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EAN : 9782800114606
46 pages
Éditeur : Dupuis (03/12/1986)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 327 notes)
Résumé :
En braquant sa première diligence à cinq ans, Billy the Kid commence son impressionnante carrière de bandit. Il s'installe à Fort Weakling où il terrorise la population.

Lucky Luke arrive à Fort Weakling, étonné que la rue soit aussi déserte. Il est ensuite bizarrement accueilli par le directeur de l'hôtel. Puis il fait la connaissance de Billy the Kid qui, drôlement, sympathise avec lui et l'invite à boire du chocolat chaud au saloon.

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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  08 mai 2013
Après les frères Dalton qui étaient apparus dans Lucky Luke par la main seule de Morris, voici la seconde tentative goscinnienne pour faire d'un personnage historique le héros d'un épisode (il y avait eu Roy Bean dans le Juge).
Il y en aura d'autres, mais assez peu, Calamity Jane et Jesse James côté desperados. Billy The Kid reprendra un peu de service dans L'Escorte et ce sera à peu près tout (je parle de véritables personnages historiques tenant lieu de héros dans la série Lucky Luke du temps de René Goscinny, on pourrait encore à la limite ajouter le Grand-Duc côté personnalités internationales).
Et je dois reconnaître que ce ne sont généralement pas les épisodes qui me ravissent le plus.
Ici, Goscinny a essayé de recréer une personnalité typique à son héros en jouant sur son sobriquet " the Kid " et en en faisant un adolescent infect qui mérite une bonne fessée.
Ce qui ressort ici, dans cet épisode comme dans de nombreux autres, c'est la poltronnerie collective des habitants de Fort Weakling. (Vous noterez au passage le jeu de mots paradoxal entre " fort " et " weakling " qui annonce bien la couleur.)
Hormis Josh Belly et son gros ventre, personne ne semble avoir assez d'estomac pour vouloir réellement mettre Billy The Kid à la porte. Celui-ci s'en joue et s'en amuse follement au détriment de tous les habitants qu'il terrorise mais qui sont trop mauviettes pour témoigner contre lui.
Lucky Luke se sent donc bien seul parmi ce ramassis de pleutres et, la seule solution qui lui reste, c'est de faire le desperado à son tour pour effrayer encore plus les habitants et les pousser à agir...
Somme toute, un épisode moyen, j'irai jusqu'à moyen plus, mais probablement pas au-delà, car on a connu Goscinny plus en verbe. Morris quant à lui est très en forme et j'aime beaucoup l'allure qu'il donne à Lucky Luke dans cet album.
Mais ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
P. S. : à noter que cet album fut censuré à sa sortie en 1962 car la première planche où l'on voit Billy nourrisson en train de téter son pistolet avait été jugée " inappropriée pour la jeunesse ", de même que dans l'album précédent, Les Rivaux de Painful Gulch, Morris avait été obligé de redessiner une couverture car celle qu'il avait imaginé au départ avec deux tireurs embusqués et Lucky Luke au milieu avait été également écartée par la censure de l'époque et si la planche de Billy The Kid a retrouvé sa place désormais, la véritable couverture des Rivaux n'a jamais été remise en place.
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Alfaric
  10 avril 2018
Avec "Billy the Kid" publié en 1961, Morris et Goscinny mettent en scène un adolescent persuadé d'être le centre du monde 50% grand délinquant 50% gros branleur qui incarne avant 1968 toutes les dérives des âmes perdues de la « Génération Y » post 1968... Avis aux pédagogols qui s'accrochent encore comme un tabernacle à son rocher à leur « il est interdit d'interdire » : passez votre chemin, ou vous allez rager comme jamais !
Car Billy the Kid n'est qu'un sale gosse auquel on a tout passé, et il devenu un ado pistolero auquel personne n'ose dire non autant en raison de son adresse au tir que de son caractère de cochon. En bref, nous avons une racaille en pleine crise de puberté qui joue au caïd à la petite semaine après avoir mis sa ville en coupe réglée... Car avec Fort Weakling on nous refait le coup de la ville entièrement peuplé de trouillards, et seul Lucky Luke s'oppose au sale gosse qui lui insupporte au plus haut point (comme je le comprend !)... La situation est initialement bloquée parce qu'il ne trouve personne pour l'aider à l'assigner en justice et que le petit con couvert d'acné ne veut pas s'en prendre à lui parce qu'il l'amuse. C'est là que le lonesome cowboy commence à s'énerver, et qu'il décide de passer en mode serious business : dans un premier temps il vole à Billy the Kid la place de terreur de Fort Weakling pour que la population change de camp avant d'obliger les habitants à faire passer Billy the Kid pour un gentil et Lucky Luke pour un méchant... le pseudo rebelle Billy the Kid ne sait plus à quels saints se vouer car il ne supporte pas de devoir changer de rôle, et finit par craquer pour finir au pénitencier avant que la ville des trouillards ne devienne la ville des justiciers ! (où les Dalton ne se privent pas de qualifier le sale gosse de sale con infréquentable ^^)
Encore un bon tome, donc nous sommes dans la bonne période de la série. Notez l'horrible illustration de couverture mettant en scène ce crime contre l'humanité qu'est la fessée (par contre les sauvageons qui nous pourrissent la vie chaque jour que les dieux font, c'est juste des erreurs de jeunesse d'après les bobos hipsters)...
