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EAN : 9782075126977
416 pages
Gallimard Jeunesse (27/08/2020)
4.34/5   215 notes
Résumé :
Enfant abandonné, Ichirô est élévé comme un fils par un mystérieux samouraï qui lui enseigne la voie du sabre. Vivant reclus dans les montagnes, au cœur d’une nature sauvage, il grandit au rythme des saisons, entre une insouciance bienheureuse et un apprentissage qui exige persévérance et courage. Mais par une nuit terrible, Ichirô voit sa vie basculer. Il doit tourner le dos à son enfance pour affronter le monde et son destin.
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Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
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deidamie
  27 mars 2021
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, on va parler d'un roman jeunesse et historique, Les chroniques de l'érable et du cerisier, tome 1 : le masque de nô, de Camille Monceaux, lu en LC avec Mladoria et Tatooa, que je salue au passage !
-T'es à peine à la bourre pour la critique, ça fait plus d'une semaine que tu l'as fini, t'es en plein Jeu de la Dame.
-Ouais, ben, ça fait plus d'une semaine que je n'ai pas le temps de me poser pour scriber, alors pouet-pouet, Méchante Déidamie.
Or donc Ichirô est un enfant trouvé dans une coque de biwa, un instrument de musique, avec pour tout bien une chaîne en or munie d'un médaillon en forme de feuille d'érable. Il est adopté et élevé par Oba, une vieille femme au service d'un guerrier, et par ledit guerrier qui lui enseigne la voie du sabre. Tous trois vivent paisiblement, loin des gens, dans la montagne. Hélas, cette tranquillité ne durera pas…
Pour commencer, j'ai adoré l'aspect immersion dans la vie quotidienne. Les premiers chapitres fourmillent de détails sur les rituels auxquels se plie cette petite famille : le rythme des saisons, des fêtes, la cuisine, les études, l'entraînement, les explorations en forêt, les vêtements… l'illusion fonctionne, et ma fascination pour le Japon s'est trouvée enchantée !
-Et moi, pour continuer, qu'est-ce que j'ai trouvé ça long ! Des chapitres entiers pleins de contemplation, dans lesquels il ne se passe rien, mais rien ! Ichirô étudie, va au temple, s'entraîne… pas d'action palpitante ! Quel ennui, mes dieux, quel ennui !
-Oui, le début est lent, en effet… cependant, pour la jeunesse, le roman représente une jolie porte d'entrée dans l'histoire et la culture japonaises ! Car oui, nous nous trouvons en plein roman historique et j'en ai été fort surprise !
Je ne vous l'ai jamais dit : j'apprécie fort un manga titré le chef de Nobunaga, où un cuisinier moderne se retrouve propulsé au XVIe siècle et est embauché par Oda Nobunaga, un chef de guerre plus qu'ambitieux. Ce manga met donc en scène une foultitude de personnes ayant réellement existé (avec de magnifiques moustaches en ce qui concerne les persos masculins), notamment le Singe, homme de confiance de Nobunaga.
Lorsque j'ai commencé le masque de Nô, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, et tomber sur Nobunaga et le Singe, bien que tout juste mentionnés, m'a fait l'effet de retrouver de vieux copains de lecture : « Hey, vous êtes là, vous aussi ? Hiiii, chuis fan, j'ai suivi vos aventures jusqu'au tome 20 ! »
-Et allez, elle refait sa groupie… moi, je suis un peu plus réservée sur les personnages, justement ! Et j'ai eu parfois l'impression de lire des Français déguisés en Japonais. Oba, à un moment, s'emporte et crie sur le maître et j'ai pensé : « Euh, ça se fait, au Japon, ça ? Surtout à ce siècle-là ? »
-Peut-être qu'elle peut justement parce qu'elle représente plus une maman aussi bien pour Ichirô que pour le maître… et encore une fois, pour la jeunesse, ça peut marcher…
-Ouais. Je suis dubitative, mais pourquoi pas.
-En dernier lieu, j'ai adoré le voyage à Edo, les rues, les ponts, les boutiques et le théâtre. Je craignais que les malheurs d'Ichirô ne prennent trop de place, mais Camille Monceaux évite l'écueil « Je suis sans famille et je m'appelle Rémi ».
-Moi, je te préviens, je suis d'accord avec Tatooa : si le côté « princesse en détresse » dure trop longtemps, je me fâche.
-D'accord, tu te fâcheras.
Malgré quelques réserves, le masque de nô reste un roman agréable et dépaysant ! J'en suis sortie avec une furieuse envie de me documenter davantage sur les traditions théâtrales japonaises. »
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Ichirin-No-Hana
  21 novembre 2020
Ichiro est un orphelin abandonné dans une montagne isolée. Encore bébé, il est trouvé et élevé par un samouraï mystérieux et bourru qui a élu domicile dans cette montagne pour vivre en solitaire. le jeune garçon grandira dans la tradition du Bushido, le code du guerrier japonais.
