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ISBN : 2221192923
Éditeur : Robert Laffont (05/01/2017)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 16 notes)
Résumé :
« En cette fin d'après-midi, l'épaisse pollution n'a pas eu tout à fait raison de l'éclat du crépuscule. Une douceur rose survit et se répand. Jeanne lui avait dit souvent la beauté des soirs d'été, la lumière qui décline, le rouge diffus qui se cache dans les nuages et s'étire dans leur souvenir. Bulle buvait les paroles, et jalousait. Car jamais elle n'avait pu contempler ce spectacle. Parce que ces soirs-là n'existaient plus, ils étaient obstrués. Le "secret des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
PLOOM
  31 janvier 2017
En exergue de son roman “La désobéïssanteJennifer Murzeau a placé une très belle citation de René Char : “Etrange faillite que celle de notre civilisation qui naufrage à l'instant de son triomphe. Cependant, dans ses débris et sa poussière, l'homme à tête de nouveauté réapparaît. Il est déjà mi-liquide, mi-fleur” Il y a là le condensé d'une oeuvre étrange et sensible qui nous projette en 2050. Ce n'est pas si loin et pourtant tous les effets des choix de société actuels sont devenus effectifs. L'automatisation a rendu la plupart des travailleurs inutiles. Ceux qu'on appelle “les intégrés” font partie d'une petite minorité qui possèdent un emploi ou simplement assez d'argent pour se tenir à la marge des masses en déshérence. Partout la pollution, la violence, et l'augmentation des maladies, la terre ne semble plus pouvoir supporter le poids de l'humanité. Les plus aisés vivent sous des dômes où l'air est respirable, les autres doivent supporter des conditions de vie de plus en plus difficiles.
Bulle fait partie des intégrés. Elle travaille dans une grosse agence de publicité. C'est un travail important car toute la société ne poursuit qu'un seul objectif : la consommation. Les écrans et la publicité sont omniprésents et il faut payer pour échapper aux flashs de pub. Désormais seul l'instinct du consommateur est stimulé, la pensée est annihilée, étouffée au profit de l'impensé d'un désir primaire. Bulle a de la chance, elle travaille. Son compagnon est au chômage et il sait que c'est irréversible. La vie pourrait continuer ainsi longtemps mais un événement va tout bouleverser : Bulle apprend qu'elle est enceinte. C'est alors le début d'un basculement existentiel qui va la conduire à imaginer sa vie autrement dans une société où l'imagination est bannie. Elle devient la désobéissante
Ce roman d'anticipation est aussi une oeuvre d'émancipation. Si la description de la société française de 2050 est proprement effrayante, Jennifer Murzeau ne veut pas la refermer sur elle même à la manière d'un J.G Ballard, elle laisse une porte ouverte, celle du libre arbitre. Dans un moment où le monde semble à la croisée des chemins, “La désobéissante” nous offre une méditation profonde sur l'avenir que nous préparons. En cela il s'agit d'un roman à la fois déstabilisant et salvateur.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE.COM)
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MarieKey
  13 juillet 2017
La Désobéissante est une dystopie à la française, un roman d'anticipation qui prend racine dans notre capitale parisienne pour nous exposer (et dénoncer) des sujets pourtant universels. Et surtout, des sujets très actuels.
Jennifer Murzeau n'y va en effet pas par quatre chemins pour nous présenter ce Paris futuriste dans lequel la société entière n'est plus qu'un amalgame d'injustices, d'inégalités sociales, de désespoir, de violence et d'incertitudes. On imagine sans mal l'atmosphère ultra-polluée, les sans domiciles qui jonchent les rues, la mort qui sévit partout à coup d'agressions ou d'actes terroristes, la difficulté de survivre dans un système qui n'a quasiment plus rien d'humains. Il est à la fois fascinant de contempler ce futur hypothétique dans le confort de notre monde actuel, et terrifiant de réaliser qu'il est déjà possible de trouver des prémices de toutes ces choses horribles dès aujourd'hui. Il n'y a pas à dire, le roman de Jennifer Murzeau est plus proche de notre actualité que l'on peut le croire au départ.
C‘est dans cette époque en perdition que vit notre Désobéissante. Bulle est une jeune femme a priori tout ce qu'il y a de plus banale, si ce n'est qu'elle a la chance (ou la malchance ?) de travailler et de gagner sa vie. Elle a conscience des horreurs de son monde, de ses injustices et se contente de survivre dans son quotidien robotisé et pollué. Jusqu'au jour où elle apprend qu'elle attend un enfant. La grossesse de Bulle devient alors le déclic, l'instant de cassure amené par toutes les questions qui surviennent avec la venue de cet enfant : comment accueillir un enfant dans un tel monde, comment vouloir faire subir à un petit être de telles atrocités ? Bulle le décide alors, la seule façon de s'en sortir, et de se rebeller, de ne plus plier l'échine et d'avancer.
