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ISBN : 2246815398
Éditeur : Grasset (09/01/2019)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Un soleil nouveau s’est levé sur la France. Est-ce Austerlitz ? Ou bien le sacre ?
Au printemps de l’an de grâce 2017, Emmanuel le Magnifique est entré dans l’histoire, costume de banquier et sceptre à la main : jeune prince à la voix grêle, aux régiments start-up, annonçant un monde rénové. FiniS, les rois fainéants ! Adieu, les rois chevelus ! Aux oubliettes, François le Petit, gaffeur, trempé, roi de la parlotte à l’embonpoint d’employé modèle. Aux b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Cancie
  05 juin 2019
Avec cet opus, Emmanuel le Magnifique (chronique d'un règne), Patrick Rambaud excelle dans l'art de nous présenter Emmanuel Macron en Prince.
Cet auteur, membre de l'Académie Goncourt, avait déjà conté dès 2008, en six tomes, le Règne de Nicolas 1er, alias Nicolas Sarkozy. Puis ce fut au tour de François Hollande avec François le Petit, en 2016.
Ici, donc, pour la troisième fois, il remet ça et nous raconte la campagne électorale et l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. Pour comprendre cet homme, l'auteur se réfère à son enfance disant d'ailleurs à ce propos : « Il n'avait jamais été enfant. » En fait, tout son parcours est fortement influencé par les Jésuites d'Amiens et ensuite par Paul Ricoeur. C'est un homme seul qui a toujours eu une ambition démesurée.
Les débuts du règne d'Emmanuel Macron n'ont été que gloire et succès. Tout semblait lui réussir. Mais voilà que quelque bourdes de ministres et l'arrogance de Notre Prince vont faire que Son Peuple n'est plus du tout content et le livre qui s'arrête à l'été 2018, laisse deviner une suite plutôt orageuse.
Patrick Rambaud peut être qualifié de véritable portraitiste caricaturiste doté d'une ironie mordante et d'une grande subtilité, ni bienveillante, ni malveillante. C'est un livre qui se lit comme un roman, un roman désopilant. L'écriture est vraiment truculente. L'écrivain, d'un mot, d'un adjectif nous décrit le personnage lors de ses différentes actions.
C'est ainsi que tout au long de l'ouvrage, Emmanuel Macron va être affublé de plus d'une vingtaine de sobriquets, tous plus ravageurs les uns que les autres, de Notre Tendre Monarque, Notre Fracassante Majesté, Notre Incorruptible Seigneur, Notre Intrépide Potentat, Notre Turbulent Maître, Notre Incandescent Monarque, Notre Roublarde Altesse à Sa Majesté Intempestive.
Emmanuel-le-Majestueux va d'ailleurs recevoir Buffalo Trump, alias le Gros Matamore, ainsi que Vlad le Terrible. N'oublions pas qu'avant d'être élu, il aura eu affaire à Nicolas Sarkozy, alias Nicolas-le-Nerveux, Nicolas-le-Bouillant, Nicolas-le-Perfide, Nicolas-le-Teigneux, au duc de Sablé, François Fillon, à Jean-Luc Mélenchon, le baron de la Méluche, à Marine le Pen, Mademoiselle de Montretout, sans oublier le Monarque enfariné, François-l'Indécis, M. Hollande, et qu'il prendra comme Premier Valet de Chambre, le Duc de Normandie, duc du Havre, Édouard Philippe. J'allais oublier que la baronne d'Auzière était devenue la Princesse Brigitte.
Avec ces mots et qualificatifs bien sentis, Patrick Rambaud bouscule tout sans oublier de pointer les dérives de l'époque. Il a très bien su décortiquer chaque phase de ce Règne. C'est un roman qui se lit d'une traite, qu'il faut absolument lire si on s'intéresse un tant soit peu à la vie politique de son pays et à ses dirigeants.
NB : À noter le bandeau de couverture magnifique qui est un montage construit sur l'image du prince Balthazar-Charles d'Autriche (1629 -1646) que Velasquez représenta enfant sur un cheval. Ici, la figure du jeune prince est remplacée par le visage d'Emmanuel Macron qui brandit un sabre laser.