Très bonne découverte, ce premier tome des Chroniques de l'érable et du Cerisier est très prometteur et déjà rempli d'action. En plein dans un Japon nouvellement pacifié, on suivra Ichiro dans sa quête initiatique commençant de sa montagne isolée jusqu'à un théâtre de Kabuki dans une Edo en pleine expansion.
En plus de nous proposer une intrigue prenante et un protagoniste attachant, Camille Monceaux nous offre une totale immersion dans un Japon féodal et c'est captivant.
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Tatooa
  19 mars 2021
Lecture commune avec Mladoria et Deidamie sur le mois de mars, j'avoue avoir eu quelques "sueurs froides" dans les premiers chapitres.
C'était assez lent et très descriptif. J'ai d'assez mauvais souvenirs de bouquins d'auteurs japonais qui ne m'intéressaient pas (il y a quelques temps), pour ces mêmes raisons. Comme ceci n'est pas ma tasse de thé, j'ai eu un peu peur de m'ennuyer sur les plus de 400 pages du livre.
Mais finalement, aussitôt qu'Ichiro part de sa maison "natale", alors cela devient plus intéressant, de mon point de vue.
Nous sommes donc dans les débuts des années 1600, au Japon, puisque quand Ichiro est grand à Edo, l'armée des samouraïs du Shogun part pour le siège d'hiver d'Osaka, c'est en 1614.
Le rapport avec le titre n'apparait qu'assez tardivement dans les chapitres. C'est à partir du moment où Ichiro/Tomo rencontre Daichi, l'auteur de théâtre désargenté et malheureux en amour, que l'auteur va nous conter la naissance du théâtre kabuki, et la rivalité entre "troupes d'actrices", et "troupes d'acteurs" de kabuki, ainsi que la "rivalité" entre théâtre traditionnel "Nô" et Kabuki. Elle nous décrit tout cela de façon assez précise, au travers des aventures d'Ichiro, et j'ai trouvé cela vraiment intéressant, et fait plutôt finement. L'écriture reste simple et abordable, sans fioritures excessives, ce qui me convient plus qu'une recherche de style artificielle...
Les personnages sont attachants, Daichi, Shin, le maître, et les personnages "négatifs" plutôt bien caractérisés.
Tout le côté "mystère" avec "le masque de Nô" est, de fait, un peu naïf, et relativement barbant, mais ça ne reste que mon point de vue, car sans lui, point d'histoire à rallonge et point de nécessité de suite. Cela n'aurait nui en rien de n'avoir qu'un one-shot nous racontant une histoire de rônin samouraï orphelin, mais l'auteure semble avoir un autre but en tête...
Je ne sais pas trop si je lirai la suite, car ce roman d'initiation risque de tourner dans la suite au classique "je vais sauver tout le monde, et ma princesse aussi", mais bon peut-être me trompe-je, j'attendrai les avis sur le tome 2, histoire de ne pas lire ce que je n'ai pas envie de lire, lol...

Bref, c'était un bon moment de lecture, agréable, plutôt sain, pas trop glauque (juste un peu), pile poil ce dont j'avais besoin en ce moment.
Merci les filles, même si ça n'a pas tellement été une LC, pour le coup... Je l'ai fini plus tôt que prévu, et je m'en excuse, mais je voulais le finir avant de commencer autre chose, car j'ai déjà trop de livres en cours.
Bisous à vous.
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Phoenicia
  02 février 2022
Difficile de rester à cet objet : la couverture légèrement gaufrée avec cette estampe magnifique à laquelle s'ajoutent les tranches illustrées d'un motif oriental, ce livre m'a plu au premier regard.
Immédiatement, l'imagination se met en place. On voit ce Japon médiéval, ce monde de samouraï. Une époque que je connais peu et qui me fait sortir de ma zone de confort tout en m'intriguant réellement.
Le récit tourne autour d'Ishiro, orphelin confié à un senseï ermite dans une montagne. Son enfance à apprendre la voie du sabre est vite suivie d'une adolescence plus difficile faite de mendicité dans les rues d'Edo. On ne peut que s'attacher à ce personnage au sens aigu de la justice et de la morale. D'autant que sa naissance est bien mystérieuse.
Pour autant, comme de coutume, j'ai eu la désagréable habitude de projeter mes propres envies dans le récit. Si bien que j'ai été un peu décontenancée de voir que l'on s'éloignait du sujet initial qui était la formation de samouraï. Cet état de fait a rendu la lecture du milieu de ce livre quelque peu entravée. J'admets avoir perdu l'envie de le lire, cherchant réellement quel était l'enjeu, le but de ce récit. Si une fois achevé, on comprend les tours et les détours, il faut bien reconnaître qu'il y a une différence de rythme très prononcé entre les différentes parties du livre. Autant j'ai adoré le début et j'ai été happée par la fin, autant j'ai freiné des quatre fers pendant le tiers intermédiaire du récit...
Pourtant il faut reconnaître que la plume de Camille Monceaux est belle et poétique. On sent la passion de l'autrice pour cette civilisation. Des passages m'ont émue. Les personnages sont, en outre, attachants à leur manière. Notamment Shin et Hiinahime.