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belette2911
  12 septembre 2018
Si vous voulez briller au prochain repas de famille ou à la machine à café, évitez de leur raconter cette aventure de Lucky Luke car elle n'est pas à prendre pour argent comptant : le célèbre desperado dont il est question ici, Billy The Kid, n'est pas canonique !
Ce n'est pas la première fois que les auteurs font entrer des personnages réels dans les aventures de leur lonesome cow-boy, mais ici, ils prennent des grosses libertés en faisant de Billy un sale gamin méritant une grosse fessée.
Évidemment, c'est bien plus drôle ainsi.
Les situations cocasses ne manquent pas et comme la ville où Billy a élu domicile est peuplée de couards de la pire espèce, tout le monde fait moult courbettes devant le sale gamin, lui donne l'argent de la banque, de la diligence, le tout sans qu'il ait besoin de tirer un coup de feu où qu'une victime porte plainte.
Terrorisés qu'il sont, les habitants de Fort Weakling (weakling qui veut dire « faible ») et ce n'est pas la venue du célèbre cow-boy tirant plus vite que son ombre qui va les rendre plus courageux ! Courage, laissons-nous faire et ne nous plaignons pas.
L'album est drôle du fait de Billy, le sale gosse qui ne sait pas lire, qui aime les histoires de princesses, mais sans méchantes sorcières, sinon il cauchemarde ! Billy, qui boit du chocolat chaud, pique des crises et mange des caramels.
Oui, Billy est un gamin en pleine crise d'adolescence, un enfant à qui on a passé tous les caprices, qui a braqué une diligence à pas d'âge et a juste été privé de dessert.
Même Lucky Luke n'arrive pas à en venir à bout tant ce gamin est insolent, lui qui voit le cow-boy comme un type qui le fait rire et tant la population lui fait ses quatre volontés sans broncher.
Si le dessin de Morris est excellent, l'album ne brille pas par les jeux de mots de Goscinny et on le dirait même aux abonnés absents tant on ne « sent » pas sa plume dans cet album, ce qui ne retire rien au fait que je l'apprécie, mais il manque son grain de sel, son groin de folie.
Le scénario reste excellent de par son déroulement et de par la stratégie adoptée par Lucky Luke pour venir à bout de ce sale môme qui n'a pas volé la fessée donnée en couverture, quoiqu'en dise les brillants penseurs qui l'ont consacrée au rang de torture pour enfant (alors que les adultes amateurs de sado-maso l'ont érigée en chose sensuelle).
Je viens d'apprendre qu'une fois de plus, la censure était passée par là dans la case de départ où l'on voit Billy téter le canon d'un revolver, ce qui, à l'époque, avait été jugé inappropriée par ces messieurs de la censure.
Un tome plaisant mais pas du niveau de certains, malgré tout, j'ai de la tendresse pour cet album, et cela, ça ne s'explique pas mais ça me rend sans doute plus indulgente.
J'y vois aussi un reflet de notre société où l'enfant-roi ne doit jamais être contrarié, ni stoppé dans ses bêtises, jamais grondé, et où même les adultes (politiciens) ne sont presque jamais punis pour leur fautes, aussi grosses soient-elles.
J'vous jure, il y a des fessées qui se perde !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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HORUSFONCK
  23 octobre 2017
Tout l'art de Goscinny, dans Lucky Luke, est de repeindre les portraits des légendes de l' ouest américain à la sauce humoristique.
Comme on est dans une série comique, le côté "sale gosse" de Billy The kid est complétement exploité par des auteurs en verve.
Encore une fois, le western selon Lucky Luke n'a rien de macabre.
C'est bien ainsi, puisque toutes les tranches d' âge peuvent le lire à un degré divers.
Une bonne bd, donc.