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Fandol
  10 juin 2019
Qu'il faut avoir du talent pour faire sourire et réfléchir tout en contant une aventure politique récente sans rien cacher des vicissitudes, des compromissions, des lâchetés qui accompagnent immanquablement le parcours de cet homme qu'on reconnaît dès le titre : Emmanuel le Magnifique !
Patrick Rambaud, avec la verve et le talent d'écriture qui le caractérisent, comme il l'a prouvé, entre autres dans Quand Dieu apprenait le dessin, croque un personnage depuis son enfance jusqu'à sa maturité qui l'a vu monter sur le trône et s'entourer de barons, de ducs et de courtisans, comme ses prédécesseurs.
La satire est donc réussie mais c'est bien plus que ça. En effet, l'auteur offre une révision détaillée des mois qui ont précédé l'élection présidentielle de 2017 puis l'année qui a suivi. C'est précis, détaillé, drôle et surtout, remet bien les idées en place, permettant de remonter au grand jour ce que nos mémoires ont tendance à trop vite effacer.
Patrick Rambaud n'oublie pas l'international et les vingt-deux visites à des pays étrangers dont le Vatican, sorties organisées au cours d'une première année qui laisse déjà poindre les révoltes qui ont agité la fin 2018 et le début 2019, revendications non encore résolues d'ailleurs malgré les beaux discours et un grand débat sans résultats concrets.
L'auteur permet de bien comprendre la personnalité de celui qu'il affuble d'une quantité de qualificatifs désopilants bien adaptés chaque fois à la situation du moment : « Notre Foudroyant Monarque, Notre Turbulent Maître, Notre Souverain Malin, Notre Prince Ébouriffant, Notre Délicat Seigneur » et bien d'autres encore… Quelle imagination et quel à-propos !
Lorsqu'il parle de « Nos Sautillantes Majestés », il inclut « la Princesse Brigitte, ex-baronne d'Auzière » car il a bien pris soin de détailler la formation de « Notre Exquise Majesté » chez les Jésuites, à Amiens, dans cet établissement où enseignait celle qu'il a épousé. Cette formation explique beaucoup de choses comme Patrick Rambaud le démontre.
Maintenant, j'attends impatiemment le tome 2 qui ne devrait pas tarder.
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Meps
  26 mars 2019
J'avais appris à connaître Patrick Rambaud via son précédent opus (Les aventuriers de Mai) qui m'avait permis de me retrouver au coeur des journées de Mai 68, au plus proche des acteurs de cette révolution libertaire.
Je savais qu'il était beaucoup plus connu pour ses chroniques caustiques des "règnes" des deux derniers présidents. La lecture des début de la présidence actuelle me semblait donc un bon moyen de juger cette partie de son oeuvre. Merci aux éditions Grasset et à NetGalley de me le permettre.
J'en ressors assez déçu. D'abord parce que l'aune à laquelle on juge ce genre d'exercice est forcément le rire... et je n'ai pas ri franchement. L'humour se limite presque exclusivement aux surnoms donnés aux différents protagonistes, reformulés comme des titres de noblesse. Pour le reste, il s'agit de retracer, avec humour certes mais sans grand génie comique, les différentes étapes de l'enfance et la jeunesse (vite expédiés) puis du début de mandat.
Et on en vient à l'intérêt du genre lui-même, surtout si proche du temps présent. Les événements sont connus dans leur quasi totalité (j'ai du apprendre deux choses en tout) puisqu'à l'heure actuelle, la moindre anecdote se sait immédiatement. L'intérêt d'une lecture immédiate est donc léger. Et pour un lecteur du futur ? Certains sous-entendus tomberont sans doute à plat dans 20 ou 30 ans, car les références manqueront.
Au final, il reste quelques beaux moments... mais qui sont assez hors de l'exercice en question, puisque ils ont été pour moi les comparaisons historiques : Ignace de Loyola, fondateur des jésuites, et Napoléon III, le neveu du Bonaparte. Deux personnages que je connaissais peu et que leur mise en perspective avec l'actualité est finement menée par l'auteur.
