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EAN : 9782075126427
192 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (23/05/2019)

Note moyenne : 2.89/5 (sur 46 notes)
Résumé :
"Au collège, on m'appelle "it" et le genre neutre du pronom anglais me va bien. Ce qui ne me va pas, c'est mon corps de fille sous la douche, dans le miroir...
Car je sais que je suis un garçon."

Quand une jeune fille de quatorze ans trouve le courage et les mots pour dire à sa famille qu'elle se sent mal dans son genre.

Une histoire pleine de fraîcheur qui mêle humour et sincérité pour aborder la question essentielle du transg... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Ichirin-No-Hana
  20 mai 2019
Joséphine est une jeune adolescente au look très masculin. Souvent prise pour un garçon, le surnom « it », genre neutre en anglais, que lui ont donné ses camarades de classe lui va parfaitement. L'incendie récent qui a ravagé l'appartement dans lequel vivait sa famille va clairement produire un électrochoc pour la jeune fille. Elle le sait maintenant : elle est un garçon dans un corps de fille.
It est un roman qui traite d'un sujet important mais qui peut être assez complexe à traiter dans un roman jeunesse. Cela peut être très bien fait comme cela peut être extrêmement maladroit. Pour moi, It ne rentre dans aucune de ses deux catégories puisque l'autrice ne prend aucun risque et traite son sujet de façon trop expéditive. le roman, très court, traite au final de son sujet que lors des 10 dernières pages. Tout le reste sert à parler de l'incendie. Ok, l'incendie sert clairement de point de chamboulement pour le jeune fille mais se concentrer dessus pendant les trois quarts du roman au point d'en oublier le sujet principal du roman et d'en survoler la psychologie de son personnage principal ? Je trouve cela bien dommage. Bref, It est un roman facilement oubliable et est loin de marquer le genre.
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rosesgarden
  14 octobre 2020
Ce livre est un excellent rappel que, non, je ne peux avoir que des coups de coeur.
Nous suivons l'histoire de Jo', l'incendie qui ravage l'appartement que iel occupe avec sa famille, et la remise en question qui s'ensuit.
Le livre a selon moi trois gros problèmes.
Premièrement, tout est beaucoup trop superficiel, ce qui n'est pas étonnant vu la taille du bouquin. Entre le moment où le personnage se dit "On me prend pour ce que je ne suis pas, un garçon." et où iel affirme "Je suis un garçon.", il s'écoule moins de 100 pages. Tu ne peux pas, à moins d'être concernée par le sujet (en tout cas, à mon avis), développer une question aussi complexe que celle du genre en 90 pages à peine. La fin rend le tout encore plus confus, puisque finalement, je ne sais pas réellement comment genrer Jo'. J'ai l'impression que la fin veut faire trop belle, trop abstraite et que du coup on s'y perd.
Deuxième problème, plus grave, le sujet même de la transidentité n'est pas maîtrisé. Rien qu'en lisant le titre, on le comprend. Si j'emploie "iel" depuis le début, c'est qu'il s'agit là du pronom neutre en français. Et si l'auteure voulait absolument donner à Jo' un surnom anglo-saxon, alors "they" était le bon choix, clairement pas "it". Et si ce détail peut être expliqué par le fait que les personnages sont assez jeunes, et que leurs connaissances à ce sujet sont limitées, le fait de parler "d'hommes qui veulent devenir des femmes" est beaucoup moins excusable (car cette formule de phrase entretient l'idée que, vous comprenez, ce ne sont pas vraiment des femmes). C'est comme dans le résumé de quatrième de couverture. Parler de "transgenrisme" est extrêmement maladroit.
Le troisième problème est plus léger, mais tout de même présent, et relève de tous ces moments où je me suis demandée "Comment c'est possible d'écrire ça ?". le terme "garçon manqué" est prononcé à de nombreuses reprises même après que Jo' ai dit ne pas trouver ce terme adapté. On parle d'hommes qui ont des cheveux longs, mais pas pour se faire passer pour des femmes (parce que, c'est bien connu, les cheveux longs sont exclusivement réservés aux femmes). le personnage principal emploie le mot "s*lope" (qu'est-ce que je peux détester cette insulte) pour désigner une de ses camarades de classe, ce qui rend Jo' tout sauf attachant-e. L'un des seuls personnage belge du livre finit plusieurs fois ses phrases par "une fois"... Plein de petits détails qui, ajoutés au deux points précédents, ont fait déborder le vase.
Bref, je pourrais encore parler de ce livre pendant des heures tant la déception a été grande, car je sens qu'il a été écrit avec de très bonnes intentions. Malheureusement, l'exécution n'y était pas pour moi.
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asnico
  18 août 2019
Alors que mes dernières lectures de romans m'ont laissée sur ma faim, j'ai été plutôt agréablement surprise par It en dépit d'une note moyenne sur Babelio.
It, c'est l'histoire de Jo, dont le prénom entier est Joséphine. C'est une fille qui se sent garçon en son for intérieur. Contrairement à ce que le lecteur pourrait croire, toute l'intrigue ne parle pas que d'identité sexuelle.
Jo, on la découvre avec sa famille assez déboussolée après l'incendie de leur appartement. Il n'y a pas eu de victime, mais rien n'est récupérable. Jo a quand même eu le réflexe de prendre son carnet de dessins avant de partir. S'ensuit la galère du relogement, des hébergements temporaires, de se reconstruire un minimum... Jo, c'est peut-être à ce moment-là qu'elle a un déclic et qu'elle commence à parler d'elle au masculin. Entouré de ses parents et de ses amis, c'est peut-être la décision la plus importante de sa vie qu'il s'apprête à prendre...
