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ISBN : 2070311570
Éditeur : Gallimard (21/08/2006)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 223 notes)
Résumé :
Présentation de l'éditeur
Dans un lieu improbable, entre l'aéroport et un supermarché, tout près de la décharge, se trouve l'abattoir. C'est là que travaille le narrateur, jeune homme célibataire qui vit avec sa grand-mère acariâtre. " On peut pas dire que c'est vraiment le boulot dont je rêvais... Ça fait tellement longtemps que ça saigne, j'en ai des vertiges de cette longue hémorragie. " Il y a bien un peu d'amour, les filles à la pause, l'institutrice en... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  25 août 2015
"Quand le vent vient de l'ouest, ça sent plutôt l'oeuf pourri. Quand c'est de l'est qu'il souffle, il y a comme une odeur de soufre qui nous prend à la gorge. Quand il vient du nord, ce sont des fumées noires qui nous arrivent droit dessus. Et quand c'est le vent du sud qui se lève, qu'on n'a pas souvent, heureusement, ça sent vraiment la merde, y a pas d'autre mot."
Un homme sans nom déambule au pays de nulle part. Joël Egloff nous invite dans Un "no man's land" sordide, entre une décharge, le bout d'une piste d'aéroport, et un abattoir où travaille le narrateur. Il n'est pas tous les jours facile de respirer dans cet endroit au milieu des fumées toxiques.
J'ai suivi ce périple, le sourire aux lèvres parfois, une légère inquiétude aussi en entendant venant du fond de moi une petite voix qui me disait : « et si à force de maltraiter notre belle planète, cela nous arrivait !»
Une lecture insolite et une magnifique découverte d'un auteur qui m'était totalement inconnu.
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blandine5674
  22 août 2015
Je pensais avoir fait une critique de ce livre. Donc, réparation… J'ai adoré ce roman sombre, glauque et pourtant tellement drôle. L'annonce d'un décès, en autre, est hilarante, ainsi que le héros en vélo dans le brouillard. Quant j'ai vu que Joël Egloff était au salon du livre de la maison de la radio, je m'y suis précipitée. Les lecteurs s'agglutinaient auprès d'auteurs connus et reconnus, tandis que je me suis dirigée vers lui. Nous avons discuté un moment. Il était tout surpris de susciter de l'admiration. Romancier sympathique et plein d'humilité.
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PetiteBalabolka
  05 avril 2016
On ne peut pas dire que les touristes s'y bousculent, à vrai dire, on n'en trouve pas dans ce pays mais si l'envie venait au syndicat d'initiative de proposer un parcours découverte pour attirer le chaland, il est certain que celui-ci serait assez atypique. La station d'épuration fait office de station balnéaire et la décharge de parc de loisirs, aucun risque d'attraper un coup de soleil puisque le ciel est gris en permanence, parfois voilé de quelques fumées toxiques.
Pour la carte postale, c'est pas gagné...
Dès les premières lignes, on saisit toute la singularité du propos. L'auteur ne donne aucun repère, ni géographique, ni temporel pas plus qu'il ne nomme son narrateur. On comprend que c'est un gars bien ordinaire, obligé de vivre dans ce pays malsain et pollué et qui s'en accommode tant bien que mal. Il n'est pas du genre rebelle ou téméraire et chez lui, les intentions restent souvent ce qu'elles sont mais pour autant, il n'est pas lâche non plus, capable d'attention et de solidarité vis-à-vis des autres dans ce monde sans confort, sans tendresse et sans joie. Il semble coincé dans une situation intermédiaire, coincé dans ce pays que d'aucuns voudraient fuir mais dans lequel il a ses attaches, des souvenirs d'enfance heureux même à la décharge, sa grand-mère peu amène mais sa grand-mère tout de même, son copain de travail encore plus solitaire que lui, ses virées dans la "nature" à la recherche de "trésors".
Personnellement, j'ai un faible pour les personnages intermédiaires car ils me semblent souvent bien plus intéressants à découvrir sous leurs facettes en demi-teintes. On s'y attache à ce personnage sans nom et même si on ne le sent pas complètement désespéré, on aimerait l'aider à avoir un autre horizon que son travail à l'abattoir qui l'étourdit de fatigue, fatigue à laquelle s'ajoute le harcèlement d'un chefaillon désaxé.
La grande réussite de ce livre réside dans le ton de l'écriture. L'auteur a réussi un subtil mélange de douceur, de poésie et d'humour sur une trame qui emprunte des caractéristiques au style absurde. L'ensemble fonctionne et loin de donner un livre déprimant, c'est bien l'humain dans ce qu'il a d'ordinaire et de sensible, de drôle aussi qui émerge et domine dans toute cette grisaille.