Il semble donc que je préfère le Rambaud qui me conte quelque chose que j'ignore que celui qui tente de moquer une époque que je connais trop bien.
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DocIdoine
  16 janvier 2019
Malgré toute l'affection - réelle - que j'ai pour Patrick Rambaud depuis des années, on peut se demander pourquoi et comment, alors qu'il analyse si pertinemment le mouvement des GJ - "parthénogenèse énervée, sans âme et sans précédent, des réseaux sociaux" -, il voit autre chose en EM que ce que TOUS les observateurs intelligents y voient parce que c'est évident: un fantoche mytho-mégalo qui aurait fini au RSA pour crétinisme caractérisé s'il n'avait pas été un fils à papa et finalement le Pinocchio de la haute finance (là-dessus, des gens aussi disparates que Michel Onfray, François Ruffin, Emmanuel Todd, Natacha Polony ou Alain de Benoist sont d'accord): le faux cursus à l'ENS, les fausses relations avec Ricoeur, les fausses relations avec Abdelwahab Meddeb... etc. tout ça explique que Villeurbanne soit dans la banlieue de Lille, que la Guyane soit une île, qu'il "y a des poissons y a des frères et des soeurs"... et tout ça pose un VRAI problème, et consacre une rupture avec les prédécesseurs qui étaient des escrocs, on va dire... "normaux". Et je ne parle pas des soins cosmétiques... Incompréhensible que Rambaud soit passé à côté de cette spécificité-là.
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rosulien
  23 juillet 2019
Les livres sur l'actualité politique, très peu pour moi
Heureuse surprise avec ce livre de Patrick Rambaud sur les débuts d'Emmanuel Macron en Prince de notre belle France
C'est humoristique à souhait, ce n'est jamais partisan et, surtout, c'est reposant de pouvoir rire de la politique
Loin de la surabondance, ad nauseam , d'information en continu que nous déversent les chaînes officielles .
Loin de cette suspicion permanente et agressive de certaines officines autoproclamées détentrices de la vérité ultime et qui suintent surtout la haine et la jalousie( je ne parle pas du Canard Enchainé qui depuis des décennies sait allier vraies révélations et humour décalé ou grivois)
Patrick Rambaud regarde tout cela de haut et à le trait caustique sans aucune méchanceté envers les hommes politiques et les autres.Son portrait de Jean D'Ormesson est hilarant et sonne juste
Bref, un bon moment de détente pour s' élever aux dessus des miasmes quotidiens de la politique au jour le jour
Les farouches partisans trouveront à redire
Personnellement, j'ai bien apprécié cet humour décalé, à consommer avec modération cependant pour les passionnés de littérature
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critiques presse (2)
LaCroix   13 janvier 2019
Le neuvième tome du feuilleton présidentiel de Patrick Rambaud est désopilant mais verse aussi dans le sombre.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaLibreBelgique   10 janvier 2019
Les chroniques de Patrick Rambaud nous offrent de mieux saisir toute la complexité d’un homme qui - arrogant ou maladroit ? - mélange les tortueuses ambiguïtés d’un ancien élève des jésuites.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
PJNPJN   12 juin 2019
Avec une pompe de façade, nos deux potentats offrirent ensuite une conférence à la meute canalisée des gazetiers internationaux. Ils se répétèrent sans éclairer vraiment personne quand Notre Virulente Majesté, à un tournant du discours, s’attarda sur les interventions sournoises de Russia today et de Sputnik, deux officines tsaristes qui avaient répandu des mensonges infamants lors de la campagne de France, afin d’appuyer l’extrême droite comme il convenait à une ancienne contrée communiste. Lorsque Notre Lumineux Souverain le brossa, l’accusé resta impassible, telle une figurine en cire du musée Grévin. Il confia ensuite avec la voix inexpressive et sans chaleur d’un croque-mort ventriloque aux lèvres immobiles : « Je crois que l’ambiance entre nous est créée. » Disant ces mots il ne plaisantait pas car il n’avait jamais plaisanté de sa vie.