Difficile d'en dire plus sans rien révéler, si ce n'est que ce roman plaira sûrement aux ados et à tous ceux qui ne sont pas bien dans leur corps.
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orbe
  24 juin 2019
Joséphine est androgyne depuis toujours. Un événement dramatique l'amène à reconsidérer son identité. Maintenant, elle sait qu'elle est un garçon.
Mais comment l'annoncer à ses parents et à son entourage ?
L'autrice avait déjà creusé la question de l'identité dans son roman, niveau collège, "Je suis qui je suis", dans lequel un narrateur évoque la difficulté des autres pour déterminer son sexe. le lecteur doit attendre la fin du récit pour avoir la réponse.
Dans "It", le récit est cependant différent. L'héroïne cette fois est au lycée. Elle est donc plus âgée tout comme ses pensées et ses préoccupations sont plus directes.
Tout commence par un incendie qui ravage l'appartement de sa famille. La perte de ses repères l'incite à se questionner sur son corps et son individualité.
Si Jo a toujours préféré les habits et les jeux de garçon, elle se rend aujourd'hui compte qu'il ne lui est plus pas possible d'être à l'aise autrement.
J'ai apprécié la manière dont l'autrice introduit et analyse les réactions des tiers mais aussi le dénouement tout en nuances.
Un livre qui saura parler aux jeunes qui sont plus que jamais nombreux à s'interroger sur leur identité sans pour autant vouloir qu'on les mette dans des cases...
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Pixie-Flore
  07 octobre 2019
Catherine Grive a voulu évoquer la transidentité dans ce court roman.
On y suit Jo, Joséphine pour l'état-civil, It pour quelques élèves de son école. Jo est une fille. Jo est un garçon. Après l'incendie qui ravage l'appartement familial, quelque chose se déverrouille et se révèle.
L'auteur met un peu trop longtemps à aborder le sujet qui nous intéresse. L'incendie prend beaucoup de place dans ce livre. C'est l'élément déclencheur mais ça ne méritait peut-être pas autant de tergiversations. La fin du roman est plus intéressante. On entre dans le vif du sujet. La révélation aux autres, le début des changements. J'aime beaucoup cette fin ouverte et la description des réactions parentales.
L'auteur effleure quelque chose. Elle plante une graine qui aurait mérité de germer un peu plus en enlevant le superflu pour que ce roman soit percutant.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   28 mai 2019
 Raconte ! réclament-ils tous en cercle autour de moi.
– Oui, allez, raconte, insiste un mec de terminale qui ne m’a jamais adressé la parole.
Raconter quoi ? La porte de l’entrée claquée, les pas de mon père remontant le couloir, le bruit de son pipi suivi de la chasse d’eau, sa voix pour me demander si j’étais prête – nous devions aller faire des courses pour le dîner –, le temps qu’il a marqué en entrant dans ma chambre ? Son « Que se passe-t-il ? » ? L’instant où, concentrée sur mon dessin, j’ai relevé la tête et découvert la fumée noire flotter dans la pièce ? « Au feu ! » s’est-il écrié avant de me soulever par le col comme on attrape un chat par la peau du cou. Sous les portes du couloir, des petites flammes dardaient déjà leur langue vers nous. « Lorie ! hurlait-il. Lorie ! » « Que se passe-t-il ? » a répondu la voix lointaine, assourdie, de ma mère. Elle et nous avons déboulé en même temps dans l’entrée. Papa a ouvert la porte. Dans la panique, maman a fait le geste idiot de vouloir fermer à double tour. Papa a remonté la marche pour lui arracher la clé des mains. C’est ça que leurs regards attendent ? Plus de détails ? Des cris, du sang, des blessés 
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AnalireAnalire   31 mai 2019
- Quel garçon manqué tu es ! avait ri Marie-Antoinette en payant à la caisse.
Jamais cette expression me concernant, moi ou quelqu'un d'autre, ne m'a paru adaptée. Le contraire de "garçon manqué", c'est quoi ? Une fille réussie ? Et si une fille est ratée, c'est pour quelle raison ? Parce qu'elle est un garçon ? Parce qu'elle est un garçon et une fille à la fois ?
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Armando98Armando98   10 juin 2019
Je fais partie des solitaires, de ceux chez qui les mots ne viennent pas facilement, mais les images si, qui ont besoin de se créer une bulle pour être eux-mêmes. L’ai-je toujours été ? Pas du tout. J’ai développé cette nature à force d’être perçue comme une personne différente. Une personne née fille, en l’occurrence. Une personne avec ses goûts propres…
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Armando98Armando98   10 juin 2019
M.Schoupe m’a tendu la main.
-Bonjour, petit. C’est quoi ton prénom ?
-Joséphine.
-Joséphine, comme une fille ?
- C’est une fille, papa.
M et Mme Schouppe m’ont examiné de haut en bas, de bas en haut. Je suis habituée à ce regard incrédule. J’y réponds toujours par la même moue indéfinissable, quelque chose entre ma propre surprise et la fatalité.
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zazimuthzazimuth   28 mai 2020
- Tu mens en voulant te faire passer pour un garçon alors que tu es une fille. Une fiiiiille.
Elle se tapote le front, comme pour me faire rentrer l'idée dans la tête.
(...)
Je ne mens pas, je suis plus moi comme ça, entre deux, les deux en même temps en attendant de me connaître mieux. Et puis, qu'est-ce que ça peut lui foutre ? Elle ne peut pas me laisser vivre ma vie ? En quoi ça la regarde, hein ?  (p.117)
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