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EAN : 9782814505469
Éditeur : publie.net (01/01/1900)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Mirbeau retrace dans cet étrange hommage les dernières années de la vie de Balzac, ses relations ambivalentes avec Mme Hanska, leur tardif mariage, enfin la terrible journée de son agonie. Les éléments qu il rend publics concernant la mort du grand homme, transmis par un ancien amant de Mme Hanska, amenèrent l interdiction pure et simple de son texte. Il ne sera redécouvert qu à la fin des années 1980.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LydiaB
  18 mai 2013
En 1907, Octave Mirbeau publie un récit intitulé La 628-E8, titre bien mystérieux correspondant, en fait, à la plaque d'immatriculation de sa voiture. Ce qui aurait pu être un récit de voyage bien anodin est un document inclassable dans la mesure où Mirbeau se fait fi de la réalité, de la véracité des choses et mêle allègrement le vécu et le fantasme. Au beau milieu de ce texte, se trouvaient les pages concernant la mort De Balzac. Là encore, la réalité ne l'intéressait pas. Il ne voulait pas, disait-il, en faire un document, un témoignage.

Oui mais voilà... ces pages (formant trois chapitres) firent l'effet d'une bombe. Mirbeau réglait ses comptes. Non pas avec Balzac pour qui il éprouvait une profonde admiration, ce qu'il indique d'ailleurs dans le premier chapitre : "J'adore Balzac. Non seulement j'adore l'épique créateur de la Comédie humaine, mais j'adore l'homme extraordinaire qu'il fut, le prodige d'humanité qu'il a été." Mais dès le deuxième, intitulé La femme De Balzac, cela se corse. Mirbeau était frustré et aigri par ses échecs amoureux. Il rejeta alors tout ce qui avait trait à Cupidon. Sa misogynie le poussa alors à transférer sa haine sur la pauvre Mme Hanska : "Et me voici au drame le plus et aussi le moins connu de la vie De Balzac : son mariage. (...). Ils revenaient mariés et ennemis. de tout ce grand amour, qu'avaient surexalté quinze ans d'absence, il avait suffi de quelques mois de vie commune pour qu'il ne restât plus rien… plus rien que de la déception, de la rancune et de la haine. On peut dire que leur véritable séparation date seulement de cet instant où ils entrèrent, rivés l'un à l'autre, dans la maison." Enfin, dans le dernier chapitre, il fait raconter la mort De Balzac par... l'amant de Mme Hanska, le peintre Jean Gigoux. Pendant qu'il rendait son dernier souffle, les deux tourtereaux étaient dans les bras l'un de l'autre...
Ces pages, on le comprend, firent scandale. La fille de Mme Hanska demanda le retrait de ces trois chapitres, ce qui fut fait. La Mort de Balzac se fit récit autonome en 1918. En revanche, le texte La 628-E8 ne sera réédité dans son ensemble qu'en 1937.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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sylvaine
  15 avril 2012
"J'adore Balzac Non seulement j'adore l'épique créateur de la Comédie humaine mais j'adore l'homme extraordinaire qu'il fut, le prodige d'humanité qu'il a été.
C'est par ces mots que commence ce court texte écrit par Octave Mirbeau en 1907,texte initialement inclus dans La 628-E8 récit d'un voyage en automobile ..
Ces sous chapitres consacrés à Balzac firent scandale surtout celui où nous est rapporté la mort De Balzac , d'après le témoignage du peintre Jean Gigoux qui était à cette époque l'amant de Mme de Balzac .plus connue sous le nom de Mme Hanska .Ils furent interdits de publication à la demande de la fille de Mme Hanska et ils ne réintégreront leur place initiale dans l'oeuvre de Mirbeau qu'en 1999.
Mirbeau avec son écriture incisive ,mordante et un poil ironique nous narre donc les dernières années de cet homme de génie qui mourut seul , isolé de tous avec comme unique et dernier visiteur de génie Victor Hugo.
Lecture rapide ,agréable et instructive.
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Taraxacum
  18 janvier 2020
Deux choses sont très claires pour moi en refermant le court texte, trois chapitres, consacré par Octave Mirbeau à la mort De Balzac. D'abord, il avait un fort joli style, et ensuite, il était terriblement, presque pathologiquement misogyne!
Il en reste un texte acéré dont la meilleure partie est la première, qui se lit vite et qui rappelle comme nous sommes peu de choses, génies y compris, à la dernière heure.
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brigetoun
  05 novembre 2011
Un texte en trois parties qui fut jugé si scandaleux que, menacé d'un procès par la fille de Madame Hanska, Mirbeau le retira des premières éditions du roman où il figurait (« la 628-E8 ») après les avoir fait paraître comme « bonnes feuilles » dans des journaux.
Son admiration lucide mais frémissante de colère pour Balzac. La grande force de la dernière partie, celle qui porte plus précisément sur la mort De Balzac, retranscription (avec la plume Mirbeau) d'un entretien-confession avec Jean Ginoux, l'amant de Madame Hanska.