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PJNPJN   13 juin 2019
M. d’Ormesson, vicomte d’ancienne facture, avait dû son succès à ses interventions bavardes sur les petits écrans, où il avait semblé s’incruster au fil des ans. Des professeurs affirmaient qu’il était le dernier à susciter l’émoi par son art de la conversation brillante, surtout cousue de citations plus ou moins appropriées. Il avait écrit des livres qui se vendaient à cause de sa réputation, et il déguisait des banalités faciles à saisir en pensées profondes.
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CancieCancie   06 juin 2019
Voit-on une mouette grelotter sous la pluie ? Jamais. L'eau glisse sur son plumage blanc. Il en était ainsi des colères populaires sur le veston du Prince.
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somsom   21 janvier 2019
p. 103 Il croyait que le travail était une vertu à pratiquer joyeusement. Ceux qui l’oubliaient de s’y soumettre étaient rejetés sur le bas-côté. Qu’ils flemmardent et cueillent des renoncules dans les champs, qu’ils sirotent du vin frais sous le parasol, qu’ils se prélassent mais ne comptent pas sur les autres pour les sortir du marasme où les a menés leur périlleuse insouciance. Sa Majesté Electrique oubliait que les gens ne vivaient pas pour travailler mais qu’ils travaillaient pour vivre. Leurs boulots les passionnaient rarement, qu’en général il s n’avaient pas choisis. Sur leurs écrans obligatoires ils rêvaient aussi, mais à leurs prochaines vacances. S’ils semblaient affairés, les yeux papillotant sur leur ordinateur de bureau, ils comparaient les prix des campings, et songeaient à retenir des places avant la date fatidique où, enfin, ils pourraient ne rien faire d’utile, à mille lieues des lois implicites de Notre Suractif Souverain : performance, concurrence, rapidité, enthousiasme, record, héroïsme quotidien.
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PJNPJN   08 juin 2019
Bonaparte était coutumier de ces mensonges. Il avait besoin d’une imagerie pour s’installer. Il jouait avec les symboles. Au col du Saint-Bernard, le peintre nous le montre en uniforme qui indique du doigt les plaines italiennes, sur un cheval blanc cabré. Essayez de faire se cabrer un cheval sur la neige. Dans la vérité il avait traversé ce col des Alpes à dos de mulet et tomba trois fois. Pour le tableau géant du sacre, Jacques-Louis David dut rajouter Mamma Laetitia, mère du futur empereur, car elle boudait au palais et avait refusé d’assister à la cérémonie…
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Videos de Patrick Rambaud (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Rambaud
"Emmanuel le Magnifique" (Grasset, 2019)
Un soleil nouveau s?est levé sur la France. Est-ce Austerlitz ? Ou bien le sacre ? Au printemps de l?an de grâce 2017, Emmanuel le Magnifique est entré dans l?histoire, costume de banquier et sceptre à la main : jeune prince à la voix grêle, aux régiments start-up, annonçant un monde rénové. Fini, les rois fainéants ! Adieu, les rois chevelus ! Aux oubliettes, François le Petit, gaffeur, trempé, roi de la parlotte à l?embonpoint d?employé modèle. Aux barbaresques, Nicolas le Flambard, et son cortège d?embrouilles à talonnettes !
Après le dernier règne socialiste, voici la nouvelle saison du Royaume made in France : inattendue, pleine d?espoirs, impérieuse. Make France great again ! Dans le temps nouveau, Arcole est sur le câble, et les ennemis se nomment Plenel et Bourdin, non Mélenchon et Olivier Faure...Entre House of cards et Game of thrones, voici la chronique facétieuse, attendue, hilarante, d?un règne si neuf qu?il ressemble au précédent. Petit guépard deviendra peluche ?
Patrick Rambaud est l?auteur d?une ?uvre romanesque importante. On lui doit entre autres, une célèbre série sur Napoléon. Derniers livres publiés : Quand Dieu apprenait le dessin (2018) et Chronique d?une fin de règne (2017).
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