En outre, ce fut l'occasion pour moi d'en apprendre plus sur cette civilisation du Japon médiéval : les samouraï et les courtisanes, le théâtre nô et le kabuki, les castes réservés aux grands seigneurs, le mouvement antichrétien et en toile de fond cette lutte politique entre le Shogun et l'héritier dont on a usurpé le pouvoir.
Après une fin trépidante, l'épilogue finit de nous harponner. Nul doute, je lirai la suite.
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Lucilou
  10 février 2021
Après avoir tourné la toute dernière page des "Chroniques de l'érable et du cerisier", j'ai été égratignée, assaillie par le désir de le recommencer une seconde fois et de m'y plonger encore, de m'en délecter jusqu'à plus soif, d'en vider la coupe jusqu'à la dernière goutte, jusqu'à l'ivresse.
C'est qu'il y a longtemps que je n'avais pas eu un coup de coeur de cette intensité là!
Il y a dans "Les Chroniques de l'érable et du cerisier" tant de beauté, de poésie, tant de souffle! Tant de virtuosité et d'intelligence aussi!
La langue et l'univers de Camille Monceaux m'ont conquise irrémédiablement et j'ai rendu les armes comme Troie en son temps, la résistance en moins et je voudrais être conquise encore.
Ce premier opus de ce qui sera, à n'en pas douter, une saga sublime s'enracine dans le Japon du XVII°siècle, au temps des samouraïs et de la toute puissance du shogun, au temps aussi où le théâtre kabuki tentait de s'élever et de grandir, à l'ombre jalouse du théâtre Nô.
Le jeune Ichiro n'a jamais connu ses parents et il a été recueilli par un mystérieux samouraï et sa fidèle domestique qui l'élèvent comme le fils qu'ils n'ont pas eu sur une montagne isolée, loin de la fièvre des hommes et d'Edo, la capitale grouillante de vie et d'activité.
Le maître entreprend d'enseigner à l'adolescent la voie du sabre, un art aussi exigeant que courageux qui plait infiniment à Ichiro. La vie sur la montagne s'écoule paisiblement au rythme des saisons jusqu'au jour où tout bascule.
Ichiro doit alors accepter de tourner le dos à son enfance, morte une nuit d'orage et partir affronter les hommes et son destin.
Tout cela n'ira pas sans heurts ni souffrances, mais qui sait si la vérité n'est pas au bout du chemin?
Tout d'abord, il me faut évoquer l'écriture de la romancière portée par la grâce, teintée de poésie, puissamment évocatrice. En une phrase, une ligne même, elle sait dire la lumière du soleil, le bruit de la pluie et la morsure du froid.
Avec un lyrisme ciselé et qui n'exclut ni l'élégance ni la sobriété, elle explore et dit les sentiments des personnages avec brio, tout en déployant un récit intelligent et ô combien captivant!
"Les Chroniques de l'érable et du cerisier" fait partie de ces histoires enchanteresses, subtiles et trop rares où rien ne manque.
On se laisse happer, hypnotiser, conduire...
On attache nos pas à ceux d'Ichiro et des personnages -si attachants- qu'il rencontre-, on le suit des montagnes mystiques à la grouillante Edo. Ses combats deviennent les nôtres et ses amours aussi.
C'est un roman qui relève presque de l'incantation, de la mélopée, comme une de ces musiques qui commencent à pas de loups avant de monter tutoyer les tempêtes et de s'achever dans un fracas d'étoiles. Comme l'ouverture de "Lohengrin" ou la bande originale de "Braveheart".
Et dire qu'il faut attendre la suite...
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
RosenDeroRosenDero   17 mai 2022
- Il y a vingt ou trente ans, n'importe quel paysan pouvait prétendre accéder au rang de samouraï. Heureusement, aujourd'hui les choses ont changé, et c'est le rôle de gens comme moi de rappeler aux gens comme toi qu'ils sont nés vermine et mourront vermine.
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RosenDeroRosenDero   16 mai 2022
dans un pays où la moindre présence étrangère était contrôlée avec une rigueur implacable, sa seule existence était un délit.
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RosenDeroRosenDero   13 mai 2022
On peut être intelligent, fort et courageux, mais quand le monde auquel on fait face est vil, abêti et cruel, il n'y a que peu d'espoir
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RosenDeroRosenDero   12 mai 2022
Sur scène, on peut être qui on veut : une folle, un fantôme, un riche seigneur. Une femme ou un homme.
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RosenDeroRosenDero   09 mai 2022
Pour sûr, il lui en offre, de belles étoffes, et des peignes en ivoire, et du blanc de céruse pour poudrer son visage. Je lui ai offert ce que j'ai de plus précieux : mon âme, sous la forme d'un poème tout entier à sa gloire ! Mais ce n'est pas assez, et il faudrait encore, pour satisfaire à ses exigences, la couvrir d'or et d'argent. Eh, quoi ! La poésie n'est-elle pas le plus bel or du monde ?
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