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Fab72
  13 juillet 2014
Paru en 1961, cet album de Lucky Luke s'inscrit dans la pure tradition de la série, avec Morris aux dessins et Goscinny au scénario. L'histoire tourne ici autour d'une figure du Far West, le tristement célèbre Billy the Kid (de son vrai nom William Bonney). Mais sous les crayons des auteurs, le bandit de l'Ouest devient un gamin colérique au physique ingrat (petit, le nez retroussé, les incisives en avant et le visage parsemé de tâches de rousseur). Morris et Goscinny ont enrichi le personnage de détails amusants. Dans leur version, Billy the Kid ne boit que du chocolat chaud et il est friand de desserts. Avec les Dalton, cette caricature du sale gosse constitue l'une des réussites de la série. de fait, Billy the Kid devient un personnage récurrent dans plusieurs albums. Il s'agit d'ailleurs de mon personnage préféré parmi les légendes de l'Ouest (Calamity Jane, Jesse James…) présentes dans les Lucky Luke. La première planche nous montre la naissance puis l'enfance de la petite terreur. A noter que le dessin où l'on voit William Bonney, encore bébé, téter un revolver à la place d'un biberon, a été censuré peu après la parution de l'album avant de réapparaître de nombreuses années plus tard.

Billy the Kid terrorise les habitants d'une petite ville. Tout le monde tremble devant lui, même les autres desperados. Là, les auteurs utilisent le ton de la dérision. Ainsi, sur les ordres de Billy, le patron du saloon ne sert plus que du chocolat chaud et des gâteaux ! Lorsque le garçon attaque la banque, il fait la queue en attendant tranquillement que tous les clients déposent leur argent au guichet avant de la retirer ! Pour le braquage de la diligence, il est allongé dans l'herbe et tous les passagers lui remettent leurs biens à ses pieds ! Impossible pour Lucky Luke de coffrer le délinquant car toutes ces poules mouillées de villageois ont peur de témoigner. Il faut voir l'un d'entre eux pris en otage raconter des histoires au chevet du Kid pour l'aider à s'endormir ou encore le shérif être aux petits soins pour Billy lors d'un court séjour en cellule. Heureusement, Lucky Luke a un plan pour envoyer le bandit sous les verrous : concurrencer le gamin sur son propre terrain…

Côté scénario, c'est du tout bon. On peut en dire autant pour les dessins de Morris. Les personnages sont toujours bien typés et variés (grands, petits, gros, maigres, barbus, moustachus…). Les décors détaillés côtoient les cases épurées au maximum. Enfin, Morris joue toujours avec les couleurs sans tenir compte des conventions (personnages rouges des pieds à la tête, tout un groupe uniformément bleu…). Avec ici, beaucoup de visages verts à cause de la terreur qu'inspire la petite peste. La couverture avec Billy the Kid qui tel un enfant reçoit une fessée de Lucky Luke en dit long sur le ton de l'album.
Bref, sans pour autant être le meilleur, c'est un album phare de la série. A consommer sans modération.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   08 mai 2013
BILLY THE KID : Allons ! Lis ! [...]
LE VIEILLARD : " Lucky Luke est beaucoup plus féroce, perfide, cruel, brutal, mauvais que, disons, Billy The Kid... "
BILLY THE KID : OUINNNN ! Snif !... c'est affreux !... Snif !... Après tout ce que j'ai fait ! Quelle injustice
LE VIEILLARD : Allons, allons... J'ai appris à vous connaître... C'est vous le plus méchant, le plus détesté, le plus méprisable de tous !
BILLY THE KID (en pleurs) : Oh ! Vous dites ça pour me faire plaisir...
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Nastasia-BNastasia-B   10 mai 2013
SARAH RAWSON : Foster ! Un cavalier nous poursuit !
FOSTER RAWSON : C'est sûrement Lucky Luke ! Jette du lest, Sarah ! Jette du lest !...
SARAH : Il gagne du terrain, Foster !...
FOSTER : Jette du lest, Sarah !
LUCKY LUKE : Nous les tenons Jolly Jumper !
FOSTER : Jette du lest, Sarah !
SARAH : Il ne reste plus que les enfants, Foster !...
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Nastasia-BNastasia-B   10 mai 2013
JOSH BELLY : ... n'oubliez pas que Billy the Kid est le plus fin tireur de l'ouest !
LUCKY LUKE : Vous voyez ces plumes là-bas ?
JOSH BELLY : Oui...
PAN !
L'INDIEN : Visages pâles minables toujours vouloir prouver qu'ils savent tirer ! Et moi, Petit Taureau Nerveux, laisser des plumes !...
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Nastasia-BNastasia-B   11 mai 2013
LUCKY LUKE : Rawson, je commence à en avoir assez ! Vous témoignez, oui ou non ?...
RAWSON : Je déclare que Mr Billy m'a pris quelques caramels... Mais ça n'a aucune importance...
LUCKY LUKE : Parfait ! Avec les antécédents de Billy the Kid, ça ira chercher dans les 512 ans de travaux forcés !
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AlfaricAlfaric   23 avril 2018
- Regarde, cow-boy, tu vois ce caramel ? Je lâche ce caramel... et avant qu'il touche le sol, je dégaine...
- Pas mal gamin, passe-moi un autre caramel...
- OK cow-boy...
- Je lâche ce caramel... je dégaine... je rengaine... et avant que le caramel touche le sol, je le rattrape... C'est plus propre...
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