Lien : http://leschroniquesdepetite..
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saphoo
  31 août 2016
Malgré le lieu sordide, un travail horrible, ce roman est plein d'humour, j'ai adoré ce bouquin pour le personnage et ses jeux de mots, son perpétuel optimisme. Un livre qui fait du bien, décontractant, et qui nous fait prendre conscience qu'il y a toujours plus mal loti que soi. Car pour rien au monde j'aurai voulu partager la vie de ce personnage.
Carrément barré, loufoque et pourtant certainement qu'une population vit ce no man's land.
N'hésitez pas à lire ce livre qui a reçu le prix Inter et il le mérite.
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kuroineko
  04 juin 2017
Au fil de ses romans, Joël Egloff affine son art de tresser ensemble absurde, humour et poésie. Son univers romanesque si décalé est à chaque foi un véritable bonheur de lecture.
Dans L'étourdissement, il place son narrateur dans un environnement éminemment glauque, sombre et désespérant. le soleil est presque une chimère planant au-dessus d'un ciel qui s'apparente plus à un couvercle. le sol draine toutes sortes de pollution, les fils haute tension passe juste au-dessus des toits, comme les avions, avec tous les désagréments que cela occasionne. Il travaille à la chaîne dans un abattoir, pataugeant dans le sang et la sueur. Mais il faut bien gagner sa croûte. Comme le narrateur le dit lui-même, il a "des souvenirs qui ressemblent à des oiseaux mazoutés, mais ce sont des souvenirs quand même."
Avec une telle entrée en matière, on croirait prendre un ticket direct pour Sinistrose-lès-Suicides. Et pourtant, et c'est là toute la magie de Joël Egloff, il réussit à tirer de cet environnement un récit touchant et plein de poésie. Ça grince un peu sous les dents parfois mais son narrateur offre un certain modèle de candeur dans ce monde asphyxié. Et puis le trait d'humour n'est jamais très loin. Un peu noir, un peu mi-figue mi-raisin; toujours bien présent. L'annonce de la mort d'un collègue à son épouse est un modèle du genre.
Une lecture formidable et décalée qui ne fait que m'enthousiasmer encore plus pour cet auteur à la plume si follement originale et sympathique.
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
GensGens   30 août 2014
Le jour où je m'en irai, ça me fera quand même quelque chose, je le sais bien. J'aurai les yeux mouillés, c'est sûr. Après tout, c'est ici que j'ai mes racines. j'ai pompé tous les métaux lourds, j'ai du mercure plein les veines, du plomb dans la cervelle. Je brille dans le noir, je pisse bleu, j'ai les poumons remplis comme des sacs d'aspirateur, et pourtant, je le sais bien que le jour où je m'en irai, je verserai une larme, c'est certain.....
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tesdichititesdichiti   08 octobre 2015
Chez nous, chaque année, on me disait que le Père Noel ferait pas sa tournée parce qu’il était gravement malade et qu’il passerait peut être même pas l’hiver. Jusqu’au jour ou, pour avoir définitivement la paix, ils m’ont annoncé qu’il était mort et que personne reprendrait l’affaire. Et c’était réglé. P 129
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mandarine43mandarine43   27 février 2013
- Et tu sais que le cerveau a été touché, il ajoute, je te l'ai déjà dit. Ils ont fait ce qu'ils ont pu, mais ils ont quand même été obligés de m'en retirer la moitié. Je sais pas si tu vois... On s'imagine pas à quel point c'est important comme organe. C'est seulement quand il t'en manque un morceau que tu t'en rends compte.
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ilalunailaluna   17 janvier 2008
Quand le vent vient de l'ouest, ça sent plutôt l'oeuf pourri. Quand c'est de l'est qu'il souffle, il y a comme une odeur de soufre qui nous prend à la gorge. Quand il vient du nord, ce sont des fumées noires qui nous arrivent droit dessus. Et quand c'est le vent du sud qui se lève, qu'on n'a pas souvent heureusement, ça sent vraiment la merde, y a pas d'autre mot.
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KtyminilitKtyminilit   29 août 2017
A force de m'inventer des souvenirs avec elle, je finissais par y croire à notre histoire, ce qui ne m'encourageait pas à lui parler, curieusement. Au contraire, j'étais même de moins en moins décidé. On était heureux, comme ça bien au chaud dans ma tête. On pouvait pas être mieux. Alors à quoi bon ?
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