs et les impurs.
Voyager, c'est changer de souillure. Chacun sa merde, en somme. (…)
On rame sur le Gange. En aval. Pas en amont, en aval. En aval, c'est-à-dire après Bénarès, parmi tout ce qui sort de Bénarès, qui nous semble absolument souillé, un monstrueux égout. Les cadavres noyés, les cendres des morts brûlés sur les espaces de crémation. Deux cents corps sont brûlés par jour et nuit au bord du Gange. Nous ramons avec notre ami le rameur sur ces eaux maléfiques, monstrueuses où se pose un énorme vautour à fleur d'eau. Sur quoi se pose-t-il, que picore-t-il et que déchire-t-il, ce vautour énorme ?
Un corps qui flotte.
Nous voguons sur le fleuve sacré. »
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BelemBelem   26 avril 2013
« Les tchétchènes se sont réfugiés dans leurs villages dans les montagnes du Caucase où les bombardements les ont suivis. Cette guerre comptera parmi les plus cyniques du siècle, sur les ordres d'un Tsar Ubu alcoolique [Eltsine], manœuvré par les factions rivales de son entourage. Entourage entièrement occupé à dilapider les ressources du pays et à détourner les aides colossales consenties par le Fonds monétaire international, sans que celui-ci ne trouve rien à redire. Le FMI aura financé cette guerre. Il n'y a plus d'État en Russie. Il n'y a plus de Russie en Russie. Faire la guerre est un joker classique en politique. Militaires et marchands d'armes sont contents. On renforce la cohésion nationale, on fait taire l'opposition, mécontentement et revendications sont discrédités. Le recours à un pouvoir fort est légitimé par l'urgence. Toutes les échéances sont repoussées. Tout devient secondaire et tout devient primaire. »
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