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Plouf_le_loup
  19 août 2018
je me suis régalée ! Une ambiance de commérage terriblement bien écrite, avec tout ce qu'il faut pour ce genre : du pas net, du franchement gerbant, de la flatterie, de l'hypocrisie, du dévouement, de l'irrévérence, de la pseudo-décharge de responsabilité, le tout dans un style parfait : élégant, vivant. Dans certaines scènes, comme les vraiment tous derniers instants, ou la scène du retour de Russie après leur mariage, on s'y croirait, on a tout : les images, le son, l'ambiance, presque les parfums ! Vraiment une jolie découverte pour moi, je n'avais jamais rien lu de Mirbeau, et je me suis énormément amusée à la lecture de ce petit récit à la fois plein de truculence, de délicatesse, et totalement trash. Aucunement étonnée qu'il ait fait scandale à sa parution ! lol ! En revanche, aucune idée du degré de crédibilité des événements décrits, et honnêtement, ça m'est égal.
Lien : http://ploufsurterre.canalbl..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
sylvainesylvaine   14 avril 2012
Quand on veut de la gloire immédiate ou de l'argent il faut toujours venir après....après quelqu'un.Le génie sème et passe.L'habileté reste, attend et récolte.Balzac a semé, souvent sa semence fut bonne.Beaucoup, parmi ses affaires dont on riait ,d''autres, plus tard,les ont réalisées .Épilogue connu.
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LydiaBLydiaB   18 mai 2013
On aime une femme, on se laisse aller… et c’est toujours, toujours, de la saleté !
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Virgule-MagazineVirgule-Magazine   07 janvier 2016
Balzac étouffait… Pourtant, entre ses étouffements, il put demander à Nacquart : - Dites-moi la vérité. Où en suis-je ?…  Nacquart hésita… Enfin, il répondit : - […] Je vais vous dire la vérité… Vous êtes perdu !… Balzac eut une légère crispation de la face ; ses doigts égratignèrent la toile du drap… […] En dépit de ses souffrances, Balzac semblait réfléchir profondément… Tout à coup, il regarda Nacquart, le regarda longtemps, avec une sorte de sourire résigné, où il y avait pourtant comme un reproche. Et il dit […] : - Ah ! oui !… je sais… il me faudrait Bianchon… Il me faudrait Bianchon… Bianchon me sauverait, lui ! 
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TaraxacumTaraxacum   16 janvier 2020
Nous ne devons point soumettre Balzac aux règles d’une anthropométrie vulgaire. L’enfermer dans l’étroite cellule des morales courantes et des respects sociaux, c’est ne rien comprendre à un tel homme, c’est nier, contre toute évidence, le prodige, l’exception qu’il fut. Nous devons l’accepter, l’aimer, l’honorer tel qu’il fut.

Tout fut énorme en lui, ses vertus et ses vices. Il a tout senti, tout désiré, tout réalisé de ce qui est humain. Il fut Bianchon, Vandenesse, Louis Lambert ; il fut aussi Rubempré ; il fut même Vautrin. Il ne faut pas s’indigner, pas s’étonner surtout si ses curiosités, disons passionnelles, s’affranchissant parfois, comme la nature elle-même, de ce qu’on appelle les lois de la nature, — laquelle n’a pas de lois, — s’en allèrent chercher des voluptés ou des dégoûts, — des sensations, — dont nous retrouvons çà et là, dans ses livres, des traces discrètes mais certaines, et que nous pourrions, paraît-il, retrouver mieux expliquées dans une correspondance tombée aux mains de M. de Spoelberch de Lovenjoul.
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TaraxacumTaraxacum   16 janvier 2020
Sa sœur ? malgré l’hypocrite tendresse de ses dédicaces, il ne l’aimait pas, et elle, non plus, au fond, ne l’aimait pas… Mais il était sûr d’elle ; sûr qu’elle saurait garder un secret, ne fût-ce que pour l’honneur de la famille… Et puis, il n’avait qu’elle… Et puis, habitude d’enfance, sans doute… C’était une petite âme bourgeoise, très honnête, peu sensible, qui faisait ce qu’elle pouvait. Mais elle ne pouvait rien comprendre à une telle âme, si distante de la sienne ; elle ne pouvait rien comprendre à ce génie, dont les hardiesses visionnaires, l’immoralité l’épouvantaient. Du reste, Balzac ne lui demanda pas de comprendre, de partager ses chagrins ou ses bonheurs, pas plus qu’on ne demande au vase de savoir pourquoi on le remplit de poisons ou de parfums.
Mme Surville sut ainsi beaucoup de choses, en gémit, en souffrit, et se tut.
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Osons le cynisme ! (2/4) : La cruauté d’Octave Mirbeau et de Villiers de L'Isle Adam.
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