S‘il y a évidemment quelque chose de fascinant dans La Désobéissante, c'est l'aperçu de ce futur hypothétique. Celui qui frôle la science-fiction avec ses avancées technologiques, ses grands dômes de verre qui parsèment la capitale, ses métros version 2.0, ses unités robotiques qui parcourent les rues. Et celui que l'on pense improbable mais qui nous rappelle à force de détails vers quoi notre monde pourrait facilement tendre si nous ne réagissons pas. La dénonciation de l'auteur combine tour à tour le réchauffement climatique, les inégalités, le pouvoir des industries et de leur lobbies, la soumission passive, autant d'éléments déjà ancrés dans notre actualité et dont j'ai adoré voir les dérives décrites et imaginés. Pourtant, cet élément qui m'a tellement plu, est également celui qui m'a le plus dérangé. La Désobéissante est un roman assez court, (seulement 270 pages), l'auteur va souvent droit au but et use donc de caricatures et clichés assez incisifs et d'un ton très vindicatif qui m'ont parfois semblé très froid, plus proche de la simple dénonciation que tu ressentis des personnages. Pour dire les choses clairement : pour moi, ça manquait parfois clairement d'émotions et de poésie. Je n'ai pas toujours réussi à être touchée par les personnages et ce qu'ils endurent, par leurs difficultés, leurs rêves de changements et d'avenir meilleur. Je n'ai pas entièrement réussi à m'investir dans cette histoire par laquelle j'aurais aimé me sentir totalement concernée.
Reste à ce nouveau roman de Jennifer Murzeau sa force dénonciatrice, sa grande actualité qui en fait un livre dans l'air du temps et sa capacité à nous faire croire, et espérer, que dans le pire à venir, il pourra aussi y avoir de l'espoir et des solutions pour s'en sortir.
Lien : https://libellulelivresque.w..
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Natoche75
  18 février 2017
Une lecture qui de par son thème si proche de notre réalité vous laisse une marque au fond de vous. le sujet abordé peut faire peur face à la ressemblance flagrante de ce qui nous attend si nous n'agissons pas rapidement, il en va de notre survie et de notre sécurité.
Par la voix de Bulle nous apprenons ce que l'avenir nous réserve et ne nous laisse absolument pas de quoi être fiers. Elle vit dans un monde qui est dicté par l'argent (pour ceux qui en ont) et le matraquage de publicité, la différence de castes est très flagrante. L'auteur avec ce livre soulève des problèmes d'actualité, qui au fils du temps risquent de nous amener à vivre comme des robots, la technologie envahissante, le prix exorbitant de la vie et des conditions humaines totalement inacceptables.
Dans cet ouvrage elle nous parle d'une bataille de tous les jours, les rue ne sont plus sûres, agressions et délations sont monnaies courantes. La difficulté de se nourrir correctement et l'impossibilité de trouver un emploi, la fertilité est en décroissance et pour celles qui y arrivent à donner la vie dans ce genre de monde n'est en rien de très joyeux. Que pouvons-nous apporter de positif à nos enfant quand nous même ne sommes pas capable de vivre correctement ? quel avenir pour eux ?
C'est ce que Bulle est en train de vivre, à l'annonce de sa grossesse aucun doute possible, il faut qu'elle avorte elle ne souhaite pas à cet enfants, bien que déjà attachée à lui, d'évoluer dans cette vie. Son compagnon lui souhaite le grader, il lui promet de s'enfuir avec elle, mais bientôt tous leurs projets devront être remis en question. C'est une bataille perdu d'avance, Bulle le sait elle ne pourra pas se séparer de cet être qui vit en elle. Elle devra donc faire des choix, parfois dangereux, prendre des risques, s'aventurer là où personnes n'est jamais allé si elle veut qu'elle et ses proches s'en sortent. Avec des amis d' Ernest son conjoint, elle devra apprendre à leur faire confiance car ce qu'ils s'apprêtent à faire pourrait leur couter la liberté et autant dire que les prison de cette époque n'ont rien de ce à quoi elles ressemblent de nos jours. C'est un dépôt de personnes plus cruelles les unes que les autres, on ne sort pas de cet enfermement sans y avoir été traumatisé. Grâce à un contact auquel elle n'attendait pas autant de bienveillance, elle réussira à faire la connaissance d'un couple qui pourrait être des alliés idéals, c'est donc ensemble, qu'ils vont mettre en marche leur révolutions.
Une lecture bouleversante, de caractère, une dystopie comme je n'en ai jamais lu car bien loin de ces mondes imaginaires qu'on a pour habitude de lire. Là on parle de réalité, de choix d'endoctrinement et de soumission, une population à la déroute avec un gouvernement qui en réclame toujours plus sans rien donner en retour. Ce livre m'a touché et m'a fait peur, il aborde un sujet de société, une caricature du réel qui fait peur à voir. La détermination de Bulle pour s'en sortir est vraiment remarquable, elle est pourtant une personne comme les autres. Mais elle a choisi de changer, de ne plus se laisser empoisonner par cette environnement néfaste, elle-même victime dans cette histoire. Elle va apprendre que même les gens que l'on pense proches peuvent nous planter un couteau dans le dos s'ils peuvent y gagner un quelconque intérêt, la loi de la jungle c'est exactement ce qui en ressort, dans ce que ce monde est devenu. Lors de la mise en place de leur plan, j'étais angoissée à l'idée qu'ils pourraient se faire prendre ou dénoncer, j'ai avancé page après page en me demandant ce que moi je ferai si j'étais à leur place, comment je réagirais face à tous ces bouleversements.
Une lecture qu'il faut lire, c'est un peu une démonstration de tout ce qui nous attend de négatif pour l'avenir. Mais c'est aussi un beau message d'espoir, d'amour et d'espérance.
Lien : http://www.livresavie.com/la..
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LeaTouchBook
  16 janvier 2017
Bienvenue en 2050 à Paris : La désobéissante est une dystopie mélangée à un roman contemporain, une lecture innovante !
2050 est à la fois si proche et si loin, si proche car je serai toujours a priori en vie à 56 ans, si loin car voilà que la Terre est dans une nouvelle ère : où l'injustice sociale est devenue normale et non plus révoltante, où le chômage a augmenté de façon sidérante, où la publicité est omniprésente et où le taux de mortalité est lui aussi en terrible hausse. C'est un futur possible voire probable, notre monde se dirige vers cela : un manque de respect envers la nature, envers nous-mêmes et son prochain...
Jennifer Murzeau livre un roman sans concession, nous met en lumière nos erreurs et vers quoi elles nous dirigent : un monde où il faut choisir entre la servitude, la docilité et la révolte. La dystopie a vu ses heures de gloire revenir avec des romans YA comme Hunger Games ou Divergente mais j'attendais avec impatience que ce genre revienne aussi dans la littérature "adulte" comme 1984 de George Orwell. La désobéissante s'adresse ainsi aux amoureux de ce grand classique mais aussi des grands succès de la dystopie de notre siècle.
J'ai aimé Bulle et son combat pour défendre l'enfant qui est à naître, un seul combat, une seule femme mais un seul être qui peut tout changer. J'aime ce genre littéraire car il permet de voir en face les problèmes exacerbés de notre société et donne l'envie d'avancer, de se battre à son humble niveau pour revendiquer ses propres idéaux.
En définitive, La Désobéissante est un très beau roman dans le genre de l'anticipation !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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PACCAUD
  22 mars 2018
Aliénation, violence, corruption : bienvenue en 2050 !
Ce roman ne m'a pas spécialement plu ; il est épais et cela m'a effrayé. Mais j'ai réussi à me projeter dans l'histoire car il était intéressant de me dire qu'en 2050 j'aurai 50 ans. La technologie va peut-être nous envahir, nousremplacer et cela me fait peur. Je pense que tant que la situation reste telle qu'elle est actuellement, il nous faut en profiter un maximum. Je pense aussi qu'il faut arrêter toute la nouvelle technologie car il n'y aura plus de « monde » au fil du temps et les humains n'auront plus d'emploi...
Cette oeuvre m'a appris beaucoup de choses mais j'aurais aimé un texte plus court.
Je recommande ce livre aux lecteurs qui aiment bien se projeter dans l'avenir et qui aiment bien lire.
Alban
Le monde futur sous un autre angle
Cette oeuvre m'a plu parce que j'ai rencontré l'auteure avant de la lire. J'avais été séduite par les scénettes qui ont été jouées devant moi. C'était donc devenu concrêt.
Ce qui m'a moins plu c'est le fait que cela soit sous la forme de roman car je n'aime pas les gros livres.
Je recommande ce livre au public qui aime la science-fiction. C'est un livre émouvant rempli d'émotions.
Louise
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SobrikateSobrikate   11 janvier 2017
« Bulle et Ernest toisent souvent ces panoramas obscènes, la rétine irritée par mille couleurs criardes qui leur vendent des vacances sous cloches, des pilules de bonheur, des élixirs de calme, des cheveux en silicone, des parcs d’attraction sous acide, des tremplins pour une gloire aussi sordide qu’éphémère, des purificateurs d’air, d’eau, des assurances, des vêtements pour ainsi dire jetables, un bonheur en plastique, des hommes et des femmes ultra souriants qui rappellent que tout cela est un cirque qui ne convainc plus grand monde. »
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SobrikateSobrikate   11 janvier 2017
« On clique, on se repait de l’horreur, on se paye des frissons qui laissent sans voix et sans volonté, qui n’autorisent que l’émotion ou l’effroi. Pas d’analyse, jamais. Mais des flashs, des alertes, des urgences, tout un tas d’injonctions qui obligent l’attention et détournent la réflexion.

Vendre l’apocalypse, plutôt que penser la renaissance. »
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MarieKeyMarieKey   25 février 2017
Le vieil homme lui fait l'effet d'un petit garçon. Son visage strié n'a plus rien de celui d'un sage. Le devient-on jamais alors ?
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Videos de Jennifer Murzeau (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jennifer Murzeau

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